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Tome troisième. G - L.
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pas chercher. Ils Te trompèrent, 8c l’on peut voir les dé-tails de cette conquête dans l’auteur que je viens de copier.

Durant la guerre de Sylla Sc de Mithridate, ce der-nier s’empara de la Galatie ; 8c fous prétexte que quel-ques seigneurs de ce pays, anécontens de fa conduite,avoient conspiré contre lui, il en fit égorger beaucoup,& réduisit la Galatie en une province, à laquelle ûl donnades gouverneurs particuliers. Les Romains la lui cédè-rent avec quelques autres pays, par un traité ; mais enfinPompée reconquit tout ce que ce roi avoit possédé, 8 ch Galatie y fut comprise. Les Romains la laissèrentquelque teins à Dejotarus leur ami; mais enfin elle futréunie à l’Empire, comme province Romaine, fous Au-guste. * Appian. Mithridat. pag. 209 Sc 217. Dio Cajs.1 . <3. Sext. Rus Breviar. Tacit. Hist. 1 . 1, c. 9.

La Galatie reçut de bonne heure les lumières de l’E-vangile. Saint Pierre y prêcha aux Juifs, saint Paul, peuaprès, aux Gentils. Ce fut apparemment la différencede fentimens qui étoit entre les Juifs instruits par saintPierre, 8c les Gentils instruits par saint Paul, qui fut causedes troubles au sujet desquels saint Paul écrit aux Galates.

Dans la Notice des Hiérocles, la Galatie est diviséeen trois provinces, qui font la trente - troissiéme , latrente-quatriéme Sc trente-cinquiéme , savoir,

fPagra, ou Gangra ,

La province de Paph- [ ^®^P eio P ol ^ s »LAGONlEfousuncor-< ààmm.recteur,asixvilles. Junopolis /

Dadybra.

l'Ancyre, métropole.,Tabia,

Aspona,

Cinna.

La province de la Ga-latie PREMIERE ,fous un consulaire , a í Reganagalia,sept villes. iRegemnesusl

r ^Héliopolis.

La province de la GA-LATIE Salutaire,fous un présidentneuf villes.

'Pisinus,

’ Maurecium ,

Petineíus ,

Aeorium,

Claneus,

j Regnetnocade,ouRegnetnoanade,* Eudoxias,

I Myracion ,

VGermia.

1. GALATIE : ( la ) ce nom fe trouve employé parqùelques anciens historiens Grecs pour signifier la Gaule.Voyez Gaule.

3. GALATIE, ville de la Phrygie, selon Zoíîme,L 4, cité par Ortélius, Thesaur.

G ALATIS, ville de la Céléfyrie, ielon Ortélius quicite Polybe, /. 5 , qui, fans nommer une ville ‘, ditqu’Antiochus ayant mis les Arabes dans son parti, s’a-vança dans la Galatide , dont il fe rendit maître , ré-duisit Abila, ( capitale de l’Abilene ) Sec. II s’agit icide la Galatie, ou pays de Galaad. Voyez Galada.

GALAVA , ou Gallava , ancienne ville de laGrande Bretagne selon FItinéraire d'Antonio , fur laroute de Glanoventa (Gebrin) à Mediolanum , ( Mei-vod ) entre Glanoventa 8C Alone , c’est-à-dire entre Ge-brin Sc Whitley-Castle, à dix-huit mille pas de la pre-mière , Sc à douze mille de la seconde. Gale conjec-ture que c’est Walwìck; 5c cependant il avoue que ladistance de ce lieu ne convient pas aux chiffres marquéspar Antonin, entre Gala va Sc le§ deux places voisines.Cambden croit que c’est Kellenton.

GALAVEYS, peuple d’Afrique , dans la Nigritie ,au voisinage des Quojas, dont ils font sujets. Ils de-meurent aux environs de la feurce du fleuve Mava,ou Massa , à trente ou^ quarante lieues de la côte, aulevant d’une grande forêt qui a huit ou dix journées dechemin en longueur. Ils s’appellentGsl/ízveys, parce qu’ilsfont issus des Galas, Sc qu’ayant été chassés de leur pays parles peuples de Hondo, ils fe vinrent habituer fur les terresdes Vtys ;Sc le composé de ces deux nations s’appella dansla fuite Galaveys. Au-delà de ce grand bois,près des con-fins de Hondo Sc de Monou, demeurent les Galas ,

GAL

qui obéissent à un gouverneur que le roi de Manoë leurenvoie. * Dapper , Afrique , p. 2 5 3.r GALAULËS, (les) ancien peuple d’Afrique. Pru-dence, in Simmach. I. 2 , v. 8 , c. 6, qui en fait men-tion , ne dit point en quelle partie du monde ; car ilnomme de fuite plusieurs nations très-éloignées l’une dcl’autre :

Fivere commune est, sted non commune mereri.

Deniqut Romanus , Daha , Sarmata , Vandalus ,Hunnus ,

Gœtulus , Garamas , Alamannus , Saxo, Galaulas ,

Unaomnes gradiuntur humo; ccelum omnibus unumest .

Ce peuple est du nombre de quantité d’autres Barba-res de ce tems-là, que nous ne connoissons plus. Cella-rius, in Prudent, p. 477, dit qu’Ifon le place dans l’o-rient ; mais pour lui, il croit qu’il étoit plutôt en Afri-que. Orode dit : Au midi font lès familles des Auloles ,que nous appelions à présent Galaules , Sc qui déten-dent jusqu’à FOcéan occidental. Cela prouve qu’ils fài-foient partie des Gaetules, dont les Auloles faifoientaussi partie.

GÂLAVRE , (le) petite riviere de France , dans leDauphine, dans la Valoire. Elle íè jette dans le Rhôneprès de Saint Valier, à six lieues au-dessous de Vienne ,vers le midi. * Baudrand , édit. 1705.

1. GALAXIA, lieu particulier de la Gréce , dans laBœotie. Plutarque en parle dans le Traité de la Pythie ,Sc il explique pourquoi elle ne rendoit point d’oracles.

2. GAJLAXIA , lieu de la Mauritanie Céfarienfe ,selon la carte de Peutinger, Se%m. r.

GALBAATH. Voyez Naiboth.

, i- GALBiE CASTRUM, ou la forteresse de Galba,ville d’Afrique, dans la Numidie. Au concile.de Car-thage , tenu fous saint Cyprien, un des Peres qui di-rent leur sentiment, est nommé Lucius à Castro Galba.Cette place, selon Fobfervation de Dupin, est nomméeCastrum Gilba par saint Augustin , par Victor d’Cri-que , au concile de Mileve , Sc dans le concile tenu àCarthage, fous Boniface. II est fait mention de VictorGibbenfis dans la conférence de Carthage,/;. 284, édit.Dupin. Mais on ne fait fi c’est de ce siège ou d’un au-tre ; car entre les évêchés de Numidie , il y avoit deuxsièges de même nom. La notice d’Afrique , n. 40 & 90 ,fournit Félix Gìlbenfis 5 C Donatus Gilbenfis.

2 . GALBjE CASTRUM, ouïe Camp de Galba. JuleCésar, dans fes Commentaires de la guerre des Gaules,l. 1 , init. parle d’un camp où Galba fe fortifioit, Scoù il fe défendit avec une extrême bravoure. On eqvoit encore les restes entre Saint-Maurice 8c Saint-Jean-le-vieux , & on le nomme la Motte des Sarazins.* Ortel. Thef.

GALE. Voyez Galle.

GALEAGRA , tour de Sicile, près du port des Tro-giles, selon Tite-Live. On la nomme présentement S cales.Grceca. Ce port est immédiatement au nord de Syracuse.

GALEATjE. Voyez Galatani.

GALEMBOULE, Guallenboulou , ou Ghal-LEMBOULLOU, anle de la côte orientale de Fille deMadagascar. La premiere orthographe est la plus ordi-naire ; la seconde est de de Fille , Sc la troisième deFlacourt dans son Histoire de Madagascar , p. 24. Cetteanse est à deux lieues au nord de la riviere d’Ambato,à 17 d. 8c demi de latitude sud. Elle est très-grande, Scil y a un mouillage d’une barque à l’abri d’un istet ; maisles roches, qui font fous l’eau, rendent le fond dange-reux; d’ailleurs la mer y est très-orageufe , à moins quel’on ne fe toue jusqu au coin de l’anfe où il y afureté par une petite barque. Ce pays est si fer-tile , qu’on y fait une récolte de riz, deux ou troisfois par an. Le peuple y est fort adonné à la géomancequ’ils nomment fquille. Ce font, du reste, les meilleuresgens de Fille ; ils ne Ion t ni traîtres, ni enclins au meur-tre. Si quelque Nègre a dérobé , ils le rachètent, plutôtque de permettre qu’on le tue. IL s habillent de pagnesfaites d’une herbe qu’on nomme 'mousta , de laquelle ilsont quantité. La riviere de Mananghourou est à l’extremitéde la même anse, à quatre lieues de Ghallemboullou.

GALENIRUS, lieu de la haute Potamie, dans l’A-sie mineure. II en est parlé dans la vie de S. Théodore ,