GAL
abbe. C’étoit un canton de la Galatie, du côté de ìaBithynìe.
. *• GALEOTT. , ancien peuple de la Grées,dan; l’At--tique, selon Etienne le géographe.
2. GALEOT^E. Voyez Hybla Parva. _ï. GALEPSUS, ancienne ville de Thrace , selonEtienne, qui l’étend beaucoup trop de ce côté-là; elle étoitde la Macédoine, dans le golfe Toronaïque, selon Hé-rodote , L 7 > c» I il, qui nomme de suite Torone ,Galepsus, Sérmila, &c. villes qui étoient dans ce golfe.Thucydide, l. 5 , p. 346 , la nomme Galepsus , colo-nie des Thahens; mais fmterprete Latin écrit Gampsas ,quoiqu’il y ait dans le grec rvxi4òv comme il doit yavoir. Berkelius a bien vu que l’article d’Etienne étoittronqué, &C qu’on en a retranché ce qu’il y dit du fon-dateur de cette ville. On trouve qu’elle portoit le nomde Galepsus , fils de Thaíiis Sc de Télépha'. L’étymolo-gie le marque ainsi ; Sc fans doute Etienne le disoitde même. C’est sa maniéré de chercher l'origine desvilles, dans quelque généalogie fabuleuse du héros dontelle portoit toujours le nom. Jamais les Grecs n’étoientembarrassés fur ce chapitre. Au lieu que les héros au-xoient dû bâtir des villes, c’étoient au contraire les villes,dont les noms faisoient imaginer des héros qui méri-tassent d’en être les fondateurs.
2. GALEPSUS , lieu maritime de l’Eubée , selonPlutarque, dans ses Propos de table,: où il en donneune agréable description ; mais Ortélius a fait connoîtreque le nom doit être changé en JEdepsus.
i ; GALERA j ville d’Espagne, au royaume de Gre-nade. Elle est fur un rocher ; &c c’étoit, dit Davity,f . 1 » p- 178 , la principale forteresse des Maures en Es-pagne , au teins de leurs rebellions.
2. GALERA, bourg d’Italìe , dans le Patrimoine desaint Pierre, sur la riviere d’Arone, entre Rome 6c Brac-ciano.
3. GALERA, (Punfá délia ) cap dans l’Océan orien-tal, aux Philippines. C’est le plus occidental de l’iste deMindanao.
Le cap le plus oriental de l’iíle de la Trinité, qui estentre les Antilles, porte le même nom.
GALERIA, ou Galaria, selon Diodore de Si-cile , ancienne ville de Sicile. Phavorin la nomme Ga-hrìna. Etienné le géographe dit Galarina Urbs pourlignifier la ville, &c Galaria pour le pays; C’est présen-tement Gagliano.
GALES, lieu particulier d’Afrique , dans l’Ammonie.Victor d’Utique -en parle dans son premier Livre de lapersécution des Vandales.
GALESE. Voyez GallesEìGALESIUM. Voyez GallesiumiGALESUS, riviere d’Italie, dans le territoire de Ta-rente, selon Vibius Sequester. Virgile en parle au qua-trième livre de ses Géorgiques. Polybe, /. 8 , c. 28 , quila nomme Galaius dit avec Tite-Live, /. 25,
qu’Annibal ayant laissé des troupes pour garder la ville& le nouveau mur qu’il avoit élevé, alla camper prèsde la riviere , qui est à cinq milles de Tarente. Cetteriviere est nommée GaLjEUS ( Galesus ) par quelques-uns , Sc EuROTAS par d’autres. Ce dernier nom, pour-suit-il, lui a été donné à cause de l’Eurotas , qui baignela ville de Láeédémone ; & il y a beaucoup de nomssemblables, tant dans la ville , que dans le territoire deTarente, parce que les Tarentins font une colonie deLacédémoniens , &c. Si nous en croyons Niger, leNOIN moderne de cette riviere eft Valento - elle estappellée Galaso dans les différentes cartes. Ligorius ditque c’est Bagrada. Jean Scoppa , m Collectait. ^ cite parOrtélius, dit que cette même riviere est aujourd’huireconnoissable par un village nomme Galaso , St parune église appellée Santa Maria de Galaso. Vir-gile, Georg. I. 4, v. 126, dit :
Qua niger humectât savintia culta Galesusi.
Cette épithete, noir , lignifie ou que ses bords etoieritombragés par les arbres qui les couvroienf, & cela serapporte à ce vers de Properce, l. 2 , Eleg. 34 •
Umbrosi subttr spineta Gales ;
GAL t f
oú qùe ses eaux paróissoiént noires , à cause dé ì’ëúfprofondeur. D’autres lisent piger , lent, paressëux ; céqui est conforme à la lenteur du c ou k de cette riviere j,dont la pénte est très-douce.
GALFANACAR, ancien bourg de l’Afrique propre zau royaume de Tripoli, fur l'e golfe de Capes, entre làville de Capes , Sc l’ifle dé Gerbes. Voyez GlCHTiSt* Baud. éd. 17051
GALGAL, selon D. Calmer, Dict. lieu célébré, Stensuite ville de la Palestine , au couchant du Jourdain ,enviiHn à une lieue de ce fleuVe , & à pareille distancéde Jéricho. Les Israélites y campèrent long-tems aprèsavoir passé le Jourdain. On y bâtit depuis une villeconsidérable, qui est devenue fameuse par plusieurs évé-nemens, dont l’histoire nous a conservé le souvenir. Cénom de, Galgal lui fut donné, à l’occasion dé la circon-cision que le peuple reçut en cet endroit. Après cetteOpération, le Seigneur dit : ( a ) s ai ôté de dejsusvous,aujourd'hui , Vopprobre d’Égypte. A la lettre, J'ai rouléde ^dessus vous , &c. Car Galgal signifie roulement.Comme l’arche avoit été long-tems à Galgal, ce lieudevint fameux dans la fuite, &t le peuple continua, pen-dant long-tems, à y aller en pèlerinage. ( b ) On croitque Jéroboam , ou du moins quelques-uns de ses suc-cesseurs , rois d’Israël , y mit un des veaux d’or qu’ilfabriqua, Se qu’il fit adorer par son peuple. ( c )
II semble que dès le tems d’Aod, juge d’Israël, il favoit déja à Galgal des idoles, puisqu’il est dit qu’Aod( d )ayant offert ses présens âu roi, s’en alla jusqu’à Gal-gal , que de-là il revint, Sc feignit d’avoir à lui décou-vrir quelque secret de la part de Dieu, comme s’il avoitreçu quelque oracle à Galgal. Ce fut aumêrne erìdroit( e )que le peuple s’assembla pour confirmer le royaume àSaisi ; & enfin ce fut à Galgal que Saisi eut le malheurd’encourir la colere de Dieu ( f ) , en immolant des vic-times avant la venue de Samuel. C’est là qu’il reçut lasentence de sa réprobation ( S ) , pour avoir épargné leroi d’Amalec, avec ce qu’il y avoit de meilleur Sc déplus précieux dans leurs dépouilles. Saint Jérôme, inEpitaph. Paulce , Epist. 62, dit que Sainte Paule passaà Galgal, Sc y vit le camp des Isla'élites , le monceaudes prépuces, Sc les douze pierres que Jdsué y avoitFait mettre. * ( *)JoJ'ué , c. 5 , v; 2 6* feq. ( b ) Osée, c. 4,v. 15 , Sc c. 15, v. 12. Amos, c. 4, v. 4, c. 5 , v. 5.
( c ) 3. Reg. c. 12, v. 29. LXX. Interpret. Cyrill. Alex.in Osée V. j u di c . c. 3 , v; 19. C) A Reg- c. n ,v. 14 Sc 15, (H /. Reg. c 15. ( S ) l Reg. c. 15.
1. GALGAN, ville de la Chine, à un quart de lieuede la grande muraille, qui enferme cet empire, du côtéde la Tartane. Corn. Di£t. Adam Brand , Voyage deMoscovie , Sc de la Chine.
2. GALGAN , (S.) abbaye d’hommesde Tordre deCiteaux, en Italie, dans la Toscane, ávi diocèse deVolterra.
GALGAVIÂ. Quelques-uns ont lu mal-à-propos cenom dans Solin, au lieu de Scandinavia , qu si y faut lire.GALHAC. Voyez Gaillac.
GALIBA. Voyez Ogaliba.
GALIBI, peuple ôc montagne de l’iste de Tapro-bane, selon Ptolomée, /. 7., c. 4. II les met dans lapartie orientale, vers le riorcL
G ALIBIS , (les) peuple del’Ámérique méridionale,dans la Guiane, fur la côte. Le Févre de la Barre, dansfa Description 1 de la France équinoxiale, p. 36, dit : LesGalibis, sont la nation la plus puissante dé la côte, Scdispersée dans une grande étendue de pays. II y en a dénotre connoissance trois ou quatre habitations dans lariviere d Aprouaque, une dans celle d’Unia, deux dansliíle de Cayenne, quatre ou cinq en celle de Macou-riague , trois ou quatre en celle de Karrou, deux à Ma-nainanorry, ..quatre ou cinq à Sinamary, Sc autant àCanonáma. Je ne fais combien à Mârony, mais un grandnombre à Surinam. Mais ils font soumis aux Hollan-dois. Autrefois ils étoient si puissans qu’ils ont impriméla terreur aux François établis à Cayenne. Ils font àprésent si diminués, que tous ceux qui habitent depuisAprouaque jusqu’à Marony, ne peuvent pas mettre en-semble vingt pirangues de guerre , armées chacune devingt-cinq hommes, ce qui est arrivé , tant par des ma-ladies , que par diverses rencontres ou ils ont été battuspar les Palicoursi