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Tome troisième. G - L.
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GALICE, (la) provinced’Espagne; elle aàl’orientÍAsturie dont elle est séparée par la riviere d’Avia Sc leroyaume de Léon ; au nord & au couchant la merOcéane, Sc au midi le Portugal, dont elle est séparéepar le Minho. Sa longueur est d’environ cinquante lieuesSc fa largeur de quarante.

Quoiqu’elle tire son nom des anciens CaLLjECI , ouCallaici , elle ne comprend pas tout leur pays commeon peut voir dans l’article Calhzci.

Située à l’extrémité de l’Espagne, 8c environnée dedeux côtés de i’Océan, elle, est de toutes les parties quicomposent la monarchie d’Espagne, celle qui a le plusde côtes maritimes Sc de ports de mer: on lui donnecent lieues de côtes, Sc quarante-huit ports, tant grandsque petits, dont les meilleurs Sf les plus renommés fontFerrol & la Corogne. * Vayrac, Etat présent de l’Espa-

gne, p. 2,70.

L’air y est tempéré le long des côtes ; mais humide,froid & mal-fain dans le cœur du pays , tant à causedes fréquentes pluies, qui y tombent, que du grandnombre de sources d’eaux froides 8c chaudes, qui s’ytrouvent, d’une infinité de petits ruisseaux, Sc d’envi-ro'n foixante-dix-sept petites rivières, dont les plus gran-des font,

L’Ulla , Le Mandeo

La Tambra, Le Rio-Mayor j

Sc Vallinadares.

Les autres font peu considérables, Sc la plupart se jettentdansTOcéan septentrional.

Le terroir est inégal, montueUx, Sc on y voit fortpeu "de plaines. C’est pourquoi ce pays est moins peupléque le reste de l’Espagne , si on en excepte les côtes. Laplus grande récolte qu’on y fasse, consiste en seigle, envin, en lin, en citrons ; les pâturages rapportent untrès-gránd profit, par le grand nombre de troupeauxqu’on y nourrit. On y trouve des mines d’or, de cui-vre , de plomb, de fer Sc de vermillon. La mer y four-nit de bon poisson, íur-tout des sardines, qui font fortestimées pour leur délicatesse, des saumons Sc une especede poisson qu’on appelle Be^ugos,

Les Galiciens ne Rappliquent guères aux arts mécha-niques , ni au commerce ; mais ils vivent si frugalement,qu’avec une pistole ils font plus riches qu’un Castillanavec dix. Ceux qui n’ont rien du tout fe répandent dansquelques autres contrées opulentes de l’Espagne, ou ilsse mentent en service , & exercent souvent les emploisles plus Vils. C’est ce qui a renclu le nom Galicien siméprisable , que lorsque quelqu’un veut faire connoîtrequ’il a été maltraité, il dit, he fido tratado como Ji fui-ra un Gallego , c’est-à-dire : on m’a maltraité comme sij’étois un Galicien. Cependant, ils font très-bons sol-dats , Sc résistent constamment à la fatigue.

La Galice fut érigée en royaume, l’an 1060 par, Fer-dinand , roi de Castille Sc de Léon, qui donna cetteprovince en partage à son fils , selon l’abbé de Vairac.Le P. Briet fe trompe, en disant que ce fut Alphonse V,II étoit mort dès Fan 102.8. Ce fut lui qui réunit lâ Galiceà la Castille. Elle fut par la fuite donnée à Henri I,comte de Portugal ; mais 011 ne fait si ce fut en tout ouen partie. C’estfurquoi, fe font fondés quelques Portugais,pourprétendre que la Galice étoit une annexe cluPortugal.

Avant le tems de Ferdinand le Catholique, 8c de lareine Isabelle, les Galiciens renfermés dans leurs mon-tagnes , n’avoient aucun respect; pour leur roi, 8c femoquoient des gouverneurs qu’il leur envoyoit. Lesgentilshommes trançhoient des Souverains , exerqoientune tyrannie effroyable fur leurs sujets, Sc pilloient im-punément les étrangers qui avoient le malheur de passerfur leurs terres. Mais Ferdinand le Catholique fit cesserces abus , réprima l’audace de ces petits tyrans, Sc sitrespecter l’autorité royale par tous les Galiciens.

On CQmpte soixante-quatre villes dans la Galice ,parmi lesquelles soixante font murées , selon le P. Briet,iept font honorées du titre de Cité , savoir,

S. JacquesLugo,Qrense,

de Compostelle,

Tuy,

Mondonogo,La Corogne ,

Mais la plupart des villes de ce payconséquence. Les principaux lieux, ledepuis l’Asturie jusqu’au Minho, font

lieux, le long

Rivàdeo, La Corogne ,

Vivero, Mongia,

Santa Maria, Finisterre,Ferrol, Muros , .

Padron ,Pontevedrá,Vigo,Bayona.

Là NOUVELLE GALICE, contrée de l’Amériqufiseptentrionale, que les Espagnols appellent aussi Gua-D AL A J ara , de fa ville capitale, St qui constitue au-jourd’hui un ressort juridique particulier, selon la parti-tion nouvelle, qu’ils ont faite. Elle a pour limitesvers Pest Sc le nord-est, le port de la Navidad Sc lemarais de Chiapala qui la sépare de la nouvelle Espagne ;vers l’ouest, le golfe de Californie, Sc vers le nord-ouest Sc le nord , elle s ? éteild dans de grands pays peuconnus , où fes bornes font indéterminées. On dit quece qui est cultivé par les Espagnols , a plus de centlieues de large, 8C trois cens ou environ, du port dela Navidad, fur la côte de la mer. Le gouvernementde la nouvelle Galice embrasse' plusieurs provinces ,dont les principales font, Guadalajara, Xalisco , losZacatecas, Chiametla, Culuacan, Cinaloa, Sc NeuviBiscaya. L’air est sain Sc tempéré dans quelques - unesde ces provinces, Sc l’on y voit beaucoup de vieillards.Les mois de Juin, de Juillet Sc d’Août font fort ora-geux. Le ciel est ferain dans les autres tems. II s’en-gendre en ces lieux une grande quantité de mouche*tons Sc de punaises, aussi grosses que de fèves, Scdontles morsures font élever des pustules de la grosseur d’unenoix. II y a aussi des scorpions , mais la piquûre n’eaest pas mortelle , quoiqu’elle cause de grandes douleurspendant vingt-quatre heures. On en guérit avec un sucde pommes de coing, qui sont très-communes, aussi*bien que les poires , lés abricots , les figues, ôc lesautres fruits de l’Europe. Les oliviers n’y rapportentpoint d’olives, parce que les fourmis en mangent lesracines. Les pies ne font pas moins nuisibles : elles nefont guères plus grosses que des moineaux , mais ftnombreuses, qu’elles foulent tout un champ, fans qu’aii-Oun cri les puisse obliger à soir. La terre est plus mon-tueufe que plate, sablonneuse en fa plus grande partieSc quelquefois argilleufe. Elle rend souvent soixante bois-seaux de froment pour un. Le maïs y abonde : les ha*hitans, qui fout peu de cas du seigle Sc de Forge ,cultivent avec grand foin les légumes de l’Europe.* Corn . Esiéì. De Laet. Incì. Occid. 1 . 6 , C. I Sc 2.

A quatre lieues de la ville de Guadalajara, l e longdu chemin qui va à Zacatecas, est une montagne forthaute, Sc inaccessible aux bêtes de charge. Sa montée& fa descente font d’une lieue ; les autres montagnesdans tous ces quartiers font âpres, pleines de pins, & dechênes fort hauts. II s’y trouve beaucoup de mines d’ar-gent Sc de cuivre, fort peu de fer Sc d’acier, Sc pointdu tout d’or. La plus grande riviere de la nouvelleGalice, est Barania , qui sortant du lac de Mechoa-can , court rapidement vers le nord-ouest, Sc fe préu-cipite à quatre lieues de Guadalajara, du haut d’un fautde dix brasses , fe jette dans la mer du sud. On passe cefleuve fur des radeaux faits de cannes Sc de courges,fur lesquels les hommes s’asseyent, Sc mettent leursbardes. On tient les chevaux auprès dans l’eau, Sc lessauvages les poussent à la nage de l’autre côté. Les na-turels de cette province changent leurs demeures pourla plus legere cause, Sc sort souvent, pour s’exempterdes tributs : ils fe retirent dans les forêts, où ils re-prennent leurs anciennes coutumes. Ils sont un peuplus grands de corps que les Mexicains, fe couvrentde chemises de coton, Sc de manteaux carrés, tissus demaguey, qu’ils attachent fur leurs épaules avec deux bou-cles. Ils n’ont aucun désir des richesses, & cultivent feu-lement quelque peu de terre qui leur produit le maguey.Ils aiment la danse , passent les jours entiers au sond’un rude 8c enroué tambourin de bois. Ils aiment àfe peindre le corps , Sc à s’orner de divers plumages.Ils portent des pierres vertes, Sc de fort belles coquillesde mer autour de leurs bras & de leurs jambes. Ils re-gardent comme un grand deshQnneur d’être tondus , Scveuleqt passer pour vaillant La liqueur du maguey est

Batanços,