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Tome troisième. G - L.
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avons à dans' cet* article, ce qu il falloít dire du royaume la ville de Shrewsbury. Des douze provinces dupays dede Bail, à l’égard de ces Galles. Leur origine Judaïque Galles, il n y a que celles de Montgomery , Kadnot 6Ceft apparemment fondée fur l’uíage de la circoncision Brecknock, qui ne soient pas maritimes» Cel^s de l en^que les Israélites pratiquoient, Sc que des payens pra- brok , Carmarthen & Elamorgan au midi , Denbigh octiquent encore, lans en faire une cérémonie religieuse. Mongomery dans la partie septentrionale, iont les puis2. GALLES , (la Principauté de ) pays de la grande fertiles. II y a quatre évêchés dans le pays de Galles , quiBretagne, au couchant du royaume d’Angleterre. Quoi- dépendcntde la province de Canterbury, savoir S. David,que ce pays soit rempli de montagnes, il fournit cepen- Saint-Asaph, Bangor &C Landais. . .

dant de quoi subsister à ses habitans ; St en quelques Les Gallois font descendus des anciens Bretons qui leendroits, il est austì fertile qu’aucune partie de l’Angle- retireront dans ce pays, du teins de la conquête desterre. C’est le pays qu’on appelle en latin Cambria ou Saxons. Leur langage est 1 ancien Breton, Sc c est peut-Cambro-Britannìa , St que les anciens Romains appel- être la langue de l’Europe ou il y a moins dé mots etran-loient Britannia fe.cu.nda ; car ils divisaient la Bretagne gérs. Elle est guturale , ce qui en rend la prononciationen trois parties, Britannia prima , qui est le sud de rude Sc 1 difficile. Ils pastént pour etre forts St robustes.l’Angleterré ; Britannia secunda , le pays de Galles; St Les Romains avoient tant de peine a retenir les Bre-Maxima Ccesarïenfis , les parties septentrionales d’Angle- tons de ce pays dans l’obéissance, que de trois légions

terre. Le pays de Galles étoit habité alors par les peu- quils entretenoient fur pied dans la Bretagne , ilspies Silures , Dimetce St Ordovices. La plupart des Bre-tons s’y retirerent, pour y être à couvert des Saxonsqui avoient envahi l’Angleterre ; Sc il a toujours étéhabité depuis par les Gallois, leur postérité. Quelquesauteurs croient que le nom de Galles vient d 'Idwalla ,fils de Cadwallader, dernier roi des Bretons. * Etat prés,de la Gr. Bret.t. i , p. 131.

Elle est à l’occident, regarde l’Irlande ; son orienttouche à Cheshire, Shropshire , Herefordshire en An-gleterre , St son occident à la mer d’Irlande. Son étendue

est d’environ la cinquième partie de l'Angleterre , St à bout, s’ils n’avoient pas eu affaire à unsurpasse à peine l’étendue de ses quatre provinces mari- rageux. Enfin ils ne resterent tranquilles,rimes du côté de l’orient, savoir Norfolk, Suffolk ,Essex virent le thrône occupé par Henri VII, qui étoit Bre-St Kent, étendue qui comprend 751 paroisses, cinquan- ton, né dans le château de Pembroke. * Etat prés. dete-huit bourgs à marché, St plus de 300000âmes, qui éa Gr. Bret. t. J , p. 145.

payent pour la taxe des terres 43752 livres sterling; ce On a toujours représenté jusqu’ici les Gallois comptequi fait voir qu’ils égalent presque la moitié du peuple un peuple colérique, qui prend feu aisément, St s’appaised’JEcosse, St qu ils payoient à-peu-près autant que toute de même. Ils ont eu des íavans parmi eux ; Gildas ,

étoient obligés d’en tenir deux fur les frontières du paysde Galles, l’une à Caer-Leon, dans la province de Mon-mouth, St l’autre à Chester. Ils furent auffi incommodesaux Saxons , qui conquirent l’Angleterre, jusqu'à cequ’Ethelstan, roi Saxon, les eût soumis dans le dixiemesiécle. Dans le douzième ils se révoltèrent contreHenri II, St dáns le treizième siécle contre Edouard I,qui enfin les réduisit entièrement. Sous le régne de HenriIV, ils essayerent encore de secouer le joug, sous laconduite d’Owen Glendover ; St ils en íeroient venus

homme coli-que lorsqu ûs

l’Ecosse, quoiqu’ils fussent moins chargés de taxes , Stque l’excife y soit plus modérée qu’en Ecosse avantJ’union.

L’air y est bon Sc subtil : le bétail y est petit ; maisles vivres y sont bons 8c à bon marché. II y a quan-tité de chèvres, qui se plaisent naturellement dans les

surnommé le Sage, Geoffroì de Monmouth, St Giral-dus Cambrensis, historiens ; en ces derniers terris, Guil-laume Morgan, qui a traduit la Bible en Gallois , lechevalier Jean Prince, grand antiquaire, St Owen cé-lébré par ses Epigrammes.

On loue beaucoup les Gallois , d’aveir conservé la

montagnes. Le bois , le charbon St les tourbes y sont lumière de l'évangile, qu’ils avoient reçue de Lucius ,

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«n abondance. Le havre de Milford-Haven, est très-(ûrSt très-étendu ; mais il manque de bonnes rivières. IIpondent tant de petits golfes , de baies St de rades pourles navires, que quelques - uns prétendent qu’il tire sonnom de ^Milford - Haven, de ce que mille navires ypeuvent être en íureté, Sc hors de la vue l’un de l’au-tre. Ce sot-là que débarqua Henri VII, quand il vint de lacour de Bretagne en France , pour détrôner j, commeil fit, Richard III. II y a auffi dans ce pays plusieurs rivières,particulièrement la Dée, la "Wye, l’Usk, le Conway,la Cluyd Sc le Tivy, St plusieurs autres moins remar-quables , outre la Saverne, qui prend fa source en ce pays.

Division du pays de GALLES.

'Septen-trional ,où sont

Ite pays deGalles fedivise en

Méri-dional ,\où sont

(Anglesey,]Carnarvanshire ,

1 Denbighshire,^.Flintshire ,

I Merionetshire ,(MonTGOMERYSHIRE jf

s'BRECKNOCKSHIRE j

Cardiganshire,JCarmarthenshire JjElamorganshire >Pembrokeshire»[Radnorshire.

pendant que le reste de l’Angleterre s’étoit replongéedans l’idolâtrie.

On peut voir les détails aux articles particuliers dechacune des douze provinces dont ) ai donne la lifte ci-dessus. Je passe aux révolutions générales du pays, tellesque les fournit Fauteur de l’Etat présent de la grande Bre-tagne > t. 1 , p. ?4H. II a passé légèrement lur les temsfabuleux, pour s’arrêter à ce que l’histoire fournit deplus certain.

Cadwallader, dernier roi de Bretagne, alla à Rome»8c y prit l’babit de religieux des mains du pape Sergius ?dans le septième siécle. Son fils Idwallo fut déclaré roide Galles, 8c eut pour successeur Rodrigue, Conan ScMervin. A ce dernier succéda Rodrigue son fils, surnom-mé le Grand. Ce Rodrigue eut trois fils, à qui il par-tagea le royaume. A maraud Faîne , eut la plus grandepartie du pays septentrional de Galles ; Cadel, le second,la plus grande partie du pays méridional ; St Mervin, leplus jeune , le pays de Povfis , contenant les provincesde Montgomery &t Radnor, avec partie de celles deDenbigh, Flint, Sc tout le Shropshire , au-delà de la Sa-verne , avec la ville de Shaevsbury. Mais il ordonnaque les deux cadets Sc leurs successeurs tiendroient leursEtats en fies des rois de la partie septentrionale de Galles ,comme etant les ainés, Sc leur en rendroient hommage.Ses iuccesleurs, imitant son exemple, subdivisèrent leurspetits Etats en plusieurs parties; de maniéré que de haitprinces tributaires, qui tirèrent à la rame le bateau duroi Edgar,fur la rivière de Dée , il y en avoit cinq dupays de Galles. Ainsi le pays septentrional de Galles sotpossédé par plusieurs générations de la premiere branche,jusqu’à l’an 1282, que Llevellen II le perdit avec lavie, Sc en sot dépouillé par Edouard I, roi d’An?le-

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. Autrefois Montmoutkshire , qui est à présent une pro-vince d’Angleterre, saisoit partie du pays de Galles , Scles habitans en retiennent encote le langage. Cette par-tie de Shropshire, qui est à ^occident de la Saverne, . „ _._ o „

«“toit auffi regardée comme appârtenant au pays de Galles, terre. Llevellen exerça quelques hostilités qui soi attire-jusqu’à ce qu’elle fût incorporée avec l’Angleterre : en rent sor les bras toutes les forces d’Angleterre. Ce princeun mot, la partie méridionale de ce pays contenoit autre- se trouvant trop foible pour combattre Edouard ; Scfois les provinces de Monmouth Sc d’Hereford, qui sont Edouard de son côté n’ayant point d’envie de combattreà présent deux provinces d’Angleterre , Sc toute cette contre des montagnes , il sot convenu enfin , par despartie de Shropshire qui est au-delà de la Saverne, avec commissaires nommés de párt Sc d’autre, que Llévellea