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Tome troisième. G - L.
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Quiconque en boit eníre en fureur : c’étoit en buvant deces eaux, que les prêtres de Cybele devenoient furieux,St fe prìvoient des parties consacrées à la génération.Strabon, 1 . n, parlant du Sangar, dit : c’est dans cefleuve que se perd le Gallus , qui a fa source auprès deModra , dans la Phrygie de l’Hellespont, la même quela Phrygie Epicfete, ou ajoûtée ; cela ne nous en apprendguères mieux la position, car Modra elle-même n’estguère? connue.

Le Gallus , selon Pinet, cité par Baudrand, s’appelleaujourd’hui Garippo ; Sc est bien différent du Sangaravec lequel Otter , Voyage du Levant, le confond rnal-à-propos.

GÁLMODROESI, ancien peuple de l’Inde, au-delàdu Gange, selon Pline, 1. 6, c. 19.

GALMOY, baronie' d'Irlande-, dans la province deLeinster. C’est une des onze qui composent le comté deKilkenny. * Etat prés. de l'Irlande, p. 41.

GALONATIS Fundus, ou Gaionatis, châteaud’Afrique, quelque part vers la Mauritanie Tingitane ;Amrnien Marcel lin en fait mention, I.519,

GALOPE, ( la ) ou la Gulpen ; elle a fa sourceau duché de Limbourg, au village de Gulpen , dans leban de Mqnzen, d’où serpentant vers le nord , elle tra-verse le grand chemin de Mastricht à Aix-la-Chapelle,Sc fe jette ensuite dans la Gueul, riviere qui tombe dansla*Meufe, au-dessous de Mastricht : le vrai nom est Gul-pen.' * Sanson , Carte de Limbourg.

GALOPES , peuple de l’Arabie heureuse, selon Pline,l. 6, c. 2.8le P. Hardouin lit Gaulopes.

GALOPEGOS. Voyez Gallapagos.

GALORUM, ancienne ville de l’Asiefmineure, dansla Galatie, près de l’einbouchure du fleuve Zaliscus,selon Ptolomée , 1 . 5, c. 4. Ses interprètes l’expliquentpar Garipo ; le nom grec est r*x»pn<.

GALOTZA. Ortélius met un siège épiscopal de cenom, fous le patriarche de Constantinople, Sc cite Bal-famon.

. GALTELLI, village de Sardaigne, fur la côte orien-tale de l’iíle , environ à vingt lieues d’Alghieri Sc de Bofa.Galtelli étoit autrefois une ville épiscopale dont l’évêchéa été uni à l’archevêché de Cagliari : cette place est aumidi du lac d’Oliéna , Sc au nord oriental d’Aquilastro :ce siège est nommé GaltellinENSIS , dans la Noticede l’abbé Milon. * Baudrand , édit. 1705.

GALTHIS. Jornandes, de Reb. Getic.c. 17, nommeainsi une ville où il dit qu’il fe livra un rude combat, aubord de la riviere cl’Aucha : Lazius croit que c’est la Gà-LATis de Strabon. Ortélius la met dans la Mœfie.

GALUMBATS, ou Columbatz , ville de la Tur-quie ,en Europe , dans la Servie, furie Danube , - entreBelgrade Sc Sémendria. * Baudrand , édit. 1705.

GALIBE, ville de F Afrique propre , selon Ptolo-mée , 1.4, c. z; elle étoit entre les deux Syrtes , seloncet auteur. •

' GAM. C’est la même que JAMA ville d’Ingrie : elleétoit autrefois à la Suéde : mais Pierre le Grand a soumistout ce pays àl’empire Ruffien.

GAMABRIUNI. Voyez Gambrivii.

GAM ACHES, bourg de France, fur la Bresle, auxconfins de la Normandie Sc de la Picardie, entre les-quelles il est partagé : il a titre de marquisat : la partiequi est de la Picardie , est du diocèse d’Âmiens , à troislieues de la ville d’Eu, avec un chapitre de six chanoi-nes , Sc un prieuré de huit cens livres de rente. Le châ-teau de Gamaches, est beau Sc bien situé : il a été bâtipar des princes du sang de la maison de Dreux. Robertde Dreux avoit eu Gamaches par son mariage avec Eléo-nore de S. Valeri, en 12.07. Jeanne de Dreux l’apportadans la maison d’Amboife de Thouars : le dernier depette maison le transporta à Joachim Rouant, dont lesdescendans en jouissent encore : elle a été érigée en mar-quisat, en 1622. ; il s’y tient'un grand marché franc le pre-mier mardi de chaque mois : cette partie a 905 habi-tat,.?.

î Celle qui est en Normandie, a 268 habitans, Sc est dudiocèse de Rouen. Le savant François Vatable étoit deGamaches : outre le marché franc de chaque mois, onen tient un autre tous les mercredis. Longitude 19 d. 15’.Latitude 49 d. c 8’.

1. GAMALA, ville de la Palestine, dans la Galilée:

GAM

elle étoit surnommée la Ville des Cavaliers.Y oyez GALA.* D. Calmet , Dict.

2. GAMALA, autre ville de la Palestine, au-delà duJourdain, dans la Gaulanite ; elle étoit nommée Gama -la , parce qu’elle imite la forme d’un chapeau : elle étoitdans le royaume d’Agrippa ; mais n’ayant pas voulu fesoumettre à ce prince , elle fut assiégée, premièrement parAgrippa, ensoite par Farinée Romaine, qui, après unlong siège, la prit Sc la saccagea. * Joseph, de Bello. 1 .4,c. 1.* D. CWwef.Dict. ■

GAMALIBA, ville de l’Inde, en-decà du Gange se-lon Ptolomée.

GAMANODURUM, ancienne ville du Norique , se-lon Ptolomée, 1 . 7, c. r. Lazius, 1 . 2, c. 14 ,inR. P.R. dit que c’est Gamartingen : mais je trouve dansPtolomée, Gavanodurum.

GAMAPIUS Vicus : Fauteur dela vie dej S. Eloiappelle ainsi Genape. * Ortel. Thef.

GAMARGA, petite contrée de la Médie, selon Dio-dore de Sicile, 1 . 19.

GAMARINÇA, lieu dont il est fait mention dans undiplomé de Charlemagne : on croit que c’est Gemar enAlsace , au midi de Schelestadt.

GAMARTINGEN. Voyez Gámanodurum.GAMBALO. Voyez Gamboulo.

GAMMA, GambÉE ou Gambie : il y a en Afri-que un royaume Sc une riviere de ce nom. De la Croix ,Hijl. d’Afriq. t. 2, parle.ainsi de ce royaume.

GAMBEA , royaume d’Afrique, dans la Nigritie. IIest situé près de la riviere du même nom, Sc de petiteétendue. On y entre au sortir du royaume de Zenéga, entirant vers le midi. Quoique la riviere de Gambéa soitguéable proche du village de Tinda, les Nègres n’ofentla passer à gué, à cause des crocodiles. La côte, où elle ason embouchure est si basse, qu’on a peine à la distin-guer de la mer, quand le terps n’est pas serein. La côteest plus élevée au midi, St pleine de grands arbres. Elles’étend du nord-est au fud-ouest, produit, par son débor-dement, la même fertilité que le Nil. Elle afurfes bordsplusieurs villages très-peuplés. Celui de Bara est à son em-bouchure. Il est ainsi appellé, à cause que tous les vais-seaux qui viennent mouiller dans cette cote, font obligésde donner une barre de.fer au roi de Borfalo. A un quartd’heure de chemin , au-dessus de la pointe méridionalede cette côte, est le village deNAtf ARE. Celui de Bin-TAM, qu’habitent quelques Portugais, est à quatre lieuesde la côte, vers le midi, proche d’un petit torrent, quife décharge dans le Gambéa. En remontant la riviere, dumême côté, à trente lieues de la mer , on trouve le vil-lage de Tankerval, Sc; un peu plus lom,celui de Ton-deba , où il y a qqplques cabanes. En avançant dix - huitlieues, on trouve un tourbillon d’eau marqué par deuxtêtes de cheval marin, afin qu’on l’évite. Le village deJagre en est tout proche. Deux lieues au-dessus de cetourbillon, est celui de Jainbai. De 1 autre côté de lariviere, à une petite lieue d’un autre tourbillon d’eau, pro-che d’une croix de bois, est le village de Mansibaer ,où fe tiennent quelques pauvres Portugais, avec une fa-mille de mulâtres. Quand on est à BARRACONDA , lamarée ne remonte plus ; Sc ceux qui veulent aller plusavant, sont obligés de voguer à force de rames,contre lecourant de l’eau. II faut plus de dix jours pour arriver àTtnda , parce que la chaleur est si grande, qu’on ne peutramer vers le milieu du jour. La bourgade Joliet , estau-dessus de Tinda : à six journées est celle deMuNic baer:près de Joliet est une place nommée Serrambras ; lesNègres assurent que l’on trouve une bourgade qu’on ap-pelle Jaye. En s’avançant dans le pays , on vient à laville de Selico, place très-marchande. Sur le rivageseptentrional du Gambéa, environ à centvingt-deux lieuesde son embouchure, est le village appellé petìtCafsan , Scà quatre de la riviere, le grand Caffan, où le roi deCassan fait son séjour. Outre ces villages dont le Gambéaest bordé , il forme encore plusieurs istes, dont une est àdix-huit lieues de Lomdeba, Sc à une petite heue du tour-billon d’eau, qui est près de Jagre , à main gauche de cefleuve. Elle a trois quarts de lieue d’étendue ; Sc le brasde la riviere, qui la sépare de la terre ferme, n’a quecinq cens pas de largeur. Après trois heures de chemin ,on en trouve quatre autres petites du même côté, Sc uneautre encore, trois lieues au-dessus de Mansibaer. Le lit