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les noms passèrent LUX Ingasvons, voisins de 1 Océan ;aux Hermìnons, qui habitoient au milieu ; & aux Iftse-vons, qu-i occupoient lê reste de la Germanie. Quelques-uns assurent que ce dieu eut un plus grand nombre d’en-cans , desquels descendoient les Maries, les Gambriviens,les Suéves, les Vandales , &C que ces noms font vrais Scanciens. Tacite ne donne ceci, que comme un extrait deschansons qui tenoiept lieu d’histoires aux Germains. Cepassage fait voir que les Gambrivii étoient un peuplenombreux, mais composé de plusieurs autres. Ces assem-blages de nations font sujets à changer de nom’, parcequ’il y en a toujours quelqu’une qui prévaut fur l’autre.
C’est ainsi que le nom de Saxon s’est confondu en An-gleterre avec celui d’Anglois; celui d’Alains avec celuide Goths , Stc. Ainsi il est arrivé qu un ou plusieursd’entre les peuples compris fous le nom de Gambriviens,ont illustré leur nom qui a fait perdre insensiblementcelui qui étoit commun à tous. Dès le tems d’AgusteSc de Tibère , ces Gambriviens n’étoient plus qu’unepetite nation ; c’est Strabon, 1 . 7, p. 291, qui le dit :il les nomme GamabrIUNI, r««.*S e Avo.'. ( II faut lirefans doute ou même rcqu-CAnci, ) il les
joint avec les Chémsques, les Chattes 8c les Chattua-riens. Les géographes postérieurs , comme PomponiusMêla, Pline, Ptolomée 8c les autres ne les connoissentpas. Tacite lui-même, qui fe contente de les nommercomme une nation dont les chansons des Germains fai-foient mention, n’en dit pas un mot dans ses annales nidans ses histoires. Ils ne paraissent nulle part dans lesguerres des empereurs Romains en Germanie.
Cela fait voir le ridicule de quelques -favans qui ,croyant trouver quelque ressemblance de lettres , ontvoulu leur trouver un pays. Althamer les cherche àCambrai ; d’autres les confondent avec les Sicambres,les confinent dans la Gueldre ; d’autres enfin en fontHambourg , faute de savoir que Hambourg s’est forméd’une forteresse bâtie par Charlemagne, pour l’oppoferaux courses des Nations barbares au - delà de l’Elbe.Cluvier, German. ant. L 3, plus sage qu’eux, avoue debonne foi , qu’on ne fait ce que cetoient que les Gam-brivii. , ni quel étoit le pays qu ils habitoient.GAMBRIUM. Voyez Gambreium.
GAMBS, bailliage de la Suisse, enclavé dans la baronied Altfax. II y a un bourg situé à deux lieues, à la gauche
du Rhin. II est fournis aux cantons de Schwits & deGlatis.
GAMBUA , Tclij£hcl , ancienne ville d’Asie , dans lagrande Phrygie, selon Ptolomée , 1. 5, c. 2. L’interpréteLatin, 8c quelques manuscrits, entr’autres , celui de labibliothèque Seguier portent GammaùSA, r« (m'«.GAMMACE , ville d’Arachoíìe , selon Ptolomée ,
1 . 6, C. 10 . raMf/so.
GAMMACÒRURA , montagne d’Asie, dans Pistede Ternate, l’une des Moluques ; on la nomme auffi levolcan de Ternate , parce qu’elle jette des staminés.L’auteur de l’histoire de la conquête des Moluques, t. 3,p. 112, raconte qu’au commencement de Juillet 1608 ,le tems Sc la mer étant calmes , Peau commença tout-à-coup à s’agiter ; forage devint affreux ; les vaguesfurent terribles, & firent périr deux gros vaisseaux Hol-landois. Quelques jours après, la montagne fit un bruitplus épouvantable que n’en feroient neuf ou dix groscanons ensemble. Elle jettoit des flammes, suiviesd’une épaisse fumée qui tournoyoit dans Pair. Un voya-geur , dont cet historien rapporte le sentiment, p. 378,dit que plusieurs gens fe iont vantés d’avoir monte furle sommet de la montagne de Ternate , mais qu il nepeut le croire. Ce n’estpas feulement, dit—il, par la diffi-c ulté de passer au travers des roseaux pointus , qu onn omme ca.nna-ca.nna . , dont le haut de cette montagneest environné , & par la difficulté de surmonter desrochers très-escarpés, mais par la prodigieuse quantitéde cendres & de pierres calcinées qui bouchent les pas-sages. Pour la hauteur du volcan, elle n’est pas extraor-.dinaire. Ceux qui Pont mesurée le plus exactement, nela font aller qssà trois cens soixante toises & deux pieds.Baudrand, édit. ,-ob, dit qu’elle fut presque toute ren-versée en 1673.
GAMMALAMME , ville des Indes, dans Piste deTernate, l’une des Moluques. C’est où le roi de Ternatetient fa cour ; elle est située fur le rivage de la mer, Sc
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ne contient qu*une rue, le long de Peau, qui est a-peu-*près la longueur dont étoit Amsterdam, depuis la portede Harlem cl’alors, jufqu’à la Réguliere-Porte. Cette ruen’est point pavée. L’églife Sc quelques maisons font debois , les autres sont de roseaux. 11 n’y,a point de radepour mouiller devant la ville , parce qu’il y a trop peude profondeur, Sc que le fond est pierreux. Sur les bancsSc les basses qui y font, les pêcheurs vont de basse eaupêcher de petits poissons qui fe tiennent dans les creuxentre les pierres. Ils en pechent auffi de gros. L eau estsi claire dans ces parages , qu’on peut fort aisément dis-cerner les ancres en des endroits tres-profonds, Sc voirles poissons nager; même par-tout ou il ya fond, on ledécouvre, Sc le fond semble souvent n’être qu à un oudeux pieds de profondeur, quoiqu il y ait souvent quinze,seize, ou dix-fept brasses d eau. Les habitans ont faitdevant le port une jettée de pierre, avec une entrée aubout, afin de fe mettre à couvert des surprises. Voilace qu’on en dit dans le second voyage des Hollandoisaux istes Orientales : l’histoire de la Conquête des Mo-luques ajoute ce qui fuit.
Les Portugais qui ont possédé les Moluques , Sc quiles perdirent, parce que les habitans, mécontens de leurdomination , les chassèrent, avoient à Gammalamma unchâteau où le roi logeoit, une église dédiee à S. Paul,un couvent de Dominicains, un bastion revêtu de pierres,
Sc trois ou quatre maisons qui en étoient toutes bâties.
Je ne fais si ce château étoit différent du fort de Gam-malamma , où, sous *la domination des Espagnols, il yavoit une garnison de deux cens Espagnols, de quatre-vingt-dix habitans des Philippines , trente familles Por-tugaises , soixante Sc dix ou quatre-vingts familles Chi-noises , de toutes fortes de métiers , Sc cinquante à soi-xante familles des naturels du pays, qui avoient embrasséle Christianisme. Cette forteresse fut démolie après queles Espagnols fleurent abandonnée. Elle étoit différentedu fort de Saint-Pierre Sc Saint-Paul, situé fur une hau-teur. Cette ville Sc l’iíle de Ternate font présentementaux Hollandois. * Voyages cU la Compagnie Hollandaisedes Indes orientales , t. 1 , p. 5iz ; & t. 3 , p. 30, 14$,
aÌÌPH AS ANTES , ancien peuple de la Libye;Pomponius Mêla, 1. 1 , c. 4, n. 23 , en parle commed’un peuple très-fauvage, fans toit ni maison, qui alloittout nu d , qui n’avoit aucunes armes , qui n’en con-noissoit pas même l’ufage , Sc, par cette raison, fuyoitla rencontre des autres hommes^; il n avoit d entretienqu’avec ceux qui avoient les iitemes niOGurs oC les nie—mes maniérés. Pline, 1 . 3 , C. 8 , a dit la même chose,en moins de paroles : Gapsamantes midi prcdioriimque.expertes, nullï externo congregantur. Solin Sc MartianusCapella ont pris de ces deux auteurs ce qu’ils disent furce sujet.
GAMPHELAS. Voyez Malea.
GAMPSELI, r=q« 4 i, - M ? ville de la Macédoine, selonHéfyche. Voyez Galepsus. x.
GAMRON , ou Gomron. Voyez Bander»Abassi.
GAMUNDE. Voyez Gemund.
GAMUNDIA. Charlemagne nomme dans un diplomésHaubertinga, E?elinga,Adalunga, St Gamundia , commeautant de heux du duché d’Allemagne. L’ancienne Alle-magne , proprement dite , étoit la Suabe ; on y trouveencore Gemund fur le Rems, EJlingen fur le Necker,Sec. Voyez Swabische Gemund, au mot Gemund. -r. GAN, royaume d’Afrique , en Ethiopie, dans lapartie méridionale de l’Abiffinie. Les Portugais le nom-ment Ganhe. II est situé aux deux côtés de la rivière deHaouache, Sc a le royaume d’Ifat au nord, celui de Baila 1 orient, celui d’Ogge au couchant, Sc il a au piidi leroyaume des Galles, dont il est devenu la proie.* Ludolph.Histoire Sc Carte de l’Ethiopie.
2. GAN, royaume de la grande Tartarie. Au nord-est ,il confine au royaume de Tum-Jan ; à l’occident, aufleuve Tcin-hin-ho. Sa capitale est O-lan-mi-tching. C’estl’ancien pays de Ki, l’un des cinq royaumes de Kam-kin ,sous les Han. O11 y compte quarante villes, & cent vil-lages. * Histoire générale des Huns , t. 2 , p. 73.
3- GAN, ville de la Chine, dans la province deSuchuen, au département de Chingtu, premiere métro-pole de la province. Elle est plus occidentale que Pékin,