GANFAY,(S. Sauveur de) abbaye d’hommes, ordre deS. Benoit, en Portugal, dans la province, entre Duero-e-Minho, sorlèbord méridional de Minho, près de Valença.
GANFO , ville de la Chine, dans la province deKiangsi, au département de Kiégan. Elle est de 3 d.10' plus occidentale que Pékin, & la latitude est de 27 d.
Près de Ganfo vers l’occident est une montagne quioccupe huit cens stades de terrein. II y a aufíì le lacMie , c’est-à-dire , de Miel, ainsi nommé à cause de labonté des poissons qu’il nourrit. * Atlas Sinenjìs.
1. GANGA,ou Gangites , nom d’une petite ri-vière de Thrace. Appien. De Bell. Civil. p. 6 51 , la faitcouler dans la plaine où étoient campés Brutus Cassius,peu loin du Strymon.
2. GANGA, riviere de l’Indoustan. Elle a fa sourcedans les montagnes de Balagate , au midi desquelles ellecoule vers l’orierft, puis vers le nord-est , & borne les•royaumes deBérar & d’Orixaqu’elle sépare l’un del’autre;& coulant à Pextrémité septentrionale de ce dernierroyaume, elle se jette dans le golfe de Bengale, assez prèsde la bouche occidentale du Gange. II ne faut pasla confondre avec le Gange. *De VIfle , Cartes des Indes.
GANGAMA, r a-yydg.», Strabon, l.s, en parle ausujet d’une pêche que l’on faifoit fous la glace, vers le Pa-lus Méotide, près du Bosphore Cimraerien : Xylander& Bonaccioli croient que Gangama est le nom particulierdu lieu où fe faifoit cette pêche; mais Cafaubon soupçonneque ce mot ne signifie qu une forte de filet ; ainsi, selon lui,ce n’est pas un mot géographique.
1. GANGANI, ancien peuple cl’Irlande, selon Pto-lomée, 1 . 2, c. 2. II répond, selon le P. Briet, Parall,2. part. I. 3 , p. 186, au comté de Kerry , Sc partiede Lymmerik. Cambden, Britann. qui dérive de cenom celui de lâ province de Connaught , croit que c’estle même que Concani , qui signifie un peuple d’Espagned’où il fait venir les Gangani , ou Concani d’Irlande,de même que ceux d’Espagne venoient de Scythie, furquoi il cite les vers de Silius Italiens, /. 3 , v. 360 :
Nec qui Maffageten monjlrans ferìtate parententCornipedis fusa fatiaris , Concane , venâ,
1. II y avoit aussi un peuple Gangani ou Cangani ,dans l’isle d’Albion. ° 1 2 * * 5 ’
3. GANGANI. Voyez Tanganî.
1. GANGARA, ancienne ville d’Asie, dans l’Alba-nie , selon Ortélius, Thcfaur. qui cite Ptolomée, 1 . 5 ,c. 12; mais je trouve clans cet auteur t.Ó' iç,Le manuscrit de la bibliothèque Seguier ( Bibliot. Coijlin./1. 699,) porte ri-TCfa Gauara.. Ortélius, TheJ'aur. avouelui-meme 1 avoir lu ainsi dans des manuscrits ; mais il lestraite de corrompus, & blâme Niger de les avoir suivis.Niger croit que c’est présentement Bachu, d’autres quec’est Citracu.
2. GANG ARA, royaume d’Afrique, dans la Nigritie.Jean Léon écrit Guangara , & Gnangara. Ce pays ,dit-il, 1 . 7, c. 14, est contigu au pays de Zanfara, ducôté du fud-est ; il est très-peuplé, & a son roi particu-lier , qui entretient sept mille hommes armés de flèches,& cinq cens chevaux pour fa garde : fes revenus sontconsidérables. On n’y trouve qu’un village remarquable.Ses habitans font riches, & trafiquent fans cesse avec lespeuples voisins. II confine au midi à une contrée où l’ontrouve beaucoup d’or. Dans le tems que cet auteur écri-voit, d ne pouvoit trafiquer avec les étrangers, parcsqu il etoit ferré de tous côtés par fes ennemis : Ischia leravage au couchant, & le roi de Bornou au levant. Lors-que j étois a Bornou, le roi Abraham ayant assemblé unenombreuse armée, avoit entrepris de détrôner le prince deGuangara, & l’auroit fait, si Homar, prince de Gaoga, nes etoit jette sor les terres de Bornou , ce qui força ce roia abandonner son entreprise pour secourir son pays. Lors-que les marchands de Gangara vont à cette contréechercherde For, comme les chemins font trop mauvais pour les cha-
meaux, ils chargent leurs marchandises furie dos de leurs
esclaves, &. tout chargés qu’ils sont, ils font une traite
de dix ou douze milles. J’en ai même vu qui la faifoientdeux fois en un jour. Outre les marchandises, ces misé-rables ponent encore des vivres pour leurs maîtres &pour l’escorte qui les accompagne. De l’Iíle nomme ceroyaume Ouangara , ôí le place au couchant de celui de
GAN
Bornou. II dit qu’on en tire de For, du séné & dés es*claves. II lui donne pour capitale une ville qu’il nomméOuangara , ou Ghanara. On voit bien qu’il a pris cenom d’Ouangara du géographe de Nubie, x.part. Clim. 3,p. w & 12, qui met dans le voisinage de Ghana unpays nommé Vancarœ. Terra , & riche par l’abondancè& la bonté de fes mines d’or. II ajoute que le royaume deGhana confine avec le pays de Vancara, du côté de l’o-rient ; que la ville de Ghana est à huit journées de che-min des premiers confins de ce pays ; que ce dernier paysest une iíle de trois cens milles de long, & de cent cin-quante de large, que le Nil l’environne toute l’année( c’est-à-dire le Niger, ) mais qu au mois d’Aoso, lorsquece fleuvfe fe déborde , il en couvre la plus grande partie,qui demeure sous l’eau jusqu’à ce que l’inondation cesse ;qu’après que ce fleuve s’est retiré, les Nègres reviennentchacun dans son lieu, égratignent la terre, & y trouventassez d’or pour les payer de cette peine ; qu’enfuite ilsvendent cet or aux marchands de Vareclan, & à d’au-tres peuples plus occidentaux. Ce qui soit, ne s’accordepas bien avec ce qu’on vient de lire de la distance deGhana, aux premiers confins de Vancara. Car le géographe'Arabe,après avoir dit qu’elle est de huit journées de chemin,n’en compte que six de Ghana à Tirca, ville de Vancara.C’est une faute du géographe ou de fes traducteurs Lupus.
GANGARA, Ghanara, Ouangara, Guanga-ra, Gnangara, & Vancara, sont un seul & mêmenom. Le géographe de Nubie nomme le pays Vzncara , &la ville capitale Ghanara. II fait ce pays contigu au royaumede Ghana.De l’Istemet le royaume de Zegzeg entre deux.
GANGARIDAÏ, ancien peuple de l’Inde, auprès del’embouchure du Gange, selon Ptolomée ,1.7,0. 1 ,qui leur donne pour capitale une ville nommée Gange.Quinte-Curce les met au-delà du Gange, en quoi il fetrompe. 11 y avoit le peuple Gangaridtz simplement ,dont quelques-uns étoient au-delà du Gange, & entre fesembouchures. II y avoit les Gangarides Calinges, dontla capitale étoit Parthalis , selon Pline, 1 . 6, c.- 19.Voyez CalinGìE. Ces derniers avoient beaucoup d’élé-phans, comme Pline le marque ; & c’est ce qu’a voulumarquer Virgile, Georg. 1 . 3 , v. 27:
ln foribuspugnam ex auro , solidoque elephanto
Gangaridum faciam.
GANG AVI A: ce nom, dans les éditions de Solin,’a été mis au lieu àe Scandinavia, qu’il faut lire.
1. GANGE, r*, «, ville de F Inde, à l’embouchuredu Gange, capitale du pays des Gangarides , selon Pto-lomée , 1. 7, c. 1.
2. GANGE , fie) grand fleuve de l’Inde. II a été peuconnu des anciens, parce que les Macédoniens ne péné-trèrent point jusques-là. Strabon , 1 . 15 , le regarde com-me le plus grand de tous les fleuves que l’on connoissoitde son tems. Pline , 1 . 6, c. 18 , parle de fa source, avecincertitude : quelques-uns, dit-il, veulent qu’il soit com-me le Nil, dont on ne connoît point l’origine ; d’autresont dit qu’il descend des montagnes de la Scythie. Stra-bon décrit ainsi son cours : le Gange descend des mon-tagnes , &, lorsqu’il a gagné la plaine, fe tourne pres-qu’iinperceptiblement, si ce n’est dans une - partie de soncours. Ptolomée lui compte six embouchures. La premiersest appeilée Cambufum , la seconde,y.so-, Magnum, ou lagrande, la troisième, Cambericum, la quatrième, Tilogra-mmu'm , la cinquième, Pfeudostomum, ou la fausse embou-chure ; la sixième , Antibole, ou l’embouchure opposée.A présent il y en a deux principales, & plusieurs petites.
Pline dit qu’il y a xxi rivières qui fe jettent dans leGange , & met au nombre de celles qui s’y rendent endeçà du Iomanes, qui coule dans le pays des Palibro-thes, VErannoboa , qu’Arrien, in Indie. c. 10, dit femêler avec le Gange, près de la ville de Palibrotha; &le Cainas. Pline nomme aussi le Condochates , 1 QCoj'oa-gus, le Sonus : il 11e nomme point les autres, •& ditqu’elles font toutes navigables. Ârrien dit que le Caina ,le Condochates, YErannoboa , le Sonus, le Coffbanus( qui est apparemment le même que le Cojbagus dé Pline)la Sittocatis , la Solomatis , le Sambus, le Magon , VA-goranis, & VOmalis, s'embouchent dans le Gange. Voilàà quoi fe réduisent les connoissances que les anciens onteues du plus grand fleuve de Fancien monde.