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Ue i’iíle de Candie , au territoire de la Canée, près du Garamantes. II dit, Eclog. 8 , v. 44 : Extremi Gar aman-cap de Buso. Les Turcs s’en emparèrent par surprise, au us : ces deux passages ne font point connoitre la positioncommencement de 1692, St l’ont gardé, par la paix de de ces peuples. Pline, l. 5 ■> c \ 5 ■> eít presque le leul quiCarlovitz. * De Wit , Carte de Candie. Baud. édit. en ait donné des détails. Voici ce quil en rapporte: au-j_ 0 , delà il y a des déserts : Matelgx, bourg des Garaman-
GÀRACK, iíle du golfe Perfique, l’une des plus con- tes ; Débris , où est une fontaine qui, depuis midi jus-sidérables qu’on y trouve. Elle est également éloignée qu a minuit, est brûlante &t depuis minuit jusqu au midides , c ôtes de Perse St de l’Arabie à dix-huit lieues ou suivant , elle est d’un froid à glacer ; la fameuse Garam A,environ de l’emboìichure de l’Euphrate. Elle a la ville de capitale des Garamantes. Tout ce pays a été dompté parBerderrich-au nord, & Piste de Baharem au midi. Lors- les armes des Romains, oc Cornélius Balbus enatnom-
que le golfe Perfique étoit partagé entre plusieurs petitssouverains, l’iste de Garack appartenoit aux Juifs, 5 tl’on voit ensore les ruines de la ville qu’ils habitoient ;elle a dû être fort grande Sc fort belle, si on en juge parles monumens qui en restent. La synagogue, bâtie enforme de pyramide , sert aujourd’hui de mosquée auxMahométans ; mais tous ces petits Etats ont été sujetsà bien des révolutions. Après que les Portugais se furentrendus maîtres d’Ormus, ils les réduisirent sous leur do-mination, & en furent eux-memes chassés par Cha- Abasroi de Perse. Ce fut la derniere révolution des isies dugolté-Perfique, dont les villes habitées présentement parles Arabes, ne conservent plus que quelques vestiges deleur premiere grandeur. Cela patoît principalement enl’isie de Garack : au lieu d’une ville superbe qu on yvoyoit anciennement, on n’y trouve plus qu une bour-gade bâtie des débris des édifices, qui en faiiòient l’or-nement. Elle est fur un coteau dont la vue est fort agréa-ble. Le terroir est soc Sc pierreux, brûlé par les ardeurs dusoleil , élevé par le milieu, ôt presque tout découvert.Les troncs énormes, & les racines qu’on y voit encore,font connoître qu’il y avoit un bois. Du côté de l’orient,on trouve quelques bocages épais , assez frais , Sc quel-ques palmiers plus beaux à peindre , pour représenter unlieu qui a quelque chose d’affreux Sc d’agréable tout à lafois , qu’ils ne font commodes aux habitans. Cette iste ,où s'est conservé un aqueduc de pierre de taille , qui tra-verse it l’ancienne ville, seroit peu importante , si l’on n’yfaisoit la pêche des perles. Elle en fournit à l’Europe Scà l’Asie, Sc les connoisseurs conviennent que ce sont lesplus belles. * Carré, Voyage des Indes, t. 1, p. 130Sc fuiv.
GARADA, ancien lieu de la Syrie. Varron, de Remjl. c. 48 , parle avantageusement de sa fertilité.
GARriE, lieu par où passe d’abord le Méandre, avantque de traverser l’Ionie, où il se jette dans la mer. * Tic.Liv. /. 38.
GARvETIUM, château d'Astique, au pays des Mes-soles. II fut attaqué par Cálpurnius Crassus , au rapportde Plutarque. * Parall. Hifi. Rom. & Grtzc.
GARAISON , f Notre-Dame de J lieu célébré pour ladévotion à la Vierge, dans la Gascogne, au pays desQuatre-Vallées, dans celle de Magnoac. Cette chapelleest desservie par quinze prêtres qui font beaucoup de fruitdans le canton.
GARAMA. Voyez l’article Garamantes.
GARAMjEI , ancien peuple de P Assyrie, selon Ptolo*mée, l. 6, c. 1. Ils étoient vers le milieu, entre l’Arra-pachitide, Sc la Sitacene.
GARAMANTES, ancien peuple de la Lybie,dansl’intérieur de l’Afrique, selon Ptolomée, /. 4, c. 6 . Stra-bon, l, 17, dit : au-dessus de la Getulie, est le pays desGaramantes, qui lui est parallèle. II P éloigne des Ethio-piens , Sc des habitans du rivage de la mer, de neuf oudix journées de chemin, Sc de quinze d’Ammon; maisil ne donne cette distance, que pour un ouï-dire. II neparoît pas que, fous Auguste, on eût une connoissance fortdistinéte de ce peuple. Virgile , JEnéid. I. 6, v.794,ditque ce prince étendra son empire fur les Garamantes Scles Indiens. Cela peut avoir deux sens, c’est-à-dire, furles peuplessos plus reculés de P Asie Sc de P Afrique:
Super & Garamantas & IndosProferet imperium.
Les Romains d’alors ne connoissoient rien au-delà desIndes, en Asie - ni au-delà des Garamantes, en Afri-que.
Cela peut aussi s’entendrede deux peuples rapprochés,en expliquant ces Indiens par les Ethiopiens que l’on aagpellés aussi Indiens , & qui étoient peu éloignés des
phé.... Sc dans son triomphe, outre les villes de CidameSc de Garama , on porta les noms Sc représentations detoutes les nations Sc villages qui marchèrent dans cetordre : Tabidium, petite ville; Niieris , nation; Negli-gemela , bourg ; Bubeium , nation ou bourg; les Enipi ,peuple; Thuben, bourg; la Montagne noire ; NitibrumSc Rapsa , bourg; les Disctri , peuple; Débris , bourg;le Nacabur, rivière; Tapsagum , bourg ; les Nannagi ,peuple ; Boìn , bourg ; Pege , bourg ; le Dafibari , ri-vière : ensuite on voyoit ces bourgs, Baracum, Baluba ,Alaji, Balsa, Galla , Maxala , Zsama , le Gïrì , mon-tagne , où un écriteau marquoit qu’il y croît des pierresprécieuses. On n’avoit pu encore trouver le vrai cheminpour aller aux Garamantes, poursuit sauteur cité; carles coureurs de cette nation couvrent de fable les puits ,qu’il ne faut pas creuser bien profondément, quand onconnoît le pays. Pendant la derniere guerre que l’on afaite contre les habitans d’CEea, sous Vespasien, on atrouvé un chemin plus court, qui n’est que de quatrejours ; ce chemin s’appelle le long de la pointe du rocher .Ptolomée , /. 4, c. 6, dit : Tes Garamantes /éten-dent depuis les sources du Bragadas, jusqu’aux maraisde Nuba.
Les nations 5 c les villes, ou bourgs, que Pline nommedans le triomphe de Balbus, n’étoient peut-être pas toutesdes Garamantes. On ne fait celles qui en étoient, ou despays voisins. Ce même auteur nomme une sorte de pierreprécieuse Garamantites ; peut-être venoit-elle de la mon-tagne Giri , de laquelle il fait mention dans le passagecité.
GARAMAS, montagne d’Asie. Vibius Sequester y metla source du Phase.
GARAPHA, ville maritime de l’Astique propre, selonPtolomée, /. 4, c. 3. Les ruines, que l’on voit à Gar ,pourroient bien être celles de cette ville.
GARAPHI Montes , montagnes de la MauritanieCéfarienfe, selon Ptolomée, /. 4, c. 2.
GARAS, autre montagne du même pays, selon lemême auteur.
GARATES, ruisseau du Péloponnese, dans l’Arca-die , selon Pausanias , l. 8 , c. 54.
GARAUP ou LA Garoupe. (Cap de) Voyez anmot Cap.
GARAZU, petite ville de l’Amérique méridionale,au Brésil, dans la capitaliste de Fernambouc, fur la côte,à six lieues espagnoles d’Qlinde. Les Hollandois la sur-prirent au mois de Mai 1632 , 5 c l’ont perdue avec lereste du Brésil. Corneille , Dicìion. a eu tort de direqu’ils en font aujourd’hui ses maîtres. * Baud. éd. 1705.
GARBATA, elsann, montagne de l’Ethiopie, sousl’Egypte, selon Ptolomée, /. 4, c. 8. Elle étoit à l’orientdu Nil. .
GARBENSIS, siège épiscopal d’Afrique, dans la Nu-midíe. La Notice d’Afrique met entre les evêques deNuvnklie Félix de Garbe ( Félix Garbenjîs .) II est parléd’un autre Félix de Garbe dans la. Conférence de Car-thage, p. 288, éd. Dup'm. Victor de Garbe est nommédans les Actes du concise de Cirtha, 5 c dans S. Optât,/. 1, n. 14.
GARBOLANGI. Voyez HyccAra.
GARCIA, (iste de Diégo-) iste de la mer des Indes,au nord-est de celle de Roquepire, ouRoquepic. Long. 86.Latit. mérid. 7 d. 30'.
Cette iste, qui a dix 011 douze lieues de longueur, estfort agréable, 5 c capable de donner toutes Aortes tserafraîchistèmens ; mais l’accès en est difficile. Elle estcouverte de cocotiers, ôc si remplie d’oiseaux, qu’ilsy forment continuellement une eípece de nuée. * Robert ,Carte d’Asie, 1751 Voyage du ch. Michelburne, 1605.
GARCíLÚlN, ville d’Afrique , en Barbarie , auroyaume de Fer, dans la province de Chaus, aupied