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GARGOGILUM , ou
GARGOILUM. Voyez Jargeau.
GARIANNONUM, ancienne ville de la grande Bre-tagne. II en est parlé dans La Notice de l’Empirc. Sonnom marque qu’elle étoit située fur la riviere Garien ,nom latin de Y Y are , qui coule dans la province deNortfolk , Ôc qui donne présentement son nom à la villed’Yarmouth. Selon Cambden, cette ville n’est pas assezancienne pour avoir été bâtie par les Romains : bail-leurs le lit de la riviere est changé à son embouchure.Le petit village de Cafter , où elle passoit, est, sansdoute, le reste d’un camp Romain , situé à l’embouchuredu Garien. Les vents du nord ont bouché de sables cetteouverture , ôc peut-être causé la destruction du Cafter;au lieu qu’Yarmouth, située sur le nouveau lit, s’estaccrue de, ruines de l’ancienne Garianonum. Quelques-uns mettent Garianonum à Burghcajlle , lieu situé furl’Yare, au-dessus 6c au couchant d’Yarmouth.
GARIB.'Voyez Gareb.
GARIDECH, commanderie de Malthe, dans le hautLanguedoc, au diocèse de Toulouse.
GARIGA, ancienne ville d’Asie, dans l’Arie, selonPtolomée, 1 . 6 , c. 17. Quelques exemplaires portentSariga.
GARILLAN, ( le ) Garigliano , riviere d’Italie , auroyaume de Naples. Elle a fa source dans l’Abbruzzeultérieure, entre le-s villages de Cicoli ôc de Capado-cia, d’où coulant tantôt vers l’orient, tantôt vers le midi,ou vers le sud-est, elle sort de cette province, entre dans laterre de Labour, passe à l’orient de Sora, reçoit le Fil—breno par deux embouchures qui forment une isie trian-gulaire , au-dessous de laquelle il en fait encore une autre ,nommée simplement Y Isola. Ensuite coulant vers le midi,entre la campagne de Rome Sc la terre de Labour, ilreçoit le Sacco , à l’embouchure duquel il y a l’iíle nom-mée YIJoktta. II se grossit des eaux du Meîe ou Melfa ,puis d’un ruisseau qui passe à Montieello, d’un autre quivient d’Aquino, se tourne vers l’orient, puis vers lemidi, s’accroît par beaucoup de petitesj rivières , Scse jette dans la mer, près de la tour de Pandolse, à l’o-rient de Gaète. Les anciens ont connu cette riviere fousle nom de Lirìs. Le nom de Glanis , que les anciens ,au rapport de Pline, donnoient à cette riviere, a trompéCluvier Sc Bochard, qui ont confondu le Clanius ôc leLirìs. D. Matt. Egitio à l’abbé Langlet. * Magin ,
‘ Irai.
GARINDjEI, ancien peuple de l’Arabie heureuse,vers le coin du golfe Arabique. Ils habitoient le pays desMaranites , qu’iís avoient égorgés par une tromperie.
* Strabon , 1 . 16.
GARIOCH , petite contrée d’Ecosse , dans la pro-vince de Buchan, dont elle fait partie : elle est au norddu Don ; c’est un pays très-peuplé. Innéruri est fameusepar la bataille que Robert Bruce y remporta. * Etat dela Gr. Bret. t. 2, p. 2,72..
GARIOFILUM, bourg de Toscane. 11 en est parlédans un décret de Didier, roi des Lombards, rapportépar Annius de Viterbe , ôc par conséquent très-suspect.
* Ortel. Thesi
GARIPO. Voyez Calipo.
GARIPPO , petite riviere d’Asie , dans la Natolie.Elle a fa source près de Chiangare, Sc se décharge dansle Sangari, près de Peffin. C’est le Gallus des anciens.
* Baud. édit. 170^.
1 - GARIS, lieu bâti par l’empereur Justinien , dansle territoire d’Eupolis, selon Ortélius , Thefaur. qui citel’Histoire mêlée. II doute si ce lieu n’ètoit pas dans laMésopotamie.
2. GARIS , ville de la Palestine, dans la Galilée, se-lon Joseph, De Bello.
3. GARIS, autrefois ville, & présentement villagede la basse Navarre, à une ou deux lieues de Saint-Pa-íais, du côté du couchant. * Baud. édit. 1705.
. Dc Marcs , plus croyable , fur cette partie de l’Eu-rope , que Baudrand, nous apprend que c’est un bourgnommé Carafa , dans l’ítinéraire d’Antonio, 6c il écritGarris.
GARIS.-EI, peuple dont parle Corippus, dansl’Elogede Justin le Jeune, cité par Ortélius, Thefaur. Ce peuplen’est connu que par son bon vin.
GARISCÚS, ville de Grécç, en Macédoine, dans
GAR
rOrbêlìe, selon Ptolomée, 1 . 3. c. 13. Pline, I.4, c. 10,en nomme les habitans Garescj.
GARISÍMA, Tapurìjun , lieu de la Palestine , à vingtstades, ou à deux mille cinq cens pas de Séphoris. Ce lieune sauroitpar conséquent être le mont Garizim. * Joseph ,deVitâ suâ, p. 1029.
GARITES, (les ) ancien peuple de la Gaule Aquitani-que, selon César , De Bell. Gall. 1 . 3 , c. 27, qui lesnomme entre plusieurs peuples qui se rendirent aux Ro-mains, Tarbelli , Bigerrìones , Preciani , Vocales , Ta-rifâtes , Elofâtes , Garites , Aufci , Garumni , Scc. Quel-ques-uns ont cherché les Garites à Agen , d’autres à Lec-toure ; mais Nicolas Sanfon a trouve que ce sont les ha-bitans du pays de Gaure, en quoi le P. Briet l’a suivi,Sanfon, dans ses Remarques fur l’ancienne Gaule, s’ex-prime ainsi, p. 21, Garites. Je les ai expliqués, peuplesdu comte de Gaure , pour deux raisons. L’ancien 6c lenouveau nom ont beaucoup de ressemblance , 6c Césarayant mis de fuite Votâtes , Tarifâtes , Elifates , Gari-tes , Auschi : Vocates , ou,-comme dit Pline, Bosabocates ,répondent à ceux de Basas ; Tarifâtes à ceux cle Turfan,dont Ayre a été la capitale ; Elufates à ceux d’Eauíe ,6c Auschi à ceux d’Aux (Auch.) Garites étant dans Cé-sar entre Elufates 6c Aufci , ne peuvent répondre qu’aucomté de Gaure qui est entre Eause & Aux, tirant versLectoure ; ainsi l’affiette de ces peuples, suivant notreexplication, est dans le même ordre que celle de César.Voici, ajoûte-t-il, l’explication que les PP. Monet 6cLabbe ont donnée à Garites . L’un ÔC l’autre ont voulucensurer mon ancienne Gaule, ôc donner un échantillonde leur grande capacité en cette matière.
Le P. Monet parle ainsi dans fa Géographie de laGaule. Garites feu Gaurites incola funt G aurai convallisapud Convenas (Comte dcGaurc') cujus oppida quadamhodie cerfentur , fed ignota Romanis, ut Baumontium tGranata , Gimontium : de quibus egimus in Cor.venis .II y a ici de quoi admirer l’éxcelìence de la Géographiedu P. Monet. Gaurites est un nom íùppofé , César étantle seul des anciens qui ait cité ce peuple , il ne nous estpas permis d’en changer une seule lettre , fans de for-tes raisons. Gaurce Convallis apud Convenas. II n’y apoint de vallée de Gaure dans le diocèse de Comminges ,mais bien la vallée d’Aure. Comté de Gaure ; le comtéde Gaure, qui est près de Lectoure, est fort éloigné de lavallée d’Aure, qui est engagée clans les Pyrénées ôc dansle diocèse de Comminges. Cujus oppida Baumontium ,Granata , Gimontium. Toutes ces places ne font ni dansle comté de Gaure, ni dans la vallée d’Aure, non pasmême dans le Comminges, en quelque sorte que l’onpuisse l’entendre, soit sous le nom de Diocèse , soit fous
le nom de Comté.
Le Phare de L ancienne Gaule du P. Labbe est prés-qu’aussi fautif. Garites feu Gaurites Moneto , alifque ;peuples de Val & comté de Gaure , pays de Gavaraan :quoi non sud caret verifimilitudine. Gaurites, commenous avons, dit, (c’est toujours Sanfon qui parle) estun nom supposé par le P. Monet. Alifque; je ne croispas que le P. Labbe puisse montrer un feu 1 auteur , aprèsle P. Monet, qui ait osé changer Garites en Gaurites .Le Val 6* Comte de Gaure. II stut , 6c tombe dans lamême faute que le P. Monet, confondant la vallée d’Aure,qui est au diocèse de Comminges, avec le comté deGaure, qui est du diocèse d’Alix, mais près de Lectoure.Pays de Gavardan. Le P. Labbe n’a pas ici suivi la der-niere partie du P. Monet : il veut mettre du sien Scmontrer qu’il ignore que le Gabardan , dont la princi-pale place est Gabarret, est différent du comté de Gaure,ÔC que le comté de Gaure 6c le Gabardan font biencìifférens de da vallée d’Aure. Le Gabardan est entreEause 6C Basas , 6c le comté de Gaure est entre Aure6c Lectoure ; la vallée d’Aure est entre le Bigorre 6cle Commingeois, enfoncée dans les Pyrénées, 6c à lasource de la Nestes, qui tombe dans la Garonne, prèsde Montregeau, non loin de Saìnt-Bertrand de Com-minges. Voilà de mes censeurs, conclut Sanfon.
GARIZIM, selon D. Cálmet, D id. montagne de laPalestine, près de Sichem, de la tribu d’Ephraïm, 6cdans la province de Samarie. La ville de Sichem étoitau pied des montagnes d’Hébal qui étoit très-stérile, 6C deGarizim qui étoit très-fertile. Dieu avoit ordonné qu’a-près le passage du Jourdain les Hébreux iroient aux