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monts Hébal Sc Garizim, ( a ) St que Ton partagerait lesdouze tribus -, que six serment fur le mont Garizim , Scsix fur le mont Hébal. Les premieres dévoient pronon-cer des bénédictions en faveur de ceux qui obíërvoientla loi du Seigneur, St les autres des malédictions con-tre ceux qui la violeroient. Après Je passage du Jour-dain , Jofué ( b ) exécuta ce que le Seigneur avoit ordonné.II alla avec tout le peuple au mont Hébal, y bâtit unautel, y offrit des holocaustes , St partagea le peuple ,selon Tordre du Seigneur. * ( a ) Dtuttr. c. 11, v. 29 ,c. 27, v. 12. ( b ) Jofué , c. 8 , v. 33.
Eufebe , in Lods ; S. Jerôme, & après eux Procope
médaille où ce temple est représenté avec plusieurs degrés»Procope, in Deuteron . dit qu’ii y en avoit stx censmille un ; mais un voyageur ancien , qui vivoit fousTempire de Constantin , n’y en met que trois cens.
Joseph, Antiq. L 13 , c, 6 , raconte une dispute quis’éleva en Egypte, fous le régné de Ptolomée-Philo-métor , entre les Juifs St les Samaritains, au sujet deleur temple : les Samaritains foutenoient que celui deGarizim étoit le seul vrai temple du Seigneur , St lesJuifs prétendoient que c’étoìt celui de Jérusalem. Ladispute fut portée devant le roi. On nomma des avo-cats de part St d’autre. On convint que ceux qui dé-fendraient mal leur cause, St qui perdraient leur procès ,
de Gaze in D enter. St Scaltger in Euseb. ont cru que fendraient mal leur cause, St qui perdraient leur procès,ces monts 11e font pas près de Sichem , mais à Torient feraient condamnés à mort. Ils promirent réciproque*de Jéricho St de Galgal, St que ceux qui portoient ce ment de ne produire que des témoignages de la loi.nom près de Sichem , n’étoient pas ceux que Moise avoit Andronique. avocat des Juifs , parla le premier. Scdéíìgnés dans le Deutéronome. Saint Epiphane, Harts. 9
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Andronique, avocat des Juifs , parla le premier, w.prouva si bien l’antiquité du temple de Jérusalem, patles Ecritures, par la fuite des pontifes, St par la consi-dération que les rois d’Asie avoient toujours eue pour cesaint lieu, pendant qu’ils n avoient pas même pensé autemple de Garizim, que le roi St ses amis lui donnè-rent gain de cause, St ordonnèrent qu on mit à mort.... Sabbaeus St Théodosius, avocats des Samaritains. Si ce
Tant que les Hébreux demeurèrent bien unis, 8tqu’une récit de Joseph est vrai, les Samaritains abandonnèrentfeule religion régna parmi eux, le Garizim n’eut rien qui bientôt le culte de Jupiter Grec , qu’ils avoient reçu parle distinguât des autres montagnes du pays : on nè voit> politique, sous Antiochus-Epiphanes ; car toute cettepas même que, fous les rois d’Israël, il fe soit fait re- .dispute suppose qu’il étoit adoré à Garizim & à Jéru*
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place, lans fondement, ces montagnes au-delà du Jour-dain. Garizim étoit ii près de Sichem , que Joatham ,fils de Gédéon, parla du sommet de la montagne aupeuple de Sichem , assemblé au pied de Garizim, 8tle sauva fans qu’ils pussent le pourlùivre. Judic . c. 9,
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l’idolâtrie, St fit chasser par Néhémie , Manassé, fils deJoïada, St petit-fils du grand-prêtre Eliasib, pour avoirépousé la fille de Sannaballat, gouverneur de Samarie.S. Epiphane, Hxrcj. '9 , Sc Procope, in Deuttron.disent qu’alors les Samaritains ôterent les idoles qui étoientau-deslus de leurs maisons , St les mirent dans une ca-verne du mont Garizim , &t qu ils continuèrent à lesadorer sccrettement, en se tournant toujours de ce côtédans leurs prières ; St depuis que Manassé , gendre deSannaballat, eut bâti fur le Garizim, par la~permiíIìond’AlexanJre le Grand, un temple au vrai Dieu, lesSamaritains allièrent le culte du vrai Dieu à celui desidoles cachées fous le Garizim ; ce qui vérifie cette pa-role de TEcnture. Ils commuèrent à adorer les idolesdes nations d’où ils tiraient leur origine , quoiqu’ils ado-rassent aulli le Seigneur. * Joseph , Antiq. 1 . 11, c. 8. Reg.1. 4, c. 17, v.
Mais cette tradition des idoles cachées sous le montGarizim 11'est fondée ni lur PEcriture, ni fur Joseph, nifur les historiens Samaritains. Ces derniers, dans leur
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Jupiter le Grec ou l’Olympien , jusqu’au tems de JeastHyrcan , Machabée qui le détruisit, Antiq. L 13 , c. 17.Gabinius , gouverneur de Syrie , le rétablit, en réparantSamarie, à qui il donna son nom : (*) ce fait n’est pasbien distinctement dans Thistoire. II slì cependant cer-tain que, du tems de-Notre-Seigneur, ce temple fub-sistoit, St que le vrai Dieu y étoit adoré, puisque laSamaritaine lui dit, en lui montrant le Garizim : (k) « Nos» peres ont adoré fur cette montagne , St vous dites» que c’est à Jeruialein qu’il faut adorer. On assurequ’Herode le Grand , ayant rebâti Samarie, St lui ayantdonné le nom de Sébajle , en l’honneur d’Auguste, voulutobliger les Samaritains à venir adorer dans le templequ’ii y avoit érigé ; mais ceux-ci refusèrent constammentd’y aller, St ont continué jusqu’au j ourd’hui à adorer leSeigneur fur cette montagne. * (f) Jul. A fric. in SyncelliChronïco. (b) S. Jeun , c. 4, v. 20.
GARMAA, sa.pya.ii Ortélius dit : II semble que cesoit un bourg de Thrace , Sc cite Procope au quatrième
..... -___ — -, - — Livre des Edifices.
Chronique, assurent que Jofué bâtit un temple fur le Ga- GARMIEN, ancienne ville fur les frontières dePInde.rizim,qui fut desservi par des prêtres de la famille d’Aaron, Abulgasi-Kan ën fait mention dans son Histoire ginéalo -dont le premier grand-prètre fut nommé Rus , duquel gique des Tatars , p. 289 ; Sc son traducteur dit, à lafont descendus tous ceux qui ont servi fur cette montagne note de la même page, que d’a.itres historiens Orientauxjusqu’anjourd’hui. Cette Chronique porte une tradition la- nomment Gayia ; qu’on n; la connolt plus sous cefausse qu’il est inutile de réfuter , même de citer. II faut nom, Sc qu’elle doit avoir été située quelque part fur less’en tenir à J oieph : voici ce qu’il dit , Ant. L 1 1 , frontières des Indes , vers les 33 d. de latit., entre Cau-c. 8 , fur Torigine du temple de Garizim. Manassé, petit- dahan Sc Caboul , ou Hami.
fils du grand-prêtre Eliasib, Sc frère de Jaddus, grand- GARNACA , r*?a n », ville ancienne de la petiteprêtre des Juifs, ayant été chassé de Jérusalem , Sc fous- Arménie, au département de la Muriane, selon Ptolomée 'frant impatiemment de lé voir privé de 1 honneur Sc des L 5 , c. 7. *
avantages du sacerdoce , Sannaballat, son beaupere s’a- GARNACHE, (la) ville de France ,au bas Poitou 'dressa a Alexandre le Grand , qui assiégoit alors Tyr, fur les confins de la Bretagne : elle a un ancien châteauSc lui ayant prêté obéissance pour la province de Sa- assez bon, Sc est à deux lieues de Machécou au midimarie , dont il étoit gouverneur, lui offrit encore huit en allant vers les Sables , Sc à sept de Montaigu au cou-.mille hommes de bonnes troupes ; ce qui disposa Alexan- chant, en passant vers l’iste de Bouin. * Baudrani .
dre à lui accorder ce qu’il lui demandoit pour son gendre edit. 1705. %
f* pour un grand nombre d’autres prêtres, qui, s’étant GARNJE, port de mer d’Italie , dans la mer Adria-trouvés engagés , comme soi , dans des mariages con- tique , auprès du mont Gargan selon Pline II*
Jul? 5 à l a lo1 ’ noient mieux aime quitter leur patrie c. n. Holsténius croit que c’est le même port qu’oa
que leurs semmes,Ses étoient venus joindre a Manaíle dans appelle Redia. r
Samarie. L e temple fut donc bâti fur le Garizim,, SC GARNATHAH : c’est ainsi que les Arabes écrivent
conucre au Dieu d’israël ; Sc comme la montagne etoit le nom de Grenade , ville d’Espagne. Chez eux, Gar-tort haute , on y plieurs degtés pour la commodité nathi veut dire un Grenadin • Sc ils appellent ainsi er*du peuple. Lorsque le roi Antiochus-Epiphanes eut coin- Afrique les familles Arabes qui y ont passé d’Espagne,mence la persécution contre les Juifs, les Samaritains parce que le royaume de Grenade y a subsisté pl uslui écrivirent pour le supplier de permettre que leur long-tems que les autres royaumes que les Maures vtemple de Garizim, qui jusqu’alors avoit ete consacré à poíìédoient. > . 1
un Dieu inconnu Sc fans nom , fùt dédié à Jupiter le GARNERET, golfe de la mer Adriatique. CorneilleGrec 3 ce qu d leur accorda feulement. Ou trouve une dit qu’il est vers la côte d’isine, Sc cite Wheler. C’est