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Tome troisième. G - L.
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Tels sont les peuples Gaulois qui eurent part aux ëtablisse-mens en Italie. 11 y en avoir tans doute bien d’autres , dontl’histoire ne parle vzs.*Doujat,Suyp\. de Pater culus, p.2.3 5.

Environ trois cens ans après les premiers établisse-mens de ces Gaulois Cisalpins, ils attirèrent les Trans-alpins , St leur donnerent entrée fur les terres des Ro-mains. Ils marchèrent contre la capitale qu’ils prirent,

6c dont ils ne firent qu’un monceau de raines. Sans Man-lius, le capitole auroit été pris ; Sc fans Camille , on alloitleur payer de grandes contributions. Après avoir ainsimanqué leur coup, ils ne purent plus s’oppofer à l’ac-croifìement dç la puissance Romaine , contre laquelle ilsse maintinrent quelque te m s ; mais enfin ils en furent ac-cablés. Lorsque Pyrrhus taiíoit la guerre en Italie, les Gau-lois détachèrent, fous la conduite de Brennus , un corps detroupes qui patìaen Macédoine,où ils firent des conquêtes'.

Ce même peuple pénétrajusque dans la Thrace, Sc alla fon-der dans l’Asie le royaume de Galatie. Voyez ce mot.

Malgré cet affoibhffement, ils- fe conservèrent libresassez long-tems ; les nouveaux renforts , qu ils recevoientde la Gaule Transalpine, remplissoient le vuide que pou-voir laisser parmi eux le départ des différens corps qui ferépandirent dans l’Ulyrie St la Pannonie. Ceux qui étoientTestés en Italie, étoient toujours opposés aux Romains.

La république n’avoit point d’ennemis auxquels ils ne fejoignissent pour la traversin. Ils parvinrent à former unenombreuse armée de Gaulois tant d’en-deqà que de delàles Alpes. Ils demandoient aux Romains quelques terresde plus que ce qu’ils avoient, quoiqu’ils fussent maîtresdu Picenum , ou de la Marche d’Ancone où Sinigagliaporte encore leur nom. Les consuls trop foibles pour lesrefuser, St risquer dc perdre une bataille , les renvoyèrentau Sénat. Les négociations traînèrent en longueur ; Stpendant ce tems, la mésintelligence étant survenue en-tr’eux, ils fe détruisirent les uns les autres, St fe mirent,par leurs propres armes, hors d’état de conserver le Pice-num que les consuls leur enlevèrent., Sc partagèrent entreleurs soldats. Cette perte fit faire aux Gaulois de nouveauxefforts. Les Boiens Sc les Iníùbriens firent venir de laGaule Transalpine de nouveaux secours, Sc fe llatoientque leurs ennemis, attaqués alors en Espagne , ne pour-roient suffire à tant d’aílauts à la fois. Ils furent trompés :les Romains cédèrent aux Carthaginois tout ce qu’ils vou-lurent ; firent marcher tout ce qu’ils purent avoir d’hom-mes capables de porter les armes ; sonnèrent une arméede plus de trois cens mille hommes de pied, Sc soixanteSc dix mille chevaux , Sc après plusieurs victoires, qu’ilspayerent aslez cher , poussèrent les Gaulois jusqu au-de-là du Pô , qu’ils passerent pour la premiere fois , prirentMilan Sc subjuguèrent l’Infubrie. Les succès d’Annibal Scson passage en Italie ranimèrent l’espérance des Gahlois,

Sc fe joignant à lui, firent un dernier effort pour leurliberté. Ils eurent part aux revers de cet allié ; Sc Romemaîtresse,de Carthage fa rivale, Sc de Corinthe qui luiavoit fait la guerre , tourna les forces contre eux. Les Ro-mains «étendirent jusqu’aux Alpes, Sc enflés de ces suc-cès , passerent cette barrière, Sc conquirent le pays des Sa-lyens, qui est la Provence. Sextius, leur général, y éta-blit une colonie {Aix , ) Aqua Sextia, ) qui, dans sonnom latin, conserve encore son nom. Cette conquête futréduite en province Romaine ; Sc comme Narbonne yétoit comprise-, on appella cette partie de la Gaule ,Gaule Narbonnoife , premiere partie de la Gaule Trans-alpine , Sc qui neutre point dans la division que César faitde la Gaule en trois parties , parce qu’il a regardé celle-cicomme pays Romain.Domitius défit les Auvergnats,Fabiusdompta les Allobroges', les troubles qui agiterentRome,parl’ambition de Sylla, ne permirent pas de conserver cestif ils avoient acquis;on le reperdit après de rudes défaites :ì honneur defujuguer les Gaules étoit ïéfervé àlules-Céfar.

. Après que les Gaulois au midi des Alpes, ou Cifal-pms, furent soumis , il furent incorporés dans le peupleRomain^ Sc en prirent l’habit ou la toge; de-là vint àCisalpine le surnom de Togata. On la nomma. atii» Galli a citerior par rapport aux Alpes.

La Gaule cònquile au-delà des Alpes, 6c réduite enprovince Romaine , conserva son ancienne maniéré des’habiller , 6c on lui donna le surnom de Braccata , àcause d une espece de haut de chausse appelle Braccce ,par opposition a la Cisalpine où la toge, c’est-à-direl’habillement Romain, étoit en usage.

Dans la Gaule qui étoit à conquérir avant César, ôAlaissoit croître les cheveux, au lieu que les Romains lesavoient fort courts. Cela lui fit donner le surnom de Co*mata ou chevelue ; on çeut voir dans les remarqués del’abbéde Vairác, furies Commentaires de César, cl’au-tres savantes étymologies de ces noms. II vaut mieux yrenvoyer le lecteur que de les inférer ici.

La Gaule Chevelue, ou la Gaule de César, ou»si l’on veut, la Gaule proprement dite, se divisoit en troisparties. La premiere, au septentrion, étoit habitée par lesBelges ; la seconde par les Aquitains ; Sc la troisième ,c’est-à-dire la partie du milieu, par les Celtes ou Gau-lois. Tous ces peuples, dit César, sont différens de lan-gage , de coutumes Sc d’usages. Les Gaulois font sépa-rés des Aquitains par la Garonne , Sc des Belges par laMarne Sc par laSeine.Voyez les articles particuliers de ces

trois parties aux mots Aquitaine, Belgique Sc Lyon-NOISE : car c’est le nom au’Auguste donna a la Celtiaue.

noise ; car c’est le nom qu’Auguste donna ala Celtique.

Voici une liste des peuples dont César fait mentiondans ses Commentaires : nous n’y joindrons point le nommoderne, parce qu il "y en a plusieurs dont il n’est peut-être pas encore assez décidé ; Sc cl’ailleurs on en trouvel’explication aux articles particuliers.

Life des peuples nommés par Juhs-Cèfrr,Acluatici , Latobroci,

Asdui,

Albici,

Allobroges,

Ambarri,

Ambialites ,

Ambiani,

Ambibarri,

Andes,

Antuates,

Areçomici, partie desVolcas ,

Armoricœ Civitates ,Arverni,

Atrebates,

Aulerci,

Auscii,

Batavi,

BelgL,

Bellocasses ,

Bellovaci,

Bigerriones ,

Bituriges,

Boïi ,

Brannovices,

Cadetes,

Cadurci, .

Csereli,

Caletes,

Carnutes,

Caturiges,

Cenomanì, partie desAulerci

•y*

Centrones, en Taren-taise ,

Centrones, auxPays-bas^L^xbt\ï\ rles mêmes qu’Eburones,Tarasâtes,

Lemovices,

Lepontii,

Leuci,

Levaci,

Lexovii,

Lingones,

Mandubii,

Menapii ,

Morini,

Namnetes,

Nantuates ,

Nemetes ,

Nervii ,

Nitiobriges jOsismii,

Pazmani,

Tarisss,

Petrocorii,

Pictones,

Pleumosii,

Preciani ,

Rauraci,

Rhedones,

Rhemi,

Ruteni ,

Santones,

Sebusiani, ou Segusianì 2Seduni,

Segni,

Senones,

Sequani,

Sefuvii, ou Sefui»Sotiates,

Sueífiones,

, ou Sontiates

Cocofates,

Condrusi,

Curiosolitse,

Diabîintes, partie desAulerci,

Eburones,

Eburovices ,partie desAulerci,

Elufates ,

Estui,

Gabali,

Garites,

Garocelli,

Garumni,

Garduni,

Grudii,

Heleuteri ,

•Helvetii,

Helvii „

Tectofages, partie deiVoici,

Tolofates,

Treviri,

Tribocci,

Tullingi,

Turones,

Vangiones ,

Vellauni,

Yellocasses ,

Unelli,

Veneti,

Veragri,

Veromandui,

Vocates ,

Vicontii ,

Volcse , divises en Teclo*sages & Areçomici,