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Tome troisième. G - L.
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monastères. Le château a été bâti par l’empereur Fré-déric I. Qn le nomme die Burct; il est séparé de laville, L’an 1401, elle fut comptée entre les autres villesimpériales à la diète de Nuremberg. A un mille decette ville, fur une haute montagne, est le château deRonnebourg , autrefois résidence des comtes d’I-senbourg, à qui il appartenois. * Zeyler , H assise, &c.Topogr.

GELOEES. (les) Voyez Jalofes.

1. GELON. Voyez Gelmon.

2.. GELON , fontaine de l’Asie mineure, dans laPhrygie, assez près de la ville des Célenes, selon Pline,/. 31, c. z. Voici le passage qui est remarquable : à peude distance de la visie des Célenes, il y a deux fon-taines nommées Cl/EON & Gelon , à cause des effets

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portent moudre à deux moulins qui font fur la rivièred’Huet - Erguila, qui entre dans une autre que l’on ap-pelle Gorgor , qui i'e décharge dans celle d’Ommirabi,& toutes ensemble se rendent dans FOcéan , près de laville d’Azamor. * Marmol. t. z , !. 4, c. 39.

GEMAA-EL-HAMEM , félon Corneille , Dia. tiréde Marmol, 1 . 4, c. 19, ville ancienne d’Afrique, dansla province de Fez propre , fur le grand chemin deTedla à Fez. Les historiens du pays diìent qu’Abdulmu-men, roi des Almohades, la fit bâtir à cinq lieues deMiquenez, dans une grande plaine où il y a un bainnaturel. Ptolomée la nomme Gontìane , selon les Tablesmodernes, & la met à 7 d. 40' dé long. & à 33 d»3 o' de latit. Elle fut détruite dans les guerres de Sayd ;on ne l’a point repeuplée depuis : il n’en reste plus íùf

marqués par ces noms grecs. Dans cette langue Kâcuhz P' e d que les tours &í les murailles : on tient un majche

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lignifie pleurer , & T’eAÍy rire. La premiers fontaine nom-mée Clozon faifoit pleurer, &C la seconde nommée Gelon ,faiíoit rire. Tel est le sens de Pline, qui seroittrès-obfcur,íì ces deux noms n’étoient pas expliqués.

GELONIUM Stagnum , étang de Sicile. Son odeurétoit fi mauvaise qu’elle chassoit ceux qui en vouloientapprocher. C’est ce que dit Solin, c. 5, éi. S aimas. Or-télius Thés. &c Saumaife, ln Solin. p. ïxó, croient qu’ilprenoit ce nom de la ville de Gela

tous les Dimanches, à demi-lieue de cette ville, & tousles Arabes & les Béréberes du pays y vont vendre leursgrains & leur bétail, leur beurre, leur laine, leur cire ,&c. On l’appelle le marché de Hat-Tarna rtoutes lescampagnes d’alentoursont possédées par les Arabes d’íbni-Mélic - Sofian, qui n’ont point souffert qu’on Fait re-bâtie.

* Marmol oublie qu’il a déja placé Gontiana à Gemaa.Ptolomée n en marque qu’une qui ne sauroit répondre à

GELONS , (les) Geloni, ancien peuple de la Sar- deux villes diversement situées

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Ils

marie , vers le Borysthene , selon Pline , /. 4 , c. i z.étoient Grecs d’origine, Herodot. I. 4 , c. 108 , & voi-sins des Budìns, & des Agathyrfes, mêlés avec les Budins,originaires de la Sarmatie ; ils se confondirent si bien en-semble , que la ville des Budins, qui étoit bâtie de boisfut nommée GELONUS. Ces deux peuples avoient cepen-dant un langage particulier, comme le remarque Héro- c * . - 7 " " t" ’r:-, . -, v a ull quartier

dote. Ils prirent quelques maniérés des Barbares; entre ^ ei j !S boutiques sont bien rang-ss ^ n,,

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f MAAJEDID, place forte en Afrique , sûr une. e lnont;1 gne, appellée Sicsive , qui en a encore d’an-aux environs, dans la province de Maroc propre., 6 f P us c e . douze cens habitans, la plupart mar-J’ w' art ù' a . ns , & assez civils , à cause du voisi-]P e - e . -i a V° C ’ *í S ont un juge, des notaires & un- C P ,,S * 1 s * ont siìen vêtus á leur maniéré , leurs places

autres, la coutume de se peindreGeorg. I. z, v. 113 , dit :

le

corps, Virgile ,

Eoasque iomos Arabum piclosque Gelonos.

Servius entend par cette peinture des cicatrices qu’ils se fai-soient sur la peau : ce qui s’accorde avec ce que dit Clau-dien , In B.usn. I. 1 , v. 315.

Membraque qui serro gaudet pinxijse Gelonus.

GELONUM, ville de la Sannarie, en Europe, fé-lon Etienne 1c géographe : Ortélius la croît différente deGelonus , ville des budins, laquelle étoit bâtie de bois,

au rapport d’Hérodote. Vovez Gelons.

GELOS, port de mer d’Asie, clans la Carie, selonPline . cité par Ortélius, Thés

GELUC.HALAT , lélon tíaudrand , éd. 1705 , ma-rais ou lac de l’Arménie , vers les frontières de la Géor-gie : il est assez étendu , comme un grand lac où il entrequatre rivières : on dit qu’il a plus de trois journées decircuit. Voyez Actamar.

GELVES. Voyez Gerbes.

GELYS, peuple ancien dont parle Asiníus Quadra-nts , au rapport d’Etienne le géographe.

GEMAA, petite ville d’Afrique, dans le royaumede Fez. Ptolomée lui donne le nom de Gontìane, lamet àsituée

par les anciens Africains, fur un tertre qui est assez, re-levé; elle est fortifiée par Fart & la nature. Elle étoithabitée par des voleurs, dont on ne put jamais arreterles brigandages , ce qui engagea Abufaid, penultiemeroi des Bénimérinis, à la détruire : elle n’a point ete re-

pour les Juifs, parmi lesquels font plusieurs marchands& artisans : les femmes font belles, & les hommes fortjaloux. Au milieu de la ville est une grande Skbeìle mos-quée , avec le palais du prince, qu t met fur pied troismille chevaux, & quarante mille fantassins , dont il y aplusieurs tireurs. Dans les vallons d’alentour, font debeaux vergers, où l’on recueille toute forte de fruits :il y a aulsi plusieurs terres qui portent de Forge, dulin , du chanvre & du millet. La ville de Gerrtaajedid ,est à vingt-cinq milles de Maroc , & doit fa^ fondationaux Hentetes de la tribu de Muçamoda qui s’y habituè-rent , il y a plus de deux siécles. La riviere dEcitelmelprend fa source au bas , & tire son nom du mot A tri-cain qui veut cìire bruit , a cause qu elle en tait beau-coup en se précipitant du haut d’une montagne ; elleforme ensuite un étang large Sc profond, d’où elle coulepaisiblement dans la plaine. Quand les chérifs commen-cèrent à régner, Muley Idris étoit maître de cette ville,& se faifoit appeller roi de la montagne, pat ce que laplus grande partie relevoit de lui ; aussi prétendoit-il à lacouronne d’Afrique, comme descendu des Almohades»Ceux de cette maison sont à demi-Maures , & ont lacouleur de coing cuit : ils font de la secte de Mohaydin,qui est en grande vénération dans tout le pays. Onnourrit force troupeaux de chevres en la montagne, &cc’est une des plus riches habitations du mont Atlas

— . .... _ _ _„ Elle paye tous les ans avec ses villages trente-cinq mille

à 7 d. 3e/ de long. & à 34 d. 3cri de latit. Elle est pistoles de tribut à son prince. * Corn. Dict. &C Marmol ,îe au pied de la montagne cle Jarhon, & a été bâtie f Z , c. 36.

GEMAN , riijuàv, village de la Palestine, dansfo grandchamp de Samarie, selon Joseph. De Bell. Ju a ■ ■ >

c. 11. Lat. c. zi.Gr. _ ,, v riíiÉ-

GEMAR, Gemer ( prononcez GueM) 0 .

MER, Gamaringa, bourg de France, eti Allace, a

Peuplée depuis : tout le pays d’alentour est habité par de gauche du bras de FUI, qui passe à Schélestadt ; auprès

— _. . i i % r j 1 - W ‘ 1 . . . 1 E . .«m ~

* -, ~ forent de bridantlage. * Marmol,

pauvres Arabes, qui vivent

í ’ rùl'íV» C r-Pfo loir &N oetite ville du royaume dee RMaà-EL-CàPv ' Elle a été bâtie par Ja-

Fez, dans la province d Asga - ^ bosd d , une nviere

cob, roi des Bénimérinis » uir

le bord

nommée Huet E^úïa , fo dans une plaine fur le grandchemin de Fez à larache. Elle étoit /‘ clle ’/°,. rt P eup cedu teins de ce prince, ík fous le régné de ses succes-seurs ; mais ayant été détruite dans les guerres c <_ aye ,elle ne s’est point repeuplée depuis : les Ar y 1 ■Mélic-Sofian possèdent le pays qui est aux envi . ,

serrent leurs bleds dans des caves de la viue . 1

de la jonction de la riviere de Strenbac avec FUI. Co -neille en fait une ville. * Sengre , Carte de l’Alsace.

GEMBLACUM. Voyez l’article suivant. .

GEMBLOURS, petite ville des Pays-bas, titrede comté, dans le Brabant. Bailiet dit, CeM®GEMBLOURS, GlBLOU, ou Gl 3 LEU, en a . ^

MELAUS.& GEMBLACUM. II est, dit-d , dan le Bra-bant Wallon , à trois lieues de Namur, ix ce

Louvain. Aubert le Mire , Origin- Cœno . e gic. p. 95 ,dit en latin GeMBLACUM , ou selon es anciens Gem-MELACUM , très-anânne ville du Bra ailt, autrefois dudiocèse de Liège, & présentement de Namur, a sixTome llU R