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» ^p PLEVRE , montagne des Alpes, entre la France, ì, . Ê- On y passe , lorsque l’on va du Dauphiné ouà nnançon à Sézane, & de-là à Suze ou à PigneroLvix/ ^ ans cette montagne que la Doria prend fa source.MM. Baudrand, Maty & Corneille attribuent à la France& au Dauphine cette montagne ; mais cela a été régléautrement par le traité d’Utrecht, entre la France & leà de Savoye.Par le quatrième article, Sa Majesté très-
•chretienne a cede a ce duc la vallée de Pragelas.
Les vallées d’Oulx, de Sézane, Bardonache & de Châ-teau-Dauphin,, & tout ce qui est à l’eau pendante desAlpes, du cote de Piémont, &c. Ainsi cette montagneoc tout le reste -de cette chaîne, que l’on comprend sousle nom de mont Viso , mont Genevre , &c„ sert de borneentre les deux états, de sorte que la séparation est à leursommet. Ce qui est à l’orient des sommités , pour parlercomme MM. les plénipotentiaires , est. au Piémont ; &tout ce qui est au couchant, est à la France.
GENGEN. Voyez Giengen Sc Rhiusiava.GENICHEHER : M. Corneille dit : ville d’Asie dansla. Bithynie , située proche de Nicée. Ortélius Sc Busbeqla nomment Genisar: ce mot Genicheer, veutdire Ville-neuve : on l’appelloit anciennement Neapo-Lis. Ortélius, dans fa carte de la Turquie, met Genisarville au levant d’été d’Isnich, qui est l’ancianne Nicée.Busbeq, Epìfi. l, p. 79, écrit Genysar; ProfecliNicœá venimus Jenysar : ex Jenysar Ackbyuck , Sec.Ortélius parle bien de Genichissar; mais c’est,dit-il,lenom moderne d’un cap du Bosphore de Thrace,du côté de l’Europe, nommé parles anciens Romains Her-nies um Promontorium , Sc par les Grecs d’aujourd’hui N en-castre. Ce cap n’a rien de commun avec la ville dont il estquestion dans cet article. M. de l’Iste, dans la carte qu’ilu dressée sor les méritoires du sieur Lucas, nomme cetteville Jeni-cher, au couchant d’été de Brousse, Scentre deux le village d’Arnaji, qui est au midi d’un lac,au nord duquel la ville de Nicée étoit située. Le voya-geur lui-même décrit ainsi le chemin de Nicée, à Jeni-cher, 1 .part. c. xi, p. 72.. Je sortis de Nicée le 25 aumatin ; nous eûmes le lac à notre main droite, Sc nousle côtoyâmes pendant une bonne heure Sc demie : en-suite nous compiençâmes à monter de fort hautes mon-tagnes ; le chemin nous en parut des plus rades, Sc nousdura près de deux heures : au plus haut sommet, nous nousreposâmes environ une heure daà un village appelléDivrain , qui n’est habité que par des Grecs : enfinnous descendîmes par une pente fort douce dans uneplaine des plus agréables ; après y avoir marché pen-dant deux heures Sc demie, nous arrivístnes à Jenicher.La ville est fort petite, inais jolie : tous les vendredis ilfe tient un grand bazar : on y vend presque de tout ;mais le principal commerce est des chevaux que les Tar-tares y amenent.
GENICHISSAR. Voyez Hermium.
GENILLÉ, bourg de France, enTouraine, électionde Loches.
GENITE ; Dictys de Crete, de Bell. Trojan.ì. 2 ,nomme ainsi une ville amie de Troyens.
GEN 1 TH, bourg de Francedans le Limofin , élec-tion de B ri ves. .
GENLADE, riviere d’Angleterre. Bede en fait men-tion dans son Histoire ecclésiastique, c. 8.
GENLIS, Genliacum , bourg de France, en Picardie,au diocèse de Noyon, à une lieue au nord de Chauny ,avec titre de marquisat. II y a près des bois une abbayede Prémontrés réformés, qui étoit autrefois des filles del’ordre de S. Augustin.
GENNABAR , village d’Asie, vers l’Arabie Petree.^gesippe, /. 4, c. 16, & Joseph de Bell. Jud. I/5 , c. 4,en sont mention.
GENNELA, ville de France, dans la Gascogne , audiocèse d’Acqs : elle a 2426 habitans.
t-GENNES, ou S. Veterin de Gennes,bourg de France, en Anjou, clans sélection de Sauinur.
2. CENNES ; il y a quelques villages de ce nom enFrance, dans les provinces de Franche-Çomte, d Anjou,de Bretagne.
3-GENNE s , v iu; d’italie. Voyez GÈNES.
GEN O aE I, ancien peuple de Grece , entre lesMolosses, & aux confins de l’Epire & de la Thessa-lie , selon Etienne le géographe , qui cite le quatrième
livre de Rhianu’s, de PHistoirè de Thessádò’stiqtìe.GENONIA. Voyez S1 nu nia.
GENOSA, bourg d’Italie au royaume de Naples»dans la province d’Otrante, aux frontières de la Basili*cate fur un torrent qui tombe dans le Brandano, environà dix milles de la côte, selon M. Baudrand, à onze deTorre de Brandano, selon Magin.
GENOVESATO, nom italien de l’état cle Genes,pays d’Italie. Voyez Genes.
GENOUILLAC, ville de France, dans le bas Lan-guedoc , au Diocèse d Usez.
GENOUILLAT, bourg de France, dans la Marche,dans sélection de Gueret.
1. GENOUILLÉ, bourg de France, en Saintonge,dans sélection de S. Jean-d’Angely.
2. GENOUILLÉ, bourg cle France, au pays d’Aums,élection cle la Rochelle.
3. GENOUILLÉ, prieuré de France , dans le Poitou,
élection de Niort. n
GENOUILLY, bourg de France, en Berry, dansPélection tPíffoudun. II appartient au chapitre de lasainte chapelle de Bourges, à laquelle Jean duc de Berryle donna en 1404. ' . ,
GENOZZAR; c’est la même chose que Genez a-Reth , & Cenereth.
GENPING, ville cle la Chine dans la province deQuanton , au département de Chaoking, sixième métro-pole de la province. Elle est de quatre degrés quarante-*neuf minutes plus occidentale que Pékin, par les 22 d.
40' de atitude. Atlas Sinenss.
G E N S A C, Gentìacum , bourg de FrancÊ dans laGuienríe, au Basadoìs fur la Dordogne.
GENSIMA, iste du Japon, à l’eír du royaume d’Oxu,
& la plus septentrionale du Japon, environ a cent cin-quante milles au large. II y a, dit-on, deux istes dont lesJaponois sont extrêmement jaloux, & dont ils n’ont ja-mais voulu donner connoiffance à personne. La pluséloignée &c la plus septeptrionale est nommée Gcn-Jima , c’est-à-dire iste d’argent, l’autre qui est la plusgrande, s’appelle kinstma , ou iste d'or. On prétend qu en1620, Philippe II, roi d’Espagne, envoya un vaisseaupour les découvrir, mais fans succès. On ajoute que lesHollandpis ont souvent tenté la même chose, sans réus-sir. S’il est vrai, comme le P. Charlevoix l’a écrit dansson Histoire du Japon, d’après Kœmpfer, que les vaisseauxqu’on fabrique aujourd’hui au Japon , ne peuvent allerplus de trois lieues en pleine mer, & qu il n eít paspermis d’en fabriquer d’autres , on en pourroit conclureque ces istes sont chimériques.
GENSORA. ancienne ville de l’Ethiopie , sou*l’Egypte, selon Pline, l. 6, c. 29.
G Ê N S UI, Genfuinus St Mêlas , grande riviered’Asie, selon Baudrand qui la nomme C H A L 1 B , ouCobacque. Sanson la nomme Chali° : ils fe trom-pent tous d’eux, en disant quelle passe a Angouri, quiest l’ìncienne Ancyre, traverse la grande Caramanie, laLadufie, & se jette dans l’Euphrate. II n’y a point deriviere à Ancyre ; S 1 quand il y en, auroit, ce ne peutêtre le Mêlas qui avoit ses sources assez près de Césaréèen Cappadoce, & fort loin d’Angouri. Le nom deMêlas lui venoit d’un mot grec quï signifie Noire ,les Turcs l’appellent Carafon , qui veut dire la mêmechose. Malatiah, qui est s ancienne Mélitene étoit à sonembouchure. Ptolomée , Cellarius & M. de l’Iste, dansses cartes latines, font le cours du Mêlas de la moitiéplus court que Sanson &£ Baudrand.
GENT A, ancienne ville de slnde, au-delà du Gange,selon Etienne le géographe.
GENTÉ, bourg de Frarice, dans l’Angoumoïs,élection de Cognac.
GENTERIA, ville d’Egypte, selon Métaphraste,dam la Vie de S. Paphnuce.’* Ortel. Thesaur.
GENTIAD A. Dioscoride parlant dune plantenommée Teucrion , dit qu’elle croît dans les cantonsde Gentiade &t de Cissade qui sont de la Cihcie,* Ortel. Thesaur.
GENTIANUM, nom latin de Gen^ano.
GENTICI, ancien peuple de la Gaule Namonnoise,selon Festus Avienus. * Ortel. Thesaur. ^
GENTILLI, village de France, a une lieue deParis, fur la riviere de Bièvre, en latin Gcntilìacum ai
Tome III, L ij