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Beveram. Ce village est fort ancien : il a pris son nomde Gentil , l’un de ses anciens seigneurs. II avoir appar-tenu à nos rois, avant que d’être à S. Eloi qui fut en-suite évêque de Noyon. II leur revint même dans la fuite,puisque l’an 761, le roi Pépin, y passa tout l’hiver, Scy célébra les fêtes de Noël Sc de Pâques. Le mêmeprince y assembla un concile en 7 66 pour terminer lesdisputes qui s’étoit élevées fur la sainte Trinité & sur lesimages. On volt dans un chartulaire manuscrit de l’églisede Paris, qui finit en l’an 1281, qu’il y avoit eu à Gen-tilli une tour ronde, qui étoit apparemment un reste del’ancien palais des rois. Auprès de Gentilli est le châteaude BlCESTRE. * Piganiol de la. Force , Deícr. de laFrance t. 2, z.part. p. 655 , ‘dit. Par.
GENTIL-LIEU, magnifique monastère de l’ordre desCélestins dans le diocèse d’Avignon, au voisinage dupont de Sorgues.
GENTINUS , ville d’Asie dans la Troade , selonEtienne le géographe.
GENTUNG , forteresse de la Chine dans la pro-vince de Channsi, au département de Gueiyven, pre-miers forteresse de la province ; elle est plus occiden-tale que Pékin de 6 d. i6 7 , par^o d. de latitude * AtlasSinenfis.
GÉNUA, nom latin de Gents.
GENUATES, nom latin des Génois.
GENUA Urbanorum. Voyez URSO.
GENUCLA, ville des Gétes fur l’Ister, ou, ce quiest la même chose sur le bas Danube, selon Dion-Castius, 5 1 *
GENUENSIS Ditio , nom latin de l’état de Genes.
GENUNII, ancien peuple de Bretagne. Ils «toientalliés du peuple Romain, lèlon Pausanias, in Arcadicis ,c. 43, p. 689. Ils conquirent une partie du pays desBrigantes qui les attaquèrent.
GENUSINI, ancien peuple d’Italie, dans la Bouille,selon Pline, /. 3 , c. 11.
GENUSINUS Ager; Frontin, p. 117, éd. Goefi,dans son Livre des Colonies, le met dans la provincede Calabre. II prenoit son nom de Genujìum , qui estaujourd’hui Gènosa.
GENUSUS , riviere de l’Illyrie, entre Apfus Sc Apol-lonie. César, /. 3 , c. 75, dit, à l’occasion de son voyage,depuis l’Apsus à Apollonie ; lorsque l'on fut arrivé auGenuse , dont les bords étoient embarrassés ; Sc , c. 76 :César ayant fàitpastèr le Genuse à son armée ,reprit sonancien camp vis-à-vis f Asparagìuni. * Lucain , /. 5,y. 461 , dit :
Prima Duces yìdìt junclis toncwrert CajlrisTellusquam volucer Genufus , quam moílior ApsusCircumeunt ripis.
Le P- Briet dit que le nom moderne est 1 ’ Arqenqa.
GENZANO , village d’Italie, dans la Campagne deRome , au midi de la Riccia , fur le penchant d’une col,Jine , à dix-huit milles de Rome , du côté de Terra-cine. Sa situation est charmante, Lc on y arrive par desallées à perte de vue. Quelques-uns disent qù’on l’ap-
f elloit autrefois Cynthianum , à cause de Cynthia ,ou)iane qui y étoit adorée. Genzano appartient à la mai-son de Césarini. Le vin, qui croît dans son territoire estauíli bon que celui d’Albano ; auffi est-ce le même ter-roir. Ces vins font blancs & doux. * Baudrand , édit.1705. Corn. Dict. z
GEOARIS , ancien nom d'une des iíles Eschinades ,que nous appelions présentement les Curzolaires. * P lin.I •
GEO GO N A D I, riviere d’Asie dans les Indes ,où elle arrose le pays d’Agra , selon M. Thévenot.* Voyage des Indes , p. 118 , c. 21.
GÉOGRAPHIE , ( LA) science qui nous enseigne àconnoître le globe terrestre. Ce mot est formé de f» terre,de rpdifiv, décrire. Ainsi géographie ne signifie que
description de la terre. .
On. appelle géographie propr*ment dite la sciencequi fait connoître la terre , & hydrographie , celle qui faitconnoître l’eau. Mais comme l’eau couvre une partie defa surface, on ne peut étudier la géographie fans luiassocier plus ou moins d’hydrographie.^
U hydrographie qui se borne à connoître le cours, la
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profondeur , la largeur Sc la nature des eaux, en tantquelles font partie.de la surface du globe", n’est pas unescience à part : elle est essentielle à la géographie, & ne*devient science particulière , que lors qu’examinant lesbesoins de la navigation, elle fournit aux gens de mer desrégies , pour se servir avantageusement Sc savamment deson secours, Sc que leur montrant les périls de leur pro-fession , elle leur enseigne à les éviter.
La géographe s’attache donc au globe entier ; Sc pouréviter la confusion , elle le divise en plusieurs maniérés.
Le premìere Sc la plus simple est la distinction de laterre ot de Veau ; SC c’est ce qui partage la géographie engéographie propre Sc en hydrographie. Les deux scien-ces ensemble considèrent le globe entier que nous appel-ions GLOBE TERRAQUE , orbis terraqueus ; ce derniermot est composé de terra Sc d ’aqua.
Cette masiè est appellée ainsi , parce que sa figure ap-proche de la rondeur. Une des preuves les plus sensiblesque la terre est ronde, c’est que son ombre marquée furla lune , dans le tems des éclipses, est ronde. Or sombred’un objet angulaire ou carré ne sera jamais ronde.
Les eaux répandues fur la surface de la terre en entou-rent deux grandes parties , par des mers fort étendues ;Sc ces deux parties sont appellées continens , parce quetoutes les terres s’y tiennent fans être interrompues paraucune mer. II ya d’autres parties moins considérables quela mer environne de tous côtés , St on les appelle i/hs.
Ces deux continens avec leurs ifles, forment ce que l’on.appelle l ’ancien Sc le nouveau monde. L’ancien est celuique les anciens ont connu , Sc comprend trois grandesparties,
L’Europe, aunord ;
L’Afrique , au midi ;
&C L’Asie , à l’orient des deux autres.
Leurs noms Sc leurs bornes ont varié, comme on le peutvoir dans leurs articles particuliers.
Les navigations entreprises depuis quelques siécles , ontdécouvert un grand continent, qu’on appelle le nouveaumonde, ouï Amérique. Ybyez AMERIQUE. Mais toutn’est pas découvert, Sc il y a encore,vers les deux pôles,de quoi découvrir : cela fait deux autres nouvelles par-ties , qui sont les terres inconnues Arctiques , c’est-à-direseptentrionales , Sc lgs terres Australes ou Antarctiques,c’est-à-dire méridionales. Cette division partage le mondeen six parties, qui sont :
r L’Europe.
Dans l’ancien monde A L’Afrique.
C L’Asie.
Dans le nouveau monde [ L’Amérique.
Dans le monde in- C Les terres Arctiques,connu ^ Les terres Australes.
Les uns sont exposés à d’extrêmes chaleurs , les autresaux froids les plus affreux. Les uns voient le soleil sc le-ver à leur gauche Sc se coucher à leur droite ; les autresle voient se lever à leur droite , Sc se coucher à leurgauche ; Sc tous connoissent qu’après avoir avancé jus-qu’à un certain point du ciel , il s’en retourne vers lapartie opposée. On a donc insensiblement marqué descercles dans le ciel , à mesure qu’on a observé que lesoleil Sc les planettes les parcourent dans leurs cours.L’astronomie s’est servi utilement de ces cercles imagi-naires , mais qui ont une espece de réalité, par le grandusage dont ils sont. La géographie a emprunté ces cer-cles , Sc les a appliqués ad globe de la terre. Ainsi il s’estfait une espece de communauté de biens entre Pastro-nomie Sc la géographie , dont s’est formée la géogra-phie astronomique ; c’est elle qui nous íoqrnit les méri-diens Sc les parallèles dont la rencontre marque préci-sément le lieu que chaque endroit doit occuper sur leglobe, par rapport au ciel.
Lá nature même a fait des divisions dans la surface du.globe , soit par les iners qui avancent dans les terres ,& qui séparent un pays de plusieurs côtés, comme l’Eí-pagne , l’Italie , la Scandinavie, soit par de grands fleu-ves , comme le Nil, l’índe , l’Euphrate , S te. soit parde longues chaînes de montagnes, comme les Pyrénées,