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les Alpes, les monts Krapack , le Caucase, l’Imalis, &c1 etude du globe , par rapport à ces diversités que lanature y a attachées , s'appelle la géographie naturelle.
Ces hommes, en fe multipliant , ont formé des so-ciétés. II y a eu entr’eux des gens qui,par le besoin qu onavoit d’eux,ou par d’autres raisons , font devenus les chefsde ces sociétés ; de-íà est venu ce qu’on appelle princi-pautés , royaumes , empires , Sec. D’autres peuples,lassés du gouvernement absolu, ont voulu se gouvernereux-mêmes par des magistrats qui fussent soumis aux mê-mes loix que les autres sujets du même état , 6c voilà1 origine des républiques. Ces souverainetés , ces répu-bliques n’ont pas toujours eu les mêmes bornes. Lesguerres les ont tantôt aggrandies , tantôt diminuées ; plu-sieurs peuples ont entièrement disparu ; d’autres fe fontillustrés après des commencemens très-obfcurs. Un lieucommode pour une maison de chasse, a donné occasionde bâtir un château , puis un village qui, avec le tems,est devenu une ville florissante. Tel désert a semblé pro-pre à des Solitaires pour y fuir le monde ; c’étoit lefond d’une forêt ; ils s’y est formé un monastère qui s’estenrichi ; Sc les successeurs de ces pauvres reclus font de-venus souverains d’un beau pays qui s’est cultivé auxdépens de la forêt , St qui. confient d’ordinaire unebonne ville. C’est à la géographie historique à tenirregistre de tous ces détails.
La GEOGRAPHIE HISTORIQUE a plusieurs branches.Elle doit marquer les divers états de chaque lieu ; parexemple , une ville est souvent venue d’un village. Elledoit -marquer austì les changemens de maîtres ; par exem-ple , Riga a appartenu à l’ordredes chevaliers de Prusse ;la Suede l’à poflédé long-tems ; & cette ville est pré-sentement à l’etnpire Ruffien avec lé reste de la Livo-nie. Ainsi la géographie simple dira que Riga est uneville de Livonie ; mais la géographie historique doit direà quel souverain appartient la Livonie , & marquera quec’est présentement à la Russie. Les villes St les provincesfrontières font sujettes à changer de mâìtres. La diffé-rence est grande entre Tournai, ville de France St sièged’un parlement François ; St ce même Tournay , villedes Pays-Bas Autrichiens, St cédée auxProvinces-Uniespour leur servir de barrière , St y avoir leurs troupescn garnison.
La géographie civile ou politique est celle qui décritles souverainetés , St leurs diverses parties , par rapportau gouvernement civil & politique.
La géographie eccléjìaflïque est celle qui décrit les par-tages de la jurisdiction ecclésiastique , selon les pattiar-chats, les primaties , les diocèses, les paroisses , Ste.par rapport au gouvernement ecclésiastique.
* On pourroit ajouter une derniere espece , savoir lagéographie phyfique. C’est sous cette classe qu’il faudroitranger les auteurs qui ont recherché les changemens quele déluge a causés fur la surface de la terre , comme Bur-net, ‘Woodvard, St autres , St les écrivains qui onttraité des causes qui produisent des plantes , des miné-raux , des eaux médicinales , Stc. en. certains endroitsplutôt qu’en d’autres. Le monde souterrain du P- Kir-cher appartient à la géographie physique. Ces recherchespeuvent entrer pour quelque choie dans 1 etude de lagéographie propre ; mais c est un accessoire dont cettescience peut se passer.
La géographie, telle que nous venons de l’exphquer,n’est qu’une partie de la cosmographie , qui est la descrip-tion de tout ['univers , comme je l’ai dit au inot^ cos-mographie ; mais quoique la géographie Sc 1 astro-nomie soient deux sciences séparées , la géographie nePeut se passer de l’aftronoime esttierement. La ligne équi-noxiale , les tropiques , les pôles , les roues, les meri-
lCns , les parallèles font des emprunts nécessaires ; c estpourquoi h géographie ordinaire doit être toujours pre-cedee de quelque connoissance de la sphère ; mais lors-qu on veut pousser l es découvertes , d iaut entrer -plusavant dans l a théorie des planettes. Par exemple , lesanciens âftrQnomGs nc connoiíÏDient point d autres cclip-ses que celles du soleil & de la lune qui sont sensibles àtout le monde. Les astronomes modernes ont trouveque Jupiter avoir lui-même ses lunes , & que ses luness’éclipsent plus iouvent que la nôtre. Cela a donné Heude faire des observations plus fréquentes , qui ont servià perfectionner les longitudes. Voyez LONGITUDE.
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Ces observations sont donc nécessaires à la géographie,puisqu'elle en retire un si grand bien , & c’est par-là quequelques cartes nouvelles font devenues si différentes -desanciennes, à cause des reformations auxquelles les obser-vations ont donné lieu. . , , *
Si la géographie n’est qu’une partie à l’égard de la cos-mographie , elle devient clle-même un tout à l’égard de.la CHOROGRAPHIE , qui est la description d’un cantonparticulier; & cette derniere a sous elle la topogra-phie qui décrit un simple heu , - comme une ville , unvillage ,un paysage , un champ de bataille , Lee. O'ex-cellentes cartes topographies étant assemblées selonl’art, il s’en sonne une bonne carte chorégraphique , Lc& de plusieurs chorographiques exactement faites, st earésulte une générale très-bonne ; s’il y a peu de ces der-nieres , c’est qu’il existe beaucoup de pays Lc de lieuxparticuliers dont la géographie n’a pas encore assez étu-dié la situation. Cependant,pour ne point laisser de vuide,on les remplit comme on peut.
GEOLE; (la) on appelloit ainsi anciennement, unpetit canton de l’ifle de France, où est le bourg de Dam-Martin , avec un château & titre de comté. On en ignorel’étendue Lc les limites. * Corn. Dict. C’est la mêmechose que la gouelle.
GEONENSIS. Siège épiscopal dans la Pamphylie.Troilus , son évêque , assista l’an 381 au concile deConstantinople.
GEOPHANUM , nom latin de GiFONI, bourg duroyaume de Naples. Voyez Gifoni.
GEORGENBOURG , ville du royaume de. Prusse ,fur la rive septentrionale de la Prégel, au confluent decette riviere avec le Goldap. * Zeyler. Pruss. topog. p. 9.
GEORGIE , pays d’Asie , aux environs du mont Cau-case , entre la mer Noire Lc la mer Caspienne. Elle estbornée au nord par la Circaffie , à 1 orient par le Da-ghestan Lc le Schirvan, au midi par l’Arménie,& au cou-chant par la mer Noire. Elle comprend la Colchide Lcl’Ibérie des anciens. Le Daghestan Lc le Schirvan for-ment à-peu-près l’ancienne Albanie. Les montagnes divi-sent ce pays en deux parties ; l’une orientale ou sont lesroyaumes de CAKET au nord , Lc de Carduel aumidi ; l’occidentale comprend au nord les Abcasses ,la Mimgrelie , I’Imirette Lc le Guriee. Voyei
ces noms â leurs articles particuliers. C’est dans cettepartie occidentale qu’il faut chercher les Laziens , Lc laLazique dont je parle en son lieu.
L.es Orientaux appellent ce pays GURGïSTAN , & ies
Géorgiens Gurges ou Kurges. M. d Herbelot dit :les Géorgiens , peuples qui habitent les environs du montCaucase , au couchant de lâ mer Caspienne, ont tou-jours été Chrétiens, quoiqu’environnés de tous côtés parles Musulmans. Du tems des Samanides, Abon-Nasser roide Géorgie, qui avoir été subjugué par le sultan Nouh filsde Mansor, avoir remis ses états entre les mains de Schah-Schar-son fils , Lc vivoit en particulier à la cour de ceprince : Mahmoud fils de Sebecteghin , sultan des Gazne-vides, fit la guerre à Schah-Schar qui fut défait par Al-tun-Tach, général des armées de ce sultan,&c envoyé pri-sonnier à Mahmoud qui lui rendit la liberté, 6c le réta-blit dans fes états , à condition qu’il y vivroit en bon Lcfidele vassal ; mais il fe révolta encore , fut défait Lc ren-voyé une seconde fois au sultan Mahmoud qui le fitfouetter, Lc l’enferma dans un château où il mourut.
Ainsi finit la dynastie des Schars , au rapport de Khon-clemir , qui dit, fans fondement, que ce nom de S charetoit commun à tous les rois de Géorgie.
II s’éleva bientôt une autre dynastie de rois dans leGurgistan , qui soutinrent une longue guerre contre lesSelgiucides successeurs des Gaznevides. Alp Arflan le Sel-giucide remporta de grands avantages fur les Géorgiensdont il dompta une mande partie qu’il réduisit en escla-vage , les obligeant de porter un fer à cheval pendu àl'oreille pour marque de leur servitude. v .
Malek-Schah sultan de la même race , continua à^íairedes progrès dans la Géorgie où il prit le fort chateaude Miriam-Níschin.
Les Khovarezmiens, qui succédèrent aux Selgiucides,firent austì la guerre à ces peuples , fans pouvoir les assu-jettir entièrement. Gelaleddin, Mank-Berm fit de grandsexploits en ce pays, fans les dompter.
Abulfarage veut que les Gurges ou Géorgiens soient