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Tome troisième. G - L.
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GER..

{ in Solin. p. 164.) cù TÍ&voi veut dire des grues. Sau-maife croît que Gerania étoit le lieu d’ou les grues par-toient pour faire la guerre aux Pygmées , & que Cattu^a.étoit la demeure de ces derniers, qui, par cette raison,étoient nommés Catturf par les Barbares. Comme leme me mot signisioit des oiseaux, qu’on appelle grues, <kles habitans de la ville, appellée Gerania , les Poètesont saisi l’occasion de leurs combats contre les pygméesleurs voisins pour les changer en oiseaux, & ils ontfeint que les Pygmées étoient très-petits, afin de ren-dre la partie égale.

2. GERANIA, ville de Phrygie, selon Etienne legéographe.

3. GERANIA ou Gerenia, ancienne ville du Pé-loponnese, dans la Laconie, aux confins de la Meíïénie»Ptolomée,/. 3,c. 16,écrit Gerenia r tpmtu & Paufanìas ,l- 3, c. 11, la met entre les villes des Laconiens libresou Eleuthérolacones. Pline, L 4, c. 5, écrit Gerania ,Pauliniias, Lacontin . dit que les limites réglées entreles Messeniens & les Laconiens passoient auprès de Ge-rania ; rfe-là vient qu’Etienne met cette ville dans laMeíTénie.

On croit que c’est aujourd’hui Christo, bourgade dela Morée.

4. GERANIA ou Geranea , en grec Xt(fvna ., mon-tagne de Gréce , dans la Mégaride, vers l’Isthme duPéloponnese. Pline nomme simplement Geranea,fans direce que c’étoit. Etienne le géographe dit que c’étoit unemontagne entre Mégare &c Corinthe. Thucydide, /. 1,p. 70, fait entendre que c’étoit un passage fortifié par lesAthéniens. II n’y avoit point, dit-il de sûreté pour eux{ les Lacédémoniens ) de passer par Géranie , parceque les Athéniens étoient maîtres de Mégare & de Peges;car outre que Géranie étoit très-difficile à passer ,les Athéniens y avoient toujours des troupes.

GERANIDjE , ancien peuple de Gréce, dans laPhocide, selon Hésyche.

GERANTHiEl Etienne le géographe dit que c’étoitune ville de la Laconie , & cite Paufanias dans le livreduquel on .lit GerondrA., Xi&vS'&t.

GER AN US, lieu du Péloponnese, dans l’Elide, selonStrabon, /. 8-

GERAPETRA. Voyez GiRAPeTRA.

GERARDI Mons : ce nom se trouve dans desailes de 1096, pour signifier un Bourg du pays-bas,au comté d’Alost. Les Flamands l’appellent Geersbergen ,&t les François Gramons ou Grandmont.

GERARDI ViLLA : les écrivains de l’histoire deNormandie , appellent ainsi Graville. Jean de Paris,dans le Mémorial des histoires, l’appelle Grandis-Villa ;elle est près de la rivière de Seine, entre Harfleut òtík le Havre de Grâce.

GERARE, selon D. Calmet, Dicl. ou Gerara,ville des Philistins, au midi des terres de Juda. Elleavoit des rois nommés Abimeleck , du tems d Abra-ham & d’ísâac ; 5 t ces deux patriarches ayant été obli-gés de demeurer quelque tems à Gerare, furent obli-gés pour conserver leur vie, de dire que leurs femmesn’étoient que leurs soeurs, Genef. c. 2.1. & 2.6. ,

GERARE étoit sort avancée dans l’Arabie Petree, avingt-cinq milles d’Eleuthéropolis, (^au-delà duiDaroma,ou de la partie méridionale du pays de Juda. Moyse ,Q 5 ) dit qu’elle étoit entre Cadès & Sur. Saint Jerome,dans i’es traditions hébraïques, fur la Genese, dit quede Gerare à Jérusalem, il y a trois jours de-chemin. II

V avoit près de Gerare un bois, dont il est fait mentiondans Théodore!, in 2. Parai . quest. i. 5 c un torrent

t'r lequel étoit un monastère cl hommes , dont parledozoniene, Hi(l. Ecclcs 1 . 6, c. 32, 1 - 9 , c. 17. Moyíeparle aM (A du terrent oU de la vallée de Gerare.Sozomene. cite une petite ville de Gerres, à cin-quante stades de Pélufe , (voyez l’article suivant, ) 6Con lit des Maccabées que Judas fut établi gouverneur det°ewv cote , depuis Prolémaïde jusqu aux Gerreens.

V ) On a confondu Gerare avec Berfabee, (J) avec As-

S? , ’ Ç) \vec Aluz, (F) avec Arad, D

Galmet. * (* \Eus t b. in Locis Hieronym. ( b ) Genst. 20. V. I. ( c ) Gene /1 c. i6 v.27, ( d ) 1 . 8 , c. 19* ( )Maccab. 1 . 2, c. 13, v. 24. (f ) Cyrill. in Amos.(?) Syncell.ln Chronic. & vers. Samarit. (>>) Aral. in Genef- c. 26,y» I.(') Targum Jerojolimit, ad Genef ç, %Q, V. I, & 2.

GERAS , lieu d’Egypte, selon Théophile d’Alexan.drie , cité par Ortélius, Tlufiur. Sozomene, clans sonhistoire ecclésiastique, l. 8. c. ig. en fait une ville ma-ritime. Théophile ( d’Alexandrie ) s’enfuit lui-même( de Constantinople, ) & fit voile pour l’Egypte. avec leMoine Isaac, au commencement del’hyver : il fut poussépar un vent favorable à Géras ,. petite ville distanted’environ cinquante stades de Pélufe. L’éveqne decette petite ville étant mort, Lee. Elle n’étoit doncqu’à six milles & un quart, c’est-à-dire à deux bonneslieues de Pélufe, par conséquent différente &c fort éloi-gnée de Gerare & en Egypte.

GERÀSA ou Gergesa, selon D. Calmet, Dicl.ville de la Palestine , au - delà & a 1 orient de la merMorte. Elle est .attribuée par les uns à la Céléfyrie,par d’autres à l’Arabie ; & on la met parmi les villes -de la Décapole. S, Matthieu, c. 8 , v. 28 , dit queJesus-Christ étant passé clans le pays des Géraséniens ,deux possédés qui demeuraient dans clés sépulcres, vin-rent au-devant cle lui, & lui dirent : Jésus fils de Dieu,qu’y a-t-il entre vous & nous ? Êtes-vous venu ici pournous tourmenter avant le tems ? Ils ajoûterent : si vousnous chassez d’ici , envoyez-nous dans ce troupeau depourceaux , qui est proche. Jésus leur répondit: allez;& étant sortis , ils entrerent dans ces pourceaux qui leprécipitèrent auffi-tôt dans la mer , & s’y noyèrent.

Le grec imprimé de S. Matthieu, au lieu de Gèrafeniens ,porte Gergéféniens ; & quelques exemplaires grecs lisentGèdarínìtris. S. Luc & S. Marc lisent cle même. Origene,in Johan. croit que la vraie leçon n’est, ni Gerafa, niGedara , puisque ni l’une ni l’autre cle ces villes n’est auvoisinage cle la mer, & n’a auprès de foi des précipis,comme il y en avoit près cle la ville où Jefùs-Christ guéritles deux possédés. II croit donc qu’il faut entendre, encet endroit, la ville cle Gergesa ., fur.le lac de Tibériade,où l’on montrait, de son tems, les rochers & les précipicescl’où les porcs se précipitèrent dans le lac. Voyez Ger-gesa. La ville de Gerafa fut épiscopale dans le tems duChristianisme ; & elle est nommée Gerafa , ville épis-copale d’Arabie , dans la Notice de Léon le Sage : cellede Hieroclès l’appelle Gerafa. Òn lit Ieraffon dans quel-ques autres. Elle est présentement détruite.

GERASTE. Voyez Gera:stus.

GERAT A , montagne de Grèce, dans l’Attique ;proche de laquelle l’ancienne ville d’Eleusis étoit située:on la nommoit autrefois Kerata ( c’est-à-dire hs cornes )à cause de deux rochers qui íont dans le haut , ot quiparoiíïent comme deux cornes. Sur 1 une de ces pointes;on volt une tour que les Grecs appellent Géra t a Pierga;il n’y a qu’une plaine d’environ une lieue de chemin àtraverser, pour arriver de-là à Megare. * Wheler, Voyag.tom. 2.

GERA W , (le) petit pays d’Allemagne, an cercle duhaut- Rhin , près cle la rencontre de ce fleuve avec léMein , au-desius de Mayence. On le nomme autrementle haut comté de Catztndnbogen ; ík il est entre lécomté d’Erpach au levant , l’íéectorat cle Mayence auseptentrion ík au midi , &le basPalatinat au couchant.II prend ce nom du bourg de Geraxv ; mais fa princi-pale place est à présent Darmfladt où réside une desbranches de la maison de Hesse, qui porte le nom deHeffe-Darmflad , d’où U est plus connu fous le nom depays de Darmfladt.* B a.u dr an d , édit. 170t.

. GERBADECAN, ville d’Asie, en Perle , dans leCouhestan : elle est áuffi appellée Ghilpdieghan. Les géo-graphes Orientaux lui donnent 83 d. 23' de longitude ,& 34 d. de latitude. * Hiíl. de Tìmur-Bec , l. 2, c. 60.

GÈRBEDISSUS , lieu d’Asie , dans la Comagene ,selon Antonin, Itiner. fur la route de Nicopolis à Edesse,etitfe Aliaria & Doliche , à quinze mille pas de la pre-mière, & à vingt mille cle la seconde.

GERBEROY , Gerboredum , Gerberacum , ville deFrance , dans le Beauvoisis, à cinq lieues de Beau vais-Elle est située fur une haute montagne, dans la géné-ralité de Paris, &£ a un chapitre , &í une justice ouvidame. Le chapitre consiste en treize prébendes,dont une est affectée au doyenné, qui est électif, quandil vaque par mort. L’évêque de Beáuyais coníere lesprébendes comme tenant la place des vidames cle Ger-beroy, qui en sont fondateurs. Le chapitre nomme unofficial à un promoteur pour ceux cle la compagnie :

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