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Tome troisième. G - L.
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GER.

avoît deux villes dans cette iíle, Meninx , du coté ducontinent d’Afrique , & Gerra à son opposite à l’autreextrémité. Les Romains s’en étoient rendus les maîtres& y avoient élevé des forts ; mais lorsque les Sarrasinss’en emparèrent ils ruinèrent les villes Sc les forteressesdont on trouve encore des débris. On dit qu’un roi deSicile s’en empara L’an 1159, & démolit une ville quifubsistoit encore, sous le nom de SibilU. L’an 12,84 ,Roger de Lotie, amiral du roi d’Arragon, la conquit, &ses descendans en ont été les maîtres pendant plusieursannées. Les Turcs s’en emparèrent par la fuite, Sc l’onttoujours conservée depuis.EUes’est repeuplée par hameaux.On y trouve quelques villages qui font défendus par unetour qui est fur le bord de la mer , Sc qui fut bâtie par lesCatalans. Les habitans parlent l’ancienne langue d’Afri-que , St dépendent du Pacha de Tripoli. Les terres y sontlégeres, Sc l’on n’y recueille que de l’orge , encore entrès-petite quantité , & à force de les labourer St cìe lesarroser. En récompense il y a beaucoup de figues, d’olives,2 c quantité de raisins que les habitans font sécher Sc en-voient à Alexandrie St ailleurs. II s’y tient une foire toutesles semaines, où fe trouvent des Turcs , des Maures Scdes Chrétiens qui y vont chercher des cuirs de vache,des laines Sc des raisins secs. On trouve fur la côte derifle cet arbre que les anciens appelloient Lothus , dontle fruit est jaune comme du safran, Sc de la grosseur d’unefovP. T.P pn P'ft ín aoná-aKI/» 1

GER

^investiture de l’Empereur, se sont attribué la souverai-neté de Gerenrode. Elizabeth, comtesse de Wiid, quien étoit abbesse en 15x1, y introduisit le Luthéranisinei,Hubner écrit ce nom Gernrode.

GERES , TÍpnt - nom d'un peuple pauvre S C chauve,dans la Chaonie , selon Suidas.

GERESHElMou Gerensheim ouGERî-TZHEm,'petite ville d’Allemagne, fur le Rhin, dans l’électoratde Mayence, entre W orms ScOppenheim, à moitié che-min , quand on y va par eau, en tirant vers le Bergstrafs ,Sc à côté vers Darmstadt. La ville, qui est accompagnéed’un château , est dans un fond marécageux. C’est appa-remment la même chose que Gtrlet^on de Davity Sc d®Corneille. * Zeyler , Mogunt. Topogr. p . 14.

GERESPA, TiptsTr* , ancienne ville d’Aíìe, dans làMédie , selon Ptolomée, /. 6, c. 2 : quelques exemplai-res portent Gerëpa , d’autres GëRESA. Elle étoit dansl’intérieur du pays.

GERESTO, Gerestus , petite ville de VArchipel *dans l’iíìe de Négrepont , près du cap de Mentello , fur.la côte méridionale de l’iste où elle se tourne à Porient,environ à quinze milles de Caristo , ou Château-Roux „vers le midi, Sc un peu plus de l’iste d’Andro au cou-chant. Toute l’iste est au Turc. * Baudrand , éd. 1705.

GERETJr,, ancien peuple de l’Inde, selon Pline. LeP* Hardouin croit qu’il faut lire GEREATiE, Sc qu’ilest

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fève. Le goût en est si agréable, lorfqu’ilestmûr , que les question des habitans de GERIA. Voyez GëRIA»

Grecs disoient que ceux qui en avoient goûtés oublioient GERGEAU. Voyez J ARCEAU. ,

leur patrie. Les poètes ont imaginé qu’Uìysse y fut jette avec GERGENTI, ville épiscopale de Sicile, dans la Vallès

ses compagnons, Sc qu’ayant mangé du lothus , ils per- de Mazare, près la côte méridionale , au bord de la ri-dirent le désir de retourner dans leur patrie ; de-là vient viere de S. Biaise , fur une colline, avec un bon chateau.qu’011 appelloit cette ifle Lotkopkagius , Sc ses habitans Syracuse étoit autrefois ía métropole ; c’est aujourdhuiLothophages. Les Italiens nomment ce fruit Bagolaro. Palerme. On n’y peut aborder que par un seul endroit ;* Dapper. Afrìq. /?. 2,01 ; Marmol. Afriq. 1.6 , c, 41 ,t. 2, ce qui la rend assez considérable. Elle a été autrefois une

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GERBEVILLER, petite ville de Lorraine dans laprévôté, Sc au couchant de Deneuvre. Elle a titre demarquisat : il y a un couvent de Carmes-Déchauffés ,& une maison religieuses des filles.

GERBO , village de l’Ethiopie, fous l’Egypte , prèsduNil, à Porient, selon Ptolomée, l. 4, c. 7.

GERBOREDUM, nom latin de Gerberoi.

GERCELVIN. Voyez Garciluin.

GERCl, abbaye de filles, ordre de S. Benoît, dansl’ifle de France , au diocèse de Paris, à une lieue aucouchant de Brie. Elle fut fondée pat Alfonfe, comte dePoitiers Sc de Toulouse, Sc par Jeanne sa femme. Ellefut habitée par des chanoinesses de S. Augustin , jusqu’auseizième siécle.

GERDICA : Curopalate nomme ainsi un siège épis-

des plus considérables de Piste. On la nommoit alorsAgrxgente.

GERGESA. Voyez Gerasa.

GERGÉSÉENS (les) anciens peuples de la terrede Chanaan , Sc descendant de Gergeseus, cinquièmefils de Chanaan. La demeure de ces peuples étoit au-delàde la mer de Tibériade , où l’on trouve des vestiges deleur nom dans la ville de Gergefe , fur le lac de Tibé-riade. Les docteurs Juifs ( Gemar . Jerojolym. in Sche~biïth. c. 6 . Maimonid. Halas. Mel. c, 6 . ) enseignent que’les Gergéféens, à P entrée de Jofué dans la terre de Cha-naan , abandonnèrent leur pays, plutôt que de ss sou-mettre aux Hébreux. Les rabbins croient que Joíùepro-poía aux Chananéens trois conditions, la fuite , 1 astù-jétislement, ou la guerre. Les Gergéféens prirent la fuite ,& se retirerent en Afrique. Les Gabaonites fe soumirentopal, in Official. Gonjtantinop. Ortélius soupçonne que à laservitude , Sc les autres Chananéens firent la guerre.

ce pourroit être Serdica , ou Sardiqut en Thrace. Le GSc l’S ont souvent été changés l’un pour l’autre.

GEREATjE. Voyez Gérât m..

GEREATIS , lieu d’Afrique, dans la Martinique,selon Antonin, Itiner. II le met entre Jucundia Sc lemont Catabathmos, à xxxii. M. P. du premier, Sc àXxxv. M. p. de l’autre.

GEREN , ville Sc village de Piste de Lesbos, selonEtienne le géographe.

1. GERENIA, ville duPéloponnese, danslaLaconie.Voyez Gerania 3.

2.. GERANIA, ville d’Italie. Voyez GerunïUM.

GERENIUS,, riviere du Péloponnefe , dans l’Elide ,selon Strabon , ì. 8.

GERENRODE , selon Zeyler , Saxon. Topograpk.í-86, ou Geringerode , petite ville de la haute Saxe,la principauté cl’Anhalt, assez près de la petite ville

r^Vyssehen. II y a à Gerenrode une abbaye de dames,^ Pav le duc Geron. Spangenberg, dans faChroni-

ni héríf. nsse i d ’. c - M»» dit que ce duc, n’ayar

C’est une ancienne tradition que plusieurs Chananéensse retirerent en Afrique, lorsque Jofué entra dans la terrepromise. Procope de bill. Vandal. le dit formellement.

Les docteurs Hébreux ( Talmud, Parek, Chdet , )racontent que les Gergéféens vinrent porter leurs plaintesdevant Alexandre le Grand, lui demandant la restitu-tion de leur pays qu’ils foutenoient avoir été usurpé parles Hébreux. Alexandre fit citer les Juifs pour répondreà cette accusation. Ceux-ci comparurent, Sc soutinrentque loin qu’ils dussent aux Gergéféens, ces peuples étoient,au contraire , des esclaves fugitifs qui dévoient leur êtrerendus avec tous les dommages que leur a volt causés unefuite de tant de siécles.

Ils prouvèrent que les Gergéféens étoient esclaves patl’arrêt que Noé prononça contre Chanaan Gznef c. 9,v. 24. Mahdiclus Chanaan , servus servorum erit. Ils nepurent contester leur fuite , St se retirerent, craignant ,d’être condamnés.

Ceci , continué D. Calmet , n’est qú’un conte desrabbins , qui prouve la persuasion où ils sont que les

Gereéséens seremetent in payt'áf Chanaan 1 ®*“'

Juin obut íllusrijsunus dux & marchio , / J daim II se peut donc faire que ceux q ^ j a mer de

fundator , cujus anima requíescat in P a ffi: . maiS ce \ a Afrique fussent des Gergeseens de meur és dans le pays.rang parmi les prélats du banc de \Vestphal > avou é s Tibériade, Sc que les autres f1 e me t fur le pays où

n’est plus. Les princes d’ Anhalt qui etoien , ^ On peut voir la dissertation de D* par Jofué. Elle

de cette abbaye, Sc em avoient « qne se tirèrent les Chananéens Aâs^P ^

appellent dit Bogttn , ou la prévôté , dont 1» • »