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est clans notre Recueil des Traités historiques Sc géo-graphiques.
1. GERGETHÀ, àncien village dans la Mysie ,auprès des sources du Calque , selon Strabon, /. 13,p. 616, qui dit qu’Attale y conduisit les Gergéthiens de laTroade, après qu’ils eurent perdu leur ville.
2. GERGETHA, ancienne ville de la Troade. Stra-
bon dit que dans le territoire de Lampsaque est un lieubien planté de vignes, nommé GERGETHïON, ou asubsisté une ville , nommée GergetHAL , bâtie par lesGergéthiens du territoire de Cumes. Car il y en avoitune autre , nommée Gzrgeth.es au pluriel & au féminin,qui étoit la patrie de Céphalon Gergethien. Voila biendes lieux distinctement marqués par Strabon dasts cepassage. ......
H. 1. Un lieu nommé Gergethlon , qui etoit un vigno-ble , dans le territoire de Lampsaque.
2. Une ville , nommée Gergetha au même canton.
3. Une ville, nommée Gergetkes dans le territoire deCumce , ville de lhEolide , dans le golfe Elastique. C’estde cette ville qu’étoient les Gergéthiens , qui bâtirentcelle de Gergetha, près de Lampsaque.
4. Si on y ajoute le passage cité dans l’articleprécédent,il y avoit une autre Gergetha , qui n’étoit qu’un villageassez avant dans les terres, près des sources du Calque,selon le même Strabon.
Voyons maintenant auquel de ces lieux conviennentles passages cl’íuienne , de Xénophon, d’Hérodote Scde Pline , vue le P. Hardouin applique à un seul &cmême endroit. Le passage d’Hérodote, c. 43 , au villivre , porte : dès qu’il fut jour , il partit de-la & serrantsur la gauche la ville de Rhoition, Ophryneon St Dar-danus qui est voisine d’Abidos, à fa droite les GergithesLt les Troyens ( Teucros ). II est clair qu’il est questionlà des Gergéthiens du territoire de Lampsaque, St nonpas de ceux du territoire de Cyme ou Cumce , qui étoientdans lb/Eolide bien loin de-là. Je dis la même chose dupassage du cinquième livre. Hymées, p. 122, ayantpris Cios , ville de la Mysie, fur la Propontide , St ayantappris que Daurise, quittant l’Hellespont,marchoit vers laCarie, il abandonna la Propontide, conduisit son arméevers l’Hellespont, prit tous les Abstiens qui habitent lafcôte d’Ilium ; il prit aussi les Gergithes, qui étoient unreste des anciens Troyens {Teucri ). II poussa ensuite saconquête jusqu’à la ville dc Troade , où il mourut. L’Hel-lespont est trop bien marqué dans ce passage. Lampsaque& Gergithe étoient le long de l’Hellespont. Les AEoliensétoient les habitans de ce pays, originaires de lbEolide.II paroît au contraire par tout ce qui précede le passagede Xénophon , Hist. Grec. I. J , p, 482 , qu’il s’y agitde la Gergethes de Strabon , qui étoit dans l’Aristide. IIest hors de doute que la Gergitos de Pline, qui ne subsistoitdeja plus de son tems , étoit dans f Aìolide, puisqu il lanomme avec Elée , Fitane S: antres villes de cette pro-vince. Le passage d’Etienne regarde Gergis ou Gergithusdans la Troade. Voyez Athenée au sixième livre.
GERGÍNA , ancienne ville d’Asie, dans la Phrygie ,au pied de mont Ida, selun Athenée, qui dit qu’on ì’ap-pelloit aussi GerGITHA. * Ortel. Theíaur.
GERGIS , 7
GERGITHA, C Voyez Gergetha Sc GergiNA,
GERGITHUS, 3
GERGITHIUM. Voyez MarpessuS.
GERGOBIA, Sc
GERGOBINA. Voyez Gergovia.
GERGOIE , en latin Gergovius mons , montagne deFrance, dans l'Auvergne, près de la ville de Clermont.On voit fur cette montagne les masures de l’ancienneGergovie, ville des Gaulois Boyens. Clermont a étébâtie de ses ruines , Sc lui a succédé pour le siégé épisco-pal. * Baudrand , éd. 1705.
GERGOVIA, Gerggbia, Gergobina: lessça-
vans disputent s’il y a eu deux villes nommées Gergovia ,ou une feule ; leur doute est fondé fur quelque variétéqu’il y a entre les expressions de César, dans ses Commen-taires. Voici les passages Sc les opinions : le lecteur enjugera.
César, dehell. Gall. /. 7 , c. 9, dit que Vercingétorixramena son armée dans le Berri, Sc alla attaquer Gergobiatville des Boyens que César y avoit placés Sc annexésaux aEduens, après les avoir vaincus dans un combat livré
GER
aux Suisses. On lit ensuite que César, ayant passé la Loireà Orléans , traversa le Berri pour venir chez les Boyens ausecours de cette place. Voilà pour ce qui regarde l&Ger-gobia ou Gergovia des Boyens.
D’un autre côté, il est dit que César partagea son arméeen deux corps ; qu’il donna quatre légions à Labienus pourse rendre dans le territoire de Paris Sc dans le Sénonois ,qu’il en garda six avec lesquelles il avança dans l’Auvergne,vers Gergovia , le long de l’Allier. Les détails qu’il faitensuite du siège annoncent que la ville étoit situéesur une montagne Sc dans la même situation que les ma-sures de Gergoie, auprès de Clermont. Ainsi on ne doutenullement que cette Gergovia d’Auvergne n’ait été furcette même montagne , qui en conserve encore le nom.II s’agit de savoir si elle étoit unique , Sc si la Gergoviedes Boyens est la même que celle d’Auvergne. Sansonle prétend, dans ses Remarques fur fa Carte de l’ancienneGaules la position de Gergovia est, dit-il, fort disputée,parce que César met une fois Gergovia in Boiis , Sc tou-tes les autres fois Gergovia in Arvernis : il y en a qui er»font deux places différentes , expliquant l’une MOULINSen Bourbonnois, Sel’autre Clermont ou Gergoie,près de Clermont en Auvergne. Je crois qu’il n’y a euqu’une Gergovie , Sc que c’est Clermont en Auvergne.Deux villes capitales de deux peuples ne peuvent porterle même nom fans quelque distinction ; de plus , aucustauteur ancien ne cite d’autre Gergovia que celle d’Au-vergne. De-là on peut conclure que César a placé unefois Gergovia in Boiis , Sc toutes les autres in Arvernis ,parce que les peuples Boii ayant été placés entre ALdui ,Arverni , Sc Bituriges ., il s’en mêla quelques-uns , selontoutes les apparences , avec les Arverni dans Gergovia.Cette ville a porté successivement trois noms ; le premierGergovia , qui est tiré de la langue celtique : Augujlone -metum lui a été donné, lorsque toute la Gaule fut réduiteen province , Sc sujette aux Romains. Elle a pris ensuitecelui d ’Auvernum du nom Arverni , peuple qui habitoit cepays dont elle étoit capitale. Or il est incontestable'qu’^a-verni ou Arvernum municipium, est Aitgujlonemetum , Scqu Augujlonemetum est Gergovia. Si quelque montagnevoisine porte le nom de Gergoie , c’est parce qu’elle étoitproche Gergovia, qui le lui a communiqué ; St s’il y a quel-ques ruines de bâtimensjsur la montagne, c’est que les guer-res auront été cause que les uns Sc les autres s’y seront for-tifiés , Sec. Grenade en Espagne s’est autrefois appelléElvire , Sc a communiqué son nom à la montagne voi-sine ; mont d ’Eliberis. Ce nom s’est corrompu, les Es-pagnols disent la Sierra d'Elvira. Gergovie aura ainsicommuniqué le sien à la montagne voisine qui s’appelleaujourd’hui Gergoie,
Sanson se contente d’établir que Gergovia in Arvernisest la même que Vercingétorix voulut assiéger , qui étoithabitée par les Boyens, enfin qu’elle est la même qu 'Au-verni dans le moyen âge. II de voit apporter des preuves;car on est certain que c’étoient deux villes différentes >dont l’une s’est accrue des ruines de l’autre. VoyezCLERMONT. II donne pour preuve l’opinion que Gre-nade a été appellée Eliberis. Cette opinion a besoin-d’être elle-même prouvée.
Voici des sentimens opposés à Sanson.
César, èn parlant de la Gergovia in Boiis , dit qu’elleétoit annexée aux jEduens ; c’est ce qu’on ne peut pasdire de Gergovia in Arvernis , qui étoit aux Auvergnats.Les habitans de la premiers Gergovie tenoient pourCésar, Sc c’est pour cela que Vercingétorix les vouloitassiéger : César vint au secours, Sc l’ennemi quittant lesiège , laissa la ville aux Romains. Les habitans de Ger-govie d’Auvergne n’étoient rien moisis que partisans deCésar ; 8g il lui encoûta bien des sarigues pour la soumettre.Si c’étoit la même, pourquoi n’étoit-elle plus dans lesintérêts de César ? Comment avoit-elle épousé ceux deVercingétorix ? On convient que les Boii occupoient leBourbonnois. C’étoit son chemin pour venir au secoursde Moulins. Les Boyens Sc les Auvergnats étoient diffé-rens peuples, qui empêche que chacun d’eux n’ait eu uneville nommée Gergovia qui n’avoit rien de commun qu®lc nom ?
II y avoit deux Gergovies, selon César qui les distin-gue très-bien ; car pourquoi auroit-il varié , s’il n’y ei*eût eu qu’une ?
La premiers, chez ks Boïens, assiégée par Vercingéto*