Band 
Tome troisième. G - L.
Seite
95
JPEG-Download
 

GER

GER

auffi la riviere de Sala , Sc dit que Drusus mourut entrela Sala ík le Rhin. Entre les iíles qui bordent la Germa-nie , il dit que Burchanis fut prise par Drusus. Maisdans la description du triomphe de Drusus, lorsqu il faitle dénombrement des peuples vaincus, /. 7, p . 292, ilchange quelques noms. II appelle Catheïlci ceuxqu’il avoit auparavant nommés Caulcì ; il y nommeAmpsani ceux qu’il appelle ailleurs Camajìani ; &aux Bucleres , Chcrusqu.es , Cattcs ík Catturì , il a’joûtedes nations dont il n’avoit rien dit, savoir ,

95

Nusipi

& SUBATTII.

Landi,

II compte entre l’Elbe ík le Rhin une distance de troismille stades en droite ligne ; dit qu au milieu de la forêtd’Hercinie, est une contrée très-habitable, auprès de la-quelle font les sources du Danube & du Rhin, qui ontentr'elles des marais ; où les eaux du Rhin se répandent ;que le lac a plus de trois cens stades de circuit, & prèsde deux cens de trajet ; que dans ce lac il y a une istedont libéré se fit un lieu de retraite au combat navalqu’il donna contre les Vindéliciens ; car, comme ce lac &la forêt d Kerciniefont plus avancés au midi que les sourcesdu Danube, il faut nécessairement que quand de la Gauleon veut aller à cette forêt, on passe ce lac, ensuite leDanube , ík que l’on traverse des pays plus commodespour les voyageurs, & des plaines entrecoupées-de mon-tagnes, pour arriver à la forêt. Tibère étant parti du lacaprès une marche d’un jour , arriva à la source du Da-nube, Les Rhétiens confinent un peu au lac ; les Hel-vétiens ík les Vindéliciens y confinent davantage. Aprèscela,est le désert desBoiens jusqu’à laPannonie. Tous,principalement les Helvétiens ík les Vindéliciens, habi-tent des plaines accompagnées de montagnes. Leshabi-tans de la Rhétie & du Norique s’étendent jusqu’ausommet des Alpes, Vers TItalíe, ík confinent les unsavec les Insubnens, les autres avec les Carniens, ík auxlieux voisins d’Aquilée.

11 y a aussi, poursuit ce géographe , une autre grandeforêt nommée Gabreta , après laquelle on trouveles Suéves , puis la forêt d’Hercinie que les Suéves oc-cupent auffi. On voit par tous ces détails, avec quelleconfusion la Germanie étoit connue sous Tibere. Voyonsle tableau qu’en fait Pomponius Mêla.

LA GERMANIE,selon Mêla.

très-célébres. Au-dessus de l’Elbe est le golfe Codanus ,rempli d’isles , tant grandes que petites . . . c’esl dans cegolfe que sont les Ombres & les Teutons; & au-delàd’eux, les Hermons, les derniers de tous les Germains.Voilà à quoi se réduit ce que l’on savoir de la Germa-nie sous Claudius.

LA GERMANIE,selon Pline.

Pline, qui vivcìt fous Vespaíìen, eut occasion d’en ap-prendre davantage ; car selon une des lettres de Pline,îe jeune , L 3. Epis - ad Marcum , il servit en Germaniete écrivit en vingt livres les guerres des Romains con-tre les Germains. Cet ouvrage, qui est perdu, lui ser-vit, sans doute , beaucoup pour la géographie inféréedans son Histoire naturelle. II n’en parle cependant qu’a-vec une réserve fort louable. Après avoir dit qu’il n’é-toit pas aisé de connoître la vraie étendue de la Ger-manie, à cause de la différence des íèntimens de ceuxqui en ont parlé , il ajoute qu Agrippa, en y joignantla Rhétie & le Norique , lui donnoit DCLXXXVi, m. p.de longueur & cclxviií. m. p. de largeur. II observeensuite que ce prince s’étoìt trompé , en donnant à cestrois pays ensemble moins de largeur que n’en avoitla Rhétie feule , qui avoit été subjuguée vers le tems defa mort ; au lieu , poursuit-il , que la Germanie n’a étéconnue que quelques années après ; encore ne l’est-ellepas entièrement ; mais s’il est permis de conjecturer, ilne s’en faut pas beaucoup que la cote de Germanie n’aitl’étenclue que lui donne l’opinion des Grecs , c’est-à-dire vingt-cinq fois cent mille pas , & que la longueurmarquée par Agrippa, ne soit vraie.

Les Germains font distribués en cinq grandes nations t

I.

Les ViNmLES.

rLes Burgvndions,)Les Varins.

ÍLes Carins. .

(Les Guttons.

H ÍLes Cimbres.

Les INSÍVONS. \\2

III.

Les Ist^evonsprès ilu Rhin.

^Les

ClMERES Méditerranées etífuioient partie.

Après avoir décrit le cours du Rhin, depuis fa sourcejusqu'à ì’embouchure nommée Fltvus , il poursuit ainsi.,

L 3, c . 3. La Germanie est bornée par la rive de cefleuve, depuis là juíqu’aux Alpes, au midi par les Alpes,à Torient par les nations Sarmates , & au septentrionpar l'Océan. Les habitans font grands , féroces & cou-rageux ; ils entretiennent leur courage par des guerrescontinuelles, & accoutument leurs corps à la fatigue.Dans le plus grand froid , ils font tout nuds, avant qu’ilsayent atteint Tàge de puberté, & chez eux on y par-vient assez tard. Les hommes font vêtus d’un feutre gros-sier, ou d’écorces d’arbres, au fort de l’hyver ; ils aimentavec passion à se baigner. Ils font la guerre contre leursvoisins , & en font naître les prétextes , selon leur ca-price. Leur droit consiste dans la force : ils n’ont pointde honte de voler, & ' se contentent d’être bons enversl^urs hôtes, St doux à l’égard de ceux qui les supplient.Us mangent de la chair crue, se contentent de la mortifierflans son cuir, avec les mains & les pieds. Le pays este| urecoupé de rivières, hérissé de montagnes , ík im-praticable en beaucoup de lieux, à cause des bois ík desmarais. Les plus grands marais sont Sue/ìa, Eflia & Md-jiaçum: l es faêts les plus considérables font l’Hercìnieii qi L' ques autres qui ont des noms particuliers ; maiscelle-la occupe un terrein de deux mois de chemin ; &comme elle est l d p l us g ranc \ e , elle est la plus connue.Les plus hautes montagnes sont Taunus & Rhetico : lesautres ont des noms qssmi Romain ne sauroit pronon-cer. Les vivieres,qvù coulent de-là en d’autres pays, sontle Danube ík le Rhône ; celles qui tombent dans leRhin, font le Mein Sc l a Lippe ; celles qui se rendentdans l’Océan, font l’Ems, so Aléser ík l’Elbe qui font

Í Les Suéves.

Les Hermondures.

Les Chattes.

Les Cherusques.

Í Les Peucins.

Les Bastarnes , contigus auxDaces.

Les rivières célébrés qui se perdent dans l’Océan, sont,selon cet auteur,

L’Oder, Guttalus , Le AVeser ,

La Vistule, L’Ems,

L’Elbe, Le Rhin,

Et la Meuse.

Je rends Guttalus par l’Oder , pour me conformer ausentiment de plusieurs grands hommes. II ne me paroi tcependant pas vraisemblable que Pline qui, dans cetteénumération , fuit Tordre naturel de ces fleuves, aitnommé l’Oder avant la Vistule. J’expliquerai dans unmoment, pourquoi on trouve ici la Meuse qui n’a riende commun avec la vraie Germanie , puilqu’elle couleen decà du Rhin. Pline poursuit : dans l’intérieur dupays, il y a la forêt Hercinie , Tune des plus taineuíesde Tuiiivers.

LA GERMANIE,selon Tacite.

Corneille Tacite, contemporain de Ph^e ■> mais psitsjeune, fut procurateur de la Belgique sous Velpahen: ilest vrai qu’il ne mit pas le pied dans la Ga manu Trans~