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Tome troisième. G - L.
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Le Rhin , dit-il , se jette dans l'Océan ”, }l ya là bêauéoup de marais , où anciennement habitoientles Germains , nation barbare , qui etoit d abord peuconsidérable , & que l’on appelle a présent les Francs.- Jérôme , ìn Vit. HUar. dit: entre les Saxons Sc les

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Allemands, il y a un peuple peu étendu, mais très-puis-sant. Les Historiens les appellent les Germains : ou lesnomment maintenant les Francs. A la fin Fiísage a vouluque la plupart de ces noms Saxons, Suabes, Francs, Vanda-les,&cc. fosscntparticuìiers à certains cantons ; à l’égard duriom général, les habitans ont préféré celui de Teutfchpour lignifier un homme de leur pays , 6c celui de Teuf-chland pour désigner leur patrie : nous préférons celuid’ALLEMAKs & d’ALLEMÀGNE , 6 c les Italiens disentcomme nous Alïmagna 6c Alemanni ; ils disentauífi Tedeschi 6c Germania. Loríque l’on p^arlelatin, l’uíàge général est de dire GARMANI, 8c Ger-Ì-ÎANIA,

Voyez les articles Alimanwi & Alemagni. Voyezaussi les articles particuliers des peuples Sc des villesdont il est fait mention dans ces articles. Je renvoie autitre PagUS , ce qui concerne les anciens P AGI desGermains. J’ai parlé jusqu’à présent de la grande Ger-manie ; il est teins de venir à la Germanie citérieurepar rapport au Rhin.

De la Germanie citérieure ,

esremts cfe toutes charges Sc contributions ; qu’on lesréservoir feulement pour s’en servir dans les batailles.Suétone dans la Vie de Tibere , c. 9, dit que ce princen’étant encore que gendre d’Áuguste , pendant la guerrecontre les Germains, en transporta dans la Gaule qua-rante mille de ceux qui se rendirent à lui, & leur assignades demeures le long du Rhin. Eutrope, Brèvi&r. 1.7,c. 5 , écrit qu il y avoit quarante mille prisonniers. Envoilà assez pour donner lieu aux Romains de nommerGermanie un canton de la Gaule. C’étoit la feule qu ilseussent véritablement conquise ; car Varus qui s’avançaun peu trop dans le pays que nous appelions aujourd’huila WtJlphaLie , y périt avec son armée. Les Ubiens quiétoient d’abord au-delà du Rhin , turent fi odieux auxautres peuples de la Germanie , pour avoir reçu le jougdes Romains , qu’ils passerent, de l’autre côté du fleuve.Les armées Romaines subjuguèrent néanmoins quelquespeuples, dont le pays écoit en partie au-delà du Rhin,comme les Németts qui étoient aux environs de Spire,les Vangions aux environs de Worms, les Trìbocci auxenvirons de Mayence. Comme ces peuples étoient prin-cipalement, 6c par rapport à leurs capitales , dans laGaule 6c au couchant du Rhin, on les rangea sons legouvernement de la Gaule, 6c on les joignit à la Belgique.

II y eut donc une partie de la Belgique , qui, jointe àune lssiere de la grande Germanie, porta le nom dc Ger-6c cette partie sot divisée en Germanie su-

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Nous avons observé à l’article Gaui» U fi 1 * PER p*îRS 6c inférieure. Cette division a été aussi

que en étoit la Serine narrie l ttm 'dVC Y employée par Dion Cassius pour la grande Germanie. II

' - t, à J. 6 ,* f ” , Cesar , ’ Dt appell e superieure la partie voisine des sources du Rhin,

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cc inferieure celle qui la fuit jusqu’à l’embouchure de cefleuve. Mais je ne vois pas dans les anciens , que cettedivision ait été fort imitée.

Celle qui regarde la Germanie Belgique est plus con-nue ; beaucoup d’auteurs en ont parlé. Ptolomée, entr’au-tres, les sépare par la rivière cYObringa. Voyez ce Mot.Voici comment il les distribue.

De la Germanie inférieure.

Xa partie du pays , (de la Belgique,) qui est près dùRhin, depuis la mer jusqu’à lá riviere d’Gbringa, s’ap-pelle là Germanie inférieure , dans laquelle sont les vif*les situées au couchant du Rhin, savoir :

Bell. Gatl. 1 . 2. II dit que la plûpart des Belges étoientissus des Germains ; qu’anciennement ils avoient étéamenés en-deçà du Rhin; que, charmés de la fertilité duterroir , ils s’y étoient établis & en avoient chassé lesGaulois. II dit aussi que les Condruji , les Eburons ,les Cœrœji 6c les Pœmani étoient appellés Germains , 6cque ce nom leur étoit commun. II dit enfin que lesSegni 6e les Condruji , qui font de la race des Germains ,font entre les Eburons 6c les Trevirí , c’est-à-dire entreles pays de Liège 6c de Trêves. Et plus nettement encore ,il nomme au 6 e livre les-Germains d’en-deçàle Rhin.

Ce conquérant, ayant résolu de ruiner absolument LesEburons , Sc ceux qui les avoient, assistés , les Stgni ,

6c les Condruji le prierent de ne les pas traiter commeennemis, 6c de ne pas confondre dans une seule pros-cription tous les Germains qui étoient en-deçà du Rhin ;que pour eux , ils n’avoient point longé à lui faire laguerre , ni envoyé aucun secours à Ambiorix. Pline , 1 .

4, C. 13 , décrivant la mer qui baigne la Germanie , ycomprenant la mer Baltique , Sc la mer d'Allemagneajoute : tout le long de cette mer jusqu’à la riviere del’Escaut, le pays est habité par des nations germaniques.

Dans un chapitre où il traite de la Gaule en Général, il _ _

il dit : ceux qui habitent le long du Rhin sont des na- Ptolomée , est appelle la Germanie supérieure. En cont-rions de la Germanie dans cette même Province ( la mençant à cette riviere, on y trouve les villes ,Belgique^) , savoir les NÉMETES , lesTRiBOCHi, en-

Batavodurum ,Jettera ,

Legio xxx. TJlpìa ,-dgrippinerzfis ,

Bonna ,

Legio 1*

Trajana ,Mocontiacum.

De la Germanie supérieurs.

Ce qui est au midi de la riviere d’Obringa, poursuit

suite les Úbiens , Cologne , les Gugernes , les Ba-taves , & ceux que j’ai dit qui demeurent dans lesjsles du Rhin. II veut dire les CaninkfateS , les Fri-sons , 6cc.

Tacite , German. c. 2.8 , dit que les Treverois 8cles Nirviens affectoient avec passion de vanter leur ori-gine germanique , comme fi par-là ils se sussent distin-

Ê ues de la nonchalance des Gaulois. II ajoute que lesords du Rhin font indubitablement habités par des peu-ples Germains ; les Vangions , les Trìbocci , 6c les Ne-metes. Les Romains transportèrent quelques peuples deta Germanie. Suetone , in AuguJlo , c. 21, dit qu’Au-guste fit passer les Suéves 8C les Si cambres , qui s’étoient” u uiis, dans la Gaule Scies établit proche le Rhin. Stra-uss 1 . •> f 4 , dit qu Agrippa amena en-deçà du fleuve , lesUns qui y consentirent. Tacite, Annal. 1.17, c. 2, dita-peu-p r( \ s Jâ m £ me chofg,Tacite, German. c. 29, dit quees .ataves qui habitoient au bord de ce fleuve, étoientoriginairement un peuple d’entreles Cattes, 8c que, chas-îíuu j™™* ® Ux P ar une guerre civile, ils s’étoient reso

Des Nemites.

Neomagus, Rujiniana.

Des Vangions.

Borbetomagus , Legio viil Augujlal

Argemoratiím ,

Des Trìbocci.

Breucomagus , Elcebus.

Des Rauriques.

iAuguJìa Rauricorum , Argentuarìa.

Des Longons.Andomatunum.

,es dans une contrée où ils étoient devenus partie de ì es HelvE*i eNS au P rcs ^

kempire Romain; que pour cette raison, on les avoit Et au-dessus du mont Jura, les HELVmaintenus sor l’ancien pied d’alliés ; qu’on ne les rabais- Rhin. Leurs villes sont,soit point par des tributs, 8c qu’ils n’étoient point tyran- Tiberii.

nisés par ks exacteurs des deniers publics ; qu’ils etoient Gannodurum , ^ m% N