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Tome troisième. G - L.
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ÏOÒ GER.

Les Romains gouvernèrent Iong-tems cette Germaniecitérieure par deux présidons. On trouve dans Tacite,Hift. !. 4, c. 55 , Julius Tutor établi par Viteliius, &dans Suétone , in Domitian. c. 6, Lucius Antonius, pré-sident de la Germanie supérieure.

Après le régné deTrajan, la Germanie étoit gouver-née par des hommes consulaires : on les appelloit alorsduces , & ils avoient pour les aider des officiers nom-més comices. Mais Constantin changea cette disposition.II fit gouverner l’Occident par deux préfets du prétoire,mit à f reves le préfet du prétoire des Gaules ; Sc ce ma-gistrat avoit fous lui celui qui commandoit à Mayence,avec le titre de dux : il avoit en outre fous ses ordresonze lieutenans militaires, qui sont spécifiés dans la No-tice de l’Empire.

II faut ajouter qué ces Germains de la Belgique n’é-toient pas tous d’une même condition ; car quelques-uns,comme les Bataves, étoient traités en alliés. Les autresétoient incorporés à l’empire , & jouissoient du droitmunicipal.

Outre la division dont nous venons de parler, les No-tices en soumissent une autre, qui revient à la mêmechose, savoir en premiere St inféconde Germanie ; elleest postérieure, St on ne fauroit dire au juste si la mêmeriviere SObringa ou Abrica , qui, au rapport de Ptolo-mée St de Marcien d Heraclée, séparait la Germanie su-périeure de l’ inférieure , étoit ausiì la borne entre la pre-miere Germanie St la seconde. Comme ces notices,dont je parle, n’ont été faites que par rapport au gou-vernement ecclésiastique, elles ne font mention que desvilles épiscopales.

De la. premiere Germanie,

Elle avoit quatre villes , dont la métropole étoitMayence , les trois autres Strasbourg y Spire & Worms,

De la seconde Germanie,

Elle n’avoit que deux villes, dont la métropole étoitCologne, L’autre ville étoit Tongres.

GERMANIE, ville d'Asie. Elle étoit épiscopale, sousle patriarche de Constantinople , St étoit la soixante-íèptieme en rang entre les métropoles.

GERMANIENSIS, siège épiscopal d’Afrique, dans laNumidie. La Notice d’Afrique fait mention de son évê-que , qu’elle nomme Crescenttanus Germanienfis ; St dansla Conférence de Carthage, Optât, Oper. p, 261, édit.de Du-Pin, on trouve Innocentius epifcopus ecclefiœ Ger-manienfis. II ne faut pas confondre ce siège avec celuide Germanitiana , qui étoit dans la Bizacene.

GERMANII, nation d’Asie , dans la Perse, selonHérodote. Voyez Germanis.

GERMANIQUE ; ( le corps ) on appelle ainsi tousles dissérens Etats qui composent 1 empire d’Allemagne,pris ensemble.

GERMANOPOLIS, ville d’Asie, dans la Paphlago-nie. Voyez Germanicopolis 3.

GERMANORUM Castra , lieu maritime d’Afri-que , dans la Mauritanie Céfariense , selon Ptolomée ,l. 4, c. 2,

GERMANORUM Oppidum, nom latin àesaintGoarou Gower. Voyez au mot Saint, l’article Saint-

Gower.

GERMANO-SCYTHjE. VoyezC eltica 1.GERMANUM. Voyez Germalum.

GERMASTE. Voyez GiRMASTi.

GERME ou Germje, ville d’Asie, dans l’Helles-pont. Antonin, Itiner. la met entre Pergame St Thya-tire, a vingt-cinq mille pas de la premiere, St à trente-trois de la seconde. La notice de Hieroclès la nommeTíppiu , GermjE. Celle de Léon le Sage, Germes augénitif. Elle tient le vingt-huitiéme rang entre les arche-vêchés soumis au patriarche de Constantinople dansune autre Notice. Voyez Germa St Girmasti.

GERMEN, lieu de la Morée, fur une montagne dela Zaconie, environ à une lieue de Chielefa, du côté dunord. Quelques-uns croient que c’est l’ancienne Gcrenia,que d’autres mettent à Pafiava.

GERMERSKEîM , selon Hubner, Géogr. p. 45a,petite ville d’Allemagne, au Palatinat du Rhin, St chef-

GER

lieu d’un bailliage de même nom. Baudrand, éd. 1705 ;la donne à la France, fous prétexte qu’elle a autrefoisété de la basse Alsace. Elle est à un mille d’Allemagne,au-dessus de Philisbourg, St à deux au-dessus de Spire,en allant vers Haguenau. Elle étoit autrefois ville libreSt impériale ; mais l’empereur Charles IV i’engagea ôRobert comte Palatin , pour une somme d’argent ; &depuis ce tems-là , elle est demeurée annexée au Pala-tinat.

Le bailliage de Germersheiin est sous-divifé en cinqdistricts , qui sont :

Germersheim, Altenstat,

Seltz , Hagenback,

St Godramstein.

II y a cent quarante paroisses. II a été fort endommagédurant les guerres d’Allemagne, fur la sin du siécle der-nier.

1. GERMIA, ville d’Asie, dans la Galatie salutaire*selon la notice de Hieroclès. Elle est nommée Germo-Co-lonia , dans laNotice de Léon le Sage, St marquée en-tre les évêchés qui étoient indépendans , selon une autreNotice.

a. GERMIA : Laonic Chalcondyle nomme ainsi uneville de Thrace , voisine d’Andrinople ; & Leunclavedit que c’est présentement Kermen dans la Romanie.

* Baudrand, éd. 1682.

1. GERMIAN, (lé) petit canton de la Natolie, dansles terres : il a leDurgut-lli au nord, selon De l’Isle dansson Atlas, la Caramanie au levant, l’Aidin-íii au midi,& le Sarchant au couchant. Le Madre, qui est le Méan-dre des anciens, le traverse dans fa longueur. Les princi-paux lieux sont,

Èski-Hissar, Aphiom Cara-Hissar,

Nestie, Les ruines de Colosses, Stc.

i. GERMIAN, (le) montagne de la Natolie, à lasource du fleuve Sangari. C’est le Dindynus. * Bau-drand , éd. 1705.

GERMIAN A, ville de la Mauritanie Céfariense, se-lon Ptolomée , /. 4, c. 2.

1. GERMIGNI ou Germini, village de France,en Champagne , dans la Brie, au diocèse de Meaux, àtrois lieues de cette ville, fur la Marne. Ce lieu est re-marquable par la belle maison de campagne que les évê-ques de Meaux y possedent: on en admire les jardins Scla terrasse.

2. GERMIGNI, en lati nGermanicum cafirum. Suger,dans la Vie de Louis le Gros,parle de ce château, Sciemet inpartibus Bìturicensum, dans le Berri. II dit qu’ilétoit très-fort, ôt appartëhoit à Haimon , seigneur deBourbon.^ Le roi s’en étant rendu maître, força Haimon& les châtelains à se soumettre. Ce Germigni est pré-sentement dans le Bourbonnois, entre Dun-le-Roi StNe-vers, à cinq ou six lieues de Bourbon-l’Archambault.

3. GERMIGNI, en latin GermaniacumoxíGerminia-cum, village de France, en Champagne, près de Rheims.On lit que Thierri , roi d’Austrasie , en fit donation àThierri Abbé.

4. GERMIGNI, en latin Germiniacum , village deFrance, au diocèse d’Orléans, fur la Loire, près de l’ab-baye de Fleuri. Letald en fait mention dans son livre desmiracles de S. Maximin abbé. Et il s’y est tenu unconcile en 843. * Mabillon , De re Diplom. /. 4.

Charles le Chauve a fait quelque séjour dans ce lieu;ce qui a fait croire à Dom Michel Germain que nosrois y avoient un château.

GERMIUM, village de Lorraine. C’est la patrie deS. Guibert. Voyez fa Vie. * Ortel. Thef.

GERMUE. Voyez Yarmouth.

GERN , bourgade d’Allemagne, dans la basse Bavière :elle est presque contigue au bourg d’Eggenfelden, dont'elle est séparée par la Rotte, riviere qui se perd dansl’ínn. Corneille Dicl. en fait une ville.

GERNIA, bourg de l’iste de Mételin, dans l’Archipel,vers la côte orientale de l’ifle, au nord de la ville de Mé-telin. 11 a succédé à l’ancienne Asgirum.

GERNICOURT, Gemiaca curas, village de Cham-pagne, au diocèse de Rheims, ou mourut S. Rigebert,