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■Gétes : de notre tems, dit-il, zElius Catus fit passer dansla Thrace cinq mille hommes d’entre les Gétes qui de-meuroient dans le pays de de-là le Danube ; c’est, pour-íliit-il, un peuple qui a le même langage que les lima-ces. Ils y demeurent encore à présent, St sont appellesMysiens. .. . Bœrébiste, Géte de nation, ayant acceptéle commandement fur tout ce peuple, répara les grandespertes qu’il avoit faites, l’accoutuuia si bien au travail,à la sobriété & à la diligence , qu’en peu de tems il íèforma un grand royaume, soumit une partie des nationsvoisines, inlpira la terreur aux Romains, passa hardimentle Danube, ravagea la Thrace jusqu’à la Macédoine &à ITllyrie, St détruisit les Boyens que commandoit Cri-tasire & les Taurisques... Ce Bœrébiste fut tué dans unesédition, avant que les Romains envoyassent des troupescontre lui. Ses successeurs partagèrent le royaume enplusieurs ; & lorsque César Auguste fit marcher des trou-pes contr’eux, ils étoient divises par quarante ou cin-quante mille. Les uns font appelles Daces , & les autresGîtes. Les Gétes font vers le Pont-Euxin à l’orient. LesDaces, au contraire, font plus du côté de la GermanieSt des sources du Danube. Strabon dit ensuite, qu’il croitque les Daces ont été anciennement les Daves ; St il sefonde sur ce que le nom de Dave & de Geta étoientcommunément des noms d’esclaves 'chez les Athéniensqui donnoient aux leurs le nom de leur pays. Au reste,poursuit Strabon, cette nation portée par Bœrébiste àun si haut degré de puissance, est extrêmement déchue,tant par leurs divisions que par les armes des Romains. Ellepeut néanmoins mettre encore quarante mille hommesfur pied. Voyez les articles Daces St Dacie. Horace,/. 3, od. 24, fait des Scythes en général , St des Gétesnommément un éloge qui.leur fait beauíoup d’honneur.
GETH ou Gath, ancienne ville de la Palestine,fur une montagne, près de la mer de Syrie , à quatrelieues de Joppé , du côté du midi , selon Baudrand ,édit. de 1705. D- Calmet, Dicl. en parle ainsi : c’étoitunedes cinq satrapies des Philistins. ( a ) Elle est fameusepour avoir donné naistance à Goliath. ( b ) David en fitla conquête au commencement de son régne sur toutIsraël ; ( c ) St cette ville demeura soumise aux rois sessuccesseurs jufqu’à la décadence ou l’affoiblissement duroyaume deJud a. Roboam la rebâtit, ( d ) ou la fortifia.Le roi Ozias la reconquit ( e ) , St Ézéchias la réduisitencore une fois fous le joug. ( ( ) Joseph l’attribue à latribu de Dan ; (S) mais Joíue ne la marque pas dansla distribution des villes qu’il donna aux tribus d’Ifraël.Croyons , poursuit cepere, que METCA, marquée dansMoïse ( h ) , est la même que MetïG , marquée au secondLivre des Rois 0 , Sc qu’il faut traduire : David prit Mè-teg & fa mer c ; au lieu de, il prit le frein du tribut ; cequi est expliqué dans les Paralipomenes , /. 1, c. 18, v. 1,par : il prit Geth & ses filles. Geth étoit la mere ; Mé-teg étoit la fille. Selon cette hypothèiè, la ville de Gethdes Philistins, mere des Géans ( k ), devoit être assez avan-cée dans l'Arabie Pétrée St vers l’Egypte ; ce qui est ditdans les Paralipomenes , le confirme /. 1, c. 7, v. 2 1 : lesfils d’Ephra'ím étant encore en Egypte, attaquèrent la villede Geth St y furent taillés en pièces. * ( a ) Reg. 1.1, c. 6.( b ) RegA. i,c. 17, v. 4. ( c ) Reg . 1. 2, c. 8, v. 1. (fi) Pa-rai. 1.2, c. 11, v. 8. (fi) Joseph, Ant. 1. o, c. 11. ( f ) Ratai.
I. 2, c. 26. (fi) Antiq, 1. 9, c. 13. ( h ) Numer. c. 33 ,v. 18, (*) c. 8, v. 1. ( k ) Reg, 1. 2, c. 20, v. 20.
S. Jérôme , in Michcei 1 , dit qu’il y avoit un grosbourg nommé Geth , fur le chemin a’Eleuthéropolisà Gaza ; St Eusèbe, in lods , parle d’un autre lieu demême nom , à cinq milles d’Eleuthéropolis, fur le che-min de Lidda , St par conséquent, différent de celui deS. Jérôme. Eusèbe met encore un lieu nommé Geth ,ou Gettha, entre Jamnia St Antipatris. S. Jerôme,Prtefat. in Jonam , en parlant de Geth-Opher , patriedu prophète Jonas, dit qu’on la nomme Geth-Opher ouGeTH , du canton d’Opher , pour la distinguer des au-tres Geth , que l’on montroit de ion tems aux environsd’Eleuthéropolis Si de Diospolis: ad difiinciionem alia-rum Geth nrbium , qu<z j uxta Eleutheropolim ,five Dios-polim hodie qtioque monfirantur.
Geth étoit la plus méridionale des villes des Philistins,comme Accaron étoit la plus septentrionale ; enfortequ’Accaron St Geth font mises comme les deux termesde la terre des Philistins. Geth étoit voisine de Mâsésiu
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Voye^ 2. Par. XI, 8 ; & Mich. I, 14, dans l'hébreu; cíqui revient assez à S. Jérôme qui met Geth fur le che-min d’Eleuthéropolis à Gaza. Eleuthéropolis est au voi-sinage de Marésa ou Morasthi ; & avant Eusèbe St S. Jé-rôme , Eleuthéropolis n’est guères connue dans la géo-graphie. Geth étoit puissante sous les prophètes Amos,c. 6, v. 2 , St Michée, c. 1, v. 10 & 14, St indépendantedes roisdeJuda. Mais, comme nous savons dé j a remar-qué , elle fut prise par Ozias, roi de Juda, sous le pro-phète Amos \ Sc ensuite par Ezéchias, fous le prophèteMichée. Gethaïm marqué, 2 Reg. iv, 3, St 2.Esdr.Xl,) 3>est, fans doute, la même que Geth. David avoit unecompagnie de gardes Géthéennes dont Ethaï étoit lecapitaine. Geth ou Gath signifie un pressoir. Ainsi il n’estpas étonnant que l’on trouve dans la Palestine plus d’unlieu du nom de Geth. Reg. 1. 2, c. 15, v. 18, & c. 18,v. 2.
GETH AIM. Voyez l’article précédent.GETH-EPHER ou Geth-Opher, ou Geth ducanton d’Opher, dans' la Galilée, étoit la patrie du pro-phète Jonas. (Reg. 1. 4, c: 14, v. 23.) Josué, c. 19, v. 13,attribue cette ville à la tribu deZabulon; & S. Jerôme,dans fa préface íhr Jonas, dit qu’elle étoit à deux millesde Séphoris, autrement Diocéfarée.
GETHIUM. Voyez Gythium.
1. GETH-REMMON, ville de la Palestine , dansla tribu de Dan. S. Jerôme la met à dix milles de Dios-polis , fur le chemin d’Eleuthéropolis. Elle fut donnéeaux Lévites de la famille de Caath. * Josué , c. 19, v. 45.
2. GETH-REMMON , ville de Palestine , dans lademi-tribu de Manassé , au-delà du Jourdain. Elle futdonnée aussi aux Lévites de la tribu de Caath. * Josué,c. 21, v. 25.
3. GETH-REMMON, ville de la Palestine, dans latribu d’Ephraim. Elle fut aussi donnée aux Lévites de latribu de Caath. Parai. 1. 1, c. 6, v. 69.
GETHRONE ; sédition du P. Hardouin porte Ge-thone , ancien nom d’une ville de la mer Aîgée, dansle voisinage de la Cherfonèíe de Thrace , cìes istes deSamothrace St de Hallonèse, selon Pline, /. 4, c. 12.
GETHSEMANI, village de la Palestine , dans lamontagne des Oliviers : ce nom signifie le pressoir dcVhuile ; ce qui marque que l’on y faisoit de shuile avecles olives que la montagne fournissoit. C’étoit le lieuoù Jesus-Christ prioit quelquefois pendant la nuit;c’est dans un jardin de ce village qu’il fit fa priere, qu’ilsua sang St eau, qu’il fut arrêté. *Matth, c. 26, v. 36,& feq.
Le P. Michel Nau , Voyage nouv. de la Terre-fainte ,l. , c. 3, qui a examiné les saints lieux, avec une ex-trême attention , parle ainsi de ce pays. Le jardin desoliviers étoit vraisemblablement un grand verger pleind’ohviers, fous lesquels on alloit librement íè prome-ner & íè repoíèr ; iì reste huit arbres du nombre , à cequ’on dit, de ceux qui étoient là du tems du Sauveur.Leur antiquité les rend exemts du tribut que l’on prenddepuis plusieurs siécles en ce pays fur chaque pied d'ar-bre : les pères de la Terre-fainte ont acheté le champ oùils sont, Sc ils les gardent comme un grand trésor* Usne perdent rien des olives qu’il en recueillent ; ils entirent une huile de bénédiction , qu’ils distribuent auxpersonnes de qualité, qui contribuent par leurs aumônesà la conservation des saints lieux : les noyaux, qui en res-tent, servent à faire des chapelets qui font extrêmementrecherchés des Catholiques. U est défendu, sous peinecl’excommunication, de couper des branches de ces oli-viers , St d’en rien prendre ; on accorda à M. le marquisde Nointel, ambassadeur de France, par une faveur très-particuliere , la permission d’en faire couper une bran-che. Pour retenir les Chrétiens des nations séparées dela communion de Rome , qui n’appréhendent pas cescensures , lesperes y entretiennent un Mahométan pourfermier, qui fait sistre payer si cher ce qu’on en dérobe,que personne n’ose s’y risquer.
Les évangélistes racontent, (S. Luc , c. 21, St 21,) quelorsque le Fils de Dieu étoit à Jérusalem, il paffoit la plusgrande partie du jour dans le temple, s’etnployant à l’ins-truction des Juifs, & que la nuit il l’ajloit passer en priè-res à la montagne des oliviers ; c’étoit dans le jardin donton vientj de parler. S. Jean dit bien expressément, c. 8 ,que Judas y MCW les soldats, parce qu’il fayoit le lieu,