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palmiers. Les habitons du Caire viennent tons îes jours-ì Geza, pour acheter cìes vivres, & s’en retournent lanuit. Pour aller aux pyramides, il faut passer par Geza:d n’y a au-delà que des déserts de sablons. Toutefoiscomme on trouve en chemin plusieurs puits Sc mares,tfue laisse le Nil en se retirant, on y va, fans beaucoupdc peine , avec un bon guide.
Cette ville est nommée Cuisse , dans la Carte ducours du Nil, depuis les cataractes jusqu au Caire , 'in-férées dans les Voyages de Paul Lucas, & beaucoupmieux Gize dans celie du Delta ; mais fauteur, qui estle même voyageur, dit , L 4 , p. 340 , que Gize est ungros village à l'occident du Nil, du côté des pyramides.
CEZAIRA ; Baudrand dit , pays d’Afrique dans laBarbarie : c’est une des trois provinces du royaume cf Al-ger. Elle est bornée au levant par celle de Bugie , àl’occident par celle de Terrez, au septentrion par la merMéditerranée , le long de laquelle elle s’étend au midi,par les montagnes qui la séparent de Bilédulgérid. Ellea pour capitale la ville d’Alger, d’où on la nomme plussouvent la province d’Alger.
GEZAIRA : les Européens ont ainsi défiguré le motarabe Al-Gesaïr , qui signifie une iste , Sc que ( a ) les.Mahométans donnerent à la ville de Céíàrée en Mauri-tanie, lorfqu’ils en firent la conquête fur les Romains,dans le septiemé siécle. C’est Alger. II y avoit devantcette ville une iste dont on fit le port qu’on voit en-core à présent ; & on la nomma de-là Al-Gesair, l’Isle.C) Laugier dc T asti, Hist. d’Alger.
GEZAR. Voyez Gadara 2. Sc GâDER.
GEZATORIGUS, contrée d’Asie, dans la Galatie,vers la Bithynie, selon Ortélius, Thefaur. Strabon, t. 12,p. S 62, parlant de ce pays, dit: la partie qui confine àla Bithynie, est appellée Timonite de Gezatorix. Onvoit que le nom Timonite est celui de la contrée , en
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GEZÍRAT-KHESCHK, c’est-à-dire Pistefiche. LesOrientaux appellent ainsi le continent ou la terre ferme,à í’imitation des Hébreux qui la nomment îabaschab ,comme il paroît par le passage de la Genèse : & vocavitaridam terram. * HHerbeiot, Bibl. orient.
GEZIRAT-MASTHÎKI ou rifle de Mastic. Les Ara-bes appellent ainsi l’iste de Chio , que les Turcs nom-ment en leur langue S ackiqpAdastì, qui signifie la mêmechose ; parce que les arbres, dont on tire la gomme quenous appelions mastic, croissent dans cette isie. * D’Her-beiot, Bibl. orient.
GEZ 1 RAT-THARECK ; les Arabes nomment ainsirifle de Gibraltar. * D'Herbeiot, Bibl. orient.
x. GEZIRÉ. Voyez Gezirah Adelaziz-ben-Omar.
2. GEZIRÉ, iste d’Afrique , au royaume de Fez,fur le Licus, selon Dapper, Afrique, p. D 3- II la metà trois milles de la mer , & à seize de Fez, Sc dit queles Espagnols la nomment Gratiofa : il a tort de dire•que c’est peut-être la Cerné de Ptolomée. La Cerne de cetauteur est en pleine mer ; Sc celle dont il est question,est éloignée de la mer de quatre lieues, Sc au-dessus dela Rache.
GEZRE. Voyez Sarritìe.
GHACHOR. Voyez Achor,
GHALEMETH ; c’est ainsi que íe Chaldéen lit aulieu de Bahurim. Voyez ce mot.
GHALUA , ville d’Afrique, dans la Nubie , fur lèNil, près de l’Egypte, selon Corneille.
GAHMKI, siège épiscopal d’Asie , dans l’Arménie,fous le patriarchat de Sis. II est inconnu , ou bien il nesubsiste plus , selon de Commanville.
GHAMMAS, grande rivière de la Tartarie, au qua-trième climat , selon Edrisi, Geograph. Nubiens, p. 313,L.” cu teuu ae la contrée , en II parle du royaume des Kaïmachites, où il dit qu’il y a
p, , r ‘stm 7 -A , félon Strabon, & T/^co.-t,- yjAjt. : selon seize villes, quoiqu’il n’en nomme que neuf, & ajoute :o oniee Gezatonx est apparemment le nom du prince toutes ces villes son r simépç fur !#> orand fleuve Gham-
qui ìa gouvernoit : Ge^atorigos est au génitif.GEZERON ^ Moyez Gadara 2, & GAVER.
GEZIRAH : ce mot est arabe , (k signifie iste ; maisles Arabes s’en fervent austì pour exprimer une pres-qu’isle. Ainsi ils nomment Gezirat Abdelaziz-BEN-Omar, ou Gp.zirat-beni-Omar, la ville de Geziraqui est effectivement bâtie dans une ífle du Tigre Ge-ZTLAT-MaSSJIIKI , c’est-à-dire l’ifle du Mastic, l’isle deChio ou Stankaio ; Gezirat-Suaken , Piste de Sua-quen dans la mer Rouge, Scc. qui font de véritablesiílcs ; mais ils appellent Gezirat-AL-ARAB, oul’ifìedes Arabes , l’Arabie qui n'est qu’une prefqu’ifle. Ils ap-pellent Al-Gcúrah là Mésopotamie, qui est entre l’Eu-phrate & le Tigre. Voyez MÉSOPOTAMIE.
GEZIRAH Abdelaziz-ben-Omar , c’est-à-direl’ifle des enfans d’Omar, ou Gezirath-BENI-Omar ,ville d’Asie , dans une iíle fur le Tigre , au-dessus deMoussai ou Moful , bâtie par les deícendans d’Omar.Ebn-Batrix dit qu’elle est située dans le quartier de laMésopotamie, nommé Diar-Rabiat , que l’on nomme’auffi la terre de Tamanin ou des quatre-vingt , à causequ’il sortit un pareil nombre de personnes de l’archede Noé, qui s’arrêtâ, dit-il, fur les montagnes deGiouden ces quartiers. Tavernier, Voyage de Perse , L 3 ,c - 4, la nomme GEZIRÉ , à quatre jours de Diarbékir
toutes ces villes font situées fur le grand fleuve Ghammas, qui sortant des montagnes de Bengiar, coule versl’orient à la ville Astur, située fur la rive méridionale;de-là il passe à la ville de Sis a, qui est au nord, se rendà la ville royale, nommée Chacan, qui est au midi deson cours. II se tourne ensuite vers le septentrion , Scarrive à la ville de Mosthanah , bâtie fur fa rive occiden-tale. II y reprend son cours vers l’orient, jusqu a cequ’il se perde dans la mer. JL "auteur du Hvre des Mer-veilles dit que ce fleuve nourrit un poifion du<juel les
médecins de l’Inde Sc de la Chine composent le plusmortel poison que l’on connoisse. II est dans le fiel de cepoisson, nommé Sangla, Sc 11 conserve fa qualité du-rant quarante ans.
On soupçonne que ce fleuve est le même que lefleuve Amur. II n’y a point d’autre fleuve à qui ce coursconvienne si bien, quoiqu’on ne sache guères où retrou-ver les villes que nomme le géographe de Nubie.
GHANA , ville d’Afrique , dans la Nigritie , fur leNiger , qui la sépare en deux , en entrant dans un assezgrand lac , nommé lac de Sigifm.es Sc lac de Guadre.Le géographe de Nubie, p. 10 , 2. part. climat. 1, dit:Ghana est une double ville fur les deux rivages d’unemer d’eau douce. C’est de tous les pays des Nègres la pluspeuplée Sc la plus marchande. II s’y rend de riches mar-chands , des pays voisins, Sc de toutes les parties de l’Occi-dent. Ses habitans sont Musulmans ; Sc le roi tire, dit-on,
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vont prendre la noix de g al ' e ’ lu “ m ême pays“pour Alep.Cutdes, ík ceux qu; viennent d - r rso Gezire a
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B ‘GS.mS î : S .DDEHEB , isteNulaot
dehen , autrefois Piste de Nathos ou . mais on
beaucoup de villages Sc de palais magnmq épaisseura peine à les découvrir de loin, à cauledes forêts. -n fabu-
GEZIRAT-HIAT ou r isie des firpms ;leuse , dont il est souvent parlé dans les roman& Turcs. * D’Herbeiot, Biblioth. orient.
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reur des Musulmans , qui est Abbaffide. II a un palaisfur le rivage du Nil, (l’auteur appelle ainsi le Niger,)Sc c’est un château très-bien fortifié Sc très-bien pourvude tout. Les logemens sont ornés de sculptures Sc depeintures, Sc les fenêtres sont vitrées. Ce palais fut bâti,l’an <510 de l’hégire. Ses états confinent au pays d eWançara, qui est riche en mines d’or. L’auteur cite ,parle fort avantageusement de la justice' du roi de Ghana,de son tems. Cette ville au reste est la capitale d unroyaume , que l’on appelle royaume de Ghana , Scroyaume de C asséna. Voyez CassÉNA. .
GHANAM 1 N : Arias Montanus prétend que 1 écri-ture nomme ainsi les Troglodytes. , .
GHARUS, évêché d’Asie, en Arrtieme, fous le pa-