sent pas de produire plus de deux millions ; & on trans-porte ces étoffes en Sinise , en Allemagne , à Malthe ,iùr la côte cl’ítalie, & même jusqu’au Levant. Les mar-chands qui les ramassent & les font teindre., demeurentàMende, & à Saint-Leger, & en retirent le plus grandprofit. Dans la paroisse de Vabron , il y a une mined’étain que l’on pourroit rendre utile : dans la parodie dePompidou, il y en a de jayet, & une de souffre à Saint.Ger-main de Calberte : l’on ramasse souvent de petites,perlesfines dans les rivières de Fraiffinet & de Plantats. Lebailliage du Gevaudan est partagé entre le roi St l'évê-que de Mende : quand c’est le tour du roi, la ]ustice serend à Maruejols ; & à Mende, lorsque c’est celui del’évêque. Je parle des Etats particuliers du Gevaudan,dans l’article des Etats du Languedoc.
GEUDIS, nomd’une riviere, selon Nonnus cité parOrtélius : on ne dit point où elle coule.
GEVE ou GESVES, riviere d’Afrique, dans la Nigri-tie , aux pays des Manclingues, cl’où elle coule vers l’oc-cident, & passe au midi de Gesves , où tournant versle sud-ouest, elle reçoit celle de Kurbali , avec laquelleelle va se rendre dans un golfe où sont les istes des bif-fages. Cette riviere est extrêmement rapide ; la maréeen descend avec une si furieuse violence , que les va-gues s’élevent comme autant de montagnes, ce qui larend dangereuse.
GEVE ou GEVES, ville cl’Afrique, dans la Nigri-' tie, fur le bord septentrional de la riviere de même nom.Elle n’a ni murs ni enclos ; les maisons sont de terre,blanchies en dehors, & couvertes de paille. On y comptequatre mille habitans, parmi lesquels il y a quatre oucinq familles de blancs. L’église paroissiale est fort belle,&c gouvernée par un prêtre, envoyé de Sant-Jago. 11 s’yfait un commerce, tous les ans, de deux cents cinquanteesclaves. Le reste du commerce consiste en ivoire St encire. * Voyage de Brue en Afrique , ijdi.
GEVE D’OSS AN. Corneille, Diclion. fait un arti-cle sous ce titre, comme si c’étoit une riviere différentedu Gave d’Ossan, déguisé par une mauvaise orthographe.
GEVINI ou Gyvini , peuple ancien de la Sarmatie,en Europe, selon Ptolomée , /. 3 , c. 5.
GEVIO , village de Suisse, dans la vallée de Madia,qui fe jette dans la riviere de Locarno. Corneille, Mali& Baudrand, édit. de 1705 , en font mal-à-propos uneville dans le Milanez.
GEVISSI, ancien peuple de la Grande-Bretagne , dansle voisinage de Veffex, vis-à-vis de l’iste de Vight,selon Bede cité par Ortélius.
GEUL, riviere des Pays-bas, au duché de Limbourg.Elle prend fa source au-dessus deValhorn , où elle passed. puis elle coule à Herkemet d. à Calmine , g. à Mûre-ment , g. à Bufdal, g. à Méchélem, d. à Vittem, g. àCartiels , d. à Vilre, cl. à Shinop , d. à Fauquemont, àBrouchen, d. à Saint-Ghirlack, d. à Houtem, d. àMoër-zen, d. à Hardenstein , d. St tombe dans la Meuse au-dessous de Castergeul.
GEUYANG , forteresse de la Chine , dans la pro-vince de Gueicheu, au département de Liping, septièmemétropole de la province. Elle est plus occidentale quePékin de 8. cl. 45', par les 2.7 degrés , 6' de latitude.* Atlas Sinenjis.
GEX, selon Piganiol de la Force, Defcr. de la France ,t. 541, édit.deijxx, petite ville de France, dans lepays ou dans la baronie de Gex , au pied du montSaint-Claude, qui fait la séparation du pays de Gex de laFranche-Comté. Cette ville est à présent composée detrois parties. La premiere est fur une hauteur à l’occi-cîent, dans l’endroit où étoit autrefois un château fort& considérable. La seconde est proprement la ville deGex. Elle est fermee, clu coté du couchant, par quelquesrestes d anciennes murailles, St par tout ailleurs par lesclôtures des jardins des particuliers. Elle a trois portesSt trois fauxbourgs. La troisième partie de la ville est aunord clu château , & à deux cens pas de distance ; onl’appelle GêX-la-Vieille. L’église de S. Pierre St deS. Paul est la feule paroisse qu’il y ait. Les Carmes ontun couvent à Gex, comme aussi les Capucins St les Ur-íùlines. On y établit, en 1681 , une maison de filles dela propagation de la foi, qui élèvent un grand nombrede filles, nouvellement converties, à la religion Catholi-que , Apostolique St Romaine. Cette maison ne subsiste
GEZ
que par les bienfaits clu roi. II y a aussi des filles de la cha-rité , un hôpital fort pauvre, St une efpece de petit col-lège. Le siège du bailliage du pays est à Gex ; les appella-tions sont portées à Dijon , ou à Bourg, au cas de l’édit.
Le pays et la seigneurie de Gex , séparé dùBugey par le grand Credo , est entre le mont Jura , leRhône , le lac de Geneve St la Suisse. Cette seigneurieétoit autrefois membre clu comté de Genevois, dontles comtes étoient feudataires de l’église de Geneve.* Longue rue, Deser. de la France , part. 1, p. 3 03.
La seigneurie de Gex fut donnée en partage à Amé,par son frere Guillaume comte de Genevois. Sonpere,le comte Amé , avoit reconnu qu’il étoit fidelis advo-catus , fidele avoué , sous Arduíius, évêque de Geneve,contemporain de S. Bernard. Ce premier seigneur cléGex eut pour héritier son fils Amé , qui n’eut qu’une fillenommée Lyonnette , qui épousa Simon de Joinville,frere de Jean sire de Joinville, sénéchal de Champagne,auteur de la vie de S. Louis. Pierre de Joinville, fils deSimon St de Lyonnette, laissa deux fils Hugard St Hu-gues, successivement seigneurs de Gex. Hugues se renditvassal du Dauphin de Viennois : comme il n’ayoit pointd’enfans , il fit son héritier Hugues de Genevois , sonbeau-frere, mari de fa soeur Eléonor de Joinville, diteEléonor de Gex , à la charge de faire hommage au Dau-phin, seigneur de Faucigny ; ce qui fut exécuté , St-donna occasion à Amédée, comte de Savoye , appellele comte Kird , d’entrer avec des troupes dans la terrede Gex, de la confisquer, St de l’unir à son domaine,Pan 13 53 ; Le Dauphiné étoit alors possédé par Char-les , fils aîné du roi Jean ; mais les différends avec la Sa-voye , furent accommodés peu après, à Pavantage ducomte Vercl.
Les comtes ou ducs de Savoye ont joui depuis, de laseigneurie St du bailliage de Gex , jusqu’au traité deLyon 1601, par lequel ce pays a été cédé à la France.Louis XIII l’a donné en échange de Château- Chinon,à Henri de Bourbon, prince de Condé, avec Montluel.
Ce petit pays de Gex est du gouvernement de Bour-gogne , St du ressort du parlement de Dijon. Gex ,qui lui donne son nom , est une ville qui n’a rien deconsidérable; 8t Versoy, qui en dépend, fur le lac deGeneve , a été demandé par les Genevois qui surpri-rent cette place sur les Savoyards, Pan 1589. II n’y arien d’important dans le pays de Gex, que le pas, oupassage de l’Eclufe ou de la Cluse, qui défend l’entréedu Bugey St de la Bresse, par un fort creusé dans le roc,qui fait partie clu mont Jura escarpé en cet endroit, &tborné par le Rhône qui coule au pied.
La république de Geneve est en possession de plusieursvillages enclavés dans le pays de Gex, lesquels étoientautrefois de la Manfe , capitulasse de l’églife cathédralede S. Pierre, ou du domaine du prieuré de S. Victorde Geneve, de l’ordre de Cluny. Tous ces villages ontété unis au domaine de la ville , depuis le changementde la religion.
GEYERSBERG , château d’Allemagne, dans la Ca-iinthie, auprès de la haute Styrie , au-desiùs de la villede Friesach. Voyez FriesacH.
GEYL , (la) riviere d’Allemagne , dans la haute Ca-rinthie. Elle a fa source dans un lac au pied des monta-gnes , qui séparent cette province du Tirol, aux confinsdes Etats de Venise ; St c!e-là serpentant vers Postent,elle se charge de quantité de ruisseaux, se recourbe versle nord, & se jette dans la Drave à Postent de Villach : San-son St quelques autres géographes, 1 appellent la Geyt.
GEYTAPOUR, ville des Indes, au royaume de Dé-cati, fur la côte, au midi de Rajapour. * Vaùgondy , Atlas.
GEZA, ancienne ville d’Egypte, fur le bord occi-dental duNil, vis-à-vis du grand Caire, selon Marmpl>
/. 11, c. x(3, p. 2.93. Elle est fort peuplée, & il s’y faitun grand trafic de bétail que les Arabes y amenent desdéserts de Barca St d’ailleurs, pour la provision du Caire.Pourn’être point obliges dépasser le Nil, ils tiennentlà leur marché, on l’y vient acheter ; St on l’amenesitr des barques, afin de le revendre en gros ou en dé-tail. On volt àGeza des palais superbes, St des maisonsde plaisance, bâties par les Mamelucs, pour être horsde l’embarras du Caire ; plusieurs marchands Sc artisansy demeurent. Sur le bord de la riviere, est la grande mos-quée , environnée de beaux jardins St de quantité de