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Tome troisième. G - L.
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auflì gros tjh’un homme de taille ordinaire.

. Les habìtans sont Mahométans de la secte d’Omàr ;ils font braves , fiers ct industrieux. Comme ils connoií-ient tous les avantages de leur pays , ils ne sont pas siaisés à mener que le reste des Persans ; & ils jouissentnieme encore actuellement de plusieurs exemptions &privilèges qu’ils ont grand soin de maintenir, quoiqu onait pris la précaution de les désarmer en quelque maniéré.

Ils sont d’une taille haute & robuste , & plus blancs queles autresPerians : leurs habits sont à-peu-près les mêmesque ceux du reste des Persans , excepté qu’ils sont pluscourts & plus simples , & que leurs bonnets sont pointus.Ceux d entr’eux qui habitent au sud de la ville de Kesker,vers les frontières de la province de Mazar.déran , s'ap-pellent Kilek ; & les autres qui habitent au nord decette ville , portent le nom de Talisch. Les femmesde ces derniers sont fans contredit les plus belles & lesmieux faites de toute la Perse : elles ne sont pas , à lavérité, si parées que les autres Perfannes ; mais en revan-che elles sont d’un grand secours à leurs maris dans leménage , parce qu’on les trouve rarement oisives , cequ’on ne volt nulle part dans le tout reste de la Perse.

Cette province a pour capitale la ville de Rescht quiest au 37 e degré de latitude, ct à deux lieues de la mer.Elle est fort agréable. Quoique grande ct aster bien peu-plée , les maisons y sont si couvertes de toutes sortesd’arbres fruitiers , qu’en y arrivant on croit entrer dansune forêt ; & il est impossible de s’appercevoir qu’onentre dans une ville, avant qu’on se trouve au milieu.Elle est toute ouverte, ct les toits des maisons sont cou-verts de tuiles ct de lattes , de même que les nôtres, parcequ’il pleut beaucoup en ces quartiers. Les autres villesprincipales de ce pays sont Kesker ct Astara.

La province de Ghilan a été cédée à la Russie avectoutes ses dépendances , par le traité conclu à S. Peters-bourg en 17x3, entre le feu empereur de Russie ct leSchah ; mais il ne parolt pas que la Russie en aitpris possession juí'qu’à présent. * Voyez les Voyagesd’Oléarius.

GHILDA , ville d’Afrique au royaume de Galam ,fur le bord septentrional du Sénégal , ct vis-à-vis deTuabo. C’est la premiere ville de ce royaume qu’onrencontre en remontant le Sénégal; latit. nord, 14 d.57 '-

GHILGAL. Voyez Galgal.

GHINGHIN, ville, ou plutôt grand village d’Afriqueau royaume de Jéréja dans le pays des Flups, à la sourced’un ruisseau qui sort de là riviere de Kasamanka , & quitombe dans celle de San-Domingo » trois lieues au-dessusde Kachao , dont Ghìnghin n’est qu’à cinq lieues. C’estun lieu bien peuplé en partie de Portugais qui s’y sontétablis ; le pays est agréable ; il porte des fruits enabondance ; ct de toutes parts on y voit des abeilles :les singes y sont aussi en grand nombre. Lemaire appellece lieu Guanguin. * Voyage de B rue en Afrique.

GHIR, riviere d’Astique. Elle a fa source au montAtlas qui borne le pays de Trémécen au midi ; coulantvêts le midi,entre les tentes de quelques Arabes, elle ar-rive au pays habité par les Bériigumi, dans le royaumede Tasilet. Elle fe tourne ensuite, en serpentant vers lefud-est, dans la province de Touet ; entrant enfin dansles déserts de Haïr, elle fe perd dans un grand lac. Cetteriviere ct quelques autres de ces cantons ont cela deParticulier, quelles s’éloignent de la mer, en s'éloignantde leur source. Ainsi elles rendent ce proverbe faux : » Si” tu veux arriver à la mer, prends une riviere pour t y con-" âuire. * De L’Isle, Carte de la Barbarie.

CHiOMO ou GhiomraY, peuple d Afrique, quihabite l e cap Apollonia. Loyer & Desinarchais nous,apprennent qu’ayant été souvent en guerre avec les Ifson°is , & toûjours vainqueurs , ils obhgerent ceux-ci aquitter la contrée d’íssini, qui est à dix lieues au-dela ducap , ct qu on appelle encore le grand P our aller

habiter le pa ys d’Asbini, ct la riviere qui a pris leurNom.

GHISTEL ou Ghistet b bourgade des Pays-bas,dans la Flandre Autrichienne, ’àune petite lieue d’Ouden-bou rg ctà deux de Bruges. C’est une ancienne baronme.Llle est célébré par le culte de sainte Godelieve , dameâ heu, martyrisée par son mari, Qn y a bâti une eglue

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en son nom , avec un monastère de religieuses, foui larégie de S. Benoît. * Le P. Boiifsingaut , Voyage desPays-bas. Baillet , Topogr. des Saints, p. 210.

GHÍVIRA, petite ville d’Italie, au Milanez, à troislieues d’Anghiera, fur le lac auquel elle donne son nom ;& qui prend aussi celui de lac de Brandrone. II se dé-charge dans le lac majeur par la petite riviere de Bozzo.

* Baudrand, édit. de 1705. Magin. irai. Tab.

GHNASNEVÍDES , (les^' branche de Turcs qui ontrégné dans le Khorafàn. Côtoient des esclaves achetésparles princes Mahométans, introduits dans lesí'erraìls,de-là dans les conseils , & parvenus eníùite aux plusgrandes dignités , tels que furent les fhoulounides, lesMameluks, ct c. Les Ghaasnévides tirent leur origine dela ville de Ghaznacapitale de leur empire.

Un certain Alpteghin, esclave d’ípmad, second sul-tan des Samanides établis ^dans le lvhoraí'an ct leMaouarennahar, ayant été affranchi , prit le parti desarmes, de dignités en dignités parvint à celle de géné-ral des armées ct de gouverneur du Khoroíàn où ilusurpa la puissance souveraine , ct établit son séjour àGahzna. II donna sa fille en mariage à un de ses escla-ves , quiétoit aussi Turc , ct lui 1 aï st a ses états à fa mort.Celui-ci, par fa prudence , fé fit aimer de ses sujets;& par son courage il se fit craindre de ses ennemis. _ Aprèssa. mort, son fils Mahmoud lui succéda. II poursuivit ctaccomplit les projets de son pere, c’est-à-dire qu’il abba-tit entièrement les Samanides , ct s’éleva fur leurs rui-nes : après plusieurs grandes victoires, il fe trouva maîtredu Khorafan & d’une partie de la Transoxane. Alorsil prit le titre de sultan ; ct il est le premier des princesde l’Orient qui l’ait porté. Avant lui ils ne portoientquecelui de Maltk. L’ambition de Mahmoud augmentoitavec la puistance. 11 entra dans Pípide ; il remporta plu-sieurs victoires contre dissérens rois , traversa ensuite sesétats , porta les armes dans le Kharisme dont il s’em-para , repoussa le Kan des Turcs qui venoit pour l’at-taquer ; ct le Ghion servit de limites entre les deuxempires : il repassa dans l’Ipide qu’il soumit presqu’en-tiere, ctsubjuga la Perse. II remporta de toutes ses expé-ditions des richesses immenses : les historiens prétendentque Mahmoud a été le plus riche des princes Turcs. 11mourut enfin, regretté, ct admiré de tous ses sujets en gé-néral. Les richesses immenses , qu’il avoir apportées del’Ipide, devinrent funestes à fes deícendans qui, voulanten acquérir autant, négligèrent leurs états dans la Tar-tarie, & porterent toutes leurs forces du côte de l’Ipide»Les Seljoucides profitèrent de leur imprudence, leur en-levèrent plusieurs provinces ct les Ghourides, autresesclaves Turcs, parvenus comme les Ghaznevides,montèrent fur le trône. Ainsi fut anéantie la brancheTurque des Ghaznevides, l’an 1182, après avoir régnépendant 213 ans. * Hijl. générale des Huns , par M. deGuignes, t. 3 , p. 183.

GHNIEF, ville de la Prusse Pojonoife, auPalatinatde Culm,suría Vistule. Le nom Polonois s’écrit GmsxY.Le chevalier de Beaujeu, Mémoires , p. 289, écrit Ghfnief , selon la prononciation. Les Allemands PappellentMeve, fur quoi j’avertis que tous les lieux de la Prusseont deux noms. Ghnief est à deux lieues de Nové, ctà quatre de Grodens. C’est une starostie du roi ; & So«bieski y tenoit une partie de fes trésors, bien loin de soportée des incursions des Tartares. La ville & le châ-teau sont de briques. André Cellarius, dans fa Descriptionde la Pologne, nomme cette ville en latin Mevé,Mcva,Meua, Gnievum & Gnevum. Elle est, dit-il, NovaDescr.Regni Polon. p. 491, située au-dessous du confluent dôla riviere de Fers ct de la Vistule. Sa citadelle apparte-nois a Mestovin, prince de la Poméranie ultérieure, quien fit don a l’ordre leutonique. D’autres prétendentqu’il ne donna à ces chevaliers que le territoire de Meveou de Ghnief, & qu’ils y bâtirent la citadelle. Elle futprise ensuite par les Polonois, ct reprise par les cheva-liers, en 14^4. Les Polonois revinrent à la,charge,en 1463 ; après une longue défense, elle sc rendit a eux,l’an suivant. La religion Protestante ayant été quelquetems la dominante dans cette ville, les Catholiques leressaisirent de la grande église, l’an 15 y6. Gustave Adol-phe prit Ghnief par composition , Pan i6zv, ct battit lesPolonois qui étoient venus l’assiéger. Lan 1655, les