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Suédois la prirent encore ; mais ils ne la gardèrent queiusqu’au mois d’Août suivant. * Dan. Cromer. Chron.■Pomeran. c. 12, Mart. Cromer. Ret. Polon. 1 .10.
GHOGUON 1 UM, évêché d’Arménie , sous le pa-triarche de Sis : on ne fait ni où il est , ni s’ilffibsiste,selon l’abbé de Commanville.
GHORÍ, ville d’Asie, dans la Géorgie. Voyez Gori.
GHOUR, petit pays de l’Inde , au nord-ouest deGhazna. Les princes descendus des anciens rois de P erse ,s’y étoient retirés, & y vécurent dans l’independance,jusqu a Pan 1010, que les Turcs Ghaznévides le conqui-rent. * Histoire générale des Huns , t.], p. 164.
GHUB 1 TTARUM , évêché Arménien , sous le pa-triarche de Sis. On ne sait ni fa place ni s’il subsiste,félon l’jAbbé de Commanville.
GHUL-HISSAR, ville de la Turquie, en Asie, dansîa contrée de Roum au nord. Les Tartares appellent lesétats du Turc , P empire de Roum , qui est le nom Ro-main corrompu, parce que les Romains possédoient au-trefois en Asie ce que les Turcs y poffedent aujour-d’hui. * HiJÍ. de Timur-Bec , 1 . 5 , c. 50.
GHUL 1 STAN, isled’Asie, dans la province deîía-mid-EïIi, au milieu du lac Falac-Abad. * Hist. de Ti-mur-Bec , 1 - G
GHUL-LOUDJA, bourg d’Asie, dans le Curdistan.*Hitl. de Timur-Bcc , 1 . 3, c. 28.
1. GHUZEL-HISSAR, ville de la Turquie , en Asie,dans la Natolie , près de Tiré ; ces deux villes étoientsituées fur le Madré ou le Méandre. II ne faut pas la con-fondre avec celle qui suit. * Hist. de Timur-Bcc , 1 . 5,
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' 2. GHUZEL-HISSAR, ville de la Turquie, en Eu-rope: Bajazet, surnommé A Tonnerre , l’avoit bâtie vis-à-vis de Constantinople. * Hist. de Timur-Bec , 1 . 5,c. 38.
Comme le mot Hiffar , en langue Turque, signifie•château , je serois porté à croire que les lieux où cenom se trouve, n’étoientque des châteaux; mais le sa-vant traducteur de l’hisioire de Timur-Bec dit dans sesnotes, bien positivement, que les lieux ci-clessus nommés•étoient des villes.
GIABECCARUM , évêché de l’église Arménienne,fous le patriarche de Sis. On ne fait pas s’il subsiste en-core, selon l’abbé de Commanville.
GIACHAS, peuple d’Afrique, dans îa basse Ethio-pie. Le pere du Jarric , Histoire des Indes orientales ya. part. c. 5, les place auprès du premier lac le plus mé-ridional des deux , d’où le Nil prend fa source, c’est-à-dire auprès du lieu où l’on supposoit que le Nilprenoit sa source avant que l’on eût découvert sa vé-ritable origine. Voici comment il dépeint ce peuple :„ Ils sont fort cruels &t barbares, ne vivent d’ordi-» naire que de voleries 8c de larcins, à la façon des,> Arabes ou des Numides. Us font anthropophages, c’est-» à-dire mangent la chair humaine ; ils ne reconnoif-» sent aucun roi ni seigneur , n’ont aucune demeure fixe,» vont tantôt d’un côté, tantôt d’un autre ,, Sc logent» en des cabanes qu’ils se font de branches d’arbres, ou», en des tentes qu’ils portent avec eux. Leurs armes os-» sensives font un poignard ou une massue , Tare , les,» flèches &c le javelot ; les défensives sont un long bou-» clier, assez large au milieu pour couvrir un homme;» Sc de-là jufqu’aux extrémités, il V a en Rétrécissant:»> au bout d’en-bas, il y a une pointe qu’ils plantent en•» terre ; ainsi il leur sert de rempart. » Ces peuples enravageant le pays arrivereat jufqu’au Congo où ds en-trerent par la province de Bata. De l’Ifle les nommeJagas , Sc les met le long de la riviere de Coango ,au nord du royaume de Matamba, à l’orient du Congo,8c au couchant du Monoémugi , dont le P. Jarric ditqu’ils sont Stipendiâmes. U met encore au nord du Mo-'tiomòëmugi les Jagas anthropophages, dont les terresfont très-fertiles ; mais l’air y est fort mal-fain. Ceux-ciont au nord les Etats du roi de Gingiro. Ces GlACHASsont nommés JaGOS par.Dapper: il les croit venus deNigritie ; d’autres les confondent avec les Galles, na-tion barbare au midi de 1 Abistime.
GIAFARIAH, ville d’Asie, dans l’Iraque Arabique.Te Kalife Motavakel la sit bâtir, & y transféra le siègeáìel’empire des Musulmans, qui étoitalorsà.Samarah. 11 la
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fit appeller Gìafarie , de son nom propre qui étoit Gui -farouGiafer. Montasièr, son fils Sc son successeur, ayantabandonné cette ville, elle se ruina en fort peu de teins.* D'Herbelot, Biblioth. orient.
GIAGANIAN, nom que les Persans donnent à îaville de Saganian. * Voyez Saganian.
GIAGANNAT , ville des Indes. Voyez JagRE-
NATE.
GIAGMIN, ville d’Asie, dans la province de Rhô-varefme.
GIALALEKAH. Les Arabes nomment ainsi la Ga-lice, province d’Efpagne.
GIALOULAH, lieu d’Asie, dans la province de Kho-rassan, où les Persans furent défaits par les Arabes, poufla seconde fois , après la bataille de Cadésie, fous leKhalifat d’Omar I. * D’Herbelot, Biblioth. orient.
GIALOUS, isle de la mer des Indes, dont les habi-tans sont nègres, marchent nuds, Sc s’entre-mangent sesuns les autres. Elle est éloignée de deux journées de na-vigation de celle d’ Albinoman. Ces deux isles sont aumidi de celle de Rami, qui , selon Edriffi , a sept censlieues de long, & est peu éloignée de celle de Sarendibque nous croyons être Zéïlan ou Sumatra, Si cette der-niere est Sarendib, l’isle de Rami sera Bornéo , selonles conjectures de D’Herbelot. Mais si Sarendib est Céílan,comme peu de gens en doutent, pourquoi l’isle de Rainine pourroit - elle pas être Sumatra ? Ces noms arabes,qui ne font accompagnés ni c’e distances déterminées, nide descriptions qui caractérisent le lieu , sont 'cTantaivtplus difficiles à fixer, qu’ils conviennent à plusieurs isies,parce qu’il y en a beaucoup dans les mers dont il estquestion. Il en est de même de la ville, dont'parle semême auteur dans Tarticíe qui fuit. * D'Herbclot , Bibborient.
GIAMCOUD ou Gíàmcout , ville située fous laligne équinoxiale , vers Torient. Abdeìmoal, géographePersien , dit qu’elle est à Textrémité du pays habite.D’Herbelot y ajoûte une explication qui n’éclaircit rien.
GIANBlTAH, nom arabe d’une ville, qui palse pontêtre la plus grande de tout le pays de Habafchah, quiest l’Ethiopie (ou plutôt TAbiffime,) quoiqu’elle soitbâtie en quelque façon au milieu d’un déiert. Elle estfort peuplée , 8c a plusieurs villages situes íiir une ri-vière qui prend fa source au-delà de T équateur, 8c serend dans le Nil, en coulant vers le couchant d’été,auprès d’une isle 8c d’une ville qui sont toutes deux nom-mées Ialak. II y a des géographes, dit Edriffi dans lacinquième Jpartie de son premier climat, qui prennentle fleuve qui passe à Gianbitah pour le Nil ; mais ils setrompent. Voici ce qu’en dit le géographe de Nub.se:cette cinquième partie du premier climat comprend pres-que toute 1 Abissmie, 8c plusieurs contrées de ce pays*La plus grande de ses villes est Genbita , qui est fortpeuplée, mais dans un désert, 8c éloignée des habita-tions. Ses villages 8c ses campagnes sont le long d’unfleuve qui, traversant TAbiffinie , se jette dans le Nil í& elle (c’est-à-dire TAbiffinie) a fur les bords defleuve les villes deMARCATA Sc de Nagiagha. L asource de ce fleuve est au-delà de la liçne équinoxiahrà Vextrémité de la terre habitée du côte du midi ; & ilcoule entre Voccident <S* le septentrion , (c’est-à-ci'e aUnord-ouest) jufqu’à ce qu’il arrive dans la Nubie où stse dççharge dans le bras du Nil qui baigne la ville dejalac , comme nous avons dit : ce fleuve est grand ,large Sc profond ; son cours est lent, Sc ses bords habi-tes par les Ethiopiens. La plupart de ceux qui naviguentfur cette riviere, croient que c’est le Nil, parce qu’ils yont remarqué les mêmes débordemens, Sc dans le mêmetems. On est cependant certain que ce font deux fleuvesdifférens, Sc que celui dont il est ici question, se jette dansle Nil, auprès de la ville de Jalac. Cela est rapport?par Ptolomée de Péluse , dans son Livre intitulé de mGéographie ; ScHafan, fils d’Almondher, dans leLivf?•des Merveilles , a 1 endroit où il traite des rivières , d®leur origine & êe seur embouchure.
Ces derniers mots sont voir qu’Edriffi se trompe sei-me me , en suivant Ptolomée 8c un auteur Arabe. Pto-lomée , quoiqu’il ait fait ses observations à Alexandrie *ne connoissoit guères les sources du Nil. II nous en 3donné les idees qu’pn en avoit de son tems ; 8c toutes