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partie de sa longueur par le méridien du 145 e d. Sa partieseptentrionale s’appelle Gilolo ; la méridionale efi: nom-mée la Batekint. Ces deux parties font des Péninsulesattachées chacune par un Isthme au corps de rifle, aumilieu de laquelle est une montagne où est la ville deToto. Elle a la grande ifle des Célòbes au couchant,Tille de Céram au midi ; la nouvelle Guinée ou terredes Papous à l’est-fud-est. Les istes Moluques de Ter-nate , Tidor , Motir , Machian , Bachian & Cayouala bordent au couchant ; & l’ifle-de Morotay y est pres-que jointe au levant septentrional.
Le nom de cette ifle varie dans les relations desvoyageurs. Celle du voyage de la flotte de Nassau, t.p. 80, la nomme HareMANERA. L’historien de la con-quête des ifles Moluques , t. 1, L x, p, 146, donne lenom de Batochine à toute l’ifle. Elle a, dit-il, deuxcents lieues de tour, Sc est fous la domination des roisde Gilolo & de Loloda. Ce dernier est plus ancien quetous ceux des Moluques , Sc même que tous les autresde cette mer. II a été autrefois le plus puissant, Sc est de-venu le plus soible. Les peuples de Batochine qui habi-tent la côte du nord sont sauvages, Sc vivent dans deslieux désert s , sans loi, fans roi, fans habitations Axes ;mais ceux qui demeurent à Porient, ont des villages Scdes bourgs bien peuplés au bord de la mer. Quoiqueleur langage soit différent, ils s’entendent tous.
Cet auteur ne réserve pas le nom de Morotay à uneifle particulière. On a, dit-îl, nommé cette cote Mo-ROTIA , qui est comme si on disoit More de terre , 8cles autres ifles qui font à l’opposite Morotay , quiveut dire More de mer ; les habitans de toutes ces iflesdes Mores font des gens grossiers, fourbes Sc lâches ; iln’y a que la feule ville de Momoya ou ils soient belli-queux. Tous ces peuples n’ont jamais eu de loi , depoids, de mesures, de monnoie d’or, d’argent, ni d’au-tre métal. Ils ont des vivres, des armes Sc des Idoles :fournissent les Moluques de plusieurs choses nécessairesà la vie. Les femmes cultivent la terre. Chaque villagereconnoît un supérieur ,qui est élu par les habitans. Usne lui payent aucun tribut ; mais ils ont quelques égardspour ses enfans , les élisant pour chefs plutôt que d’au-tres , après la mort du pere. Les rois des Moluques ontconquis ces ifles , 6c chacun en a pris ce qu’il a pu.
Celaétoit ainsi, lorsque les Portugais possédoient lesMoluques ; mais ils en ont été dépossédés par les Hol-landois.
Le continuateur de cette histoire qui a décrit la con-quête des Moluques par les Hollandois, t, 3 , p. 8,donne de cette ifle une idée un peu différente. Voicice qu’il en dit.
GlLOLO, qui le nomme auffi Maurica Scia BA-TOCHINE, est une fort grande ifle qui produit beaucoupde riz 6c de fagu. La mer, qui l’environne, fournit quan-tité de tortues. Les habitans sont d’une taille bien pro-portionnée , farouches Sc cruels, ayant même été an-thropophages , ainsi que ceux de Célèbes. Elle a troispointes qui font comme trois istes séparées par deuxgolfes, & elles se joignent par un bout. Une de ces poin-tes , (la méridionale, ) se nomme Batochine ; celle dumilieu Gamocarona ; & l’autre (la septentrionale)fe nomme proprement Gilolo.
a. GILOLO* ville des Indes, capitale de l’ifle demême nom, dans fa partie occidentale, à six lieues del iste de Ternate , une des Moluques.
GILSATENUS, siège épiscopal dans la Pamphylie :Néon son évêque souscrivit à la lettre adressée à l’empe-reur Léon. *Harduin. Collect. conc.
GILUA, colonie d’Afrique, dans la Mauritanie Qé-/arien/e, entre. Cri f p a & Cajlra Puerorum ; à v. M. P. dela premiere & à xxm. m. P. de la seconde. Cette villeétoit maritime. * Antonin Itiner.
GfMAS , montagne. Voyez Mimas.
GIMMOR ouGamor, montagne de Suisse, (dansle canton d’Appenzell,) du nombre de celles qui sépa-rent le pays d’Hériíáw d’avec le Rheintal. II y a unecaverne dont l’entrée est très-étroite ; mais elle s’élargitau-dedans, au point qu’elle a quinze pieds en quelques en-droits , en d’autres feulement de quatre ou cinq, &haute deatrois ou quatre pieds en quelques lieux, & end’autres de dix & de vingt. On trouve au fond unessourced’eau abondante, qui va couler dans le Rheintal, au pied
de la montagne , & y fait une fontaine médicinale. Ony trouve auffi quantité de pierres rares & curieuses, qn’011peut appeller talc cryjlallin , les unes blanchâtres, lesautres transparentes òc íàns couleur , & quelques - unestransparentes avec des traits noirs qui les coupent à an-gles droits. 11 y a dans la même montagne deux autrescavernes, ou creux, qui sont percés de haut en bas ; Tuneau milieu de la montagne , & l’autre au sommet. Lapremiere est si profonde, que quand on y jette une pierre,on l’entend résonner durant î’espace de cinq minutes.Le gens du pays disent qu’on ne peut rien jetter dans laseconde, que cela ne produise une tempête. * Etat 6*Délices de laSuifle , t. 3, p. 109.
GíMONE , (la) riviere de France , dans la Gasco-gne. Elle a sa source auprès de Gensan dans le Magnoac,d’où, coulant vers lenord-est, elle passe à Bologne, d-dans le bas Comminge , & serpentant vers le nord ,coule quelque tems entre cette province 6c l’Estaracqu’elle sépare ; de-là traversant l’Estarac , elle baigneVille-Franque & Simmore, bourgs qui sont fur fa gau-che , puis Saramon ville Sc abbaye , d. au - dessus delaquelle elle reçoit le ruisseau de Borgone, d. 6c au-dessous celui de la Lause. Elle se rend ensuite à Gimontqu’elle traverse , puis à Touget où elle fe grossit de laMarcaone , d. puis, entre Solomiac Sc Maubec , elleprend le Sarampion Sc se détournant vers l’ouest-nord-ouest , elle coule à Beaumont, 6c traversant en setla riviere de Verdun, elle fe perd dans la Garonne.
GIMONT, ville de France, dans la Lomagne, fur laGimone. Baudrand, éd. de 1705 , qui la donne à la ri-viere de Verdun , dit qu’elle est à quatre lieues de laville d’Auch au levant, en allant vers Toulouse dontelle est à sept lieues. 11 y a une abbaye de l’ordre deLiteaux, filiation de Berdoues, fondée, Tan 1114; ellevaut 9000 livres. Cette ville est du diocèse de LombezSc de la judicature de Verdun.
GIMOUX , (le) petit pays de France, dans la Gas-cogne Toulousaine , sur les confins du Condomois.
GIN, ville de la Chine dans la province de Péking,"au département de Xante, cinquième métropole de laprovince ; elle est de z degrés 42/ plus occidentale quePeking fous les 37 d. ^6 / de latitude. * Atlas Sinenfis.
GINsstA , village de la Palestine , dans une plaine ,vers les confins de Samarie , selon Joseph, de Bell. I. 3 ,c. z. Egésippe lit Eleas. * Ortel. Thesaur.
GINCLARIUM, pour Gincularium. Voyez cemot.
GINDANES, tinI 'xvh , ancien peuple de la Libye,"selon Hérodote, l. 4. Us étoient voisins des Lotophages ;& leurs femmes fe faifoient une gloire d’avoir quantitéd’amans , à chacun desquels elles demandoient une fortede frange quelles mettent à leur robe , pour faire con-noître le nombre de leurs conquêtes.
GINDARA. Voyez Tarticle qui ssiit.
GINDARENI , peuple ancien de la Syrie , selonPline, /. 5, c. 23. Strabon, L 16,p. 751, dit: Ginda-rus, forteresse de la Cyrrhestique. Etienne le géogra-phe dit : GíNDARA , village près d’Antioche. On peutde-là conclure que ca été une forteresse, une ville, en-suite un village. Dans le premier concile de Nicée,p- 51, son évêque, Petrus Gìndarenjis , est nommé en-tre les évêques de la Céléí’yrie. Ptolomée nomme lemême lieu Gindarus , 6c le met dans laSéleucide.
GINDARUS. Voyez Tarticle précédent.
G INDES ou Gyndes , riviere d’Asie, selon Tacite,Ann. /. 12 ; elle fervoit de bornes entre le peuple Daha& les Ariens.
GINECRATUMÉNIENS. Voyez GynaicratU-MÉNIENS.
GINERCA , petite ville de l’ifle de Corse, près de 1 *côté, entre le golfe de Calvi 6c l’embouchure du Li"mone , dans un petit golfe , que Ton nomme, à cauíbd’elle, le golfe de Ginerca. * Baud. éd. de 1705»GINESITENSIS siégé épiscopal d’Afrique , íeloflOrtélius. C’est peut-etre le même que Gernijìtanus. L»lettre des prélats de la Byzacene , au concile de Latran»tenu sous le pape Martin, fait mention de Félix épiscopalmunicipii à Gernijìs.
1. GINGI, royaume d’Asie, dans la prefqu’iste dePlnde, en-deçà du Gange. II est borné au nord par I eroyaume de Carnate , aux environs de la riviere de P' d ~