Band 
Tome troisième. G - L.
Seite
117
JPEG-Download
 

Mahométans, ils les renvoient avec les provisions néces-saires pour se conduire jusqu en un lieu où ils -puissenttrouver du secours. Ils font esclaves les Chrétiens, lesGrecs & les Juifs , quand même’la régence d’Alger seroiten paix avec la nation à laquelle le bâtiment échouéappartient ; le dey d’Alger n en peut rien tirer que com-me ami, Sc non comme íouverain. II n’en est pas demême lorsque les bâtimens d’une nation amie de la régenced’Alger, échouent-fur les autres cotes de ce royaume.Alors le dey , le bey, ou les agas, observent de leurdonner tous les secours nécessaires. Mais quelquefoisavant que les commandans des villes voisines en soientinformés, pour envoyer des fauve - gardes, les Mauresde la campagne pillent les vaisseaux. * Laugier de Tajjì.,Hist. du royaume d’Alger, p. 134.

GIGIA, ancienne ville de l’Efpagne Tarragonoise ,selonPtolomée, /. 6, c. 6. II la met entre les places du

peuple Lanciati. Voyez DlJON qu’on croit être le nommoderne.

, GIG 1 TAJSÍUS, siège épiscopal d’Afrique, selon \ ici o rd’Utique, cité par Ortélius : c’est ìe même que G cgi t anus;Sc il étoit dans la Mauritanie Sitifense.

GIGIUS, montagne de l’Afrique propre, selon Ptolo-mée , L 4, c. 3 , qui lui donne 40 d. 30' de longitude ,Sc 26 d. 30' de latitude. C’est une partie de cette chaînede -montagne qui sépare le royaume de Tripoli au midi,& celui du Faizan au nord.

GIGLIO , iste d’Italie : son nom signifie Vijle du lys.Elle est sur la côte de Toscane, au nord-ouest de Tilled’Elve , & fait partie dei’état de Sienne ; est remplie demontagnes , avec un seul village Sc un château pour ladéfendre des corsaires. Elle a été connue des anciens fousle nom d’ÍGiLlUM ou zEgilicjm. , & est à dix millesde la côte du montAigentaro , selon Baudrand. Miche-lot, dans son Portulan de la mer Méditerranée, p. 105,l’appelle Piste de Giglio ou Julli. II dit qu’elie estenviron à douze milles à l’ouest-sud-ouest de la pointe

hautes montagnes qui séparent les états du grand Mogold’avec la grande Tartarie, à 39 d. 30' de lat. Il tra-verse toute la grande Badiane , en courant de lest àFouest , Sc , continuant son cours fur la même ligne, ilse partage en deux bras clans le pays de Charasme ,à quarante lieues de son embouchure. Celui de la gauchepoursuit son cours vers l’ouest, Sc va se jetter clans lamer Caspienne, aux frontières du pays cl’Astarabat quiest fous ia domination du roi de Perse ,. à 48 d. 10' delatitude. Celui de la droite passoit autrefois devant la villed’Urgens, & alloit auísi se jetter clans la mer Caspienneà,douze lieues au nord du premier ; mais depuis un siécle,il a quitté son ancien lit à six lieues de Tendrait où ilse sépare du bras gauche , va le jetter au nord-ouest dansla riviere de KhefdL de l’autre côté de la petite ville de .Luk. Son ancien canal qui passoit devant Urgens s’étantdesséché, a laissé le territoire de cette ville si atride.,qu’il ne rapporte presque plus rien ; d’ou la ville s’esttellement dépeuplée qu’elle est presque déserte. Le Gihonou VAmù est abondant en poissons de toute espece ;ses bords font chaçmans : il y croît des melons St d’au-tres fruits qui font très recherchés en Perse & en Russe,à cause de leur grande bonté. * Hijl. généalogique desTatars 1 p. 37.

GIJON, petite place d’Espagne , dans l’Asturie d’O-viédo, fur la côte, enforme de presqu’iíle, avec un ancienchâteau, à cinq lieues d’Oviédo, vers le nord, St àtreize des frontières de la Galice à Forient : on croit quec’ess l’ancienne Gigia dc Ptolomée. * Baud.è d. de 1705*C’étoit anciennement la capitale des Asturies, & la de-meure du roi Pelage St clés ses premiers successeurs.GILAN. Voyez Ghilan.

1. St 2. GILBA, ville d’Afrique dans la Numidie. IIy en avoit deux épiscopales de même nom dans cetteprovince. La Notice d’Afrique compte entre les évêquesde Numidie , Félix Gilbenfis qui est le quarantième,St Donatus Gïlbenjîs qui est le quatre-vingt-dixieme.

----- - —iiuutc. a 1 oucn-iuci-oueit ce ta pointe ot uonatus 0 riLbenJis qui ett le quatre-vingt-dixieme.5 e 1 ouest cl Argentaro ; qu’elle a environ stx ou sept mil- Le nom de Gïlbenjîs étoit commun à ces deux villes ,les de long qu’elle est très-haute. II ajoûte qu’il y a dont l’une nommée Gilba, n’est connue que par les monu-

rnpnç PPrlpíìsíVinviAe • Rr l’nitfi-o oír tiommpp sZìlU* r\n

o ■’ ~1 — — " utj xi-LiutiG.» XX ctJVJLIXC xj

1111e forteresse St quelques maisons de pêcheurs.

GIGLUA. Voyez Gilua.

GÍGNAC, ville de France en Languedoc , au diocèsede Béziers. Elle est chef d’une viguerie royale, près dela riviere d’Eraud , St a séance aux états du Languedoc.

GIGNI, monastère de France , au Lyonnois , du côtéde la Bourgogne. II tut bâti par le bienheureux Bernon,(qui fut depuis premier abbé de Clugm ,) clans un fondsde l'on patrimoine , vers l’an 890, vingt ans avant lafondation de Clugni. Bernon en fut le premier abbé :cette abbaye est réduite maintenant en prieur è* Baillct,Topogr.des Saints, p. 200. Gignidépend aujourd’hui dudiocèse de Saint-CIaude.

GIGONUS, ville de Thrace , clans le voisinage dePallenne , selon Etienne le géographe. Le promontoire,qui est entre la Macédoine St la Thrace , auprès deEallenne , étoit appelle Gigonide ; St Artémidore yniet une ville du même nom. Etienne le géographe ditqu’este tenoit ce nom de Gigon , roi d’Étniopie ,

- —-- — -.wii.ii.vv u V-AL CVUUWV 'JMV f/cu IVJ UlVliVl

mens ecclésiastiques ; St l’autre est nommée Gilba parS. Augustin, par Victor d’Utique, par le concile de Miiève,St au concile de Carthage , tenu fous Boniface : c’est lemême fiége dont l'évêque Lucius à Cajlro Galbiz parlaau concile de Carthage , fous S. Cyprien. Voyez GalB-eCastrum St Cilua.

GILBENSIS. Voyez l’article précédent. .

GILDA, ville de la Lybie, selon Etienne , qui citele troisième livre de l’Histoire de Lybie par Alexandre.Voyez Silda.

GILDODIANUS Optâtus. Ortélius a cru que c’é-toit un nom pris de quelque lieu ; mais il est certainque cet évêque d’Afrique , nommé Optants ne fut sur-nommé Gìldodïanus , qu’à cause de son attachement auparti de Gilclon, de la secte des Donatistes. Optât étoitévêque de lhamagade. * Augustin. Epist. 163 , édit.vet.

r II I 71 T 1 tt" y- . _ . J J r J '

GILEAD. Voyez Galaad.GÍLF 1 L, riviere de la Dacic

selon Jornandes. C’est

__ - - 0 jii , iui ii^nii^iii^, la Ceile en Transilvanie , selon Lazius. * Ortel Thés.

^ameu par Bacchus. Le scholiaste cle Thucydide ad. I. 1, GILGENBOURG, ville de Prusse dans le cercle devl’t connoître que c’étoit plutôt un château qu’une ville. Hockerland, aux frontières de la Pologne. L’an 1410,Hérodote décrivant la route que fit la flotte de Xerxès, lesTeutoniques, après avoir saccagé cette ville, y mirentlí’ ^ n ' 12 > • tiprès avoir passé la côte de Pallene, le feu. * D. Lugoss. p. 23 6. De Fille , Atlas.elle arriva au heu marqué, St prit des soldats des villes GILIGAMBA, peuple de la Lybie , selon Etienne levoisines de Malienne Sc du golfe Therméen , dont voici géographe, qui cite le quatrième livre d’Hérodote , où

es noms i . r amn-mn « ce. nom ne se trouve point , mais bien celui de Gl-

GAM.C.

CILKUPRUCK , petite province située au sud dubras méridional de la riviere d’Amù, fur tes confins desprovinces de Chorai’an Sc d’Assurbath , laquelle est cen-,sée faire à présent partie du pays de Kharisme. * Hìfi.généalogique des Tatars, p. 532.

GILLIUS , íancienne traduction de Ptolomée litainsi, au lieu de GlGius. Voyez ce mot.

GILO , ville ancienne de la Palestine, dans la tribude Juda : il en est parlé au Livre de Jol'ué, c. iî> v - 5 GSc dans le premier des Rois , c. 15, v. 12., & a 3 7v. 34. II est dit que c’étoit la patrie d’Achitopel.

1 . GILOLO,Batcohine ou V Isle du More, grandeiste d’Aste à Forient Sc près des Moluques ; elle ameux centscinquante lieues de circuit, Sc soixante de lonpueur : elleest traversée dans fa largeur par l’equateur , Sc dans une

Crossèe.

GIGUR1. Voyez EgURM-ClHLOVA. Voyez IGIA**

C GIHON. Voyez GeHON- . 1 la Palestine , à

15 a..GIHON ou Gicm, fontaine Je ^ Paldt^ ^

1 occident de Jérusalem. Salomon \ w atliaH . Ezé-

P ?- 6 Pi a w prêtre Sac ' oc & ÌC P i r °iLctieur de Gihonchtas ( h ) fit conduire le canal l ?- nant assiéger la

dans Jerulalem, a fin que les ennem-s • Voyez

v,Ue,ne f ofia(r entpa l d es eaux de cette

Siloé. ( ) Reg. 1. 3, c. 1, v. zz. Scseq- ^ z

1. ^ à C. V* 30 . áss

GIHUN , Gihon ou Amk , est le fameux ^

anciens : il prend fa source au nord-nord-eu ces

de Cachemire, vers la frontière de Bucharie 7