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Tome troisième. G - L.
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main. S.Fridotín y bâtit, une église , la donna ensuite,avec tout le pays, à une abbaye de filles , qu’il fonda àSeckingen : l’abbesse alloit tous les ans à Glatis, pour yfaire administrer la justice par douze juges qu’elle pre-noit dans le pays. Mais dans le douzième íiécle , Tem-pe reur Frédéric-Barber ouste donna un protecteur à cepays , qui avoit Fadministration de la justice pour lecriminel, avec tous les émolumens qui en dépendent.L’abbesse établissoit un maire qui avoit le gouvernementcivil du pays, & qui recevoit les droits de l’abbaye. Lamaison d’Autriche acquit dans la fuite les jurisdictionsdu protecteur & du maire ; mais les habitans prirent lesarmes pour recouvrer leurs droits , firent alliance avecceux de Zurich, de Lucerne & des trois petits cantonsvoisins, Fan 1352.. Aujourd’hui le gouvernement de Gla-ris est démocratique ; & les habitans , quoique partieProtestans , partie Catholiques ,, font fort unis : ils fontFoffice tour-à-tour dans la même église. Ulrich Zwin-gle fut curé de Glaris, en 1506. II est regardé commeFauteur de la réformation.

Le pays est partagé pour le gouvernement en quinzeparties qu ils appellent Tagwen , c’est-à-dire corvées ;lavoir,

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Glaris ,

Elm ,

Matt Sc Engì ,Enet-Lind & Ruîhi,Lindthal ,Bcttschwanden ,Diesbach ,Hattsngen ,

6* Haslen ,

Mitfuren ,

Bilttn & Korentçen ,Sclvwandm ,

Soohl Sc Mitlodi ,Enneda ,

NetjlallyMullis ,

Nafels ,

O ber St Nider-Urnen.

Chacune de ces parties a ses prairies publiques St fes fo-rêts , St fournit quatre sénateurs : Glaris en fournit sixdes deux religions. Lorsqu’un sénateur meurt , il estremplacé par.les suffrages publics de fa corvée, ou par lefort ; enlorte que le sénat du canton est toujours desoixante-deux membres , fans y comprendre les prési-dons St les officiers de la république. Les présidons fontle land-amman ; St le proconsul, appelle vulgairementle lands-Jlatthalter : ils exercent alternativement cesdeux charges ; les Protestans pendant trois ans , St lesCatholiques pendant deux ; St quand le land-amman estd’une religion , il faut que le proconsul soit de l’autre.

L’une St l’autre religion a lés cours de justice particu-lières. On en compte deux, la cour des cinq & la courdes neuf: la premiere juge les affaires mobiliaires Stimmobiliaires ; la seconde les salaires , les prétentionsde ceux qui ont été commandés de prendre les armespour quelque expédition, les pensions, les calomniesSt les injures. Mais si les personnes', qui sont en procès,fe trouvent de différente religion , on forme pour lorsla cour des cinq ou celle des neuf d’un égal nombre dejuges de chaque religion, de façon néanmoins que F ar-bitre soit de celle de la partie lésée ou accusée.

Les Protestans ont un consistoire particulier pour lescauses matrimoniales , qui est composé de deux minis-tres & de sept laïques : l’amman ou le proconsul y pré-side. Les juges des cinq ou des neuf sont élus dans lesassemblées générales de la république ; mais les asses-seurs du consistoire le sont dans le sénat. Toutes cescours jugent fans appel. Quelquefois cependant le sénat,sous prétexte de révision , apporte quelque modération° u quelque éclaircissement à la sentence.

.On tient tous les ans deux diètes ou assemblées ordi-traires, appellées ordinari landsgemeiden : 1 une, est enì' ùe , maniéré particulière , chaque religion s assem-maiit séparément ; l’autre est générale, étant compoíeeoe toute l a république. Toute personne qui a atteint l’aget leize ar >s, est obligée de s’y trouver le sabre au côte.La premiere se convoque par les Catholiques le der-mer dimanche d’Avril, entre les villages de Netstal &c e Nafels ; & à Schvanden, par les Protestans. On ydélibéré fur les affaires qui sont proposées, & 1 on y faitles électrons par l e f OTt _ r

L’assemblée générale des deux religions fe tient touses premiers dimanches du mois de Mài ; & a Pj ès> on y a fait la lecture des soi x fondamentales, ies pre-fidens St le peuple y jurent une union mutuelle. Outre

ces assemblées ordinaires, on peut en convoquer d’au-tre en tout tems, toutes les fois qu’il survient des affairesd’importance.

La république de Glaris s’oblige par ferment à l’ob-fervation d’un certain nombre de statuts qu’elle a éta-blis pour fa conservation. 1. Chaque particulier s’en-gage par serment, de séparer & de faire fes efforts pourréconcilier les personnes qu’il verra fe battre. 2, Qui-conque en aura injurié un autre , est tenu de faire ré-paration d’honneur à i’oífeníë , par-devant la cour desneuf, ou en particulier devant quelques témoins. 3. Siun créancier a demandé en vain à son débiteur le paye-ment d’une dette, il lui est permis d’estimer une partiede fes biens suffisante pour payer la dette St un tiers deplus pour les frais. 4. Lorsqu’il naît un enfant bâtard ,un sénateur se transporte avec un appariteur & le greffierchez la mere ; St après lui avoir fait approcher son en-fant de fa mammelle gauche, il l’oblige de déclarer, sousla religion du ferment, le nom du pere. 5. II y a uneloi contre toute sortes de jeux , auxquels on peut perdreou gagner de l’argent ; on peut cependant parier àFexercice.

. Le nombre des habitans de Glaris monte à trois millequatre cents hommes ou environ. Les Protestans, qui sontle parti le plus puissant, ont en leur particulier le comtéde Werdenberg, qui est une fort belle St grande terre,le long du Rhin, St la seigneurie de Wartau , dans lecomté de Sargans.

Ceux de Glaris & de Schwitz sont arbitres des diffé-rends qui surviennent dans leToggenbourg, par une con-vention expresse, arrêtée Fan 1336. Ce ciroit n’emporteaucune supériorité ; c’est proprement un titre , pour se-courir ceux de Toggenbourg , St qui donna lieu auxtroubles de 1712.

GLARIUM, lieu particulier d’Asie, fur le Bosphore,selon Pierre Gilles. * Bosp. conjl.

GLASCHON. Ortélius soupçonne que Cédrene avoulu désigner par ce nom une ville quelque part versla Mésopotamie. Jean-Baptiste Gabius lit Chlascum dansCuropalate, qui parle du même lieu.

GLASCOW, ou Glaskow, ou Glasco , ou Glas-QUOU , en latin , Glafcua St Glascovia ; ville del’Ecosse méridionale, dans la province de Clydfale , furla Clyde, aux confins des provinces de Cuningham 8cde Lenox. ( a ) C’est la plus belle 8t la plus considé-rable de la province; le plus grand négoce des partiesoccidentales de l’Ecosse s’y fait. La Clyde porte lesvaisseaux jufqu’à cette ville, dont le port est New-GlAS-cow, à l’embouchure de cette riviere , avecj un havrecapable de recevoir les plus grands navires. Glascqwa un très-beau pont de pierre à huit arcades. La plusgrande partie de la ville est dans une plaine où ellefait presque un carré ; 6c au milieu est le Toll-booth ,magnifique bâtiment de pierre de taille , avec une forthaute tour Sc un carillon : il est le centre des quatreprincipales rues qui divisent la ville en quatre parties ,Sc qui font ornées de plusieurs édifices publics. La grandeéglise qu’on appelle S. Mungo , Sc qui étoit autrefois lacathédrale , est tout au haut de la ville : elle est d’unegrandeur Sc d’une structure admirables. Elle contientdeux églises l’une furl’autre ( b ). Macolme III établit l’évê-ché en 1046. L’archevêque d’Yorck le prétendit de faprovince ; mais Celestin III l’en déclara exemt par unebulle djel’an 1192. Sixte IV Térigea en métropole , 1 ’an 1471.Ce siège a été aboli avec Tépiscopat en Ecosse , par lePresbytéranisme. Proche de l’églife est le château quietoit autrefois le palais de l’archevêque : il est environéd une haute muraille , bâtie de piqrre de taille ; maisle plus grand ornement de cette ville est l’université :c’est un très-beau bâtiment où il y a diverses cours,& dont la façade qui est du côté de la ville, est depierre de taille , avec des ornemens dignes d’un habilearchitecte. Plusieurs fa vans y ont eu leur éducation, en-tr’autres , le fameux Buchanan. * Etat présent de laG. Bret. t. 2 , p. 256 , ( b ) Commanville , bst 3des arch.

GLAS-HUTTEN , ou Glasitten , pourgdelahauteHongrie, à un mille de Hongrie, ou à sept milles Angloisde Schemnitz : ce lieu est remarquable par 1 or qu on y atiré des mines : elles font très-riches, ail rapport d EdouardBrown , qui dit dans son voyage de Kainara, p. 137 ,