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qu’on l’a perdue ; 6c il n’y a personne qui ait] pu savoiroù en étoit l’entrée, depuis que Bethlem-Gabor vint fairedescouríes dans ce.pays, 6c qu’il obligea les habitans des’enfuir; celui à qui elle appartenois , y laissa pourtantquelques marques, par le moyen desquelles on pourroitìa retrouver avec les figures de lès instrurnens, qu il fitgraver fur des écorces d’arbres. On a, déja trouve sesinstrurnens, en creusant en terre ; 6c l’on ne doit pastarder à trouver une pierre sur laquelle un visage estgravé : elle est sur une autre qui bouche la mine.
Cette place est fort fréquentée, a cause de ses bainschauds : il y en a cinq très-bons , avec des descentesfort jolies ; 6c ils font très bien couverts : les sources enfont fort claires , ôt le fond en est rouge, 6c verd : il ya dans l’eau des endroits ou on peut s asseoir : ser-gent prend la couleur d’or, lorsqu on 1 y laisse long-tems.Le plus estimé de tous ces bains est celui qu on appellele bain suant : les sources en font fort chaudes, 6c leseaux, venant d une montagne , tombent dans le bainqu on a bâti exprès pour les recevoir. A un bout dece bain, en montant, on entre dans une cave dont ona fait une fort bonne étuve , par le moyen de ces bains:il y a des places pour s'asseoir fort commodes ; St, en semettant ou plus haut ou plus bas, on sent ou plus oumoins de chaleur ; ce qui est fort commode , parce qu’onne sue qu’autant qu’on veut : cette cave, aussi-bien queles côtés du bain , est couverte d’une très-grande quan-tité de fleurs de toutes fortes de couleurs , qui font fortbelles St fort agréables à la vue, St que la chaleur con-tinuelle clés bains fait croître.
Glas-Hitfen appartient au comte de Lippey, de lafamille duquel étoit le savant Polycarpus Procopius Bo-camts, que l’archevêque de Presbourg chargea autrefoisde faire un rapport fidèle de toutes les raretés de cespays; mais fa mort l’empêcha de faire part au publicde toutes ses observations qui auroient lans doute été fortcurieuses.
Tollius , Epis. ìtìnzr. V.p. i6y, dit que les Hon-grois donnèrent le nom de Teplit £ à ce lieu , à causedes bains , St les Allemands celui de Glas-H ut t en quisignifie des verreries. II y a trente ou quarante fontainesqui bouillent naturellement : il dorme ensuite des détailscurieux de ces eaux, St des diverses incrustations qu’ellesforment ; mais nous renvoyons le lecteur au livre mêmede ce voyageur : il y a aussi Glass-Hutten en Saxe. Voyez' Glass-U tt
GLASSENBURI, ou Glastenburi, ou GlAston,bourg d’Angleterre, au comté de Sommerseth : c’étoitautrefois une ville St une abbaye célébré. ( a ) Si l’onen croit les mémoires de cette abbaye , c’étoit la plusancienne église d’Angleterre : elle avoir eu pour fonda-teur Joseph d’Arimathie : elle étoit située dans le comtéde Sommerseth, qui faisoit partie du royaume de V/est-sex , ou des Saxons Occidentaux. ( b ) On dit qu’elleeut pour premiers habitans des solitaires que S. Patriceengagea à vivre en commun , à l’imitation des peresd’Egyptë. ( c ) Saint-Patrice y mourut ; ce qui a donné lieude croire qu’elle possédois les reliques de S. Patrice ,apôtre d’Irlande. Dans le septième siécle , elle reçut larégie commune des monastères du pays, selon le témoi-gnage de S. Adel/ne 6c les Actes de S. Boni face, tousdeux religieux de la province de Westsex. Britwald estle premier abbé Anglois de Glastenburi ; le roi Kyne-valque lui donna quelques terres : il eut pour successeurHeinsgisel, que le roi Kentwin établit abbé , 1 ’an 678 ,à la priere de S. Hede, 6c des religieux de la commu-nauté. Ce prince fit encore d’autres grâces à leur monas-tère , 6c leur permit d’ëlire à l’avenir leur abbé, selonla régie de S. Benoit: ïl fut enterré dans leur abbaye,pour laquelle il avoit une grande vénération, l’appel-lant la mere des saints. Quelques rois , comme Etwin,6c sur-tout Ina, son successeur, quittèrent la couronne, 6cembrassèrent la vie monastique. ( d ) Ina fit rebâtir le mo-nastère de Glastenburi, le combla de grâces 8c de bien-faits. Cependant, dès le commencement du dixième sié-cle ( e ) , ce monastère étoit occupé par des Irlandois quiy instruisoient la jeunesse : il n’y avoit plus de moines,6c les rois s’en étoient approprié les domaines. S. Duns-tan, qui étoit né auprès de, ce lieu, l’an 92,4, y étudia ;& ayant ensuite embrassé l’état monastique , il devintle restaurateur de ce monastère ; il y employa son patri-
moine , 6c obtint du roi Edelstan tout ce qui étoit dudomaine du roi à Glastenburi. II commença auffi-tôt ày jetter les íondemens dune église magnifique, & à ybâtir des lieux réguliers : il y assembla une grande com-munauté de moines , dont il fut le premier abbé ; ôccette abbaye fut long-tems une des plus célébrés de l’An-gleterre. ( f ) Plusieurs rois , entr’autres, le roi Artur, yfurent inhumés. * ( a ) Hist. de l’ordre de S. Benoît, /. 1 »/. 3. §. 4. (d) Monafl. A n pli c. p. 1, 8c seq. ( c ) Belland.17. Mart. p. 583. G) Hist. de l’Ordre de S. Benoît, r. 2,J. 4, c. 60. §. 2. Q) Fleuri, Hist. eedés. 1. 12, p. 46.( f ) Etat présent de la G. Bret.
GLASS-HUTTE , petite ville de la haute Saxe, àtrois milles de Dresde, proche de Pirna : il y avoit au-trefois une bonne mine d’argent qui la rendoit plus con-sidérable qu’elle n’est à présent. * Zeyler , Saxon, super,topogr. p. 88.
GLASTENBURG, bourg d’Angleterre, dans la pro-vince de Sommerset : il a droit de tenir marché public.* Etat pr.ésent de laG. Bret. t. i.
GLATOW, petite ville de Bohême, au cercle de Pil-sen. Zeylet la nomme Klatow dans fa Carte ; maisil écrit Glatow dans fa Topographie : elle est entouréede plusieurs autres petites villes , Schwihof, Zinkow,Kalegorvitz, Planitz & Klenov. Tous ces lieux sontvers les confins de la Bavière , 6c qualifiés villes dansles régistres du royaume. Théobald , frere du roi Uladis-las, qui servit fl bien Frédéric-Barberousse en Italie, estenterré à Glatow, dans le couvent des Dominicains,qu’il avoit fondé : en 1622 , cette ville fut pillée par leSPolonois.
Derriere Glatow, sor un rocher élevé, est le châteaude RàBY, avec un bourg que quelques Cartes marquentcomme une petite ville. Jean Zischka, général des Huí-sites, s’étant rendu maître du bourg , 6c voulant, au pointdu jour, du 29 Mars 1421, donner l’assaut au château,y perdit le seul œil qu’il eût bon , 6c sot aveuglé d’uncoup qu’il reçut à cette attaque. * Voyez Théobald, His-toire des Hussites, x. part. p. 179.
GLATZ, au comté de même nom, dont elle est lacapitale : elle est située fur le bord de la Neisse, à vingtmilles de Prague, 6c à dix-huit d’OImutz. On croit assezcommunément que le comté de Glatz est le pays qu’occu-poient les Marsigni, ancien peuple de la Germanie, &Cqu’alors la ville même s’appelloit Luca. II y a diversesopinions fur l’origine de ce nom moderne ; mais elles n’ontpas plus de fondement les unes que les autres. MelchiorGoldast , dans son Livre du royaume de Bohême , /. 1,c. 13, écrit que Glatz est nommé Closcum parles Polo-nois, Glozium par les Bohémiens, 6c GozLlUM parles Ésclavons. Les habitans de Glatz disent que cettecomté étoit anciennement un membre impérial de l’em-píre d’AIlemagne , 6c qu’après la mort du derniercomte, il ne vint aux ducs ou aux rois de Bohême,que par la faveur des empereurs ou rois d’AIlemagne,qui leur en donnerent investiture; 6c qu’enfin il n’y adans tout le royaume de Bohême aucune autre seigneu-rie qui ait le titre 6c la dignité de comté; caries com-tés d’Egre , d’Elnbogen 6c de Passaun sont comtés del’Allemagne, 6c non pas de la Bohême. La principautéde Roíemberg fi.it bien érigée par Rodolphe II ; maisc’étoit une dignité personnelle , qui ne fut point portéedans le régistre public , 6c elle s’éteignit avec la vie duseigneur qui en étoit honoré, parce qu’alors les Bohé-miens ne connoissoient point dans leur royaume dedignité au-delà de celle de baron. * Zeyler , Bohem.Topogr./;. 31.
Acturius dit que Glatz c£ Ion territoire, après avoitappartenu à l’empire , passèrent quelque tems fous Hdomination des Polonois a qui les Bohémiens les pri-rent; car on trouve , qu’en 1074 & n 14 , ces lieuxétoient à la Bohême. Ce comté fut ensuite aux ducs deSilésie, 6c peu après retourna à la Bohême, puis à la Si-lésie qui en jouit, jusqu au tems de l’empereur Henri IV,qui s’en ressaisit. H demeura à ses successeurs , jusqu’auroi George , qui donna à ses fils les villes de Glatz,Munsterberg 6c de Franckenstein. L’empereur Fridé-ric IV les fit ducs de Munsterberg 6c comtes de Glatz,6c confirma la donation, l’an 1463. L’an 1500, les ducsde Munsterberg vendirent le comté de Glatz à Ulric,comte Hardegg ; ses defeendans le revendirent à
l’empe'-