COT
Çois , ils pailent , ils ccrivmt. Cette ville sot fondéeen 1607 , fous le régné de Charles IX , & les rois deouecle lui ont accorde de grands privilèges qui en ontrait une bonne ville : elle a profité des débris d’Elfs-? OR G , qui étoit moins avantageusement située ; les Hol-landois y font un assez grand commerce. Dans la guerrene 1644, les Danois tirent divers efforts pour ruiner^Ette ville ; mais on la ïi bien fortifiée depuis, qu’ellee ft a présent une dés bonnes places maritimes du royaume :clfo est a deux petites lieues suédoises, au midi de 8abus,ot à une de ces mêmes lieues d’EUsborg.
Le livre intitulé, Ddiciœ. & Amànitaies regnorumSuec'm , Gothie, &c. imprimé i Leide en 1706, parDuvivié & Severin , est peu exact; ; on y trouve laerreur touchant la situation de Gothenbourg , quiest dans sédition frànçoise de Baudrand ; cependantcette faute n’est pas dans son dictionnaire; latin , ni dansle dictionnaire de Maty. Charles IX, roìcle Suéde, yotourut en 1660 , si nous en croyons Baudrand St"laty. Mais le roi Charles IX mourut à Nikoping,le 16 Octobre 16x1, St eut pour successeur son filsGustave-Adolphe , auquel succéda Christine : après l’ab-dication de cette reine , Charles - Gustave régna ; c’estlui qui , ayant convoqué les états du royaume à Gothen-bourg , y fut attaqué d’une fièvre qui régnoit alors en cepays, Sc y mourut le 13 Février 1660.
2. GOTHENBOURG , ville de l’Amérique septen-trionale , au pays que les Suédois avoient nommé la nou-velle Suéde j mais cette petite contrée qui s’étendoit lelong de la riviere du sud, fut enlevée aux Suédois parles Hollandois, qui en avoient eux-mêmes un plus grand,nommé les Pays-bas. Mais comme les Anglois possé-doient la Virginie au couchant méridional, St la nou-velle Angleterre au levant septentrional, ils conquirentcet intervalle , St donnerent une nouvelle face & denouveaux noms à ce pays : la riviere de sud où étoitGothenbourg, s’appelle Dellawar-Bay ; au fond estNiewcafile , qui a peut-être succédé à Gothenbourg , delaquelle il n’est plus question.
1. GOTHIA; ce nom veut dire proprement le payshabité par les Goths , St en ce sens vague , il est com-mun à tous les pays que cette nation a possédés : ainsiil s’est donné à la partie de la France que les Gothsoccupèrent, St qu’on appelle aujourd'hui le LANGUE-DOC ; lorsque l’Espagne étoit divisée entre les GothsSt les Suéves, le pays soumis aux premiers, a pû êtreappellé GÒthxe ; mais on s’en sert plus particulière-ment aujourd’hui , pour désigner en latin l’ííle deGOTHLAND , St la province de Gothie dans laScandinavie.
2. GOTHIA : Ortélius remarque très-bien què cette
ville étoit le siège d’un archevêque , qu’elle est nommeedans les régie mens des évêques d’Orient , & qualifiéehrétropole de. la province de Gothie , au concile deNicée , St enfin que Théophile en étoit évêque ; maisil ajoûte qu'il croit qu’elle étoit dans la Gaule ; il setrompe. La Notice de Léon le Sage , faite pour réglerles rangs des prélats subordonnés au siège de Constanti-nople , donne le trente-quatriéme à Gothìa^ , entre lesarchevêchés , St la Notice de Nilus Doxapátrius lui donnele vingt-huitiémè entre les archevêchés qui ne relevoientpoint d’un autre siège , & qui n’avoient aucun évêque fouseux ; mais ces deux Notices mettent cette ville avecMesembria , St quelques autres fous le patriarchat dede Constantinople. L’anonyme de Ravenne la nommeGothis , 5 , c. 12, St elle étoit dans la Chersonneíe
à Thrace : la Notice d’Andronique-Paleologue le
, lui donne le quatre-vingt-troisième rang , Stà, qu’après avoir été archevêché , elle étoit devenue
métropole,
GOTHIE, (laÙ selon De ITste , Couronnes du nord ,partie de la Suéde, dans la Scandinavie: elle est bornée aunord-ouest par la ,^re de Gothelba , qui la séparé dela Noryege Sc de la Dalle, au nord par le lac AVaener,St par la riviere de Gulspang , qui la séparent du Wer-meland, St par l a Nericie St ia Sudermanie ; a 1 orientpar la mer Baltique ; au midi par la Blekmgie , St laScame ; St au couchant par la province de Halland , 6tdans un très-petit espace par l’Océan : on la divise entrois parties , savoir,.
L’OstRÔGOTKXE , qui est au levant';
La WestrOGOTHIE qui est au couchant ,
St la Smalande , ou Gothie méridionale.
Voyèz les articles Ostrogothie j VestrogÓ»íthie, Smalande , St Goths.
GOTH 1 NÎ , peuple ancien de la GeraIanie. Tacite jGerman. î. 43 , dit : au-delà des Marcomans St desQuades, sont quatre peuples, les Marfigni , GOTHINI ;
Gjí St Burii. Les Marfigni & Içs Burìi ressemblent áuiSuéves par le langage St la manière de s’orner. La languégauloise que parlent les Gothini , la lângué panno-nicne que parlent les O fi ., font voir que ces peuplessont point Germains d’origine ; ce qui sc prouve auffi parles tributs ausquels ils sont sujets , car ils les payent partieaux Sarmates , partie aux Quades ; St pour comble dédéshonneur , les Gothini travaillent aux mines de fer.Tous ces peuples n’habitent guères les plaines.; mais ilsoccupent les forêts ôí les montagnes. Les mordernes ontconclu de ce passage , comparé avec quelques autres dePline St de Ptolomée , qtie les Gothini habitoient unelifiere de la Pologne , de la Silésie St de la Moravie ,aux sources de la Wistule, de l’Oder St de la Morave.
* Voyez Spener, Notit. German. Antiq. /., 5 -F' io 3 »
St seq.
GOTHÍSGAN Z 1 A , pays habité par les Goths , dansla Scandinavie, à ce que la composition de ces deux nomssemble dire ; cependant Jornandes , qui fournit ce nom ,distingue Scarifia de Gothiscanzia : il prétend que decette islè Scanzia... les Goths sortirent autrefois avec leurroi Berig ; qu’en débarquant ils donnerent leur nom ailpays où ils arrivoient ; & il ajoute : ce lieu , à ce qu on-dit, s’appelle encore à présent Goûscanfia. II ne s agitpoint là de l’iste de Gothland ; St la Scarifia de Jor-nandes n’est autre que la Scandinavie , que les anciensprenoient pour une iste. Le pays où ces Goths abordè-rent , étoit quelque part vers la Poméranie dans le con-tinent , puiíqu’auffi-tôt après ils marchèrent contre lesUlmeruges , qui alors habitoient au bord de la mer ,St les soumirent auffi-bien que les Vandales , peuplévoisin.
1. GOTHLAND , province de Suéde , dans la Scan-dinavie. Voyez Gothie.
2. GOTHLAND , isté de là mer Baltique j sor lácôte orientale de Suéde. Sa latitude s’étend depuis le57 e d. jusqu’âu 68 e . depuis son milieu qui est coupe parlé 37 e d. de longitude : elle íe termine en deux poin-tes , dont la septentrionale est par les 37 e d. ifi dalongitude. Scia méridionale parles 36 d. 40k Cette iste,qui appartient à la Suéde, a eu autrefois ses roispàrticuliersiVagení'eil, Synops Geogr. p. 491, dit qu’elle a quinzemilles d’Allemagne dans là longueur , ot cinq clans faplus grande largeur. On ne cohvient pas de l’origine deson nom. Des Roches clans son Histoire de Danemarck ,t. 1 , p. 5 , dit après les écrivains Danois que Guthiusjuge de Danemarck vóyánt son peuple considérable-ment augmenté , & le pays surchargé d’habitans , choisitles plus robustes, St les envoya l’an 2264, fous la con-duite de son fils Tbielvar chercher une nouvelle demeure.Ils abordèrent d’abord dans l’isle de Bornholm ainsi appel-lée du nom de Beor ou Bormon qu’ils y établirent pre-mier juge. Thielvár ne se contenta pas d’avoir peuplécette iste ; il passa dans une plus grancîe avec son armée,& la nomma Guthland , ou Gothland du nom de sonpere. Voilà , selon les Danois, l’origine du nom de cesdeux istes : mais selon Des Roches, les historiens des peu-ples voisins ne sont pas de ce sentiment. L’on ne peutguères compter fur les Chroniques des peuples septentrio-naux qui n’avoient ni lettres ni monumens, il y a envirortdouze cens ans. Olaùs Magnus , Hiflor. Septentr. Gent.Brevìar. I. 17, c. 1 , me paroît plus raisonnable quandil explique le nom de Gothland, par bonne terre : elle est,dit-il, ainsi nommée , par tous ceux qui la fréquentent,parce qu’ellê est si fertile & si abondante , qu’on doit lamettre entre, les meilleures istes du nord. On y trouve desbestiaux, des chevaux , du poisson, du gibier, de 1 eau ,des bois , des pâturages, de beaux marbres , & toutes leschoses nécessaires à la vie. II y a de très-bons ports autour.Cet auteur dit que ce sot premièrement dans cette isteque les Goths firent passer leur armée, loríque leur patrie