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Tome troisième. G - L.
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GOSLAR , ville cl’Allemagne , dans la basse Saxe ioù elle est enclavée dans le pays de Brunswig. Elle tireson nom clu ruisseau de Gose, qui a fa source au fud-estde Cellelfert qu’il arrose ; ôc après avoir passéau nord deGoflar, il fe mêle avec l’Ocker, qui coule i AVolíenbutelôc à Brunswig. Cette ville est grande ôc ancienne ; elleest toujours restée libre 6c impériale, quoiquelle soitenclavée dans l’état des ducs de Brunswicg. Elle estsituée entre des montagnes , dont les principales sontSteinberg , Flertserg , Ramelsberg, Klockemberg , ôte.Ces montagnes ont des mines. Dresser dit que Gostarfut bâtie par Henri I, fur la riviere de Gofe, en unendroit où étoit auparavant un village ; d autres disentfeulement un moulin, ou une bute de chasseur, ôc qu’ellene sot fortifiée pour la première fois qu en iloi, aprèsqu’Othon IV l’eut surprise. On l’a souvent qualifiée deville Palatine , parce que les empereurs y ont fait sou-vent leur résidence, ôc tenu les états de l’empire. Quel-ques-uns dérivent la syllabe Lar , du mot Laser , quiveut dire un camp , une demeure. L’empereur Henri I yfit bâtir un palais. Cette ville est une de celles qui n’ontjamais connu d’autre souverain que l’empire. Ce n’estpas que les ducs cle Brunswig n’aient fait diverses ten-tatives pour l’aflujettir ; mais elle a toujours trouvé dela protection auprès des empereurs, qui l’ont maintenuedans fes droits.

Cette ville est très-remârquable, en ce que l’an 1354,Barthold Schwartz moine Bénédictin y trouva le secretde la poudre à canon, ôc par une bizarrerie de la for-tune , environ un siécle après , un soldat y inventa l’im-primerie. Selon Baudrand , Gostar est à cinq milles aile—mans de Hildesheim.

GOSSAU, gros bourg de Suisse, àu pays de Sa'mt-Gall,entre Wyl & Saint-Gâlì, vers lesssrontieres d’Appenzel.C’est la principale place d un petit pays qui contientquelques bailliages. * Etat & Délices de la Suijje, t. 3,p. 305.

GOSSEN , ou Gosen ; nous avons déja marquéque la terre de Gosen étoit de la tribu de soda. Eneffet Josoé y met Gosen qu’il nomme entre Anim &Olon, Sanfon dans son Indice géographique, croit qu’ils'agit là d’une ville à laquelle il donne 66 d. 6 ' delongitude , sor 3 x d. 6' de latitude, à l’orient septen-trional des sources du fleuve nommé le torrent d’Egypte ,ôc par conséquent bien loin du Nil même. Ce géogra-phe croit que la terre de Gosen n’étoit autre que lecanton étendu aux environs de cette ville. Le P. Bon-frerius est de ce sentiment, ôc place cette ville de Gosendans le Daroma , ou la partie la plus méridionale de laterre promise , ôc que la terre de Gosen que Jofué prit &ravagea, étoit nommée du nom de cette ville. Le sen-timent de ces deux favans écrivains est fans doute leplus sûr. Mais Ortélius semble avoir cherché le pays deGossen en Egypte auprès du Nil. II dit : Gossen ( lesSeptante lisent Geiem) contrée ou ville d’Egypte, qui, àce que Benjamin écrit, étoit nommée de son teins Bus-sir Z^alb'm- Ortélius ajoute: elle est appellée Cœsanpar Artapan dans la Préparation d’Eufebe, /. 9 ; il paraîtque c’est la même que Rameffes de la Genefe, c. 47 ;les Septante lisent Gefem; S. Jerôme Gejfen': il dit quequelques Juifs ont appris que Gosen est présentementappellée la Thébaide. C’est un effet de l’ignorance deces Juifs ; car la Thébaide est dans la haute Egypte,6c Ramefjes est dans la baffe, de laquelle encore le paysde Gosen étoit très différent. D. Calmet étend la Pales-tine jufqu’au Nil pour trouver Gosen auprès de ce fleuve;mais cela n’étoit nullement nécessaire, 6c Gosen en étoitbien loin.

GOSTYNEN, ville de Pologne, au Palatinat de Bava,au midi de la Wiffule 6e de Ploczk, à deux lieues Po-lonoifes de cette ville. Gostinen est remarquable dansl’histoire, à cause de la longue détention de DéìnétriusSuski, czar de Moscovie , qui, ayant été fait prisonnier,sot enfermé dans la citadelle de Gostinen, 6c y mourutde mifere. Gostinen est une des trois castellanies du Pa-latinat de Ra va. *And. gellar. Regn. Polon. Defcr. p. 233.

GOSZ. GoJJense Cœnobium , fameuse abbaye d’Al-lemagne, dans la haute Stirie, sor la Muer , à un quartde mille de la ville de Lèuben. C’est une abbaye dereligieuses , ou il faut faire preuve de noblesse, 6cdont l’abbeffe est fort riche. *Reyler, Stiriae Topogr.7,,72.

GO T

GOTHA , ville d’Allemagne, au cercle de la hauteSaxe , dans les états des ducs de Saxe 6c résidenced’une des branches de cette maison; cette ville est dans laThuringe; elle n’est ni grande ni bien bâtie; la rivierede Leine la baigne ; elle doit fes commencemens aGuillaume archevêque de Mayence, qui la bâtit versPan 964. Elle appartint ensuite quelque tems aux com-tes de Schwartzenbourg, Sc tomba au pouvoir des Land-graves de Thuringe : on prétend qu’avant cette ville ily en avoir une autre bâtie par les Goths dans le temsde leur passage, pour fe rendre en Italie , 6e que l’ona vû encore long-tems après leurs armes fur une vieilletour. II est clair que le but de cette histoire est de don-ner une étymologie du nom de Gotha. Le terroir d’a-lentour est fertile en vin , en grains, Sc en garence pourles teinturiers : ia Leine passoit autrefois auprès de lnville ; mais Balthâfar landgrave de 1 huringe, la fit con-duire dans la place pour la nettoyer. II y avoir autrefois àGotha une commanderie qui a été abolie, 6c les revenusont été appliqués à un hôpital des malades : il y a deuxéglises, celle de S. Augustin fondée en 12.16 , ôc cellede sainte Marguerite , en 1494. L’hopital a été fondépar sainte Elisabeth. * Zeyler. Saxon. Topogr. p. 96.

Cette ville avoit une forteresse située iiir la hauteur»6c nommée Grimmenstein. Elle avoir été commen-cée par le landgrave Balthafar ; ensuite continuée par Guil-laume duc de Saxe; Sc enfin l’an 1530, on avoit em-ployé huit à neuf mille hommes qui travaillèrent envi-ron onze ans à la fortifier. Jean-Frédéric électeur deSaxe , ayant été fait prisonnier par Charles V, cetteforteresse fut démolie par ordre de l’empereur , parLazare de Schwendi; mais sélecteur ayant été mis enliberté, l’an 1552., la releva 6el’augmenta : son fils , demême nom 8c duc de Saxe, ayant réfuté de livrerGuillaume île Grumbach, Sc quelques autres aufquels ily avoit donné asyle, quoiqu’ils eussent été mis au bande l’empire, y fut mis lui-mêmè, Sc assiégé par Au-guste électeur de Saxe , exécuteur des ordres de l’em-pereur ôc de l’empire. La place fut prise le 13 Avril1567, Sc rasée jufqu’aux fondemens : le siège coûta 933634florins, ôc la démolition 33339. Le duc fut pris ÔCmené en Autriche ; son chancelier ÔC Grumbach furentécartelés , & les autres décapités ou pendus. Le ducErnest l’a rebâtie, ôc en a fait un château nommé Frie-DENSTEIN , c’est-à-dire le Château de la paix , paropposition à ì’ancien nom qui signifie le Château desFureurs. Gotha est à trois milles d’Erfurt. * Hubner jGéogr. p. 386.

GOTHELBA ^ riviere de Suéde, dans la AVcstro-

§ othie, qu’elle séparé de la Dalie , autre province dèuéde, & du gouvernement de B abus , qui est de laNorwege : c’est moins une riviere particulière que ladéchargede toutes celles qui tombent dans le lacAVaener:elle commence à Waenersborg, Sc coulant vers le midioccidental , elle forme une petite ifle, où la ville deBahus est située, ôc qui est de la Norwege; puis aprèss’être réunie , elle fe sépare auffi-tôt en deux nouveauxbras qui enferment l’ifle de Hisingue à son embouchure** Atlas de Vaugondy.

1. GOTHËNBOURG, ville de Suéde , dans làWestrogothie , assez près de l’embouchure méridionalede la Gothelba , qui lui sert de port : Baudrand fëtrompe lorfqu’il dit qu’elle est dans l’ifle de Hisinge ;elle est en terre ferme, Sc séparée de cette ifle pitr lariviere ; il ajoûte qu’elle a un bon port à l’embouchuréde la Trolhetta: Trolhetta n’est point le nom de cetteriviere, mais d’un village ; il íèroit plus naturel delui donner le nom cle riviere de Bahus , si elle n’e«avoit pas un qui est Gothelba. Zeyler , Sueciœ Defcr .p. 2.1, parlant de cette ville de Gothembourg, la nom-me d abord GoCHEBOtJRG, Sc ajoûte que ce devroifêtre Gottzborg; mais ailleurs st écrit GothebourG,6c Gottenbourg. De l’ifle écrit auffi GothebourG»Baudrand écrit GotEMBOurg , Sc a cru que Yen Ysprononçoit comme dans Lúxenbourg , que quelquesFrançois écrivent mal par une m- , faute que l’on faitordinairement dans les noms terminés en bergh ou bourg ;Yn qui précede , est presque toujours la terminaison d’ustgénitif pluriel , comme dans Gothenbourg , la ville desGoths ; Fusenberg, la montagne des princes, Scc. Cetten est presque muette, comme Ynt dans ces mots fran-