Band 
Tome troisième. G - L.
Seite
162
JPEG-Download
 

1 61 GOT

de son terroir. Henri Meibom a exprimé en trois vers cesdeux étymologies:

Leina pattr vitreo quifiumine pr fiais urbem ,

Gui circumfufi bonitas noúffima ruris ,

Aut veteres Gothi nonien tribuere vmujlum.

II dit ailleurs :

S ive agri bonitas feu gens tibi Gotica. notnen ,

Gottinga , ficerit tuuni.

L’étymologie qui fait venir Gottinge de Gutt , bon,semble autoriíëe par des lettres écrites de la main de Fré-déric Barberousse, où cette ville est nommée Guttding,à Nortken ai montes Mefiiacos usque ai nofiram civita-tem Guttding. François Modius de Bruges ( c ) racontefort au long que vers l’an 925 , ou selon d autres 9 Z2, oU933 , Henri l’Oiíëleur ayant, emporté ùne glorieuse vic-toire fur les Huns qui ravageoient l’Allemagrte, les chassajusqu’à Gottengen, usque ai Gottungam fie di&am , quoiGotìios, Hunnosque ed expeiitiontjubjecijfet , &C qu’il ycélébra son triomphe par un magnifique tournois. On yen a donné encore quelques autres : .il est certain quec-étoit une ville dès le tems de cet empereur. Quelques-uns disent quelle avoit titre de comté ; mais on ne peutdouter que fous Pempire de Henri l’Óifeleur, des troisOthons, de Henri II, de Lothaire 6c dl’Othon IV ; cetteville ne leur ait appartenu. Quelques-uns même ont résidédans le château de Grona ou Grune qui est dans le voi-sinage. Lothaire a fait bâtir un château dans la ville, 6cy a demeuré ; 6c c’est à ces teins - là qu’elle doit sesprincipaux avantages. Après divers accroissemens, Got-thigen étant devenue une assez grande ville en iqxq,outre les deux églises de S. Alban 6c de Notre-Dame , qui étoient auparavant hors de l’enceinte de laville, on y vit deux hôpitaux de la Sainte-Croix 6c dusaint Esprit; diverses paroisses, savoir celle de S. Jean,qui est la principale , celle de S. Jacques, de S. Nicolas.Les interprètes de Ptolomée prétendent que Gottingenest la Munitium dont parle ce géographe, /. 2, c. 11.* ( a ) Zeyler , Brunswic. 6c Luneburg. Topogr. p. 92.(b) Dresser, de prsecip. German. Urístb. ( c ) Paniecí.triumphal. t. 2,1. i, fol. r.

Gette ville étoit autrefois impériale : mais elle appar-tient aujourd’hui à la maison de Brunswick, 6c est du par-tage de sélecteur d’Hanover. Elle a été celui d’une au-tre branche qui est éteinte depuis long-tems. II y a unassez beau collège : elle est la patrie de Jean CaseliuSqui y naquit fan 153 3,6c mourut lan 1613, à Helmstadt.

GOTTLIEBEN , bourg de Suisse , au bord du lacde Constance, dans l’état de l’évêque de Constance , àune lieue de la ville de ce nom, & entre Constance 6cStein : il y a un fort château où réside le bailli de l’é-vêque, 6c où íùt enfermé Jean Hufs, par ordre du con-cile,fan 141 s. Le bourg 6c le château furent bâtis en 934,par Conrad, évêque de Constance, au retour de son troi-sième voyage de la Terre-sainte.

GOTTORP. Zeyler, Saxon. ìnfer. Topogr. p. 2x4,écrit auffi Gottorff, château d’Allemagne, au duché deSleswig; il appartenoit autrefois à la maison de Holstein,qui y faifoit fa résidence ordinaire ; mais le roi de Da-nemarck en est possession depuis qu’il a conquis le Sles-wig entier fur les Suédois , pendant la minorité du ducde Holstein , 6c qu’il s’en est fait assurer la possession parlés rois de France 6c d’Angleterre. C’est en même temsune maison de plaisance 6c une forteressei La grande tourfut bâtie par Adolphe , duc de Sleswig qui mourut,l’an 1459. Un autre duc Adolphe, qu’il ne faut pas con-fondre avec lui, améliora le château, en 1586. II y a unedouane qui produit un revenu considérable ; 6c il setrouve .des années , où les bœufs que l’on fait passer deDanemarck en Allemagne, montent jusqu’à cinquantemille , 6c tous doivent un droit au bureau. Ce châteaun’est pas loin de la ville de Síeswig. Jean Rist, dansson Miroir de la guerre 6c de la paix , fait un assez beautableau de ce lieu. Il y a, cìit-ilde belle collines , decharmans bocages , 6c de magnifiques jardins. L’eau n’ymanque pas, 6c la Schlye 1 arrose. II ajoíìte : je ne croispas qu il y ait au monde un lieu mieux situé pour unhomme qui aime les arts 6c les sciences, 6cparticulière-ment la poésie.

GOU

GOTTSBERG, petite ville de Bohême, en Silésie,au duché de Schwidnitz. Elle n’est remarquable que patses mines d’argent. * Zeyler , Silesiae Topogr. p. 148.

GOTTSTaDT, bailliage de Suisse , dans le cantonde Berne, au pays Allemand, du côté de Bienne. C’é-toit autrefois un couvent de l’ordre de Prémontré, situesforlaThiele, entre Nidau 6c Buren. On en a fait un bail-liage. * Etat & Délites ie la Suisse , t. 2, p. 177.

GOTTWEICH , abbaye d’hommes, ordre de S. Be-noît , dans la basse Autriche, fur une hauteur près duDanube , huit lieues au-dessous de celle de Moelch. Ellefut fondée en 108c,, pour des chanoines, parle bienheu-reux Altman, éveque de Passau. Les Bénédictins, aprèsfa mort, succédèrent aux chanoines. Elle est immédiatedu saint siège.

GOUALEOR ouGoualiar. Voyez Gualeor.

GOUAVE. Voyez Goave.

GOUAYR, petit pays de laTerre-fâinte , au levantdu Jourdain. II fut autrefois le partage de la demi-tribudeManasië, selon Baudrand, édit. 1705, qui le nommeterra Arabum.

GOUBOUR , royaume d’Afrique, dans la Nigritie,au nord du Niger , selon De l’ïste. Dans fa Carte géné-rale de l’Afrique, publiée en 1722, il le borne au nordpar le mont Amédede, au nord-eft par le royaume desAgades , à l’orient par les pays de Zanfara 6c de Cano,au midi par le Niger, 6c au couchant par le royaume deTambouctou. II y place une ville, nommée auffi GoU-BOUR. Darts fa Carte de la Barbarie, de la Nigritie, 6cc.publiée en 1707 , il appelle ce même pays Guber , 6c luidonne une autre situation. Voyez Guber.

1. GOUDA ou Goude, ville des Provinces-Unies,dans la Hollande méridionale, fur l’Issel, à l’embouchurede la petite riviere de Gow, qui en remplit les fossés, 6Clui donne le nom de Tet-Gow , prononcez T erg :u, c’est-à-dire en latin ai Goudarn ou Goldam. Elle est à troislieues de Roterclam , 6c à cinq de Leyde, selon le Dic-tionnaire géographique des Pays-bas. O11 ne fait préci-sément le tems de fa fondation ; mais il est certain queFlorent V donna à Gouda quelques franchises l’an 1272.( a ) II y avoit une citadelle ( b ) , où l’on a gardé quelquetems les diplomés accordés a la Hollande par les souve-rains ; mais elle a été démolie , 6e il n’en reste plusqu’une tour. Cette ville stit réduite en cendres , le jourde S. Louis 25 Août 1440; on l’a exprimé par ce chro-nographe prétendu.

íLetIbVs Id dIdICI , qVía goVda. CreMat LVdoAVICI.

L’auteur ne favo'it pas apparemment que dans ces sor-tes de bagatelles , il ne faut employer aucune lettre nu-mérale qui ne serve ; faute d’avoir eu égard à cette ré-gie, il a mis cet événement en Fan 3438, au lieu de 1440.Ce qu’il y a de plus remarquable à Gouda, c’est l’églisoqui est très-belle, 6c de quelques pieds plus grande quela cathédrale de Cologne. Elle semble marquer que ceuxqui sont fait bâtir , compostent que la ville s’acroîtpoitbeaucoup plus qu’elle n’a fait. Elle avoit autrefois unetour surmontée d’une flèche fort haute ; le tonnerre fóconsuma le 12 de Janvier 1452, à neuf heures du soir;6c ce qu’il y eut de plus surprenant, c’est que les maisonsd’alentour qui n’étoient couvertes que de joncs secs , neforent point endommagées. Ce malheur est rapporté dan sun chronographe mieux fait que le précédent ; auffi est'dd’Adrien Junius.

LVX bIs sena fVIt IanI, horaVespere nonA»CVM saCra IohannI VVLCano CorrVIt jeD es*

Cet accident a été réparé, 6c l’église a été très-ornéedans la fuite. Mais ce qu il y a de plus remarquable, cSsont les vitres émaillees 6c historiées, avec un art qui °ese trouve point ailleurs. De grands rois 6c princes , tantséculiers qu’ecclésiastiques , 6c des communautés y ° ntgénéreusement contribué ; 6c c’est l’ouvrage de deux freres Théodore 6c Gautier Crabeth, les plus habiles gensde leurs tems pour cette forte de travail. Ils étoient nésà Gouda. * Alting. Germ. inf. Notit. part. 2, p- 2 - 1 *Blaeu , Theat. Urb. Belg. . .

La ville est entourée de jardins assez beaux, qui l° r