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Tome troisième. G - L.
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ieurs ennemis, qu après leur avoir erileve cent quatre ^vingt vaisseaux, ils assiégèrent Athènes, si’Athè-

de íè rendre à discrétion. Alors maîtres du fort■ d Athe-nés, ils assemblèrent leurs allies, pour en del berer aveceux & le régler de-concert. La plupart tant cette or-gueilleuse ville avoir aigri les esprits , bt aliéné les cœurs,vouloìent la ruiner de fond en comble. Thqbes appuyai'o- • ' ' '

§. 4> Thèbes affecte la supériorité de la Gréée.

On eût cru que la Gréce all.oit jouir d'un profond re,pos. L’égalité des deux puissances , qui jusqu’aîors Fa-▼oient agitée , fembioit le promettre ; cependant Thè-,bes s’avisa d’aspirer au commandement.

Les 7 hebains forts .Si. robustes, de plus extrêmement

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fuioient la ruiner de fond en comble. Thèbes appuya J-.es inenams iwu--— ...

•rtement cet avis : les Lacédémoniens , plus prudens Sc aguerris , pour avoir presque toujours eu les armes aP^us équitables, crurent qu’on ne' pourroit avec su- mai ii, depuis la guerre du í eloponnese, St.plems ou .

"" ' '. 1 ---v . .,A_ désir ambitieux, qui croissoit a proportion de leurs for*

ces Sc de leur courage , se crurent trop serrés dans leurtanciennes limites, lis refusèrent de íiptei cette paix me-nagée par les Athéniens, a moins qu on ne les reconnutchefs de la Béotie. Ce refus non-feulement les expo-soit à l’indip,nation du roi de Perle, qui, pour agir plus

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w^uilctuico , vimiviu '1^ vil 1ÌV-. pvjtuivu.

fêté abbatre un des principaux boulevards de la Gréce ,Sí qu’îl y auroit de l’ingratitude à exterminer un peuplea qui elle devoit son salut Sc sa gloire. Ils fe contentè-rent d’exiger que les Athéniens démoliraient leurs mu-railles , raieraient les fortifications que Thémistocleavoit faites au port de Pyrée , ne pourraient avoir quedouze vaisseaux armés, Sc reconnoitroient les Lacédé-moniens pour chefs fur mer comme fur terre. Les vain-cs n’obtinrent la paix qu’à ce prix. Ains finit Vempire,a Athènes , qui avoit commencé peu de teins après la dé-faite des Perses , & qui dura soixante Sc treize ans.-dûs. Rhet. 1 . 3, c. io. .

Les Grecs ne .firent que changer de maîtres t Spartereprit fa supériorité ; mais ce nouvel empire ne passa pastrente années. II auroit duré davantage , fi Sparte, se-lon fes anciennes maximes , i’eut borné à maintenir

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librement contre FEgypte révoltée, avoit exhorté touáíes Grecs à poser les armes ; mais même soulevois con-tr’eux Athènes, Sparte & la Gréce entiere, qui ne sou-pirait qu’après la paix. Toutes ces considérations n’ar-rêterent point les Thébains : ils rompirent avec Athè-nes ; attaquèrent Platées, qu’elle protégoit depuis long-tems , & la rasèrent. Les Lacédémoniens crurent queThèbes délaissée de fes alliés, étoit hors d’état dë leur

A>n fes anciennes maximes ìv.,% , - , . . dure tête. Ils y marchèrent Comme à une victoire cer-

c 'iaqne peuple dans la nnssessrm ,1 ,- orne a uraintemr taine , entrerent avec une puissante armée dans le paysPropres^oix. Mais entêtée de serf i e i ^° l1Verner ^ ar í? s e ™ eî *G & pénétrèrent bien avant., Tous les GrecsVoulut abolir par-tout ia Démocratisé nSuT^des Dé pa 7 m^f^ssE Th f es c . omme perdue. On né fevoit

re co:moissoit lui être les ihns e ? gens quelle le premier homme de la Gréce, avoit été élevé par

opposés aú gouvernement nnnnla' ect; p nn< r? .fi* les Ain pere Polymne , dont la maison étoit ouverte à tousTuiédcmone devenoít nhi/abfA a i autorité de les favaus , & le rendez-vous desrpíus grands maîtresi

qui n'osoít s’affranchir dn 0ue ^- P ius Preuse. Tel On peut voir les détails de son éducation & son admi-qui elle n’osoit Firmnsor ^’ n m i ,rmur0í G & ceux à table caractère, dans Féloge que Cornélius Nepos en áP°«rtant ne prenoita nlusVa ombrage. Rien fait. Pour son coup d’essai, il battit les Lacédémoniens

K fit ïóp „ 5 siS 1 fo Ws ^ofpénté, qui à Leuctre, & leur porta un coup mortel , dont ils ne

Voir à la sols te sir més es r 7,! ct EUe » P °T sc reI , everent l amais - lìs perdirent quatre mille hommes, '

c |étrui re l’empire^des Perses ou 1 ^ obéissance, avec leur roi Gléomhrate , fans compter les prisonniersdans des hZJ > > - ’ ,°" í moms les resserrer & les blessés. *Diodor. Sicul. 1. i s.

P ? -ssa en Asie- &Zs menìertïtì^P ’ ”” deSpart f’ sette )onmée fut la première où les forces de lánui ct,, t ■ j p P. ° 1S permettoient de Grece commencerent à fe déployer. On avoit vu Sparte ,

rU .ronalors Ar- d’ailleurs si acharnée, contre Athènes, racheter dune

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tout espérer, quand le roi de Perse, qui étoit alors Ar-Gxerxès Memnon , dont les armées innombrables nePouvoicnt arrêter ce conquérant, trouva le secret de lechasser par une voie bien plus sûre ; il envoya semer de1 argent en Gréce , & acheta des ennemis à Lacédé-mone. Les Grecs fe prêterent à íes désirs , avec joie,ôt lui vendirent assez cher une révcdte qu’ils avoient ré-solue. Tous,d’un commun accord,fe soulevèrent contre- - iw i ’rn -- 1,,:

LlcliiiCLUi 11 UWlCUiiWW t,umuv A A v-. -_— ,

trêve de trente années huit cens de fes citoyens quisiéraient laissés envelopper. On peut juger de^lá con-sternation où furent Ies Lacédémoniens, lorsqu’ils le vi-rent tout d’un coup fans troupes, fans alliés, & presqueà la merci des vainqueurs. Les Thébains te croyant in-vincibles fous Epaminondas, traverferent 1 Attique , en-trerent dans le Péloponnefe , passèrent le fleuve Euro-

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folue. Tous, d’un commun accord, fe soulevèrent contre trerent nans ie rtiupuim.,v., — __

Lacédémone, qui, hors d’état de résister avec ce qui lui tas, assiégèrent Sparte, humilièrent les Lacédémoniens jfesioit de troupes, rappella promptement son roi & son &C Ies obligèrent d’aionger ieurs monosyllabes, commear mée. Les Athéniens, à la tête des mécontens, résolu- le difoit Epaminondas. Ce général content de les avoirsent dc tout risquer pour la liberté de la Gréce; & fans réprimés, fit réflexion qu’il alloit attirer à fa patrie la°nger aux dernieres extrémités d’où ils serraient, ils haine de tout le Péloponnefe, s’il détruisoìt une si puis*'herent encore attaquer Sparte : ils furent si bien profi- santé république, & borna 1a vengeance à relever Mef-er des conjonctures , qu’avec la flotte du grand roi, fene , ancienne rivale de Lacédémone. II rapellá dé\ c étoit ainsi qu’on appelloit le roi de Perse,) & la leur, de tous côtés les Mefféniens , & leur rendit leur patrie* _ défirent celle de Sparte , saisirent ce moment heu- . dont il fut le nouveau fondateur. II n’en demeura pas là.

.... lit CllC l_cuc UC Sparte , lan...... - -1

rei \x pour rétablir leurs murailles , relever leurs tortih-cations, &C fe mirent en état de disputer la supériorité) Sparte so). Ils ne voulurent pas avoir vaincu pour euxe cts, ik ne poferent point les armes, qu ils n eussent,un traité folemnel, obligé, les Lacédémoniens a re-mettre les villes grecques en liberté. Quoique les La-Sedémoniens semblassent s’y porter volontairement , lamontra que la crainte feule les y avoit forces, puis-

siute

momra que ia crainte j — 7 r —

t|Ue , peu de tems après, ils violèrent leur parole par 1 op-$ r , e £ 10 *} deThèbes, comprise expressément dans le traite.

( ) Corncl. N; p0S} in Agesilao. C b ) , ld ff "h Conone,, Cet;t; mfraáon rasiuma le zélé des Athéniens quianimeront le resie de h Gréce à s’unir avec eux con-tre Lacedemone. îb l’attaquerent de nouveau par mer«par terre à C orinthe, àNaxe, à Corcyre a Len-eade Qnoiqn ilsssensscnt^pas phisd’intérêt a cette .guerre,que les autres vill es , ils ^ Estèrent pas à en fane tousles frais Sparte fut réduite à renouvelles le traite con*quelques annees auparavant ; & toutes les villes

grecques tentrerent dans leur pleine indépendance. Uanstout ceci , il faut cni-pnri™ Asiatiques.

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.- -- itur pieme inotp'-‘'“—, j. •

ceci, il faut entendre aussi les villes A r ss,. : ■Leur liaison avec la véritable Gréce , leur enéprouver toutes les révolutions. * Xenophon , L b-

Cet homme,si modéré pour lui-même , avoit une am-bition fans bornes pour fa patrie. Non content de sa-voir rendue supérieure par terre , il voulut lui donnerfur mer une même supériorité : fa mort renversa ce projetque lui seul pouvoir soutenir : il mourut d’une blessurequ’il requt à la bataille de Mantìnée , ou il avoit misses ennemis en déroute. C’est ici que finit l’histoìre de láGréce, écrite par Xenophon. * Xenophon , 1 . 6. DìoitSicul. 1 . 15,

§• 5- Trois grandes républiques dans la Gréce,

Les Thébains ne purent profiter de fa victoire : en vairiils voulurent fe maintenir dans le degré de supérioritéoù il les avoit placés. On vit alors la Gréce partagée entretrois puissances rivales les unes des autres.

ThÈBES tâchoit de s’élever fur les ruines de Lacédé-mone. LACÉDÉMONE fongeoit à fe relévër de fes pertes;Athènes, quoiqu’ouvertement dans le parti de Sparte^fur-ra ut depuis que celle-ci lui avoit cédé l’empire_de lámer par un traité folemnel, étoit bien-aife de voir auxmains ces deux puissances, ne pensoit qu a les balancer 4■ en attendant la premiere occasion d’aecabìer 1 tine 6î ! átE