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Tome troisième. G - L.
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GRE

GRE

I

Ziur la côte, ^

(Malaga

'( Les places lesjAlmeria,

1 plus considéra- { Muxacra ,blés font, Vera,

[Marbella.

(Fuengirola,'Molina,

Porto de Torres,Almuneçar,Salobrena,

Motril,

Castel Ferxo,.

f -, Beria,

moins considéra-j Adra,

Les places ^-

(blés font,

, Aladta,

sCastel Cri m al do.

, Quoique nous ayons remarqué que Févêché de Guadixn est pas soumis a 1 archeveche de Grenade ,-nak à re-lui de Seville, U ne laisse pas de faire partie du royaumede Grenade. Voici une nouvelle distribution des villesde ce royaume, teton les quatre diocèses.

Ronda,

Setenil,

. Monda,

J Dans I’évêché I Marbella,j de Malaga , < Malaga

Cartama,

| Antequera,iVelez de Malag;

ra.

Le royaume]de Grenade

»

’Alhama,

Boxa,

Santa-Fé,

Dans I’évêchÉi Grenade , capitalede Grenade. \ dn mvsump -

du royaume ,Almuneçar,

. ValobrennajÎMotril.

r Adra ,

V

Dans Févêché) Almeri A fd’ALMERiA, ) Muxacra,(Vera.

Dans PÉVÊCHÉÍjf UADIX ’

deGUADXX,

7 (.Huesca.

II étoit resté beaucoup de Mores dans le royaumede Grenade ; mais comme leur conversion au Chríftiu-nisme étoit feinte , & que même non contens de ne pastrop dissimuler leur attachement à l’ancienne erreur, leurcommerce étoit préjudiciable aux Espagnols, avec quiils s’allioient, & corrompoient ainsi les familles , Phi-lippe III, préférant la pureté de la foi aux intérêts tem-porels de fa couronne , chassa ces Mahométans , versFan 1609.

4. GÉENADE, petite place de France, en Gasco-gne, dans la banlieue de Marsan, fur l’Adour, à deuxlieues au-dessous d’Aire , en allant vers Saint - Sever,dont elle n’est pas plus éloignée. Dans les grandes eaux,& dans l’hiver, PAdour commence à y porter des ba-teaux.

5. GRENADE, ville de France, en Gascogne, aucomté de Gaure, & fur la Garonne, à trois lieues au-dessous de Toulouse. C’est un des sièges royaux de lajudicature de Riviere-Verdun , & le siège de son élec-tion.

6. GRENADE, (la) iste de F Amérique septentrio-nale, dans la mer du nord. Elle est située par les 12. d.

de latitude, Ôc les zi-; d. 50' de longitude. Ellecommence le demi-cercle des Antilles. Les François s’yétablirent, en 1650, par ordre de M. Dyel du Parquet,qui les fit passer de la Martinique, & qui fit cet établis-sement à ses frais. Cette isie appartenois aux Sauvagesqui eurent beaucoup de peine à souffrir que les Françoiss’y établissent. Cette iste est très-fertile en sucre, qui est

beaucoup plus blanc que dans les autres iíles, en case*tabac, indigo, coton, riz, gingembre, miel, manioc-L’air y est très-fain. Elle est très-peuplée. II y a un goU*verneur, état-major, & plusieurs lieutenans de roi j eIÎfin elle est fort bien policée. 11 y a beaucoup de riviere 5ôt de fontaines. Le terrein y est uni par-tout, & le mou»"lage y est fort bon pour les navires. On y trouve qua st 'tité de beaux arbres , dont les uns portent d’excelle 115fruits, & les autres sont propres à bâtir. Le poisson Ç*abondant fur toute la côte. Au’ nord-est de cette iste 11 'fen a une douzaine de petites, nommées les Grenadinsoù la pêche & la chaste font fort abondantes, aiiffi'h )e!lque dans Piste de Grenade. Les légumes y font en aboi 1 '(lance. Les patates, les ignames, les bananes , &figues d’Inde y viennent très - bien. On y trouve de 11 *especes de gibier à poil ; savoir , l’acoutis & le tatou>qui sont d’un assez bon goût. II 11’y a aucune bête ve-nimeuse. * Le P. Dutertre , Hist. des Antilles de l’Am e 'nique, /. 1, c. 2. Rochefort , Hist. nat. & morale des An-tilles de P Amérique. Le P. Labat , Voyages de FAifl e "rique, t. 2, p. 140.

7. GRENADE, une des plus belles & des plus rich e5villes de P Amérique Espagnole ,Tituée furie bord de I 3Nicaragua, qu’on appelle aussi quelquefois le lac de Grt'nade , & à vingt-huit lieues de la mer du sud. Ver 5Pan 1665 , soixante des flibustiers François la surprirent»& y pillèrent quelques .maisons. En 1675, une aat ftroupe plus nombreuse , & dans laquelle il y avoir que 1 'ques Anglois, la prirent après avoir forcé la place d ar-mes où les habitans s’étoient retranchés , après l’av0 lsenvironnée dune forte muraille-, défendue parquatorZ^pièces de canon , six pierriers, & six compagnies de ca-valerie : ils menacèrent ensuite de brûler la ville , si eu ene se rachetoit ; & voyant qu’on ne leur faifoit aucufl eréponse, ils essectuerent leur menace en partie. * ^P. Charlevoix , Hist. c!e S. Domingue, L 9.

8. GRENADE, (lac de) grand lac de PArnérissiiSseptentrionale , dans la nouvelle Espagne, St dans ‘ 3province de Nicaragua. 11 est ainsi nommé par quel'ques-uns, à cause de la petite ville de Grenade quifur la côte occidentale ; d’autres P appellent aussi le LA^de Nicaragua. Voyez Nicaragua.

9. GRENADE ou la nouvelle Grenade , p 3 ^de P Amérique méridionale , dans la terre ferme. B, apour bornes au nord le pays de Sainte-Marthe ; au nom'est, celui de Venezuela ; au levant, lafGuiane ; au mi^ 1 *de vastes pays que l’on connoît peu ; au sud-ouest, ^Popayan : il est de l’audience de Santa-Fé. Sa longuesest de cent trente lieues , St fa plus grande largeur elde trente.

Ses principales provinces ont été de tout teins B&'GOTA & Tunja. Santa-Fé de Bogota est la capit 3 > edu pays. Ces deux provinces font entourées de Saiiv 3 'ges surnommés Panchos , dont le pays est fort chau»'Celui de Fagota, au contraire, est un peu plus tempé rS 'Les sauvages qui l’habitent, auffi-bien que le Tunja, s’ 3 ?^pestent communément Moxes. Ces sauvages étoìent g° ll _vernes par divers Caciques, quand les Espagnols co1 ?mencerent à découvrir ces provinces. FerdinandLugo, amiral des istes Canaries, envoya en 15 36 , d eville de Sainte-Marthe, Gonfalvo Xi menés de Qnefad 3 . *son lieutenant , pour découvrir les régions situées 1long de la grande rivie.se de la Magdelaine. Ximeu^monta par terre le long du rivage , à main gauche de ce t( ^riviere , où il s’avança avec de grandes difficultés, t3 ^pour l’épaiffeur des bois , que pour la quantité d e r ]„vieres , torrens & marais qu’il rencontra ; mais P artculiérement à cause des courses fréquentes des sauvag®

II arriva à un lieu, nomme Tora , qu’il nomma PV ^BLA DE LOS Brachos» parce qu’il y avoit en cetdroit, quatre bras de rivières qui íe joignoient. II X j a 'journa pendant l’hiver , ayant fait jusques-là depÇ 15 ^mer, félon son calcul , environ cent cinquante h eU flSdans le continent. Au pnntems il monta avec fesle long d’une autre riviere jusqu’au pied des hautestagnes, appellées Opon , larges de cinquante lieues j eS .fort rudes & désertés. Après les avoir passées, >7cendirent dans un pays plat & bien cultivé, cm ' sfembloit beaucoup cle sel de certaines fontaines la ed’où ils passerent dans la province du Cacique Bogo,.^