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^ e st un abysme très-profond : elle le courbe
roch ° CC!aent au septentrion, & présente une façade defo erS !, Car P és Pli s’ouvrent en plusieurs endroits , 6crment des grottes de différentes grandeurs. * Voyage
fJ"T s ‘‘Ì m ‘’ 1-4.C-.4.P- 359-
«i ° ur ,, cr nans celles ou le Sauveur s’enfenna , ón0° nte 5 àord un terrein assez roide , mais fans danger,q n . arrive ensuite à un chemin qu’on a rendu aisé pare Pies degrés qu’on y a faits ; mais au bout, il fautprè P°ur se mettre dans un sentier large à-peu-
t S deux ou trois pieds, qui s’étrecit encore davan-
D . - e . n quelques endroits, & qui n’est bordé que dedéc Cl ^ 1CCS horribles. Cette vue est si effroyable , qu’elleto ° Ur “ge la plûpart des pèlerins. L’auteur cité , dé-u, J? • s >’ eux des précipices fur le bord desquels iln Ua f 11 ' ^ s ’ a PP u y ant des mains au rocher, il conti-fiit-l' route > bc enfin approcha des saintes grottes. CeVa j ? > dit-il, que le tremblement redoubla : je me trou-uans un lieu fort étroit, & je ne vis plus devant moir0l ^ n . r °cher escarpé & presque tout droit, haut envi-f a de huit à neuf pieds , que l’on ne monte qu’à laen f l,r de quelques pierres un peu avancées en certainsa Ve r ° Its ? où ii faut s’attacher des pieds & des mainsv ien , aucou P de précaution ; car si le pied ou la mainVa u manc I uer , on tombe dans un précipice épou-^ . a ble, f ans un miracle on ne peut éviter la mort,fur T k Priser tout le. corps fur les pointes de rochers &q Ue j S pierres : on trouve au-dessus une grande grotte,p^j e ? Providence y a ménagée pour donner lieu auxt0ut r -s de respirer. L’on paste de-là par un chemind eu ' a shsit étroit & effroyable, mais fort court , dansPlus es grottes : la premiere en enferme une autree st c P e,líe bc obscure , qui est à main droite. La secondeUi tei ^ rn, ! le la sale & l’antichambre du cabinet de la pé-grotte 6 C G hHomme-Dieu. On y monte au bout de cettej P ar quelques degrés. Ce lieu est presque carré,^ a A P as plus de douze ou treize pieds de diamètre,éle ? Ute . na -urelle, que la montagne y forme, est fortc hg Vee d y a un creux,. & comme une espece de ni-jjj e * .ans le fond où l’on dit que notre Seigneur sePou ° lf ^ ?droit jour & nuit les prières qu’il sarsoitf 0n r s nous asonPere. Quelques-uns disent qu’il prenoitant' P mr ? e d dans la grotte voisine , que j’ai nommée sonl’o 1Cham h re - On a élevé une muraille droite & forte, àuverture de toutes ces grottes, qui les fait paraîtreOinme un monastère. Celle où j’ai dit que le SauveurPrioit , est plus ornee que toutes les autres : elle étoitautrefois presque toute peinte , & on y voit encore les^stes des images avec des inscriptions gréques ; maisfout cela est si effacé, qu’on a de la peine à distinguerque c’étoit, fk quels íaints y étoient représentés. Ony entrevois pourtant une annonciation, des anges & desPotres. Cette grotte n’est pourtant qu’au milieu de la■ontagne , du sommet de laquelle, on croît que le dé-a 0!1 jìt voir au Sauveur tous les royaumes du monde,vec leur gloire. II y a encore lùr cette cime une église,0n me 'noire de la victoire que Jésus y remporta. J’ai dit,v ‘ r ™, parce que les évangélistes S. Matthieu, c. 4,ctil ri S' Luc, c. 4, v . 6 , qui nous apprennent le dé-ne la tentation, ne disent pas que ce fut fur la mêmeontagne où le Seigneur avoir jeûné ; mais seulement^ont C ^ mon h a yant encore pris , le porta fur une haute
grotte (la) de l’Estale. Voyez Estale.
Su-> t OUL 0 -A) DE JÉRÉMIE , grotte de la Palestine,p ea res de Jérusalem , à l’occident , & en marchant unmas V çf/ e septentrion, assez proche de la porte de Da-en j’ e n’a guères moins de vingt-cinq ou trente pasqui ess’ UeUr /d dc environ autant de largeur. Sa voûtelier ,1. extr ctnement haute, est soutenue par un gros pi-Voit ' P° C ^dme , comme sont celles des carrières. Onou û' 3 . tr de, à main gauche, un endroit élevé de huit
de r* X ? Ie d s , où la pierre est faite & taillée en formet r 1 ' áu bout le plus enfoncé de la grotte, il y a undest- kfosond que ce prophète , à ce qu’on croit, avoirVst lne P 0llr s a sépulture ; mais son véritable sépulcre0 Egypte , à ce q ue ditNicéphore, Hijl. /. 8, c. 30.dec L g [ 0tte , c e ■’érémie est maintenant entre les mainsde >' a "ometans qui la laiffent voir aux Chrétiens, pounl ar S en )- Le Pere Nau , Voyage de la Terre-sainte ,• 3 ) c. 16, p . 324.
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GROTTE (la) DU LAIT, grotte de la Palestine àl’orient de Bethléem , à un trait d’arbalête de la grandeéglise. Elle est consacrée à la sainte Vierge, & renfermetrois grotte*. La premiere qu’on trouve en y entrant,& dont l’entrée est fort étroite , n’a rien de considéra-ble. La seconde est à main droite, quand on passe decelle-là dans la troisième. Celle-ci qui fuit, est spacieuse,& sa voûte est assez élevée : il y a au milieu un auteloù l’on va célébrer les saints mystères ; & à l’extrérnitéla plus reculée, on voit quelques creux qui ont servi desépulcres , & un autre assez profond , où l’on croit quela sainte Vierge fe cacha avec l’Enfant &S. Joseph , lors-qu’elle s’enfuyoit en Egypte. On prétend que donnant làà tetter au Sauveur, elle répandit fur cette terre quel-ques gouttes de son lait, qui la blanchirent & soi com-muniquèrent la vertu de guérir les maladies, & princi-palement le défaut de lait des nourrices. L’auteur citéajoute que c’est ufte chose si certaine & si infaillible ,qu’elle rend le lait aux femmes qui l’ont perdu, & enfait venir à celles qui en ont peu, que les infidèles mê-mes en ont eu mille fois l’expérience. * Le P. Nau ,Voyage de la Terre-fainte , /. 4, c. 14, y. 423.
GROTTE (LA) deMarcillac, grotte de Franceen Guyenne , dans sélection de Figeac. Elle va toujoursen descendant ; la longueur est de trois mille pas : son ter-rein n’est pas uni. * PiganioL de la Force , t. 4, p. 458.
GROTTE (la) deMiremont, grotte de France,en Périgord, dans la terre de Miremont. On la nommeauffi le trou de C LUS eau. Les gens du pays disentque c’étoit un passage fait pour accourcir le chemin ;mais il est aujourd’hui inutile pour cet effet. Elle a huitou neuf lieues d’étendue jusqu’à un ruisseau que per-sonne n’a encore osé passer. * Piganiol de la Force, s. 4,p. 458.
GROTTE (la) de Naples. Voyez le Pausi-
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GROTTE (la) df. Notre-Dame de la Balme,grotte de France, dans le Dauphiné ( a ). L’ouverture enest haute de plus de cinquante te Uses , & large d’environsoixante. Mais elle se rétéreit peu-à-peu. On n’y trouvepoint le gouffre, ni le grand lac dont il est parlé dans laVie de François I. Cette grotte est fur le chemin deGrenoble à Lyon. Mezeray raconte ainsi, de quelle ma-niéré François I la visita : je puis bien la rapporter ,après avoir averti qu’il n’y a rien de pareil dans cettecaverne. « Le roi , à qui l’étude de la physique avoit» donné la curiosité de rechercher les ch oies rares &» extraordinaires, fut touché du désir d*-mirer dans un lac» souterrain, qui est fur le chemin de Grenoble à Lyon ,» auprès du lieu qu’on nomma Notre-Dame de la B anime,» lequel est auffi une des merveilles du Dauphiné. II fit» exprès construire un vaisseau plat, dont les débris fe» voyoient, il n’y a pas encore long-tems, dans la ca-» verne par où l’on entre dans ce lac. Autour de ce ba-» teau il sit attacher plusieurs planches, & fur ces plan-» ches grand nombre de flambeaux , & il n’oublia pas» de faire porter des mèches des fusils, & de choisir» des bateliers qui favoient bien manier le croc & l’avi-» ron. Après qu’ils eurent navigé quelque tems dans ce» lac, ils reconnurent qu’il avoit environ une lieue de» large. Comme ils furlnt près de deux lieues avant,» ils entendirent un grand bruit qui devenoit plus épou-» ventable à mesure qu’ils en approchoient, & ils sen-» tirent que l’eau courait avec une extrême rapidité.» Ils .‘/imaginèrent alors qu’il pouvoir y avoir quelque» gouffre là auprès ; pour découvrir ce qui en étoit , ils» détachèrent une des planches où il y avoit des flam-» beaux , laquelle ayant été emportée avec raideur,» puis renversée-ou abysmée, ils eurent frayeur & rame-» nerent le roi vers l’entrée. » Ce lac si vaste fe réduit àun petit ruisseau. * (“) Pìganiol de la Force , Descr. dela France, t, 5, p. 14. ( b ) Hist. de France, r.4, à Tan-née 1548.
GROTTE (la) DE Quingei , grotte de France ,en Franche-Comté, aune lieue de Quingei, & à cin-quante pas du -Doux. Elle est longue & large, & la na-ture y a formé des colomnes , des tombeaux , des ani-maux de plusieurs especes. Voici la description qu en afaite l’abbé Boisot, Journal des Savans du 9 Septem-bre 1686. O11 y descend par un trou fort étroit, &quin’a que dix ou douze pieds de profondeur. A quelques