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Tome troisième. G - L.
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pas cìe-là, on trouve à main droite une voûte affez grande& haute, pleine de chauves-souris du haut en bas. II nefaut pas s’y arrêter ; car si on inquiète ces animaux , ils’en répand une si grande quantité dans la belle grotte,qu’il est impossible d’y demeurer ; & ce seroit dommagequ’on ne la vit pas en repos. Je ne la puis mieux com-parer qu’à un salon, plein d’antiques Sc de raretés. Eneffet on y voit de grandes colomnes, qu’on diroit faitesexprès, pour soutenir la voûte, des statues & des figuresde toutes fortes, des cabinets , des fruits, des fleurs,des festons, des trophées , enfin tout ce que l’on s’ima-gine ; car il en est de ce sidon enchanté comme des clo-ches. Dansl’un on voit, & aux autres on fait dire toutce que Fon veut. Dans le teins que j’y fus , ( vers l’an1674,) il y avoir des orgues parfaitement bien formées;mais c’est une transformation continuelle. Ce qu’on yvoit aujourd’hui est tout autre dans huit jours, & peut-être , poursuit Fauteur avec enjouement, que mes orguesfont devenues quelque joueur de vielle. L’unique incom-modité qu’il y a à visiter cette grotte , c’est qu’il fautfaire provision de flambeaux & de juste-au-corps de toile;car on n’y voit goutte, & l’on y gâte ses habits. Le ter-rein est fort inégal, selon les congélations qui s’y fontfaites. II est même à craindre qu’avec le tems tout ne seremplisse ; car il y a dé j a des endroits où l’on ne peutplus passer qu’avec beaucoup de peine , & un, entr’au-tres, où il faut se traîner sur le ventre. Mais auísi ceuxqui vont au-delà en content des merveilles, soit qu’ilsdisent la vérité , soit qu’ils cherchent en trompant lesautres à se dédommager cle la peine qu’ils ont prise. J’a-voue, dit Fauteur cité , que je ne voulus pas y passer ;ce qui m’en dégoûta, fut un petit ruisseau, dans lequel ilfalloit presque se coucher .pour entrer dans l’autre sale.Je me contentai d’admirer ce qui étoit dans la premiere,&c certes il y avoit de très-belles choses. II y a plaisir devoir Feau dégoûtant fur toutes les figures, se fixer, s’é-paiffir, & faire mille grotesques. Tout cela est blanc ècfragile , tant qu’on le laisse dans la grotte ; mais ce qu’onen tire s’endurcit à l’air»6t devient grisâtre. II n’y a riende plus joli pour faire des grottes artificielles. * Piganiolde lu Force , Descr. de la France, t. 7,p. 503.

GROTTE (la) de sainte Pélagie , grotte de laPalestine , sur la montagne des oliviers , au-dessous deRégisse de l’Ascenlion. Elle a trois diverses chambres ;la premiere, qui est la plus grande , est à Feutrée : ondescend de-là par dix degrés dans la seconde, qui estmoindre , où l’on voit un sépulcre. La troisième est laplus étroite. Les Mahométans ne permettent à aucunChrétien d’y entrer ; & si quelqu’un ose le faire, il n’é-vite la mort qu’en donnant une somme considérable.* Le P. Nau , Voyage de la Terre-sainte, /. 3, c. 6.

GROTTE (la) de la Sibylle , grotte d’ítalie auroyaume de Naples , auprès du lac d’A verne. Misson,Voyage d Italie, t.z, p. 80, la décrit ainsi : ce qu’on ap-pelle communément , dit-il, la grotte de la sibylle estauprès de-là. La principale entrée étoit, dit-on, prochede la ville de Cumes, à quatre petits milles de l’Averne;mais tout est comblé de ce côté-là. Nous sommes doncentrés dans cette grotte, par un passage assez étroit &embarrassé de ronces & d’épines, chacun portant sonflambeau allumé. La caverne efl^creusée sous les coteaux,fans embellissement. Elle est large d’environ dix pieds,& haute de douze. Après avoir fait deux cens cinquantepas fans détourner, la grotte fait I’équerre à droite , &soixante & dix ou quatre-vingt pas plus loin, on trouveune' petite cellule qui a quinze pieds de long & huit àneuf de large : la voûte en étoit autrefois peinte, Sc lesmurailles étoient revêtues de mosaïque : il en reste mêmequelque chose encore. La terre est affaissée à quelques pas•plus loin que la chambre, le passage est rempli, ôc Fonne peut pas aller plus avant. L’auteur cité s’attache en-finte a prouver que les sibylles sont une chimere, quoiqu’en ayent dit un nombre considérable d’hommes sa-vans d ailleurs, Sc même les peres de l’église.

GROTTES (les) de Siouth, grotte en Egypte,auprès de Siouth. Voyez Siouth.

GROTTES (les) de la Thébaïde. Voyez The-baïde.

Voyez aussi les mots Caverne & Sépulcre.GROTTE, ancien bourg de Sicile, dans la vallée deMazaie, fur le Salíb, à huit lieues de Gergenti, vers le

nord. Ce bourg' est fort déchu. Voyez HERBESSU^* Raudrand , éd.1705.

GROTTÉ, en italien, ou LES GROTTES en flan'qois ; village d’Itaíie, dans la marche d’Ancone. R esitué près du château de Montalte , & n’est remarquableque pour avoir été la patrie du pape Sixte V, qui y na 'quit le 13 Décembre 1511 , de parens très-pauvres. ;

GROVA , village d’Afrique, dans la haute Guiu ee íà trois lieues à l’est du cap Palmas, &c à trente à l’ouede Tabo, à l’embouchure d’une grande riviere. Ce v .*lage n’est remarquable que parce que c’est le pre^n,lieu qu’on trouve fur la côte d’ívoire. * Côtes de Gu irici *par M. Bellin, 1746. ,

GROUABLI, bourgade de Fille de Ceylan, 3riviere de Colombes, dans le Halvagam Corla , cntsCMalwana & Sittavacca. * Atlas. Robert de Vausondy -,GROUAÍ 5 , (Fiste de) petite iíle de France , f ur *côte méridionale de Bretagne, vis-à-vis de FemboUch ufde ia riviere de Blavet, & au midi occidental de P° rt (Louis. La rade y est bonne, mais à une certaine distan c ^îcar elle est presque enfoncée dans un cercle de rocs aw»dangereux pour les vaisseaux, qu’utiles à la sûreté des h a 'bitans. La pêche des congres, ou des anguilles de mer, Iest fort abondante. * Mém. dressés fur les lieux. ..

GROUCASUS , nom du mont Caucase : il sig nl “ Sblanchi de neige , selon Pline , 1.6, c. 17.

GRUB : ce mot en allemand veut dire une fosse- .<GRUB , village de Suisse , au pays de Prettigoe'V '■> ^dépend de la communauté du Cloître , & est remattpfble à cause de ses eaux minérales. *Etat & Délices

Suisse, t. 4, p. 77.

GRUBENHAGUE ( a ) , ou ce qui revient au me^pour la prononciation , Grubenhagen, château d A 1 'lemagne, dans la basse Saxe , dans les états de la n 131son de Brunswik , fur une montagne, à quelque distan ce *& au couchant de la Leine, au midi de la ville d’E |lTlbeck ( b ). II est remarquable pour avoir été la réside» 0d’une branche de la maison de Brunswik, descendus sHenri F Admirable. Le partage de cette branche a étéprincipauté de Grubenhague. ( a ) Homan , Ducat. BrUs> 5 'vsik, Tab. (f) Hubner, Géogr. p. 514.

Cette principauté est coupée en deux pâr une encla^du pays de Hildesheim ; ainsi il y a deux parties de ce tteprincipauté. La partie occidentale est bornée au nord P asla principauté de Wolffenbutel , au couchant & à Iss*rient par le pays de Hildesheim, au midi par la prin cl "pauté d’Oberwaldt. Dans cette partie font EimbEcA’ville capitale, & le château de Grubenhague, * eldence des princes de cette branche. , , e

La partie orientale de cette principauté est bormde même au nord, par la principauté de Wolffenbute * 1au couchant par le pays de Hildesheim, à l’orient par ‘ eHartz, & au midi par l’Eiísfeld. On y trouve OsT^RODE, ville ; Hertferg, château affecté aux duchésdouairières; Elbingerode , petite ville; Clauflhs’

S. Andréas-berg & Alienau, (ce font trois petites vi"^dans les montagnes,) & Saltg der Helden , bourg .un vieux château. Ce pays est présentement à la ma» 0de Hanover.

GRUDII, ancien peuple de la Gaule Belgique, &°César, Comment. 1 . 5 , c. 38, qui le range sous les NVviens , avec quelques autres peuples. Comme il f 1 .seul ancien qui en ait parlé, & qu’il se contente denommer sans en désigner la situation, rien n’est P^ t : € svole que les conjectures que les modernes ont b afur ce passage unique , pour placer ces peuples.

GRUMBESTINI, ancien peuple d’Italie, dan# 1 a ss.derme Calabre ; selon Pline, Z. 3 5 c. 11, ils eto1 , -dans les terres. D’anciermes éditions portent dd r s ir f.-tini ; mais l’ordre alphabétique demande Grumbff'GRUMENHA, bourg de Portugal, dans la prov°d’Alentejo, fur la Gaudtana, à trois lieues au-oe .d’Eivas. * Baud. édit. 1.70 1 ). Je crois que c’est 1 | lT1 ‘ 0 {rque Sanson & De 1 Ble nomment Xerumena. ->a Vtion le fait affez connoître. , ;

GRUMENTUM , petite ville de la grande Gre ,dans la Lucanie, vers le golfe de Tarente. Pj 010 " .l.\,c.ï, dit quelle etoit dans les terres, fhe- el. 2.3 , c. 37» la nommé à Foccasion de la vie o» ^Titus Sempronius y remporta fur le Gartbagmoisnon, 11 dù 3 l, 27, c, 41 ; Hannibal vint à Grurn