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Tome troisième. G - L.
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phon , Hifl. Gmc, 1 . 3 , p. 481 , l’appelle Gìyniutn \rpvyicp , & ( |it que le roi de Perse la donna avec Myrinaà Gongile. Etienne le géographe dit Gryni , fpvr-r,, petiteville des Myriniens , où étoit un temple d’Apollon &un ancien oracle. Le temple où le dieu étoit adoré, étoitmagnifique, &c bâti de pierre blanche. Strabop , /. 13 , ditque c’étoit une petite ville , & emploie précisément lesmêmes paroles qu Etienne le géographe.

GRYNÎUM , place d’Asie , dans la Troade Jìmi-lius Probus dit que Pharnabase la donna à Alcibiade.Etienne le géographe met une Grynia dans la Troade.

* Diodor. Sic. 1 . 17. t

GUABIS, riviere de l’Amérique méridionale , auParaguai ; elle se perd dans le Paraguai ; c’est fur le bordde la riviere de Guabis que l’on transporta en 1701 lamillion de S. Raphaël qui étoit auparavant à quarante

lieues de-là. ,

GUACA , petite province de 1 Ainenque méridionale,

aux confins du Popayan &t de Quito, qui est du Perou :on la trouve en sortant de la bourgade Ipiales , l’une decelles de Los Pastos. On y commence à voir le fameuxchemin des Incas, pratiqué, avec beaucoup de travail Scd’industrie, au travers de plusieurs montagnes fort hautes,

Lc par des lieux déserts & très-raboteux. Il est garni d’hô-telleries'par intervalles. Garcilasso écrit que les Indiensl’acheverent du tems du roi Huayna-Capac , que lesEspagnols nomment ordinairement Guaynacava. Ilsappelloient ces hôtelleries Tambos ; elles font placéesauprès du chemin royal, à cinq ou six lieues , Sc quel-quefois moins, les unes des autres , Sc servent encorebeaucoup aujourd’hui dans le Perou. II y a toujours danschacune quelques Indiens avec leur commandeur queles Espagnols appellent Alcade. Sa charge est de fourniraux étrangers qui arrivent un Américain pour les servir6c pour leur fournir de l’eau , du bois Sc autres chosessemblables. 11 leur en donne deux autres, tant pour apprê-ter à manger , que pour avoir foin de leur monture ; cequ’ils font gratuitement , & avec beaucoup de fidélité Scde promptitude. Lorsqu’ils partent, il leur fournissent desguides. On voit dans ce même lieu, près d’une riviere, lesmasures d’un vieux château bâti autrefois par les Incasdu Perou , pour tenir en bride les peuples nommés losPajlos. Sur cette riviere la nature a étendu un rocher ,percé par dessous , à la maniéré d’un pont ; ensortequ’il sert aux hommes à traverser la riviere, tandis qu’ellecoule par dessous. Les sauvages l’appeílent Lumichaca ,c’est à-dire pont de pierre. De Guaca on va à Tufs, der-niere bourgade des Pastos. * Corn . Dict. De Lait. Ind.occid. I. 10 , c. 7.

GUACAPA , riviere de l’Amérique septentrionale ,dans la nouvelle Espagne , dans l’audience de Nicaragua,fur la côte deslsalgos auprès de San-Salvador. Elle devientgrande & navigable à environ sept lieues de fa source ;Lc , après avoir couru l’espcae de treize autres lieues, ellese rend dans la mer du sud. On donne auffi le nom dela riviere au canton qu’elle arrose. * Corn. Dict. rectifiésur de nouvelles cartes.

GUACDE. Voyez Guahede.

GUACHO , port de la mer du sud , au Perou, dansl’audience de Lima , entre l’iste de S. Martin Lc le portde Callao. II n’y entre que de simples barques. Vous voyezfous le vent un cap dont il faut s’éloigner , parce qu’il ya des brilâns cachés fous l’eau. * Supplém. aux voyages deWodes Rogers , p. 46.

GUAGGCINGO, ville de l’Amerique septentrionale ,dans la nouvelle Espagne, entre Puebla de los Angeles6c la ville de Mexico. Elle est habitée par des Espagnols6c par des naturels du pays. Les habitans ont de grandsprivilèges, que les rois d’Espagne leur ont accordés, pouravoir secouru les habitans de Chalco à la pnere de Fer-nand Cortez. * Gage , Voyages, 1 .part. c. 12.

GUADADAR, petite riviere d’Espagne, au royaumede Grenade. Elle prend fa source au couchant, Lc près deHuescar qu’elle arrose, 6c se rend dans la Guadalentin àLorca.

GUADAIRA, petite riviere d’Espagne, dans l’Anda-Iousie. Elle a son cours du levant au nord-ouest; &, aprèsavoir coulé à Alcala de Guadaira , elle mêle ses eauxavec le Guadalquivir au-dessous de Seville.

1. GUADALAJARA, petite riviere d’Espagne, dansl’Andalousie. Elie se décharge dans la mer Médjterra-

GUA

née, aux confins du royaume de Grenade, entre Gibratar & Marbella. *Baudr.é d. 1705. v

2. GUADALAJARA ou Guadalaxara, ville dtsspagne , dans la nouvelle Castille , fur le bord orientalHenares, à quatre lieues au-dessus d’Alcala , dans ulieu élevé Lc un peu raboteux. Elle n’existoit pas du terndes Romains. La Caraca de Ptolomée étoit , selon .géographe , au sud-est de Complutum, qui est Alc ala ’Ôc Guadalaxara est au nord-est de la même ville. Cep eí1 ^dant quelques Espagnols ont cru, que c’étoit présentsla même ville. L’abbé de Vayrac, Etat prejetit

ment

l Espagne, t. 1, 1 . i, p. 387, qui les a suivis, dit que,du tems des Romains , elle s’appelloit Arriaca ou CáX'

in-

raca , Lc que lorsqu’elìe fut prise par les Mores, cesfideles y ajoûterent Guadal ; de forte qu’on l’ a PPf, LGuadal-Ariaca , Lc que par corruption on l’a appct £ nGuadalaxara. Ce qu’il ajoûte est plus certain. Else e .assez grande , mais mal bâtie, si on en excepte le pïj 31des ducs de l’Infantado , qui en font seigneurs. EnHenri IV l’honora du titre de cité , Lc elle a droit d 3 'sister aux états-généraux de Castille. C’est tout ce qu’ e “ ca de plus remarquable. .

3. GUADALAJARA de Buga , ou simpleme’pBuga, comme la nomme De l’Isle , ville de l’Am e !Jque méridionale , dans le Popayan, vers l’est-nord-e 1 t6c à quinze lieues de la ville de Popayan. Elle est st tuedans la vallée de Buga, dont elle a pris Ion surnoiU >entre les hauts sommets des Andes , qui séparent la p rvince de Popayan des vallées de Neyva. Les habit®de cette ville répondent pour la justice à l’audience ûQuito, 6c font fous le gouvernement de Popayan, d° stils reconnoissent l’évêque en ce qui regarde la relig 1011 '

* De Lait , Ind, occid. /. 9, c. 17. ,

4. GUADALAJARA ou Guadalaxara, ville á

l’Amérique septentrionale , dans la nouvelle Espagne,dans la province à laquelle elle donne son nom, dala partie occidentale de cette province. Elle fut bâtis P.Nuno de GuSman, l’an 1531, à 20 d. 20' de latitunord, à quatre-vingt-sept lieues Lc à l’ouest nord-o 1 '^de Mexico , Lc à l’orient d’hyver de Compostelle- 7 ^juges royaux y ont leur auditoire , Lc les autres omÇ' e ^& receveurs du roi y font leur demeure. Son évêché f.un des fuffragans de l’archevêqqe de Mexico, Lc l'éë l \catheorale > qui étoit autrefois à Compostelle, y fut tr a3 Pférée en 1570. II y a deux couvens, l’un d’Augustins ^l’autre de Cordeliers. Les Sauvages donnoient anciensment le nom de Molino à la banlieue de cette vil^C’est une large plaine , arrosée de plusieurs sources »voisine d’une riviere, (qui est celle de Sant-Jago;) ^champs y font propres à semer ; Lc on y trouve de b^ apâturages. * De Lait, Ind. occid. 1.6, c. 3. ,

5. GUADALAJARA ou Guadalaxara , provin cede l'Amérique septentrionale, dans la nouvelle Espag ne ‘Elle est bornée au nord par la province de Zacatec® s *au levant & au midi par le Mechoacan , & au coueh 31 ^par les isies de Xalisco. Au midi de cette provinceun grand lac , nommé lac de Chapala, formé p ar ^Grande , qui vient du Mexique propre, & par deux 3tres rivières. De ce lac fort la riviere de Sant-Jago ? j acouchant de laquelle est GuADALaí ara. , capitale dc.province. LaGOS , LÉON Lc Zamora font les autlieux les plus considérables, selon de l’ífle , Carte dtí . ^xique. De Laét, Ind. occid. I. 6 , c. 3 , y met troi*

les possédées par les Espagnols ; savoir , Guadal 11 ) a 0oS ,villa de Efpiritu santo , íscsanta Maria de las DCII dit que l’air de cette province est très-bon. On ne m3 ísroit rien ajouter à la fertilité du terroir, qui porte I eLc le froment en abondance, ainsi que tous les f rUi s gfJ tl’Europe. Cette province, pourlùit-il, est extrême 01riche en argent. . . lft ie

GUADALAyiAR, riviere d’Espagne , au roy»^de Valence. Ce nom, qui lui a été donné par h~j ■ aS .res, signifie eau pure- Les anciens l’ont nommée y t0 $*Elle a ses rivages toujours verdoyans & bordés de ^tes sortes de sieur? , de saules, de planes , de P>° ^d’autres semblables arbres, depuis fa source jusqu ^embouchure. Elle a ses sources dans les montag» eS ; e jj eséparent la nouvelle Castille du royaume d’Arragpn \coule dans ce dernier d’occident en orient , P al e yy\'barazin , ensuite à Terwel, où elle reçoit >a riviere ^hambra j de-là se courbant vers le siid-oueit, c