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Tome troisième. G - L.
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GUÁ

í ans le royaume de Valence , à cinq ou six lieues deienyel & continue le même cours jusques aux fron-tieves de l a nouvelle Castille , -qù’elle cotoye jusqu a-anta-Cniz ; de-là elle serpente, tantôt vers le lud-eít,tantôt vers Test iusquà Valence qu elle baigne , bi au-wíìous de laquelle elle se perd dans la Méditerranee.

^ ellce - J billot j Atlas.

^'And ^ALBULON, petite riviere d’Espagne, dansf 0rt ' a ‘l ! nsic ; elle a fa source dans les montagnes, d’oùW d’” 6 Ouardad^r, au royaume de Jaën ; &, cou-tale 0r . lent en occident, elle passe au midi de la capi-l e q P ,Jls à tourne vers le nord-ouest , & se perd dans* A,| Ua ,J c i L1 ivi r , au-dessus & à i’orient, d’Anduxar.i ? r' rî°^ en deVaugondy.

Andal vA^ALCANAL , petite ville d’Espagnè, entr am j Ule ’ clans la Sierra Morena, aux confins dél’Es-n °rd ( Ure ’ a quatre lieues & au midi d’Ellerena ; auissue p lenta U & à douze lieues de 8eville. II y a uneé Clls ? ar gent, d’où l’on tiroit chaque jour pour six centsÇ-Ob ce métal. Quelques-uns la prennent pour lavi e , TlCAT A des anciens ; mais la situation n’y con-ss’ I Jas - * Corn. Dict. & Atlas. Rob. de Vaugondy.I ensA it f Ur âes Délices d’Espagne, p . 44^ , & les dissé-Hon as P^cent Guadalcanal dans l’Estramadure , &Pas dans F Andalousie.

t re j ^UADALCANAL, ifle de la mer du Sud, en-àn-^ì^s de Salomon. Corneille , Dict. dit que lesavéc p 0 ^ lui sonnèrent ce nom , lorsqu’ils y passerentP r r « c ‘ r 0_ P' e man d es de Quiros.au r . '^ALENTIN, riviere d’Espagne, qui a fa sourcePass°^ a » ,me cle Grenade , proche Guadix , de-là elleG u ss a 1 ; puis , coulant vers l’orient, elle reçoit lefuite*' aC ar a VelezelRubio, passe à Lorca, se tourne en-à Al VCrS àd-est , & se perd dans la Méditerranée,R 0 y * j ac ^. en j dans le golfe de Carthagene. * Atlas.

dai^V-'^AstETÈ, petite riviere d’Espagne, dans l’An-I’qu V e * Elle a fa source à Zahara , d’où serpentant versà ^ ’ elle passe à Villa-Martin , à Bornos , à Arcos,

p 0rt e j es de la Fròntera, & va se perdre dans la mer auç 0 de Sainte-Marie qu’elle forme. Les anciens Fontles A* 2 *° US . norn de Lethes. Les Arabes y ont ajouté, x premières syllabes. Voyez LETHES. * Atlas.l °f de Vaugondy.

S^ADALIMAR. Voyez Guadarmena.

J e GCADALMAÇAR , petite riviere cl’Espagne, dansroyaume de Grenade , vers les confins du royaumefle Murcie. Elle coule quelque tems entre les montagnes'''ers le midi oriental, & se perd dans la Méditerranée,a "près de Vera à Ion nord. * Atlas. Rob. de Vaugondy.

GUADALMEDINA, petite riviere d’Espagne, au^Çyaume de Grenade. 1 Elle a fa source à Monda , d’oùss ^rpente vers l’orient & le midi , jusqu’à Malaga,elle se jette dans la mer. * Atlas . Rob.de Vaugondy.l’Fst GUADALOUPE, petite riviere cl'Espagne, dansstramadure ; elle a fa source près d’une petite ville dettiùE 2 n ° m ’ ^ v ' eilt G 1 perdre dans la Guadiana au

t j a 2 ' GUADALOUPE, Aqu<z Lupiœ ., ville d’Espagne,n ns c Estrainadure , fur un ruisseau dont elle prend lee n' n ’ à onze lieues, & à l’orient d’été deTruxillo. Ellej ■> dit 1 abbe de V airac , Etat présent de l Espagne ,- > '• 1 , p, 263 , située dans une vallée au milieu des^.ontagnes de même nom, fur le bord d’une petite ri-c ] e e s? - qui s’appelle atissi de même ; de forte que le mota Ull daloupe est commun à une chaîne de montagnes,p le riviere & à une ville.

Une a pest petite , mais assez bien bâtie , & dansest fe lîl | atlCni tT ès-avantageuse."La vallée qui F environnefruits rt lM- en ™, en oranges , en figues, & en autreslité )|j Cleu -x. Ce qui contribue à cette grande serti—p’ c e y le concours de quatre petites rivières, qui ser-si c ^ j C ' ns cette vallée. Mais rien ne rend cette villejju ° n cderable que la dévotion des peuples à une imagrCo,. aCU eu f e de la sainte Vierge , qui le trouve dans un1_ G6 1 O r cire ripe F4!j3rr\r»\?rmfpe Iimip ail TTllll01] c\i

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des jardins délicieux , plantés de citronniers & d’oran-gérs. ATenírée on trouve un beau crucifix , & au milieulè prélente un beau jardin : de-là on passe à l’apothicai-rerie, que deux médecins gagés ont loin de fournir d’eauxdistillées, & de toutes fortes de drogues pour la guéri-son des malades ; ce qui coûte neuf mille duCats par an.De cet endroit , 011 monte à un portique élevé où l’onvoit une fontaine qu’on y a faite par le moyen de quel-ques machines qui poulíent l’eau de bas en haut. L’églifeest digne de remarque. On y voit l’image de la Vierge ,que l’on y trouva, il y a quatre cents ans ou environ, dansun tombeau de marbre, où des Chrétiens , dit-on , l’a-voient cachée fìx cents ans auparavant, pour la garantirde la fureur des Mores. Quoiqu’elle soit cl’un bois cor-ruptible , elle ne se corrompit pas fous la terre , durantle cours de tant de siécles. On la voit fur le grand au-tel; elle est d’une couleur tirant fur le noir, tenant en-tre les bras Fenfant Jésus, vêtu d’une robe blanche. Ases côtés font suspendus deux anges d’argent doré : au-dessous paraissent trois figures d’argent, qui représententtrois princes ou princesses. Les murailles de Fégbfe sontembellies de tous côtés de peintures à fresque, qui re-présentent les miracles que l’image a opérés. Les colom-nes font chargées de vœux , de do u s, de tableaux & dechaînes, que ceux qui ont guéris ou délivrés, y ont ap-porté pour- marquer leur reconnoistance. Le grand au-tel , où est l’image , est bordé de cent lampes d’argent,suspendues tout à l’entour , & données par divers prin-ces & seigneurs. Les religieux qui vivent dans ee magni-fique couvent , font au nombre d’environ cent vingt,& ont vingt-huit mille ducats de revenu, pour leur en-tretien.

j. GUADALOUPE. (la) De rifle & Rochefort:disent Gardeloupe , isle de F Amérique, l’une des Antil-les françoifes. Les sauvages l’appelloient CarucueiRA ;& les Espagnols qui Fhabitoient en 1635, avant que lesFrançois s’en rendissent maîtres , la nommèrent Gua-daloupe , à Cause de la ressemblance de ses mo uagnesavec celle de Guadaloupe en Espagne. Elle a Fiste deSaint-Dominiqtte au midi , Marigalante au íùd-est ; laDesirade au levant , & l’iste de Montíerrat au nord. ,alargeur est de neuf ou dix lieues aux endroits où la terres’étend le plus , & son circuit est de soixante. Elle estdivisée en deux parties par un petit bras de la mer ; lapartie orientale s’appelle la grande terre ; l’occídentale,dont le milieu est hérissé de montagnes, est proprementla Guadaloupe. * Atlas. Rob. de Vaugondy. Rochefort $

Hist. des Antilles.

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e prdre des Hieronymites, situé au milieu defliaon'r ’ i. r en forme de citadelle, d’une structurelez “ 1 lque oc fort vaste. On y voit une infirmerie poura Pofh; lVreS , m . ^ es » un hospice pour les étrangers, unepi uí t e . Caní j n „ e ric i , e bien fournie , deux collèges ,

c oitres fort agréables, avec des fontaines St

Cette partie occidentale est divisée en deux autres. Lacôte orientale est appellée Cabejlerre. Celle du couchant& du nord se nomme la balJe - terre. La Guadaloupeest peuplée. On trouve à son centre plusieurs hautesmontagnes , dont les unes sont hérissées de rochers pe-lés , qui s’élevent du sein de plusieurs effroyables préci-pices qui les entourent ; & les autres sont couvertesd’arbres qui y font voir en tout tems une agréable ver-dure. Au pied de ces affreuses montagnes, sont plusieursplaines de grande étendue , rafraîchies par plusieurs bel-les rivières qui attiraient autrefois les flottes d’Espagnepar la bonté de leurs eaux ; de sorte qu’en allant aux in-des , ces flottes étoient obligées d’en venir prendre pararrêt du conseil générât des Indes. Quelques-unes de cesrivières , en se débordant, roulent des bâtons ’ensoiifrés ,pour avoir passé dans des mines de soufre qui sont dansune montagne voisine , à laquelle on a donné le nomde soufrière , à cause de la fumée qu’elle jette conti-nuellement. II yaauíli des fontaines d’eaux bouillantes,qu’on a trouvées propres à la guérison de toutes les ma-ladies , causées paf une humeur froide.

La Guadaloupe commença à être habitée par les Fran-çois, en 1635- MM. du Pìestìs & l’Olive, en eurent lespremiers le commandement avec égale autorité. Le pre-mier étant mort, sept mois après son arrivée, & l’autrepétant devenu aveugle, la compagnie Françoise donna lecommandement de cette colonie naissante à M. Aubett,l’un des capitaines de S. Christophe , qui étoit alors àParis. C’est à lui qu’on est redevable de la conservationde cet établissement. Le sieur Houel , qui sut ensuiteseigneur gouverneur de cette iste, y attira des habi-tant qui la peuplèrent, & y établirent un bon commerce.Gn y Voit des plaines, fur lesquelles on fait passer la

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