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Tome troisième. G - L.
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GUA

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en vaches, en j u mens, St en brebis , & porte des vi-gnes , des figuiers & autres arbres fruitiers étrangers Stdomestiques. Les bois y font remplis de perdrix & au-tres oiseaux, & les montagnes de bêtes sauvages Std’óurs. Sous le ressort de la ville de Guanuco , sont com-pris les Conchucos , Indiens de taille médiocre St en pe-tit nombre, depuis que les Espagnols les ont détruits.Les contrées de Gnaila , Bonbon St Tarama _ font auíïïde son ressort : de sorte , que selon le témoignage deHerrera, il y a trente mille Indiens tributaires entre seslimites. Ces provinces appartenoient anciennement àLima ; mais futilité du royaume ayant voulu que l’onait bâti cette autre ville, elles lui ont été attribuées. LesVideos font du même diocèse ; ib habitent au haut desAndes, dans des lieux rudes & difficiles.

Le lac de Bonbon, dont on parle dans cet article, estle même que le lac Lauri-Cocha, ou chacun fait, qu’estla source cle la riviere des Amazones.

GUAPACHOS , (les) peuple de l’Amérique méri-dionale au Paraguay, aux Confins du Tucuman , St en-tre les sources de Rio Vermeio & du Salado , qui tom-bent l’un St l’autre dans le Paraguay.

GUAPAS, peuple de l’Amérique méridionale, à Fex-trémité orientale du Perou , St de l’audience de losCharcas. * Lettres èdif. t. 12.

GUAPAY, riviere de l’Amérique méridionale, quiIbus le nom de Rio grande , tire fa source du Perou, en-tre Cochabanba St Misquo, coule en tournant de l’oc-cident à l’orient, puis tourne au nord, traverse une par-tie du pays de Chiquitos, laisse Santa-Cruz de la Sierraà son occident, St retournant à l’occident, après avoirreçu un affez grand nombre de rivières , entre dans lepays des Moxes, 8t va se jetter par les 25 d. environ 30'de latitude australe , dans le Mamore. * Hijl. du Para~guay , du P. Charlevoix.

GÚARA ou GUAURA , port de l’Amérique méri-dionale , dans la mer du sud, sur la côte du Perou. DeLa'ét, Ind. occid. /. 10, c. 32, dit : il est àlìx lieues dela Barranca ; & il y a des ialines qui en font peu éloi-gnées. Olivier les met à deux lieues de-là, St à dix-huitde Lima. II dit que dans une certaine vallée où lesflots de mer ne pénètrent pas, on trouve du sel en gros-ses pierres amoncelées ensemble. Selon Fauteur du Sup-plément aux Voyages de Wodes Rogers, p. 45 St 46,ce port de Guara estions le 11 * d. 30' de latitude méridio-nale , à une lieue de Fille de S. Martin. Au-dessous duvent de cette isle, il y en a une autre petite, qu’on nommeYijle de Lobos ou Yijle des Loups , près de laquelle il y aune batture, dont il ne faut pas approcher non plus quedu canal qui est entre ces ifies 8t le rivage , parce qu’ily a peu d’eau. Pour entrer dans ce port, il faut que vousayez Fille de Lobos & les deux vieilles murailles , quiressemblent à deux colomnes situées fur le cap, à vôtrearriéré ; laissez alors tomber l’ancre avec quelque foin,parce qu’il y a plusieurs petits rochers pointus qui en-dommageraient vos cables. Souvenez-vous aussi d’amar-rer avec un grappin à terre, à cause des houles. Vous ytrouverez d’ailleurs de bonne eau, & l’on peut avoirtoute forte de provisions de la ville. II n’y a aussi qu’unelieue de la pointe de Guara au port de Guacho. Del’Isie écrit Guaura .

GUARACAYO, détroit de l’Amérique méridionaleau Perou, fur lá riviere des Amazones, au-dessous decelui d’Escurrebragas. Le lit de la riviere, resserré danscet endroit, entre deux grands rochers, n’a pas plus detrente toises de large. II 11’est périlleux que dans les gran-des crues. * Carte du cours de L'Amazone , par M. de laCondamine.

GUARAIGUAZU , riviere de F Amérique méridio-nale , au Brésil, dans la province de Fernanbouc , oùelle a son cours d’occident en orient. II y a deux riviè-res , à-peu-près , de même nom dans la même province,savoir celle-ci que les Portugais nomment Rio de Sant-Antonio grande , St celle de Guaraimini , qu’ils appel-lent el Rio de Sant-Antonio tnenino , parce qu’elle estplus petite St moins considérable que l’autre. * Corn.

Dict.

GUARANIS , peuple de FAmériqUe méridionale , auParaguay. Les PP. Jésuites y ont établi une mission.* Lettres édif. t. 12.

GUARAUNAS, peuple de l’Amérique méridionale ?

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qui occupe les istes qui se trouvent aux embouchures del’Orincque. Le caractère de ce peuple est la gaieteîami sideie des Espagnols , jamais il n’a entrepris d'ensecouer le joug. Voyez l’Orinoque , où nous parlons aUlong cle cette nation , St de fa façon de vivre.

GUARAYOS , peuple de f Amérique méridionale*dans le voisinage desMajos ou Moxes, entre les rivierÇ scl’Ubay St dYraìbi , qui tombent dans le Guazumin*& enfin dans l’Itonamas qui se perd dans la Mamore oUriviere de Guapay. * Carte de la mission des Moxes.

GUARCENUM , lieu d’ítalie , dans la CampaniÇ*Columelle , /. 1, c. j, dit que l’eau dont la source étosdans les montagnes s’y préeipitoit entre les rochers.

GUARCO, vallée de l’Amérique méridionale , al1Perou , à cinq lieues de celle de Mala. Elle est fort larg e& remplie d’arbres odoriférans. La terre y est très-fef'tile en froment St en mais ; St toutes les autres chose*que l’on y lème, y viennent très-bien. Les laças , an'ciens rois du Perou , y avoient une somptueuse forte'resse, bâtie de grosses pierres de taille, fur un côteaUqui commande íùr la vallée. On descendoit cle ce fostjusqu’à la mer, par un escalier de pierre, contre lequeîse brisoient les flots. Ce palais étoit orné de /culturesassez belles , selon la capacité d’une nation sauvage. Gpy gardoit un grand trésor de ces rois. Ce que l’on dossur-tout admirer dans cet édifice , c’est que les grossespierres , qui le composoient , étoient jointes de telleforte que fans aucun mortier, on pouvoit à peine appef'cevoir les jointures. Le teins a fait tomber cette masse *mais les ruines font encore connoître quelle en étoit I 3magnificence. Entr’autres auteurs qui en font mention*Garcilasso dit, qu’autems cle FlncaPachacutée, cette vallée& celles cle Chilca St de Malq furent conquises fur ll!lpuissant prince de ces quartiers-là, appellé ChuquimancibSt jointes au royaume de Cusco. La vallée cle Guarcóétoit alors peuplée de trente mille habitans, & les val*lées voisines presque de la même forte. Ce nombre estprésentement beaucoup diminué. * De La'ét , Ind. occid»l. to, c. 24.

De l’Isle dit Cannete ou GuarcO. Ce der'nier nom est celui de la vallée , St le premier est ce'lui d’une ville, qu’on y a bâtie, à l’embouchure cle la r*'viere cle Gerça, à sept lieues cle Fille d’Asia. 11 y a aufl*un havre. * Supplém. de Woodes Rogers , p. si.

1. GUARDA, ville du royaume de Portugal , dan*la province de Beira. Voyez F article de GuARDlA 2. .

2. GUARDA, village de Suisse, au pays des Gt 1 '

sons, avec une paroisse qui dépend de la commun 3 ji tecle la basse Engadine. * Etat & Délices de la Suíjj e *t. 4, p. 64. *

GÚARDADAR , riviere d’Espagne , qui prend 3source dans l’Andalousie, dans la même montagne où | eGuadalbulon prend la sienne. Elle entre ensttite clans‘ eroyaume de Murcie, où elle va se joindre au Guadase 11 'tin, entre Velez el Rubio , & lc château de Xixen 3 '* Atlas. Robert de Faugondy.

GUARDAFUI ou Garl> af U. Voyez page t J 3 ’col. 1.

GUARDAMAR ; forteresse d’Espagne , au royat ,,T1de Valence, fur la côte St à l’embouchure de la Segnr a ‘Voyez Alona. ,

GUARDAN, montagne d’Astíque, au royaume c>Fez , dans la province de Garet. Elle touche à celle c ^Quizina ou Teuxin , du côté clu nord, St s’étend si 115tre lieues le long de la nier Méditerranée , Sc trois verla riviere cle Nocor. Les habitans, gens riches, bravesmagnifiques , font d’entre les Zenetes, St tiennent ^marché tous les samedis près d’une petite riviere.marchands de Fez y viennent avec, les Arabes du de^sert, St les Bereberes clés montagnes, Sc ils y achetesde la cire , de Fhuise* des cuirs Sc tout ce qui sert à enharnacher des chevaux Sc le reste de leur équipage. GBereberes n’ont point cle vignes , Sc ne boivent P^ 1de vin, comme ceux d’Errif, ne payent aucun tr .^g& font seulement cliaque année un présent au r op ^Fez, en argent, en chevaux ou en esclaves; St P a l tils ont conservé leur liberté , quoiqu’ils se* 01 "

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réservé le droit de le faire tel qu’ils veulent ; il v anairement au-delà de ce qu’ils payeraient de c0, ^\r e ^t ion. Ils étoient autrefois vassaux des seigneurs cle c

lez. Mais un célébré Alfaqui qui en étoit, fit si bien j e