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«qui il étoít, le prétendit ; & au traité de paix d’Utrecht , Jart. 7, entre le roi de France, autorisé par le roi d’Espagne& le roi de Prusse , il est dit que la partie du haut, quartierde Gueldre, dite Gueldre Espagnole , nommément laville de Gueldre, les préfectures, villes , bourgs , fiefs,terres, fonds, cens, rentes, &c. & généralement toutce qui est compris dans cette partie du haut quartier de■Gueldre, occupée & possédée actuellement par le roide Prusse , lui feroient cédées à perpétuité pour lui &fes héritiers , ík successeurs de P un ík de l’autre sexe.Par le même traité , art. 8, on lui cédoit dans le haut■quartier de Gueldre le pays de Kesel & le bailliage deKrickenBecic. Par le traité de Barrière, art. 18, con-clu à Anvers-lan 1715 , P empereur a cédé aux Etats-généraux à perpétuité, & en toute souveraineté, dansle haut quartier de Gueldre, la ville de Eenlo , avec fabanlieue, & le fort de S. Michel ; le fort de Stevens-wert avec l'on territoire & banlieue, avec autant de ter-re! n qu il faudra pour en augmenter les fortifications en-•deçà de la Meuse ; l’Ammanie de Montfort, dont S. M.Imp. s’est réservé les petites villes de Swalme ík d’Elmpt.■Ce qui est cédé consiste dans les petites villes de Nieus-tadt & d’Echt, avec les villages à’Ohe & Lack, Roos-ten , Baach , Desel , Belfen, Eodorp , Pojlerholt , Berg ,Lynî & Montfort; avec les préfectures, bourgs, fiefs,terres, &c.
Ainsi le haut quartier est présentement possédé partrois souverains. Le roi de Prusse y possede la ville de■Gueldre ; la reine de Hongrie, Ruremonde ík fes dé-pendances ; & les Etats-géúéraux y ont Venlo , Steven-wert , Nieuftadt & Edit. Quoique ces deux dernieres.soient qualifiées villes dans le traité de Barrière, elles neméritent guères ce nom.
GUELDRES, ville des Pays-bas, au duché de même-nom, •& maintenant clans Fétat du roi de Prusse , à deux■lieues de Venlo , dans une plaine fur la Niers, qui fe•séparant -en deux bras, forme une isie, dans laquellecette ville est située. Elle est plus petite que Venlo. Ellea un ancien, château où résidoient les gouverneurs de laGueldre. Les marais , dont elle est entourée , font unepartie de fa force. Elle est à quatre lieues du Rhin ; &par conséquent elle ne peut être la même que la Gel-DUBA des Romains. Voyez ce que nous en avons dit,parlant du duché de même nom.
GUELDRIA , ou plutôt Castel-Gueldria , ouselon Porthographe Holiandoise Kastel Geldria ,château d’Asie, selon Sanson, Atlas. Bauclrand, éd. 170s,dit que c’est ùne íorteresiè de la presqu’iíle tle l’índe,deçà le Gange , au royaume de Narsingue &c au pays deGoromandel, fur la côte du golfe - de Bengale ; elle a,dit-il , été bâtie ík ainsi appellée par les Hollandoisqui s’y font établis. Baudrand n’en a point cVautre ga-rant que Sanson. Ainsi il n’y a que Fautorité de ce der-nier pour i’existence de ce château, comme d’une placeséparée. II la met entre la riviere d’Aremogan Sc Palia--cate, c’est-à-dire au nord de cette ville & assez près de•cette riviere. Les Cartes Hollandoil’es ne le marquentpoint , & Jean de Raey a foin d’en avertir dans sonDict. géogr. Mais il remarque qu’au midi de Paíiacate,est le fort de Gueldre , joignant cette ville , dontles Hollandois font tout le commerce.
x. GUEMENÉ onGuiMENÉ; principauté de France,en Bretagne, au diocèse de Vannes , fur la riviere - deScorf, vers fa source, au couchant de Pontivy.
2. GUEMENÉ, paroisse de France, en Bretagne ,au diocèse de Nantes, fur la.riviere de Don. Je ne mar-que ici ce lieu, que parce que Baudrand l’a confondu avecG u F. mené , principauté qui fait l’article précédent.
GUENEZERIS, montagne d’Afrique, au royaumede Trernecen, dans la province de Tenez. Elle est haute,escarpee ot habitée par des peuples qui font vaillans, Stont toujours eu guerre contre les rois de Trernecen,Bayant entretenue soixante ans à la faveur des rois deFez. Tout le haut n’est que terre , qui produit quantitéde genêts, dont on fait des paniers & des nates. Sur lapente & dans les lieux unis , il y a plusieurs fontaines,dont Beau est très-fraîche &c de bonnes terres laboura-bles. Les habitans sont braves, & font bien cinq millecombattans , dont il y a deux mille cinq cents chevauxqui favorisèrent Muley Yahaya, quand d lò fit roi ue Te-nez ; & depuis que cet état changea de maître, ils fe
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sont maintenus en liberté, courant tout le pays, c0 ^ m ^ils font encore aujourd’hui. C est ainsi qu’en parle Mat"mol, /. 5, c. 38.
GUENGA, riviere de l’Indoustan. Voyez GaNG a ^»_ GUEPIE, bourg de France , en Languedoc , fur 3riviere de Bran t, qui fe jette près de-là dans BAveyxcU'Corneille, Dicl. dit avec Davity, que cette riviere ( 10Brant,) met le château dans l’Albigeois , & le bourZdans le Rouergue. Sanson , Lar.gued. 11e met point d echâteau ; mais il sépare le bourg aux deux côtés de , 3riviere , & met ces deux parties dans l’Albigeois, q uo1 ”"qu’aux confins du Rouergue & assez près de Nayac. L 03auteurs du Dictionnaire de la France en parlent autrement. La Guepie, difent-ils, ville, bailliage & chât 0 ' -lenie dans le haut Languedoc au diocèse d’Albi, p 3r ‘ e 'ment & intendance de Toulouse. Ils ne lui donnent si l,enonante-six habitans. Le dénombrement du roya}' 1110qui la nomme la Guerpie , n’y met que vingt-un t 01lX *Cette pente ville, continuent ces auteurs, est située alJconfluent de la Veirou, (l’Aveyrou,) & de la riviere 00Viaur. Us trouvent dans le Rouergue une autre la G 00 'pie , qui n’a que quatre-vingt-six habitans au diocèse d 0Rhodez.
Pour mettre tous ces auteurs d’accord , il faut dire q 110la Guepie est une petite ville , fur le Birant, qui la fép aredu Rouergue, ensorte que le château est du Languedoc»& la ville qui est au-delà de la riviere est du Rouerg 110 ’
GUERANDE , villx de France , en Bretagne , datj sle comté de Nantes, à treize lieues au couchant de 13ville de ce nom , à trois de S. Nazaire, & à une f 01 !'lement de Croizil & de l’Océan, entre l’embouchure d 0la Vilaine & celle de la Loire. II y a une église collégM equi est aussi paroissiale, & un couvent d’Úrfulines, a* 00un autre monastère de religieuses qui gouvernent fl. 10 'tel-dieu , hôpital pour les pauvres malades. Cette v» leest fermée de murailles, & a un château, des faubourgsík un gouverneur particulier. La justice, qui a un g 13 ' 1nombre de paroisses dans son ressort, s’y administre estlangue françoife , ík les habitans font riches. Ils fontCommerce considérable de sel blanc , tiré des salines dterritoire, que les Anglois & les Hollandois vienne' 1enlever au port de Croizil. On tient à Guerande 1111foire tous les ans , Sc l’on y vend beaucoup de cheval'*'Ce fut à Guerande que V/aroc , comte de Bretag 110 *rendit hommage au roi Contran , Ban 591. Ce fut en'core dans ce lieu, que fe fit le traité de 1365, le iz Avisoentre les enfans de Charles de Blois ík de Jean V, coisode Montfort, pour la succession de Bretagne. *Métno'd íSdressés fur les lieux , en 1706.
GUERARD, bourg de France , dans la Brie, au d' 0 "cèfe de Meaux. ,
1. GUERCHE (la) ou la Guierche , ville
France, dans la Touraine, au diocèse de Tours , élftion de Loches au bord de la Creuse , à deux lieues 00la Haye. II y a un château , dans lequel résidoit la belAgnès Sorel ou Surel, maîtresse de Charles VII, 4 lìérigea ce lieu en vicomté à cause d’elle. Depuis, c0ttvicomté a pasié par aquêt dans la maison de Villeq ill0 í/puis en celle d’Aumont, par alliance. Le parc du eh 3teau est orné d’une belle allée de cyprès. ,
2. GUERCHE, (la) ou la Guierche , ville 00France, en Bretagne, au diocèse de Rennes. Il y a nncollégiale, sondée 1166, par Guillaume II, seigneur d 0la Guerche.
3. GUERCHE, (la) ou la Guierche, seigneur 10de France , dans l e Maine , avec titre de baronie, sor 1Sarthe , à trois lieues du Mans. Elle appartient à M-H 1 .^rault, marquis de Vibray- Elle étoít auparavant à la so 1 'son de Rostaing, qui l’avoit eu par alliance de TristanRostaing , avec Françoise Robercet, fille du baron 00Guerche ík de Jaqueline Hurault. Sa juridiction c °prend six ou huit paroisses.
GUERCHY , riviere de France , dans le Nivern 0 ^cil elle à fa source. Elle reçoit quelques ruisseau# ’ ^va fe perdre dans la Loire à Mefuc, au - dessous 00Charité. . ij
GUFRET, en latin Waraclus, ville de France ,d^ 3 "haute Marche, dont elle est la capitale, & prétend 1 etr ^toute la province.-Elle est située près de la source ( ^Gartempe , 3 dix lieues de Limoges , & à trois 0 „
Creuse (, a ) , a 46 d. ix 1 de latitude. II y 3 beau 0