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leur porte de Barbarie , fk contre du cuivre, du léton,des armes., & d’autres choses dont ils ont besoin : lamonnoie de la contrée est d’or sans être fondu ; maisils se fervent entr’eux de pièces de fer, dont il y en aqui pesent une livre, & d’autres quatre onces. On netrouve dans tout le pays ni ville ni château. II n y vientpoint de fruit, & l’on y porte des dattes de Gualata &de Numidie. Le seigneur demeure dans un grand village,avec les marchands , les Alfaquis & les plus honorables.Les maisons en font comme des cabanes faites de terre,& couvertes de paille. Les habitans s’habillent aíïèz bienà leur mode , de toile de coton noire ou bleue dontils font leurs bonnets ; mais les Alfaquis les ont tousblancs. Le Niger qui se déborde au même tems que leNil forme une isle de ce village aux mois de Juillet ,d’Août & de Septembre ; & quand l’eau commence àcroître, les marchands de Tombut chargent leurs mar-chandises fur des barques longues &c étroites faites degrands arbres que l’on scie par le milieu, Sc que l’oncreuse en façon d’auge. Ils navigent ainsi de jour ; Sc lanuit ils mettent pied à terre, Sc les attachent au rivage.( Ce font des canots. )
Ce que rapporte Dapper, Afrique , p. 220 du paysde Genehoa est un extrait assez sidele de ce qu’on vientde lire. Sanut , ( Géogr. /. 7 , p, 8z ,fol. vers. & 83 , edit.Venet. 1588 , ) qui s’accorde aussi pour le gros de cesdétails, dit de plus que c’est un royaume au-delà dupays des Nègres , au-delà du fleuve de Canaga ; il ap-pelle ainsi le Senega, ou le Niger. II lui donne deuxcents cinquante milles d’étendue le long de ce fleuve ,à commencer à son embouchure. II dit que les mar-chands l’appellent Gheneoa , Sc les Portugais Ghine a.Tous ces auteurs, en se copiant l’un l’autre, n’ont faitque répéter ce qu’avoit dit Jean Léon l’Asricain, L 7,c. 3 ; les cartes de Dapper , celles de Sanson, de Nolin ,Sc quantité d’autres conservent le pays de Genehoa aunord du Niger. Dans les nouvelles cartes, ce pays estnommé dt Senega .
3. La nouvelle GUINÉE, selon De rifle , At-las, grande contrée de l’Océan oriental , àl’orient desMoluques. On ne fait pas si c’est une grande ifle , ou sielle est attachée au continent des terri s Australes. Elleest entre le 2 e d. & le 9 e de latitude méridionale ; Scentre les 146 d. de longitude, 6c les ióì ; on i’appeileausii terre des Papous , du nom de fes habitan-. Eîle vaen se rétrécissant vers le nord-ouest, Sc en s’éíargiílantvers le fud-est. Parles 1 so d. est une montagne couvertede neiges nommée par les Hollandois Snéebcrg. Le ca-pitaine Dampier en parcourut toute la côte du nord-est.Elle est entourée des ifles des Chauvefouris, fi îled’Arow, l’iste K.oy, l’iíle de Ceram, l’iste de Gilolo ,l’ifle de Schouten, celle de Hogheland , Sc la nouvelleBretagne ; cette derniere en est séparée par un détroit. Ondoute si la nouvelle Guinée tient à la Carpenfarie, oufi elle en est séparée par un bras de mer. II est étonnantque ce pays étant si voisin des Moluques, on le con-noistè encore si peu : tout ce que l’on en fait se réduitau gisement de la plus grande partie de fes côtes. L’au-teut de la nouvelle Méthode pour étudier la géographie,distingue la terre des Papous de la nouvelle Guinée, &en fait deux pays différens. II dit de la nouvelle Guinée,t- 3 ,p. 316, edit. Paris. Ce pays fut découvert Pan 1527,par Alvar de Savecîra qui lui donna le nom de nouvelleGuinée , parce qu’il est presque diamétralement opposé àla Guinée d’Afrique. (Cette opposition presque diamé-trale ne Test point du tout ; il 5'en faut au moins six centslieues que cela ne soit.) Antoine Urdanecta reconnut cepays lan 1528 ; mais il n’y fit que passer non plus queSavedra. Les relations des Anglois assurent que c’est uneifle ; mais quelques autres nations soutiennent qu’eilefait partie du continent des terres Australes , & d’autresenfin la confondent avec la terre des Papous : quoiqu’ilen soit, poursuit cet auteur , on y a découvert les em-bouchures de quelques rivières, dont les plus considéra-bles font celles des Vierges, de S. Augustin ; sonprincipal cap est celui de la Punta-Salida. Ses havres,ports & rades les plus connus, sont Aquada , S. Jacques,S. André S. Jerôme , S. Nicolas, la Nativité de Notre-Dame. Les terres de la nouvelle Guinée sont assez fer-tiles & habitées par des peuples qui ont le teint brun &bazané. Dansl’article suivant, il parle ainsi des Papouas,
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ou Papous : ils passent pour très-vaillans & très-sideìêî»ce qui les a mis dans une si haute estime , que plusieurprinces des ifles voisines en prennent à leur solde. ,GUINEGATE, village de France, dans l'Artois aterritoire de Terouenne à deux lieues au sud-ouest d’Atf e 'II est fameux par la bataille qui s’y donna en 1513.
GUINES ( a ), petite ville de France , en Picardie»dans le comté à qui elle donne son nom. Elle est fit"S edans un pays marécageux, à deux lieues de la mer. En’étoit anciennement qu’un village dépendant de l’abbaY®de S. Bertin que Sifrid ou Sifroy , premier comte "Guines, fit aggrandir & fortifier. Ce lieu ( b ) avec Jeterres d’Ardres, de Mark & d’Oye fut usurpé fut , eSmoines de cette abbaye par ce Sifrid, Danois, qui ^le premier comte héréditaire de Guines, & en sit hom-mage à Arnoul, comte de Flandres. Le dernier mâle decette, race fut Manaísès , qui mourut l’an 1137; &cette maison de Guines, le comté passa à celle de Ga""‘Arnoul, fils de Wenemar, châtelain de Gand & de G»'les, soeur du dernier comte Manassès, en hérita. A"?noul III, comte de Guines & seigneur d’Ardres , ( 1 , 1descendoit en’ ligne directe par mâles de ces comtesla maison de Gand, vendit ce comté & ses dépend»""ces à Philippe III dit le Hardi , roi de France , \ i<!í1282, (pour la somme de trois mille livres.) Baudoin">fils d’Arnoul, tenta en vain de rentrer dans le bien fson pere ; mais après fa mort, fa fille Jeanne ayant épo"vJean de Brienne, comte d’Eu, ils obtinrent du roi P^ 1 ”lippe le Bel d’être rétablis dans la poíïeífion des ter-res de Guines & d’Ardres en 1295. A la mort de Raoul B»connétable de France , qui eut la tête tranchée enfes terres furent confisquées par ìe roi Jean, qui céda fcomté de Guines, au roi d’Angleterre , par le traité f*?Brétigni. Charles VI le reconquit en 1413. Louis X*le donna à Charles le Hardi, duc de Bourgogne , àcharge de foi & hommage ; mais il fût réuni au domah 1 ®de la couronne après la mort de ce duc. Ce comte 3quatre lieues de long & autant de large, & enferme I evilles de Guines & d’Ardres. * ( a ) Piganiolde laF° rCi *Defcr. de la France, t. 3 ,p. 215. ( b ) Longuerue , Def cs *de la France, 1. part.p. 59.
GUINGAMP ou Guincamp ( a ) , petite villeFrance, en Bretagne, dans l’évêché de Tréguier , \duché de Penthiévre, dont elle est Je lieu le plus com 1 'dérable ( b ). Sa situation est fort agréable au milieuplusieurs grandes prairies, fur la droite & aubord derivière de Tri eu qui sert de- fossé aux murailles :grande rue la traverse d’un bout à l’autre, & dans le 1111lieu est fa grande église ornée de deux hautes to"^'Cette église a une chapelle fort renommée , app e * eNotre-Dame de Halgoët , célébré par plusieurs miraCy ’& par le concours ae monde que la dévotion y att< s ^‘Elle est près de la grande place qui est environnée de r" 31 'sons très-bien bâties. 11 y a une abbaye de lordre AeS. Augustin, fondée fous le titre de sainte Croix, l’an 1par Etienne , comte de Penthiévre , 8c Arrife de Q ul ?camp, là femme. ( a ) Piganiol de la Force , Defcr. ù eFrance , t. 5, p. 247. ( b ) Jouvin de Rochesort , Vo)' 3 êde France. *
_ GUINGIN, village d’Afrique, dans la Nigritie» 3cinq lieues de Baitto, et à pareille distance de Cacha 11 )’à l’extrémite d une petite rivière qui fort de la rivière"Cafamança , & qui tombe dans celle de S. Domi"g l ! e ’à trois lieues au-dessus de Cachaux. Le village de Gui"gin est considérable, tant à cause du nombre Ae ses habtans naturels, qui sont stagnons, qu'à cause des Portug 3 ^qui s’y sont établis, ou qùi y ont des cases où ils v>e"nent de tems en tems , & où ils entretiennent p!"^"serviteurs qui vont dans tous les villages acheter decire. Ce pays est très-beau, tout rempli d’arbres n"tiers ; ce qui y attire une grande quantité de singesfont du deforcíre. Mais ils n’osent approcher des t $ c ^à quand cela leur arrive, les abeilles ne les ép ar ^ sl r^Pas. On fait beaucoup de cire dans ce pays-là. *Le F-^bat, Afrioue occid. t. 5 , p. <j 0 , •
GUIOGOU, (l’ïslf. de) isl e d’Afrique, dans > 3 avîere du Senega , un peu au-dessus de la Barre. ^l’iíle de Sor au couchant, & l’ifle de D0UROOM 0au levant. * Le P. Labat , Afrique, t. z, p. 12-4-
GUIOLLE , (la) ville de France , dans le R° ^gue, fur les frontières de l’Auvergne, auprès des tno