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Tome troisième. G - L.
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c nv d abandonner plutôt tout le 1 reste.'En 1383 ils y'niât" ‘ rent ' tro ’ s 'V'i^eaux, savoir’ deux grands lestés de'aa ^ propres à -bâtir, & un-petit destiné à, passerrpjtjjj r d Acron pour découvrir le reste des côtes. Lorf-laisse * reT r a ^ a m ' ne 5 B s y firent une petite loge ou ilsCore re . n î c ‘ lx ou douze hôrnm'ês, 5 c S’en revinrent en-p et j t ric .hement ‘chargés dix rriòiá après leur départ. Lea y ant Va! , au qui vouloit passer Còrmentin 5 c Acron ,t 0l , nic etS emporté par les marées, tut contraint de re-Ies ^ arr iva avec la moitié de sa cargaison avantl e jp x Litres, qui ne furent pas plutôt venus, qu’óriétoietít^ol - pour porter des rafraîchissemens à ceux quieétte h k- S - S dans ^ a nouvelle habitation de la mine :grande \ tatl P n s’augmenta fi fort en quatre ans par la-égljf e c ^‘°nie qui alla s’y établir , qu’ils y bâtirent une°Les » U ° n y voit encore aujourd’hui. * Corn. Dict.le Com ^ uerr ? s civiles ayant commencé en France en 1-410,gç au dépérit par la mort de quantité de marchands;

to Us 1 leU C e tro ’ s OU de quatre vaisseaux qui partoientans e ^ ans % port dé Dieppe, à peine , pendant deuxantre n rne,:í: oiétnf-ils un en mer pour la côted’or, 5 c untà ot P ° Ur I e grand Sestre. Enfin ' les guerres augmen-P 0rt y Ce - Comrnerce se perdit entièrement. Cependant lesle S ifl f s , a yant formé le dessein d’aller plus loin querent^S, Gap-Verd, dont ils étoient maîtres, fonge-8°is T) eta ^ lr à la côte d’or auíîi-bien que les Fran-équijje 3ns Ectte vue, fous le régne du roi Jean I, ilsles cf f ren ^. Un .grand vaisseau à Lisbonne pour courirPluies' T d 'Astique , où s’étant trouvés au tems desils Vo ’i • m aladies les forcèrent d’en partir. CommeP 0rt ? ient regagner le vent pour s’en retourner enssuée^r ’ d s furent portés ( en 1403 ) dans une istesaint T/ n& équateur , 5 c ils la nommèrent 1 , ijle dtfo te j l0 J n s à cause qu’ils y abordèrent le jour de lavie J ^'Thomas. Comme les choses nécessaires à laren c ìr« y trouvo > ent . en abondance, ils envoyerent enp eu |“ c ° m pte au roi de Portugal qui y renvoya en 1407.d a _ V e tems a P r òs ils vinrent à l’iíle du poivre, de-làoù i! U tCrre ^ erme ■> au Bénin, d’où ils passerent à Acron,Th^~^ r ° UVerent de ^ or ’ Ee qui les fit retourner à saint

f n onré, pour en rapporter de quoi faire des habitationsar ces côtes. L’àn 1433 , le gouverneur de cette iste en-oya des caravelles qui s’avancèrent jusqu’à la mine quees François avoient abandonnée vingt ans auparavant àoaufe des guerres. Les Nègres apprivoisés par le com-merce des Dieppois dont ils s’étoient bien trouvés ,firent mille caresses aux Portugais, & acheterent Heursmarchandises au prix qu’ils voulurent. Jean II, roi dePortugal, informé 3 e ces immenses profits, y envoyatrois vaisseaux avec ordre exprès d’y élever un châteauGus le nom de S. George. Corneille dit que ce fut entpémoire de ce que quarante-neuf ans auparavant ils yétoient arrivés le jour de la fête de S. George. Les1 ottugaìs disent que ce fut à cause cle la dévotion sin-gulière que le roi de Portugal avoit pour ce saint. Ilsa lputent que ce monarque fit construire ce château à«bonne , 6c que l’on porta les matériaux tous taillés,e façon qu’il n’y eut qu’à les poser ôc ajuster en arri-mant. Le château de S. George de la mine étant bâti, le01 de Portugal forma une compagnie pour faire cemnmerce, à l’exclusion de tous autres, & il en tiragrands revenus.

Quelque tems. après , cette compagnie devenue puif-jj ntc , Bâtit le château d’Axim au-delà du cap de Tres-untas; un fortin à Acron, 5 c une case à Achema , àaule de la bonté du lieu qui lui fournissoit la plupart“raoses dont elle pouvoit avoir besoin. S’étant renduerànnise U 1 à ' peu maîtresse du pays, elle commença à ty-devinant Né S res c l ui rie s’étoient opposés à rien ; neElle leur ^ qu ’ on n ’avoit bâti que pour les assujétir,chandises -l pay . er des impôts » leur rench ® rlt lcs mar-Posseslion’cW? 111 í cs a ‘8 r 't st fort qu’en 1576 , âpres uneceux d’Acron s S dun sl écle , avec une autorité absolue,chauds des terrp postèrent; & ayant attire des mar-fous nrétexte de' P ' Us ^culées , ils s’en allerent au fort,

& y tuèrent tous les Portu-des'canoí avec rl a ^ ine qui en sot instruit, y envoyales N ; t - es soldats 5c des marchandises ; maïs

gNepsnepermuent point d escendissent à terre ,

fcl'ûbh'uM-'®"' 5 Aofe Lr S marchandisesc - e Nègres qm les venoient prendre, y

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soient autant d’or qu’ils avoient coutume .d’en payer; 5 cpour leur ' ôter entièrement l’efpérance d’y rentrer.^ ils

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:rent -le château de fond en comble.

Cependant les François qui commençoient à respirerun" peu, après plusieurs guerres 'civiles 5 C étrangères jreprirent les voyages des côtes de la Guinée au com-mencement du régné de Henri III, 5 c vinrent premiè-rement fur celle de Malaguette d’où ils passerent à lacôte d’or ; mais appréhendant les Portugais qui avoienttoujours là de bons vaisseaux, ils ne trafiquoient que dansles lieux éloignés de la mine, comme à Acron où ilsarrivèrent pendant que les Nègres étoient traités st cruel-lement. Ce fut ce qui les porta à massacrer les Portugais,5 c à établir parmi eux les François qui ne leur vendoientpas si cher leurs marchandises, 5 c qui d’Acron allerent àCòrmentin. Les Portugais voyant qu’outre les deux ha-bitations que les François avoient déja en ces deux en-*droits , ils avoient encore bâti un fortin à Takoray, aircommencement de la côte, 5c qu’ils ne pouvoient em-pêcher les Nègres de trafiquer avec eux, uferent de vio-lence contre ces Africains, en brûlant de nuit tous leurscanots, 6c en les faisant esclaves. Mais ce mauvais trai-tement ne servant de rien, ils s’en prirent aux Françoisqui venoient à Mouré 5 c à Capo-Corfo ; de forte qu’ayanrfait venir deux navires de guerre en 1386, ils coulèrentà fond un grand vaisteau de Dieppe nommé 1 'Espérance ytuerent une partie de l’équipage, 6c firent le reste prison -nier. L’an 1591, ils leur brûlèrent un autre grand vaisseauqui étoit à la rade de Capo-Corfo ; ce qui engage lesFrançois à abandonner ces climats.

Les profits immenses que faifoient les Portugais dansce commerce , excitèrent la jalousie des Anglois 6c desHollandois. Ils crurent qu’il leur feroit honteux de neles pas partager avec eux. Ils les attaquèrent donc avectant de bravoure 6c des succès si heureux, qu’ils fe vi-rent bientôt en état de partager avec eux le commerced’Atrique , ôc les profits de ce commerce. * Voyagedu Ch. des Marchais en Guinée, t. 1 , p. 161.

Les Hollandois chassèrent par la fuite les Portugais ,des comptoirs 6c des forteresses qu’ils avoient fur lescôtes, 6c les torcerent de íë retirer bien avant dans lesterres , où ils ont fait alliance avec les naturels du pais.Voici une liste des établissemens que les Européens ontà présent fur la côte de Guinée. Ils font tous fur la côted’or. Je joindrai à chaque lieu la lettre initiale du nomde ceux qui le possedent. L’A signifie Anglois ; le B ,Brandebourgsois ; le D , Danois , & l’H, Hollandois.Les voici dans l’ordre où ils íè trouvent en allant d’occi-dent en orient.

Axìm, H.Frederichsbourg, B,Acoda, >

Boutri, >H.

Saconde, )

Ekke-Tekki, H. A.

S. George de la Mine, H.

Capo-Corso, A.’Mouré, H.Anamabo, A.Còrmentin, LApam, JVimba, A. _Acron, A. H. D,

La. Mer de GUINÉE , partie de l’Océan, depuisle Cap-Tagrin le long des côtes méridionales de la hauteGuinée, 6c le long des côtes occidentales de la basse ,jusqu’à la Cafrerie. On y trouve les iûes de Fernand-Po,du prince , de S. Thomas, d’Annobon , & d’autresmoindres. Le golfe de S. Thomas en fait partie.

2. GUINÉE, ( la) ou GHENEOA,'pays d’Afrique ,'dans la Nigritie ; les auteurs /accordent lì peu fur fasituation, quej’ai bien du penchant à croire que ce qu’ilsen disent, n’est fondé que fur les fausses connoissancescrue l’on a eues d’abord de la Guinée. Je me conten-terai de rapporter ce qu’en dit Marmol, /.y, c. z. LaGuinée , dit-il, que les Arabes nomment Gíníoa fuitla province de Gualata, quoiqu’il y ait entre deux centssoixante lieues de désert. Gualata étant du côté du sep-tentrion , Tombut au levant, 6c Melli vers le midi. LaGuinée s’étend plus de quatre-vingt lieues le long du Ni-ger , 5 C une partie est à son embouchure. La cote deí’Océan où le Niger fe décharge est un pays qm abondeen orge, en riz, en troupeaux 6c en poissons. O11 yrecueille beaucoup de coton , 6c les habitans ec,langentles toiles qu’on en fait contre des draps de 1 Europe qu’on