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Tome troisième. G - L.
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HiEM

HiïLM

HADRÎANOTHERAS. Voyez Adrianotheras.

HADRIATICUS SINUS. Voyez AdriaticumMa're.

HA.DB.OGA , ville épiscopale, selon la Notice dapatriarchat de Jérusalem, dans le recueil de Schelstrate,t. 2 , p. 7^.1. Elle étoit vers la Palestine j car la Noticenomme

Nazareth ,Thabor,

Caraco, ou P ct ra ,Jìadroga ,

Ajfra,

Kdis ,

Fararn ,Hdenopolls ,Fions Syna.

Une autre Notice du tems de Celestin III , dans lemôme Recueil, p. 7 66 , marque ce siège avec le mêmenom & dans les mêmes circonstances.HADRUMETUM. Voyez Adrumette.

HAEGHLANJD. On nomme ainsi le pays quis’éíenddepuis Louvain à l’orient jusqu’au pays cle Liege , entreTillemont & Sichem. * Dicî. gíogr. des Pays-bas.HiEMI-MQNS &

HvEMIMÓNTUS, contrée de Thrace, ainsi nom-mée à cause du mont Haemus. Ortelius, ThesauY. pré-tend que le premier de. ces noms ne signifie pas la pro-vince , mais la montagne même ; 6t que le second qu’ilécrit H.E.MIMONTUM, designe, non la montagne , maisla contrée où elle étoit. 11 ajoûte que faute de savoircette distinction, plusieurs ont appliqué, mal-à-propos, àla province une façon de parler qui ne convenois qu’àla montagne. On nomma d’abord H.EMIMONTANIceux qui habitoient le mont Haemus ; ôc dans un siéclepostérieur, on en forma une province nommée HjEMI-MONTUS ; mot qui se trouve dans Sextus Rufus, c. 9,au nombre des six provinces de Thrace que les Romainsavoient conquises. La province du mont Haemus s’éten-doit beaucoup plus loin que la montagne. ( a ) Elle étoitentre la seconde Mœsie 6í l’Europe , province particu-lière , ayant la Thrace propre au couchant, la provincede Rhodope au midi, 1 Europe propre au levant, la se-conde Mœsie 6c la Scythie au nord. Elle étoit gouver-née par un président particulier. ( b ) Selon les Noticesecclésiastiques, elle a eu six sièges épiscopaux ; savoir ,

Hadrianopolis, métropole, Ploûnopolis ,Mefembrìa , Dcveltus ,

Soqopolis , •. Anchïalus.

Le métropolitain prenoit la qualité d’exarque. D’autresNotices ( c ) ne comptent que cinq villes , savoir,

Adrianopolìs ,Mefïmbria ,

S opypolls ,

Plutïnopolís ,

&C

Zoïdum.

D’autres ( d ) comptent celles-ci en pareil nombre,

Adrianopolìs , Dibertius,

A chialus , P lutïnopolís ,

Tsoldes.

La métropole demeure toujours la même. On voie as-sez que Dibertius de la troisième Notice, est le Develtusde la premiere, 6c qu’il manque dans la seconde. L’ano-nyme de Ravenne, L 4, c. 6, le nomme Debellion; 6cce nom est écrit Dcbelium , dans quelques exemplairesd’Antonin. Ploûnopolis 6c Plutinopolis ne font pointdéguisés. La difficulté est plus grande en ce que chacunedes deux Notices admet cinq villes, retranche deux dela premiere 6c en fournit une nouvelle qui est ZoïdumSt Trpidis. Comme ce nom ne se trouve que là, onpourroit croire qu’il est dans la derniere Notice, au lieude Soqopolis. Mais la seconde détruit cette conjecture,puisque Mesembria 6c Sozopolis s’y trouvent avec Zoï-dum. H vaut mieux dire que Tzoides est inconnu , &que l’on n’en fait autre chose , sinon qu’on la comptedans quelques Notices de l’fíaemi-mons. Baudrand,édit. 1682, met mal a-propos dans l’Hsmimont la villede Nìcopolis qui etoit de la Thrace propre. ( a ) Carol. àS. Paido Geog. Sacr. p. 207. (b) Ibid. p. 224. ( c ) Sckd-jlrate , t. 2, p. 680, ( d ) Ibid. p. 690.

H/EMON , petite riyiere de Grecs, clans la Béotie.Elle se jette dans le Céphise , auprès de la ville de Che-ronée. Plutarque , in Dtmojlh. St Thés, croit qu’il avôitété autrefois nomméT herMODON. Comme cet auteur,étoit de Cheronée où paíToit cette riviere, on peut 1 en.croire. Hérodote, /. 9, c. 42, nomme une riviere Pktsniodon dans la Béotie , Sc la fait couler -à Glissa &tp lTanagra. II ne se peut pourtant pas que ce soit la même-qui couloit à Cheronée, Sc se jettoit dans le Céphife ,.puisque pour y aller il faudroit qnielle eût rencontre 311travers de son chemin le Cephiíè dé j a sorti du tac Co-païs, au lieu que Cheronée étoit au-destùs. Quoi qu’il ensoit, í’Haemon n’étoit qu’un ruilfeau.

H-éEMONA. Voyez Jìmonia.

HcEMONIA. Voyez Uemi-mons.

H/EMONIzE, ancienne ville d’Arcadie.- Elle étoítdeja presque réduite à rien du tems cle Paufanias, /. 8,

. c. 44, Sc il n’en restoit presque plus qu’un village de csnom. Elle avoir été fondée par Hsemon, fils de Lycaon.

HzEMONIUS FONS ou la fontaine Hemonïtniii 1auprès du mont Ossa. Elle prenoit ce nom de laThefíù'lie , qui a auíst été nommée Hcemonie 011 JEmoníe.

ÍLEMUS ; quelques - uns écrivent JEmvs , hautemontagne de la Thrace. Servius s’est trompé en la don-nant à la Thessalie, Sc en y mettant la vallée de Tempequi étoit bien loin de-là. II n’a pas remarqué que Vir-gile, Georg. I. 2, v. 485 & seq. voulant exprimer com-bien font délicieux les vallons arrosés par des rivières ,Sc où l’on respire la fraicheur à sombre des forêts, nommedes lieux assez éloignés les uns des autres, à savoir, I eSperchius, riviere de Thessalie , le Taïgete montagnede la Lacouie au Pelòponnese , Sc le mont Haemus dansla Thrace.

Rura mihi & n gui placeant in vallibus amnes :Flumina amem, Sylvasque inglorius. O ubi ca/npi tSperchiusque & virgïnìbus baçchata Lacenis ,

Taygeta ! ô qui me gelidis in vallibus H ce miSi fiat, & ingenti ramorum protegat umbrd l

Une partie de cette montagne est nommée ScoSÍ-bros par Aristote , selon le témoignage d’Ortélius,Thesaur. & Thucydide, /. 2, c. 21 , de la traductiond’Ablancourt , nomme S y.uplios, Scomios, la montagneoù sont les sources du Strymond , de l’Oscie, l’Hebr®Sc le Nesse. C’est, dit-il, une montagne haute St dé-serté, contigue au mont Rhodope. Tous les autres au-teurs font descendre ces rivières du mont Haemus. Cettomontagne s’étend depuis le mont Rhodope jusqu 2 lumer Noire. Pline dit qu’il y avoit eu autrefois au som'met de l’Haemus une ville nommée Ariftée ; ce qui S ac-corde avec ce que Diodore cle Sicile dit qu’Aristée ,d’Apollon, alla trouver Bacchus, qui étoit alors fur I emont Haemus. II fut, fans doute , le fondateur de cetteville.

Le mont Haemus peut avoir environ 1250 pas dehauteur , selon le P. Ricciolì, Geogr. reform. L 6, c. tqt§. 1. Tite-Live, Décade 4, /. 10 , rapporte que Phi-lippe de Macedonie ayant oui dire à un témoin ocu-laire , que du haut du mont Hsemus on voyoit les Alp cSd’Iraiie, il monta un jour fur cette premiere montagnemais qu il ne put voir les Alpes , à cause des nuages.

Les modernes ne conviennent pas fur le nomporte à présent cette montagne. Laonic la nomme P r *'fovo. Si nous en croyons Pinet, dans fa description dfvilles , elle est nommée par les Italiens cadena ^Aíondo, (c’est-à-dire la chaîne du monde ■ & c’est ~nom le plus usité par le grand nombre, ) 6c monte zy

f tntaro ; Balkan par les lurcs, 6c Cumowit £ p 3 f e,sclavons. Le même Pinet dans fa traduction de Phst^Iaux endroits cités, la nomme monte de Coftegnas. C. 11pinson dit Cojlzgnaryo , 6c Lazius dit Krivic^ne.ces noms.n’appartiennent pas à toute la chaîne du stlí/jgHsemus: ils n’en désignent que des parties. P? * ( | enomme Coftegnas celles qui séparent la Macédoine ^

U Romanie , & mont Balcan celles qui font entrí LjtBulgarie 6c la Romanie. Le mont Argentaro p°. ur ‘ ^bien être le même qVre ìaQissura, l’une des P a „ rtieS c, irPHasmus, selon Edouard B/own. Nous fûmes lortpris, dit-il, dans son Voyage de Vienne à Larisse;/’ 1