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Tome troisième. G - L.
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Jíammanientes , à douze journées de chemin des gran-des Syrtes , vers le couchant. Ils font entourés de íáblesde tous côtés. Ils ne laissent pas d’avoir aisément despuits d’environ deux coudées de profondeur ; les eauxde la Mauritanie íè ramassent en cet endroit. Ils se bâ-tissent des maisons avec du sel qu’ils taillent dans lesmontagnes , comme de la pierre. Entr’eusx & les Tro-glodites , qui font au couchant d’hyver , d y a quatrejournées de chemin. On voit bien que ce font ces mê-mes peuples que Solin appelle Amantes ; mais Ortéliusa eu tort de les confondre avec les Amtnoniens. Bocharta fait la même faute après lui , comme le P. Hardouinle leur reproche.

HAMME. Voyez HaMMA.

HAMMELBOURG. Voyez Hamelbourg.

HAMMER, petite ville de Norwége ; c’est ainsi qu’é-crit Baudrand. De l’Ifle écrit Hamar, & met cette villefur la côte orientale d’un lac fort long , que forme uneriviere qu'il ne nomme point, mais qui tombe dans cellede Glainmer , au gouvernement d’Agerhuys. Hainmern’est qu'à cinq lieues d’Allemagne des montagnes quiséparent la Norwége d’avec le Wermeland , pro-vince de Suéde. Cette ville étoit le siège d’un évêché.Commanville , dans fa Liste des archevêchés , dit quel'évêché de Hammar, en latin Hammaria , a été uni àcelui d’Ansto, & qu’il est de l’onziéme siécle. Herma-nides, Dan. & Norveg. Desc. p. 12.14 , dit aussi que l’é-vêque d’Ansto a la juridiction spirituelle fur la grandeHammar & fur la petite, qui avoit son évêque particu-lier , Sc fur les autres pays qui font au nord d’Ansto.Baudrand dit que l’évêché de Hammar a été uni, il y afort long-tems, à celui de Bergues. II fe trompe ; il fautdire à celui d’Ansto ; mais il parle juste , quand il ditque ce siégé étoit suffragant de Drontheim. Aubert leMire, Not. Episcop. 1 . 5 , p. 338 , ledit aussi.

HAMMERSTEIN , fortereste d’Allemagne , fur leRhin, vis-à-vis d’Andernach. Elle est à sélecteur deTreves, selon Zeyler. Anhang 7 pi den Ert^bifhumern.Maynt^ , Trier , Coeln , Stc.

HAMMODARA, ville del’Ethiopie, fousl’Egypte,selon Pline , l. 6, c. 29.

HAMMODES. Hyginus, in Ariete , nomme ainsi unpeuple d’Egypte ; Sc Ortélius, Thesaur. croit que c’estYAmmonie d’Etienne, SC I’AmmoniaCA REGIO dePtoloinée. Voyez ce dernier article en son lieu.

HAMMON. Voyez Ammon.

HAMMONA. Voyez Ham 2.

HAMMONII , peuple de l’Arabie heureuse. VoyezAmmonii.

HAMMONIS Lacus. Vibius Sequester nomme ainsiun lac d’Afrique, qui, selon lui s’échaufté, au lever Sc aucoucher du soleil, Sc est très-froid dans les autres tems.II a pris cela de Pline, /. 2, c. 103 , mais d’une maniérépeu exacte ; car ce dernier dit que l’étang deHammon,Hammonis Jiagnum , étoit froid le jour, Sc chaud lanuit. Quelques-uns ont mis mal-à-pr opos le mot de fon-taine pour étang, qui est conforme aux manuscrits.HAMMONITES. Voyez Ammonites.

HA MON ou Chamon , ville de la Palestine, dansla tribu d’Aser, selon Jofué, c. 19, y. 28. D. Calmetdoute fi ce n’est pas la même que Chamon , attribuée àla tribu de Nephtali, au premier livre des Paralipome-nes , c. 6 , v. 76.

HAMONT, petite ville d’Allemagne, au cercle deWestphalie, dans l’évêché de Liège, fur les confins duBrabant Hollandois. * Dictionnaire géographique desPays-bas.

HAMOTH-DOR, ville de refuge, dans la Palestine,dans la tribu de Nephthali , selon Jofué, c. 21 , v. 32.D. Galmet dit : c’est peut-être Hamach ou Chamath dela même tribu , dont il est parlé au Livre de Jofué, c. 19,y. 3 , que l’on croit être la ville de Tibériade.

Le nom de Hamath ou Chamath , fe donnent ordinai-rement aux lieux où il y a des bains d'eaux chaudes.Voyez Amath. x.

HAMPTAB , | ville d’Asie, vers la Syrie & l’Euphrate,selon Guillaume de Tyr, cité par Ortélius, Thesaur.

HAMPTON , bourg d’Angleterre , dans la provincede Glocester. On y tient marché public. * Etat présentde la G. Bret. t. I.

HAMPTONCOURT , selon l’Etat présent de la

Grande-Bretagne, t. 1, p. 174, maison royale d’Angl® -terre, dans la province de Middlefex, fur la Tamise tà onze milles de Londres. Ce palais fut bâti par le car-dinal Wolsey, fous le régne de Henri VIII. Guillaume Rfe plaifoit fort en ce lieu , & fit de grandes dépensespour l’embellir. Si on achevoit ce bâtiment , l’Angse-terre pouroit se vanter d’avoir un des plus beaux P a * aisde l’Europe. Outre une avenue magnifique , il a deuxparcs. Monconis, ( Voyage d’Angleterre , p. 157») ‘st 11alla voir cette maison au mois de Juin 1663 , en P aI seainsi : le paysage est très-beau, comme en toute 1 An -gleterre. La maison a le devant régulier, mais le de "dans ne l’est point : ce n’est qu’une quantité de tours,tourillons & autres colifichets qui forment une conse» 0qui n’est pas désagréable, & font paraître cela quelq uechose de plus qu il n’est ; car il n’y a ni architectureni sculpture, ni taille. Tout est de brique , sans orn e 'ment, à un seul étage ; les planchers fort bas, excep teune couple de sales & quelques chambres qui font d’uu epetitesse extraordinaire. On voit pourtant un parterseassez beau, fait de gazon , à la mode d’Angleterre : 11a une fontaine au milieu, composée de quatre firesl eSde bronze , assises comme à cheval fur des poissons, eílforme de dauphins, entre les deux une coquille soute -nue d’un pied de chèvre, orné d’architecture ; au-dest uídes sirenes quatre petits enfans assis , tenant un poiíse 1 *fur un second ordre; & par-dessus le tout une sertrande figure de femme , le tout de bronze pour 1® Sgures ; mais le corps de la fontaine & le bassin font d®marbre. D’un côte de ce parterre est un grand berceaude hêtre , fort toufu , & vis-à-vis une terrasse, au senZde laquelle , de la clôture de brique sortent dans le pat®plusieurs petits cabinets de diverses figures, ronds, car-rés , en croix, qui font autant de petites tours. H y’une galerie pleine de bois de cerfs , entre lesquels ehla peinture de celui d’Amboife, lequel a onze pieds dehaut, neuf de largeur, & cinq & demi entre les deu*branches. Dans le logis il y a une grande quantité d®chambres, de sales & de galeries , où il y a un graNnombre de tableaux, entr’autres dix ou douze du Ma sl 'teigne ; ils représentent le triomphe de César, & se*!fort estimés. J’ai déja averti que Guillaume III avo 1embelli ce palais depuis ce tems-là. Baudrand joint UNbourg à ce palais.

HAMPTONWATER. Voyez SouthamptoN-

HAMRON , bourgade d’Afrique , en Barbarie , al1royaume de Tunis, au-dedans du pays, & à deux lie« e *deTripoli. Elle est ouverte de tous côtés. II y a quantisede jardins , dont on recueille toutes fortes de fruits qu®les habitans portoient vendre à Tripoli , avec quelqu®bétail, lorsqu’elle étoit aux Chrétiens ; mais il y a p eUd’orge & de froment. * Marmol. 1. 6, c. 52.

HAMSA ; quelques-uns nomment ainsi Ja ville d'L -mese. Voyez ce mot.

HAM-TCHEOU. Voyez Hangcheu.

1. HAN, riviere de la Chine. .

2. HAN, ville de la Chine, dans la province dechuen , au département de Chingtu , premiere m®se?pôle de la province. Elle eíl plus occidentale que Pek'stde 12 d- zxse par les 31 d. 22/ de latitude. * Atl aS

nenss.

HAN AU , Hanovia , ville d’Allemagne, au cer® ®du haut Rhin, dans la Véteravie, fur la riviere de K-se ntZ ?Jíuenh , à six bons milles d’Allemagne, du Rhin » ° £ ..*deux de Francfort, dans un comté particulier, dont eil^est la capitale. La ville est bien située, bien bâtie, istst-nie de remparts , de fossés & de plusieurs ouvrages. Dla divise en vieille ville & en ville neuve. II y a un ase®^beau château , accompagné d’une tour sort élevée. L eglife paroissiale est vers le milieu de la ville ; U y a J? 1autre église qui sert aux Vallons & aux François. Ce h®a eu autrefois une imprimerie célébré, où il s'est seitbonnes éditions des auteurs Grecs & Latins.

Le comté de HANAU, selon d’Audiffet,phe, t. 3 , p. 283 , edit.in~ 4 0 , Paris, petit pays d A ^xnagne, dans la Véteravie. II est borné par 1 e comtesenbourg & par l’abbaye de Fulde , au septentrion 1 P_^le comté de Reineck , à l’orient ; par l’archevecfse .Mayence, au midi ; & par la Vétéravie, au couchail a beaucoup d’estendue en longueur, & très-peu engeur, Outre Hanau fa capitale, il y a