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Rouge-Perier, de Bray& d’Ecardanville, qui sontdansle voisinage. Le comté d’Harcourt comprend vingt pa-roisses. * Corn. Dict. Mém. drejsésfur les lieux , en 1704.
2. HARCOURT, Jìarcurtìum , selon Baudrand ;Harcurfium , & Harcurium selon Corneille : c’est Ha-rtcortìs , selon Valois, Notit. Gai. p. 2.41. II vient de-cortes ou cartes , nom qu’on donnoit aux maisons decampagne des rois de France. Arctret futdabordune mai-son de campagne. Philippe VI, roi de France , l’érigeaen comté,en 1338. On l’écrivoit différemment. Les unsmettoient Herecort ; les autres Herecuria ; plu-sieurs Haricuria ; Guillaume de Nangis , dans l’Hif-toire de Philippe III , dit Hardicuria. Les auteursAnglois écrivent Harecort. C’est un bourg de Nor-mandie , situé fur la rivière d'Orne, six lieues au-dessusde Ca’én, dans le diocèse de Bayeux. II étoit aupara-vant appellé Thury, & avoit titre de marquisat, châ-teau & haute justice; mais en 1700, au mois de No-vembre, Louis XIV l’érigea en duché sons le nom à'Har-court , en faveur de Henri d’Harcourt de Beuvron, de-puis maréchal de France, St capitaine des gardes du corpsde fa majesté. Le duché d’Harcourt comprend les bois& francs buissons de cinq Layes ; le fief & la seigneuriede S. Bernin, la terre & la seigneurie de pont d’Òuilly;le fief ferme de Croifilles, uni au marquisat de Thury ;la terre, seigneurie & marquisat de la Motte-Haicourt,avec le bois de la Motte & Grainbaut qui en. dépen-dent ; les terres & seigneuries de S. Martin de Salons ;celles de Beauvoir & de Châtelier, avec tous les droits,prérogatives & mouvances qui leur appartiennent, &qui ne composent plus à présent qu’une terre & dignitéd’Harcourt.
HARDAM , ville épiscopale de Syrie , fous la mé-tropole de Damas , selon Guillaume de Tyr, cité parOrtélius, Thefaur.
HARDBERG , village de la balle Hongrie , auxconfins de la Rascie. Lazius croît que c’est I’Heortades Scordisques. Voyez HeORTA.
HARDEBY, village d’Angleterre en Lincolnshîre. Un’est connu que parce que c’est-là'que mourut, en 1298,Elëonore de Castille, femme d’Edouard I, roi d’Angle-terre.
HARDENBERG, ville des Pays-bas, dans la pro-vince d’Over-Issel, íur la rìviere de Vecht, au-dessousde Gransberge; longitude 24 d. 15'; latitude 52 d. 40'.
HARDERWYK, ville des Provinces-Unies , dansla Gueldre , au quartier d’Arnheim , dans le Vêla w,fur le Zuider-Zée, qui y gagne de tems en tems un nou-veau terrein. Les Annales de Gueldre en mettent la fon-dation à l’an 1230 : elle doit être plus ancienne, au sen-timent d’Alting , German. infer. Notit. 2. part. p. 81, &il en apporte pour preuve des lettres de Gérard, comtede Holstein & des bourg-mestres de Hambourg , datéesde l’an 1230, dans lesquelles cette ville est qualifiée op-pidum Felvce in orâ aujlrali lacus Flevonis transmarinânavigatìone ìnclytum : elle a eu autrefois dans fes armesune barque de pêcheur, & un droit d’étape pour lepoisson. Ce droit que l’on nomme den Âfflagh , luiavoit, dit-on, été accordé par Arnold, duc de Guel-dre. Elle a maintenant dans fes armes un lion que luiaccorda Othon VI, comte de Nassau, qui florissoitl’an1229. On croit que c’est en ce tems-là qu’elle fut envi-ronnée de murailles, comme Ruremonde , Bomel &autres villes de la Gueldre. Durant les guerres contrel’Espagne, on ajouta à ces murs quelques ouvrages. Unincendie la réduisit en cendres le 31 Juillet 1503, & ilen resta à peine six ou sept maisons entieres : on l’a re-bâtie depuis avec foin. Entre les édifices publics, l’églifede Notre-Dame est belle : fa tour carrée est fort haute,& peut servir de phare aux vaisseaux : fes voûtes fontdignes d’être vues avec attention : il y a un hôpitalpour les pauvres. Avant la révolution il y avoit six mo-nastères , trois d’hommes & trois de femmes. L’un despremiers , dédié à S. Jean , étoit assez beau & hors dela ville : on le nommoit het Heeren loo ; il étoit situédans un agréable endroit, Sc fondé par Renauld, ducde Gueldre : on l’a entièrement rasé. Les deux convensd’hommes qui étoient dans la ville, appartenoient l’un auxHieronymites, & l’autre aux Franciscains. Ce dernieravoit été augmenté par le duc d’Albe ; on le pilla lors-que la ville fut prise en 1572 ; quelque tems après, l e feu
prit à l’églife de ce couvent, & la ruina. Les trois aU-tres monastères étoient dédiés , l’un fous le nom desainte Agnès ; on y fuivoit la régie de S. Augustin : "n’y avoit guères que des filles de qualité ; le second,sous le nom de sainte Catherine , étoit sous la régie deS. François , &t le troisième étoit de sœurs grises ; cequi reste de ces monastères, est employé à d’autres l " 3 'ges. Les orphélins font dans une maison bâtie fur I eterrein qui étoit aux Franciscains : la maison des fœ ul fgrises sert pour la monnoie ; d’autres couvens fervent *la bibliothèque publique & à l’école : cette école a e tefameuse de bonne heure ; avant le milieu du détruitsiécle, on Faugmetita considérablement : on y rétabHdes professeurs pour les langues , pour la théolog ie ’pour )e droit; & le 12 d’Avril 1648, elle prit p ost®*'sion du titre des droits d’une université dans les for'mes. Harderwyk est à huit lieues d’Arnhem. *Bl^ íUjTheatr. urbium Belg.
HARECORT, ou
HARECURIA. Voyez HarcoUrt 2.
HARENG , forteresse de Syrie , dans la Caffiotid e ’à douze milles d’Antioche , selon Guillaume de Ty r *& Matthieu Paris, cités par Ortélius, Thefaur.
HARES, montagne de la Palestine, dans la tribuDan, où les Danites furent resserrés par les Amotrhéenr-Judic. c. 1, v. 3 C
HARETÉ : Corneille nomme ainsi une contrée st®la Terre-fainte, dans la Syrie, dit- il, en latin, félonsHartejla regio ; il ajoûte : elle est vers le Jourdain, o-on y compte, à-peu-près , cinquante villages ou h 3 'meaux que les Arabes habitent. 11 ne cite point son Zu'teur : je crois que par-là il entend le même pays q l J ePhilippe de la Rue, dans fa Carte de Sourie , apped®Arden , ou royaume des Arabes, dont le roi a, dise.il, fous son obéissance ce qui est de la Terre-fainte » 3l’orient duJourdain. Castal nomme Arden laPalmyrène,comme nous le remarquons ailleurs.
HARETH, forêt de la Palestine, où David se rettf 3fuyant la persécution de Saùl. *Reg. I. 1, c. 22, v. 5 *
HARFLEUR, ville de France , en Normandie , 3 ^pays de Caux. D’anciens titres la nommentflot & Hareflou , Comme nous le remarquons 31leurs. Voyez l’ârticle Fleur. Piganiol de la Force, Dy''''de la France, la nomme en latin Harefotum , Hareflt- Ltllll AHerifloium , Heriforium & Auriflorium. Corneilfo cHarfievium , Harofietum & Harfutum , qu’il eXpUss.comme si elle arretoit les flots , quasi arcensde qui que ce soit que vienne cette étymologie, clic epuérile. Harfleur, selon des Mémoires dressés fur ses he 3 'en 1704, est située fur la Lézardé , à trois quartslieue de Montivilliers , à deux du Havre , à six decamp, à neuf de Caudebec & à seize de Rouen, f f ^ville est fort ancienne ; & quoiqu’elle ait été jusqu 3fondation du Havre, frontière maritime de France, 0ne lit dans aucune histoire, ni en quelle année elfo ^bâtie, ni qui en a jette les premiers fondemens.trouve entre deux montagnes, dont l’une est à l’° rierl ’& l’autre à l’occident. Du côté du midi, elle a unrias quis’étend jusqu’à la Seine, 5 c qui est souvent i n ° n j,par le reflux de la mer, du côté du septentrion I 3 vlée de Montivilliers , d’où viennent des vents qui redent son air assez sain. On y arrive de l’Istebonne Pune chaussée qui a cinq ou six lieues de longueur ,qu’on assure avoir été faite par les ordres de Ce 3cette chaussée est tirée à la ligne , & bordée d ar ^des deux côtés en plusieurs endroits. Depuis le re S n ?qé-François I, que se Havre est devenu une ville conv *table, Harfleur a perdu la plus grande partie de so". - ^tre. Ses fortifications extérieures ont été rasées au» 1 ' ~ o(lque fes murailles, & son port s’est rempli de fosse- aircommerce est tellement tombé , que ce 'n’est P uS slt erjourd’hui qu’un port à barques qu’on fait rerri£> £ | a nSavec six ou huit pieds d’eau du reflux de la mer , gle canarde la Lézardé. Cependant Harfleur jouir ende ses anciennes prérogatives , avec exemption de& de gabelles. H y a un lieutenant de police, un ssfojcetrois échevins ôr une maison de ville , siège de J ^royal, & grenier à sel. Les fontaines y font b e ‘abondantes, & viennent d’une montagne voifist 6 ’ í se;,y.:-commande entièrement ; ce qui peut avoir cause H rII n’y a qu’une feule paroisse, appellée de Y.