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Tome troisième. G - L.
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gre que ce qu’ils en disent de fuite. De l’Iíle rassemblantce qu’il avoit trouvé dispersé , un mot d’un côté, unmot de l’autre, en décrit ainsi le cours.

L’Hebre a fa source au pied du mont Scomius, qui està l’orient de Sardique : de-là, serpentant vers le midi,I’orient, ôc le septentrion alternativement, il coule auprèsde Zyrma, aujourd’hui Bazan-gik , & fait presque le tourde la ville de Philippopolis ; de-là, prenant son coursvers le siid-est, par le pays de Celetes, il reçoit diversruisseaux, ÔC arrive à Andrinople ; auprès de cette ville,il fe grossit de deux rivières assez grosses. La premiereest le Tonzus , ou le BURGUS , qui vient de Tonzos ,au pied du mont Hsmus, à Ordiza 6c a Carpumal-MUM, ôc fe perd dans le Hebre au-dessus d’Andrinople ;c’est aujourd’hui laTuNCiA. L’autre est le Contades-DVS , qui a fa source assez près de la mer Noire, reçoitle Taearus, 6c ensuite l’Agrianes, dont il prend le nomjusqu’à l’Hebre, dans lequel il fe perd au-dessous d’An-drinople. L’Hebre, coulant de-là vers le midi, à tra-vers le pays des Odrysiens, forme quantité de détours,

Î asse auprès de Didymotychos , de Trajanopolis, de)yme, ôc de Cypfelum; en prenant eníuite fa routevers le midi occidental, il entre dans la mer ^Egée pardeux bouches, entre Sala 6c le port d’^Enos, au nordde l’ifle de Samothrace, à l’entrée du golfe Melanis. Ason embouchure il séparoit les Cicones, ou CiconiensDoriques, des Abfynthiens. C’est pour cela que Vir-gile dit que les femmes des Ciconiens , irritées de sonattachement pour Euridice, le déchirèrent, 6c jetterontfa tête dans l’Hebre. Ce fleuve a toujours eu la répu-tation d’être très-froid. Virgile, Egl. io, v. 6;, dit:

Nec si frigoribus medìis Hebrumque bibamus.

Et Horace n’en parle que comme s’il étoit couvertde neiges 6c de glaces, Epit. 3, v. 3 :

Htbrusqui nivali compede vinSus.

II l’appelle le compagnon de l’hyver , Ode 15 , l.i, :

Arìdas frondes hytmis sodaliDedictl Htbro,

Le nom moderne de l’Hebre est Mariza. Voyez cemot.

^ HEBREUX : nom que l’on a donné à la postéritéd’Heber , fils de Salé , 6c petit-fils d’Arphaxad , quiétoit fils de Sem, 8c petit-fils de Noé. Heber fut perede Phaleg , dont le fils, nommé Reii , fut pere de Sa-rug, 6c ayeul de Nachor, dont le fils Tlvavé fut pered’Àbraham, de qui descend le peuple que l’on a appelléles Hébreux. Voilà l’opinion plus générale fur l’originedu mot Hébreux. Quelques-uns prétendent que c’est Abra-ham qui a été le premier appellé Hébreu, 6c que lesChananéens le nommèrent ainsi , parce qu’il venoit dede-là l’Euphrate, 6c que ce mot, en hébreu, signifieun homme de de-là le fleuve. Les Hébreux font lesmêmes que les Juifs. Appien les nomme ; les

Italiens disent encore un Ebreo , pour un Juif ; en fran-çois, les Hébreux , ne fe dit point des Juifs modernes ,mais de ceux qui ont vécu avant rétablissement de laloi nouvelle. A l’égard de la langue hébraïque, voyezLangue. * Saci , fur le c. n de la Genèse.HEBRIDES. Voyez "Westernes.

HEBRO. Voyez Hobro.

HEBROMANI. Voyez Ebromagus.

HEBRON ( a ),ou ChebroN, une des plus ancien-nes v dl e s de la Palestine, 6c même du monde , puis-quelle fut bâtie sept ans avant Tanis, capitale de la baffeEgypte, (b) Comme l’Egypte avoit été un des premierspays peuples , après la dispersion de Babel, on en peutconclure que Hébron étoit très-ancìenne. On croîtqu 'Arbé , un des plus anciens géans de la Palestine, l’a-voit fondée, ce qui lui fit donner le nom de Carie-THARBÉ , ou ville d.'Arbé , qui fut ensuite changé encelui d’HEBRON. Arbé fut le pere d’Enach, f c ) ôcEnachdonna son nom aux géans Enacim , qui demeuroient«ncore à Hébron lorsque Jofué conquit la terre de Cha-naan. Dans la traduction latine de Jofué ( d ), on litque le grand Adam y est enterré : Adam maximus ibi

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inter Enacim fitus efi ; 6c S. Jérôme, dans plus d’undroit ,( e ) témoigne que c’étoit l’opinion des Juifs» q udam y avoit été enseveli. Mais on peut donner un 3U „sens à l’hébreu, 6c traduire : le nom ancien d’Hebr° n JeArbé. Cet homme ( Arbé ) ejl te plus grand , ^ £des Enacim. On ne fait quand elle commença à P°ter le nom d’Hebron.lly en a qui croient que ce ne fut stdepuis que Caleb en eut fait la conquête, 6c qu’il lui^doule nom d ’Hébron , à cause d’un de fes fils, qui s’apPv^loit ainsi. Mais je crois, dit D. Calmet, que le 110 ^d’Hebron est plus ancien, 6c que Caleb donna p eU ^être par honneur à son fils le nom de cette ancienst ecélébré place. * ( a ) D. Calmet , Dict. ( b ^ Num, c. H *v. 13. ( c ) Jofué, c, 14, v. 15. ( d ) Jofué, c- M >

( e ) c. 14, v, 15. Hieronym. in Epitaph. Paulee fQu. Hebr. in Genef. 6c in lods Hebr. en ARB O G. ÔC C o!îl'ment. in Matt. 17.

Hébron étoit située fur une hauteur à vingt-deux 1111 Lde Jérusalem, vers le midi ( a ), ôc à vingt milles °Berfabée , vers le nord. Abraham, Sara 6t Isaac ft* rdflenterrés près d’Hebron, dans la caverne de Macpl* e ‘ a ’ou dans la caverne double qu’Abraham avoit achetée 311près d’Ephron ( b ). On voyoit près de-là le chêne, ^le térébinthe d’Abraham, fous lequel il avoit reçutrois anges ( c ). Eufebe, Demonjlr. Evang.l. 5 , c. 9 *S ozomene , 1 . 1 , c. 3 , vc/4, ôt plusieurs autres ancieu*»parlent de la vénération que les Chrétiens 6c les p 3 /avoient pour ce térébinthe. On difoit qu’il y étoitdès le commencement du monde, comme si ce u el í.pas été assez exagérer, que de dire qu’il y étoit de? 3 ^Abraham ( d ). D’autres difoient que c’étoit le bâton d 3des anges, qui avoit pris racine en cet endroit. Ou ^avoit établi une foire célébré dans tout le pays, & 0croyoit que ce térébinthe étoit incorruptible, parce st 3quelquefois il paroissoit tout en flammes par le feu st,l’on faisoit autour,ôc qui ne le confumoit point .*Q)E u Jyad vocem Arco. ( b ) Genef. c. 33 , v. 7,9. ( c jc. 18, v. I. (f) Hieronym. 6c Eufeb. in locisGeorg. Sincell. ex Julio Afric. p. 107; ôc Socrat. H 11.1, c. 18. . f

Hébron étoit dans le partage de Juda. Le Sci^stl’aísigna pour partage à son serviteur Caleb ( a ).prit d’abord Hébron, ôc en tua le roi nommé Oharfl ( >'Caleb en fit de nouveau la conquête , aidé par les ^pes de fa tribu ( c ) , 6c par la valeur d’Qthoniel- Lfut assignée aux prêtres pour leur demeure, ÔC fuiclarée ville de refuge ( d ). David y établit leson royaume, après la mort de Saul ( e ). Ce fut a rstbron qu’Absalon commença fa révolte ( f ). Benda** ^captivité de Babylone , les Iduméens s’étant jettés d 3la partie méridionale de Juda, s’emparerent d’Heb* 0d’où vient que, dans Joseph, elle est quelquefois attribU®à l’Idumée ( g ). On croit que c’étoit la demeure de*charte ôc d’Elizabeth, ôc le lieu de la naissance de S. I e ? ftBaptiste : Hébron subsiste encore aujourd’hui, mais*déchue de son ancien éclat. * ( a ) Jofué, c. 14, v- ’( b ) Jofué, c. 10, v. 3, 2.3 & 37 - ( c ) Judic. c. 1, v ‘

& 13. ( d ) Jofué, c. xi , v. 13. ( e ) R e g, I. 2, c ‘ Jv. 2, 5- (Q Reg. C Z, c. 15, v. 7 6* feq. ( g ) De $

Le pere Nau, dans son Voyage de la Terre-f 3 * 11 ^/. 4, c. 18, avoue qu’il n’a pu voir Hébron : il en t3 - tporte ce qui fuit, fur la foi d’un de fes amis v qui y aVlong-tems séjourné. j eS

En partant de Bethlehem, on prend fa route p aspiscines de Salomon. On passe eníuite une montag 11 ^^une forêt; on arrive à une petite vallée quivée 6c semée ; après cela, on trouve une plaine &village nommé Ain Halhoul / ôc de-là jusqu’à H e ^ j eSce ne sont que vignes qui portent des raisins d° n a ígrains sont gros comme le pouce, ôc des jardin 5 ^fournistent presque toutes sortes des fruits. Hebr°ss rU -une ville dont la grandeur approche de celle defalem ; mais elle est fans remparts ôc fans muraisist 5 ' s ] 3partie est fur une petite montagne, ôc l’autre ^plaine qui est au bas. Les maisons sont de pierrequi est de plus remarquable , c’est la grande ,T1 st S jgrU"qui a autant d’étendue que. l’églife du S. Sépulcre a gfalem, 6c qui est tout-à-fait belle 6c ornée. Les ep ^d’Abraham 6c de Sara sont au milieu, un p eU gcl’un de l’autre, ÔL couverts de riches tapis ;