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Tome troisième. G - L.
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tetre^ ^Ì- Vîu ^ en(: prendre leurs repas, ils s’asseyent parmis ' ^“ì'uieh les femmes que les hommes ; ôc ayantd • aU - mi ^ e ^ d’eux la terrine , chacun y met la main1 e car ds tiennent que c’est un péché mortel quevent^ 11 ^ 61 " avec ma * n souche , parce qu’ils s’en Ter-ne i pour leurs ablutions avant la priere. Leur religionds 0 tíur P? r met pas de manger avec de cuillers : quand}’u ne nt ” ni > ds lèchent leurs doigts , se frottent les mainss , e ^ u - COnt re l’autre, ou autour des bras ; c’est ainsi qu’ilsnj ‘J**-* ns fe fervent ni de napes , ni de serviettes,ds ne"^ à INquchoirs; 8c quand ils fe lavent les mains,íjtt’à ce es essuient point, mais les tiennent en l’air jus-tant de soient sèches : ils sont si grossiers, qu’àyant

lées 0 ' ru ., aiftc qui coulent des montagnes dans lesval-le Urs ’r U I,s pourroient faire des moulins, ils occupentfarine 1"^^ à moudre chaque jour, à force de bras, lare s out ils ont besoin, dans de petits moulins de pier-fevon surirent avec une main. Ils n’ont point dea Vec u’ & ne í avent ce que e’est ; mais ils blanchissentt ne Cer taine herbe nu’ils annellent Bazul.

IP n , • j- «UU Ud.115 U11C KUCUC pcipciuv.n>i avant.

ils rf l 'kc £S pderìfs, parce que vivant à leur fantaisie ,frir anrn VOle - nt ni loi ni justice, 6c ne vouloient sous-trmc UstS pui dance pour les brider. Ils ont pour armesa ; - ou ^tre dards, dont la pointe est d’acier 8c fortPem a Pj des poignards courbés en faucilles, qui coû-tes f n j dans, 8c font fort pointus. Ils ont deux outassi tr0n . dont ils fe ceignent. Ils n’ont eu que fortau jr Conn oissance des arquebuses & des arbalètes. Ils ontfj i 1 P eu de chevaux , encore sont-ils fort petits , maista e ^ ers ?r[ue, fans être ferrés, ils grimpent fur les mon-lan £S Comme des chèvres. Leurs cavaliers portent deslas avec de petites rondaches de cuir, 6c des coute-taits comme leurs poignards, 6c ont des selles à laS n ette ; on n’en connoît point d’autres dans toute l’Afri-q e - Ils combatent écartés ; 6c chacun donne où il veut,panant toujours le haut des montagnes 6c les passages] 6s Plus difficiles , d’où ils lancent des pierres 6c des cail-° Ux , qui incommodent fort ceux qui montent. Ils atta-quent avec de grands cris, de forte qu’on diroit qu’ils,Q nt en grand nombre ; 6c ceux qui ne les connoissentPas,prennent quelquefois l’épouvame. Comme le pays estâpre &C rude, 6c qu’ils n’ont ni mules ni bœufs, ils la-bourent les terres avec des ânes qui , quoique petits,sont forts. II y a dans toute la province quantité decerfs, de chevreuils , de sangliers, 6c les plus grandslièvres qu’il y ait en toute la Barbarie.

Voilà, conclut Marmol, tout ce qui fe peut dire, enPeu de mots, des mœurs & des façons de vivre de ceuxjlHéa, 6c généralement de tous les autres peuples dea Barbarie, qui vivent dans les montagnes ; parce qu’il^ a peu de différence, quoiqu’il y en ait de plus sauva-| es les uns que les autres. J’ajoûte qu’un siécle peut yî' , ’ 0lr a PP or té bien du changement depuis ce tems-là.s villes de cette province font :

la province*, Capitale de Tese S delt >

fSl/ Set,’,

Teculet, Culcyhat-Elmuhaydin,

a equis, Egue-Leguingd ,

uíuaaguen, T estana,

e chevit, Amagor.

P lnc ’Pales montagnes font:

■Ayducal, Tenzera,

6c Giubelhadid.

, ville d’Angleterre, au comte d Yorc.c auf P a P resque déchue de son ancienne réputation, à

È)iA r» • P° rt bouché, 6c du voisinage de Hull. Corn.E r - JJ avity

Grala nommée Htydon , dans l’Etat présent de laancie-Bretagne.

• de à d’Asie, au Tunquin. C’est la capitale

eq est ^ovince de 1 est, 6c le siège du mandarin quile gouverneur. Elle est située à quatre-vingt lieues

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de la mer, 8c à l’est d’une riviere qui fe séparant en deuxbranches, dont l’une est appellée Domia Sc l’autre Rokbo ,fe rejoint en ce lieu. Héan peut avoir deux mille mai-sons ; mais ses habitans sont presque tous pauvres. Ony tient garnison, quoiqu’il n’y ait ni forts, ni muraille, nigros canon. Les marchands Chinois y ont une rue, &portent de longs cheveux tressés par derrière , commec’e'toit la mode de leur pays , avant que les Tartaresen eussent fait la conquête. Les François y ont aussi uncomptoir ; 6c le palais de leur évêque est le plus beaubâtiment de toute la ville, au bout septentrional de la-quelle il est situé, fur le bord de la riviere. II n’estpoint permis à cet évêque François daller demeurer àCachao , capitale du Tunquin , & il ne peut même yaller en aucun rems , fans la permission du gouverneur ;encore faut-il obtenir ce privilège par la faveur de quel-qu’un des mandarins , qui y font leur résidence, 6c pourqui l’évêque ou tout autre miffionaire, doit faire quelqueforte d’ouvrage. C’est pour cela que les miffionaires quifont en ce pays, ont appris exprès à raccommoder lesmontres, les horloges, 5 c quelques instruinens de ma-thématiques ; ce que les naturels du pays ignorent en-tièrement. * Corn. Dict. Dampier, Voyage autour dumonde, t. 3 , c. 1 6* 5.

HE AYE , ville d’Asie , dans la Perse, à 74 d. 35' delongitude, 6t à 32 d. 50' de latitude, selon Tavernier,Voyage de Perse , /. 1, ch. dern. qui dit que c’est ungrand village.

HEBAL ( a ), montagne célébré de la Palestine , dansla tribu d’Ephraïm , près de la ville de Sichem, vis-àvis la montagne deGarizim. Voyez Garizim. * ( a ) D.Calmet , Dict. ,

HEBATA, ancienne ville d'Asie, dans la Mésopota-mie , selon Pline, 1 . 6 , c. 26.

HEBDOMECONTACOMEThE : ce mot est grec,8c signifie les habitans des soixante & dix villages. Pline,/. 6, c. 29, nomme ainsi un peuple de l’Ethiopie, sousl'Egypte.

. HEBDOMUM, íauxbourg de l’ancienne ville de Con-stantinople. Çe nom est latinisé, 6c rendu par le motSeptimum, dans la Chronique du comte Marcellin , 6cdans l’Histoire mêlée. II étoit fur la sixième colline ,qui est présentement dans la ville. Ortel. Thés. a cru qu’ilétoit à sept milles de la ville de Constantinople, ce quine paroît guères possible ; il est plus probable que cenom lui est venu cìe ce qu’il étoit le septième fauxbourg.* Gilius , Topogr. Constantinopol. /. 4, c. 4.

HEBERMUNSTER , abbaye. Voyez Ebermuns-

TER.

HEBRAICA, monastère aux environs de Constan-tinople : on le nommoit aussi Braca , selon Zonare. IIest mal nommé Thebraica clans l’Histoire mêlée : onl’appelloit auparavant le monafiere de Staurace, à caused’un homme de ce nom, qui y étoit enterré. * Ortel.Thés.

HEBRE, (l’) fleuve de Thrace. Quelques Grecs écri-vent , Ebros , fans aspiration. Plutarque le Géo-graphe , Collecl. Oxon. t. 2 , p. 6 , est de ce nombre,6c dit que l’Ebre, fleuve de Thrace, prend son nomdes tournans qu’d a dans son cours. Cassandre , roide ce pays, eut de Crotonice , fa femme, un fils,nomméHebrus. II la disgracia ensuite, épousa Damasippe , filled’Atrax, laquelle étant devenue amoureuse d’Hebrus ,lui fit des propositions criminelles : ce jeune prince eneut horreur; 6c pour ne la point voir, étoit toujours àla chasse. Cette malheureuse voulant le perdre, l’accusaauprès du roi de savoir forcée. Cassandre la crut, 6 centrant dans la forêt, l’épée à la main , poursuivit sonfils , qui ne pouvant éviter la mort, 6c voulant sauverà son pere l’horreur d’un parricide, se jetta dans le fleuveRHOMBUS, qui prit ensuite le nom d 'Hebre, commele rapporte Timothée au livre XI des rivières. . . Dansce fleuve, poursuit le même géographe, il naît une herbesemblable à de l’origan ; les Thraces en cueillent lessommités, 8c les brûlent après le repas ; il en respirentla fumée qui les enyvre, 6c leur cause un profond som-meil. Pline, /. 3 3 , c. 3 , nomme l’Hebre entre les ri-vières qui avoient des pailletés d’or. II dit,que ce fleuve descend du pays des Odrysiens. 11 n y aguères de rivières dont les anciens ayent tant parle, 6cdont Us ayent si peu dit de choses. Rien n est plus m ai-