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Les noms modernes font pris duP.Briet, Parall. i.part.L 4 iP- 268, qui dit que les Edetani répondent à une partiede í’évêché deSarragoce , St à une partie du royaume deValence. Les anciens écrivoient indifféremment EdE-tani & Hedetani. Ptolomée emploie l’un St l’autre.Strabon, L 3, dit, Sidetani , •s.Am^o ; St Tite-Live,l. 13, c. 14; St L 2.9, c: 2; St /. 34, c. 20, Sedetani.Pline, /. 3 , c. 3, dit Edetania, pour le pays qu’habi-toit ce peuple ; mais Appien, p. 507, dit ShLhtWcc ,SedetaniA. Pline en met l’étendue depuis le Sucra ,aujourd’hui le Xucar, presque jusqu’à l’Ebre. D’autresla continuent jusqu’à ce fleuve, le Xucar est donné auxEdétains, dans ces vers de Silius Italicus , /. 3, v. 371 ;
Hos inter clara Thoracis luce nitebatSidctana cohors , quam Sucro rigentibus undis ,
A t que Altrix alfa mittebat Scetabis arce.
HEDETANIA. Voyez Farticie précédent.
HEDIN. Voyez Hesdin.
HEDONACUM , village de la Béotie, où étoit lafontaine de Narcisse, ielon Pauíànias, /. 9, c. 31. Quel-ques-uns lisent DONACUM , comme le remarque Syl-burge.
HEDONES & Hedoni. Voyez Edones.
HEDONIS. Voyez Edonis.
HEDRUS ou Edros. Voyez Andros 3. SíEdros.
HEDUA CIVITAS. Sidonius Apollinaris,/. 5, nommeainsi dans íà Lettre à Attalus la ville d’AtJTUN ; Augu-flodunum ou Augujla JEduorum en est le vrai nom la-tin. Hericus, Vit a Gertnani , 1 , la nomme auffi He-
dua. Voyez JEdux St Autun.
HEDYLIUM. Voyez Edylios.
HEDYPHON, riviere d'Asie, dans l’Assyrie, selonStrabon, /. 16, p- 744. Elle couloit auprès de Séleucie,ville de FElimaïde , nommée auparavant Soloce. Orté-lius, trompé par le nom de Séleucie, a mis cette rivieredans la Babylonie , au lieu qu’il est ici question d’uneautre Séleucie. Pline , /. 6, c. 2,7, qui nomme cette ri-vière Hedypnus , dit qu’elle tombe dans l’Eulée.
HEDYPNUS. Voyez Farticie précédent.
LIEGALEOS. Baudrand , éd. 1682 , lit ainsi dansStace, Thebaïd , l. 12, v. 620. L’édition de l’abbé deMaroles, St celle de Jean-Frederic Gronovius portentEgaleos.
Dives & Egaleos nemorum , Parnes^wc benignusVitibus & Pingui melior Lycabestos oliva.
Ce font trois montagnes de l’Attique. Le bon abbéde Yiileloin a jugé à propos d’en faire autant de vil-les. Ces sortes de fondations ne lui coutoient rien. L’E-gaìée de Stace étoit une montagne couverte de bois.
HEGETMATIA ; c est ainsi qu’il faut lire , & nonpas Hegetmafîa , comme il y a dans les éditions latinesde Ptolomée , /. 2, c. 11. Hynrpcníx, ancienne villede la grande Germanie , selon Ptolomée. Quelques-unscroient y trouver la ville de Lignitz , en Silésie : pourcela, ils ont recours à une étymologie prise de Pancienallemand. lis supposent que le nom grec n’est autrechoie que hœgc-matten , qu’ils expliquent par geheegtewiesen , c’est-à-dire des prairies entourées de haies. Ilsass urent même, qu’au bord de la riviere qui coule à Lig-nirz , il y a plusieurs lieux qui portent le nom deHaGE, comme Frawen-hag , Glogauijcher-hag & Bres-lauìjcher-hag. Cependant toute cette belle conjectureest détruite par deux objections auxquelles il n’y a rienà répondre.
( a ) L’une est que la position de FHegetmATIA dePtolomée , ne s’accorde point avec celle de Lignitz :les voici Tune St l’autre.
Longitude. Latitude.Hegetmafîa, 39 d. 40'. 50 d. o'.
Lignitz (b), 33 d- 50'. 52 d. o'.
La seconde objection est encore plus forte : c’est que,du tems de Ptolomee, la grande Germanie , ou la Ger-manie d’au-delà le Rhin , n’avoit point encore de vil-les. II est vrai qu’il fe sert du nom de ville , pour expri-mer ces habitations ; mais ce n’étoient que des bour-
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gades plus ou moins grandes. *( a ) Schurtçfteisch, DtS"sert. 60, §. 18. ( b ) D c CIJlc , Allemagne.
HEGGENBACH , abbaye de filles , en Allemagne»dans la Suabe , aflez près de Biberach : son abbesse 3rang entre les princesses de l’empire. *Hubner, Géogr.
HEGGLINGEN , village de Suisse , dans les francsbailliages freyen amptern , qui font entre les cantons deZurich St de Berne. * Etat & délices de la Suisse , t. Z,p. 145.
HEGILONENSIS : le P. Hardouin met un siégé épis*copal de ce nom en Angleterre , St dit que Concors , eUétoit évêque, Fan 1189.
HEGOE'sY. Voyez Hegow.
HEGONIS PROMONTORIUM , 'h ymìç dupa , capde la Macédoine, dans le golfe Therméen, au couchantde Fembouchure du Chabrius. Ce doit être cette pointequi s’avance dans le golfe , assez près & au sud-est de1 hessalonique. Niger ne fait ce qu’il dit quand il brouillece nom avec celui cFzEgos potamos, riviere qui étoitbien loin de-là , & distante du promontoire Hegonis ,de toute la largeur de l’Archipel & de toute la longueurde FHellespont jusques à Feutrée de la Propontide.* Ptolomée, 1 . 3, c. 13.
HEGOW ou LIegowe ( a ) , contrée d’Allemagne >dans la Suabe. Bebelius nomme ses habitans Hegeji &Hegani. Dans le premier capitulasse ( b ) de Pan 806,qui a pour titre chartre de partage du royaume de France ,entre Charles, Pépin & Louis, fils de Charlemagne, em-pereur, on lit ( c ) pour le partage de Pépin : Italiamveròquee & Langobardia dicitur & Baiovariam Jìcut TaJJìlotenuit , excepto duabus villis , quarum nomina sunt ln~goldejlat & Lutrahahof , quas nos quondam Tajjilonibenejiciavìmus , & pertinent ad pagum qui dicitur N orthrgow & de Allemaniâ partem quee in Aujlrali ripa Da-nubii jluminis ejl, & de ìpso jlumine Danubii, cutrentelimite usque ad Rhenum fluvium in confinio pagorutaChletgowe & Hegowe in locum qui dicitur Enge & indèper RJhenum fluvium sursum versus , usque ad Alpesquidquid inter hos terminos fuerit , & ad meridiem velorienterìi respìcit, uni cum ducatu Curienji H- pago Dur-gowe , P ippino dileclo filio no fr o. On voit par ce détail,que Charlemagne donnoit à son fils Pépin la Lombar-de & la Bavière, telle que Taffilon l’avoit possédée,à Fexception d’Ingolstadt St de Lutrahof, qui étoientalors des seigneuries, villes dominicales , comme ellesfont nommées dans un capitulasse de Louis le Débon-naire, St dépendoient du Nortgow. Outre cela, il lui don-noit une partie de l’Allemagne , au midi du Danube,depuis ce fleuve jusqu’áu Rhin, les limites passant au*confins du Chletgow St du Hegoxr, à un lieu no minéEnge , St de-là par le Rhin jusqu’aux Alpes , compre-nant dans son lot ce qui est au midi St à Forient, &nommément le Turgow St le duché de Coire. Engen,dont il est parlé en cet acte , subsiste encore à quatremilles de Schafhoufe, dans le Hegov/. Zeyler («ri parleainsi du Hegow. Pfulendorf, dit-il , est placé dans leHegow, Hegoia St Hegoea , qui est une partie dela haute Suabe. II est ainsi nommé, comme qui dirossHewengev, ^c’est-à-dire le GOW ou gew de HEWEíbà cause d’un château nomméHOGENHEWEN ou HEWEîjle haut, St est enfermé entre le Danube St le Rhin. Pest petit, mais bien peuplé St très - fertile. 11 a six nsiPles de long St autant de large. Dans ce petit espace o 0trouve plusieurs bons châteaux , des vignobles , de*grains St des fruits. Le poisson St le gibier n’y man"quent point : de-là vient qu’il s’y trouve assez de n°"blesse qui y a choisi son domicile ( e ). Ce petit cantonest partagé entre plusieurs souverains. La maison d’A u "triche y possede le landgraviat de Nellenbourg. Le ducde Wurtenberg est maître de Hohentwil. L’évêque deConstance y a Bellingen. Pfulendorf, dont j’ai parle »estune ville impériale. Le canton de Schafhoufe postasaussi une lisiere du Hegow, St y a quelques baiilia£ e ?/savoir, Tengen , ou, comme écrit Ruchât,gen St Bargen ou Barzheim, Sc celui de BV cíi 'Ce dernier comprend le village dè Buesingen, à undemi - lieue de Schafhoufe. II y a huit ou neuf fi eC sique c’étoit un village paroissial, dont dépendoit Schat-houfe, qui n'étoit alors qu’un village ; cela est change »