Band 
Tome troisième. G - L.
Seite
315
JPEG-Download
 

HEÍ

^ c e st présentement le contraire. * ( a ) Paulln. dePagîsc.È> Balu f- C T tu f^D lP J 4 ìr fr' 441 ’

t , \A ÒUev - l opogr. p. 62. ( ) D Audijret , Geogr.p ‘ (0 Voyez L' Etat & délices de la Suijje ) t. 3 ,

jg^DLLE. Dans sédition de Pline, chez les EIzevirs,mi ? - âan8 plusieurs autres, on lit entre les noms deà 'villes d’Espagne , dans la Bétique : V:sciest° ^ a ? íntLa ; Singilia , Hegua. Cet derniers noms son°P'es. On a pris VA , qui appartenoit au dernier,

HEI 315

est 1 église de S. Pierre, avec les dîmes Lc autres reve-

nus

aer à Singili qui n’en a pas besoin , & de0n a fait une H initiale ; ainsi il falloit lire Sin-

pourle donm

deux rr, on a iaJL uut j.* inmau. , -»»>" **•î? ' Ati *gua ; alors cette derniere ville est reconnoií a-ble- Le nom de cette ville a été malheureux pour etreestropié, non-seulement par les copistes de Pline, maipar Strabon lui-même qui Técrit De nom,

cef . auteur, Mt é \ e clairvoyantCasaubon, qui a cru? devoir lue Estua , dont Pline parle dans le memellvre ; mais la déroute des fils de Pompee .auroit du ra-iner ce critique à Attegua , puisque cette defaiteyet

P^acee par Dion Cassius, par Hirtius & par Valere Ma

xime. ' v

. . HE1DEBA. Crantzius, in Vanial croit que c’est 1 an-cien nom de Schesw. Voyez SleswicH.

HEIDELBERG ou H41DELBERG , o«Heyd*l-

Berg, ville d’Allemagne : on la donne au bas Palati-ne , dont elle estdans le Craichg

Lelq t 2 ^' I e latitude, & au 16 e d. 20 ' de longitude.

< u c ^ er Y sépare en cet endroit la Franconie & lap^ a u ’ 4e l' 3rte que l’une est à fa droite & l’autre à fata C ” e ’ derniere syllabe de son nom vient des mon-§ties dont la. ville est environnée. On ne s’accordes de même fur l’origine des deux premieres syllabes.jd Ue lques-uns les dérivent du mot heyden , qui signifies fiayens ou les bruyères ; d’autres , de heydel quignifie le myrtile ou l’ airelle , forte d’arbrisseau qui croîtîtlcore en quantité fur le Geifsberg & derrière le châ-e au. Cette ville est située en très-bon air : le vent quic °ule entre la montagne & la vallée du Necker , leRafraîchit &c le purifie. De deux côtés les montagnes? nt des vignes ; vers le couchant & le midi, il croît desbleds : au levant St au nord, dans l’Oldenwald , il y adu bois St du gibier. Au midi, dans le Craichgow, leNecker fournit du poisson, St les pâturages voisins fontremplis de bétail. On ne fait ni quand ni par qui elle aété bâtie. C’est fans fondement que quelques-uns la pren-nent pour la Budoris de Ptolomée. On trouve feule-ment que Conrad , stère de Frédéric I, qui lui avoitdonné le Palatinat' , íaifoit fa résidence à Heidelberg ;Vil mourut, en 1192, St eut fa sépulture au monastèrede Schonaw, à un mille de Heidelberg. Avant ce teins,Es comtes Palatins n’y féjournoient pas. Agnès , fillede Conrad, épousa le comte Palatin Henri, fils de Henrile Lion, duc de Saxe, qui mourut en 1213 , & fut aussi^terré à Shonaw ; leur fille, nommée Agnes , épousa^on, fils du duc Louis de Bavière , & porta à cette* Z / C ^àmat, qui lui est demeuré depuis ce tems.

a § ne -

même la capitale, quoiqu elle soitov. & par conséquent dans la Suabe,

. . , A ' -f. un bourg ,

nciucmerg n’étoit qu’un chateaua \’ a n n"

dépendait de l’évêque de Vorms- On * c

ï évêque de W or ms donna Heidelberg ,à Louis, duc de IW'^ sl0ft

&[225,

- - - a , a titre de fief,

cette Ap \ " j ^ a viere, pere d’Otton & beau-pere defut d 0 . / s \ dont nous avons parlé : cette investiture

Vell e lnee • ans ' e teins de leur mariage; les termesdelber 2 C< s^ t l ent ’ concernent ce château, le bourg de Hei-le latin ^ ^ comté de StalBUHEL, ou, comme porte<$• co m \ t yfi rlinl in Heidelberg , cum burgo ipfius cajlri ,Chro n -s a Sta -lbohel ; de-là vient que, dans une courteRecueil 1 e dc Heidelberg , inférée dans le

que l e n, A reher > Orig. Palat. part. 1, c. 20, on litt° n d e ys. Henri de Bavière, fils du comte Palatin Ot-latinat a p, elsbach ) requt de l’empereur Frédéric !e P a -

q Ue fv-i U y" 11 ■’ ^ ^ ut investi de nouveau, par l'évê-

tìte viii e u a £ ltr< r de Worms , du château & de la pe -f-iri ru, a, bleidelberg , tant pour lui_que pour Otton,

fils íC- ' umt pour

î^Otbon. T e P rr.mc A D n f s ■’ comtesse Palatine , remmtJ* e rg e ?^Palatin Rob er t aggrandit Heidel-

K Villeneuve ouf U 6 H iIa ge de Bergheim , eu forma

paroiffiaíe dfltíhltî

Goeim fut transférée au lieu ou

Palatine , femme

11 y a le couvent des Augustins , qui fubststoit déjadans le tems qu’Heidelberg n’étoit qu’un village de pê-cheurs , ou tout au plus un bourg ; &C il ssit nomméNotre-Dame au désert. E'électeur Robert établit danscette ville une université, l’an 1346, à laquelle on atta-cha des revenus. Quelques-uns en mettent la fondation,en 1376, d’autres en 1387; d’autres enfin disent qu’elleétoit commencée quarante ans auparavant. Quoi qu il en.soit , Robert fe régla fur celle de Pari s. Le premier rec-teur & professeur "fut Marsile d’Ingen, fameux théolo-gien & philosophe, que l’on fit venir dé Paris, On nefait au juste de quel pays il étoit. Cette université a euentre ses professeurs des hommes très-celebres dans larépublique des lettres , entr’autres, Rudolphe Agricoîa,Munster , Buschius, ïean Micyle , Xilander, Hartmand’Eppingen , Paul Cisner, Doneau, Pacius, Godefroi,François du Jon ou Junius, Tremellius, Melillus, Pos-thius, Smetius, Eraste, Freher, Hippolyte de Colli ,Jean Grutter & plusieurs autres. Les électeurs PalatinsRappliquèrent successivement à rendre cette école floris-sante , en y attirant de grands hommes. La religion Ca-tholique étant bannie de leurs états, l’universitéde Hei-desterg d r vint l’asyle de plusieurs savans qui ne trou-voient pas en France la même liberté de penser & d’é-crire. La réputation de ses professeurs , & le secoursqu’ils trouvoient dans la riche bibliothèque , contri-buoient beaucoup à la rendre célébré. Pendant les guer-res pour la succession de Bohême , Maximilien , ducde Bavière, fit porter cette bibliothèque à Rome, commeun présent dont les vainqueurs régalèrent le pontife ;de forte qu’elle est présentement fondue dans celle duVatican. La premiere chaire qu’il y ait eu, pour ensei-gner publiquement le droit de la nature St des gens ,fut fondée à Heidelberg, pour le fameux Samuel Pu-fendorff, qui y ébaucha son système qu’il acheva enSuéde.

Cette bibliothèque qui, au jugement de Joseph Scali-ger, l. 4, épis. 434, étoit plus riche que celle du Va-tican, avoit été-formée de plusieurs autres assez bel-les. Elle étoit placée au-dessus de l’églife du S. Esprit,qui est devenue célébré par une dispute qu’elle occasion-na dans ces derniers tems. Elle avoit été bâtie íùr laplace , par l’empereur Robert , lorsqu’il n’étoit encorequ’électeur : il y avoit attaché de bons revenus. Ceprince & plusieurs 'autres ont leurs tombeaux dans lechoeur; & ce lieu devint avec le tems celui de la sépul-ture des électeurs. Otton-Henri s’étant fait Protestant,Si ayant établi fa religion dans le pays, donna aux ec-clésiastiques , de fa communion, l’églife du S. Esprit,& les autres églises de fesétats. Avec le tems, ’W'çlf-gang-Guillaume , de la branche de Neubourg, étantrentré dans le sein de l’églife , un de ses derniers suc-cesseurs voulut se ressaisir de l’églife du S. Esprit, offrantaux Protestans de leur en laisser bâtir une autre. Mais ils’agissoit des revenus dont ceux - ci prétendoient qu’onne pouvoit les dépouiller fans injustice. Cela a donnélieu à de longs démêlés. * Mémoires du tems.

Le château électoral n’est pas au même lieu où étoitl’ancien , qui n’est presque plus rien. Le nouveau estplus haut que la ville , mais moins haut que l’ancien.C’est une assez grosse masse avec quelques morceauxd’architecture assez belle , qui forment un tout fort ir-régulier ; l’élévation y donne une belle vue fur la ville& fur toute la plaine voisine. Les jardins sont soutenusen terrasse , & ménagés par étage, dans le penchant dela montagne, nommée Konicgs-Stul. II y a dans les jar-dins d’assez belles grottes, des cabinets de verdure, desjets d’eau , un labyrinthe, enfin beaucoup d’ornemens.Cette ville souffrn beaucoup , durant la guerre pour lasuccession de Bohême. Elle commençoit à oublier sesanciens malheurs, lorsqueles François- la prirent, en 1688.Elle fut pillée saccagée. Ils vuiderent & brisèrent hfameuse tonne. L'électeur Charles-Louis la fit réparer 8cremplir : il en fit même faire une nouvelle plus grandeque la premiere. Elle tient, selon Oldenbourg , deuxcens quatre foudres trois tonneaux & quatre banques ;elle est dans le château. * Divers M étn. du tems. Thejaur.rerurn publ. part. 4, p. 953.

Les dehors de Heidelberg ont plusieurs choses remar-

Tomt III, R r ij